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Par le Fouet et par les Verges

Les Concubines de la Directrice - II

Roman érotique (1906)



Auteur :

Tap-Tap (Alphonse Momas), Par le fouet et par les verges : Les Concubines de la Directrice, Isidore Liseux [Éd. Charles Carrington], Paris, 1906, 176 pages.


II

La vie des études s’établit comme par le passé, et Reine constata avec une certaine tristesse que ses goûts lesbiens semblaient s’assoupir, et dans tous les cas la tourmentaient moins qu’auparavant. Il est vrai qu’elle était dans les grandes et que, parmi celles-ci, les coureuses avaient disparu. Parties miss Ellen, miss Géo, miss Mary, et bien d’autres ! Et celles qui formaient actuellement la deuxième division, les jeunes filles de seize ans et demi à dix-huit, ne présentaient que des caractères très anglais, aux sens calmes et à l’humeur plutôt pudibonde. En dehors de sa division, elle ne pouvait reporter son attention que sur les fillettes entrées dans l’ancienne étude de miss Grégor, où il y avait en effet quelques jolies filles dont le tempérament ne demandait qu’à s’éveiller : mais il lui coûtait de s’adresser à ses cadettes, ou aux maîtresses. Encore de ce côté, elle éprouva une déception à l’attitude très froide que lui témoigna madame Clary, à la classe de laquelle elle n’appartenait plus, et à celle de la remplaçante de miss Grégor, une assez jolie créature pourtant aux yeux très espiègles.

Dans son étude, en compensation, il ne lui subsistait aucun doute : Mistress Nelly lui faisait la cour, mais à la façon dont elle lui parlait en toute occasion, elle comprenait que la sous-maîtresse désirait la gamahucher, avant qu’elle ne la gamahuchât, en d’autres termes, qu’elle se posait en active et qu’elle la voulait passive. Aussi hésitait-elle.

En revanche, les études bien lancées, elle remarquait avec une joie passionnée que le feu de miss Sticker, loin de s’éteindre, brûlait avec une ardeur de plus en plus vive, que ses visites nocturnes s’espaçaient moins que l’autre année, et que plus elle se livrait, plus elle avait envie de la posséder. Un phénomène curieux se passait chez la directrice : le sexe s’accentuait dans ces contacts, comme s’il eût été atrophié jusque là par l’inactivité.

Cette inactivité ne fut jamais bien absolue, mais probablement les sens de la terrible directrice attendaient cette heure et la présence de cette petite française, pour vibrer avec plus de force.

Si elle ne friponnait plus, du moins Reine reprenait son genre de coiffure polisson et attirant, et répondait de son mieux aux désirs de sa compagne Alexandra qui la gougnottait souvent et qui lui plaisait beaucoup, d’où son peu d’empressement à accepter les ouvertures de mistress Nelly. Pour avoir plus d’occasions de se trouver avec Reine, Alexandra obtint le consentement de ses parents à prendre en sa compagnie des leçons d’équitation.

Ces leçons étaient données par un ancien écuyer, Master Frédéric Bontemps, un bel homme de quarante ans, soigné de sa personne, et d’une réputation d’honnêteté très répandue.

Fréfré, comme on l’appelait, avait tellement su inspirer la confiance que, dans la sévère institution de miss Sticker, aucune surveillante ne le gênait dans ses cours, très peu suivis du reste, cette année ; car, en dehors de Reine et d’Alexandra, il n’avait guère que deux autres élèves, miss Cora Herbert et Miss Helyet Patters, la première âgée de douze ans, la seconde de treize. Encore ces deux dernières ne prenaient-elles qu’une leçon par semaine, alors que Reine et Alexandra en prenaient trois.

Et ce fut au manège que le vice de Reine finit par trouver son aliment. Certes, elle tenait à son cher petit époux Jean, elle l’aimait et elle le comblait de tendresses, mais les filles d’Ève sont curieuses par nature, et d’esprit très volage. Reine voyait bien que depuis quelque temps le maître d’équitation, le beau Fréfré la regardait avec insistance, lui causait avec émotion, et que dans sa culotte, certaine grosseur s’accusait, lorsqu’il s’asseyait à son côté, ou qu’il la montait et la descendait de cheval.

Cette constatation faite, elle attisa le feu. Œillades, soupirs, petites et adroites provocations, allumèrent si bien le pauvre homme que souvent, tandis qu’Alexandra à cheval tournait sur la piste, il restait assis près de Reine, se familiarisant avec elle, se démasquant de plus en plus dans sa cour, s’emparant fréquemment de sa main pour la baiser, n’osant pas trop pousser plus loin.

Alexandra, qui s’apercevait de la chose, en riait et se moquait de Reine, surtout lorsqu’après avoir revêtu son costume de cheval, celle-ci prête à monter en selle, pour s’élancer dans la haute voltige, elle lui faisait arranger un pli à sa robe : elle ne manquait jamais de s’écrier, en ayant l’air de narguer Fréfré parce qu’elle pinçait les fesses de son amie.
- Ah, comme il y en a qui voudraient faire ce que je fais !

Un après-midi, Reine, en sautant à bas de cheval, dans les bras de Fréfré, s’arrangea de telle façon qu’elle lui heurta la queue de son genou. II devint très pâle, et ayant mis Alexandra sur une seconde bête, il la rejoignit sur un banc en recul, et d’où il pouvait néanmoins surveiller les exercices de l’élève.
- Miss Reine, dit-il, avez-vous eu un dessein quelconque en sautant comme vous l’avez fait ?
- Vous êtes bien indiscret, Fréfré, répondit-elle en minaudant.

Gravement, il tira de sa poche une boîte, l’ouvrit, et montrant qu’elle renfermait une jolie paire de jarretières, il reprit :
- Je désirerais vous les offrir, en vous priant de me donner celles que vous portez.
- Pourquoi pas, Fréfré ? Faut-il que je les retire ?

L’audacieuse fille, relevant ses jupes sur les genoux, esquissa le geste de les défaire.
- Vous devriez me laisser ce soin, miss Reine, le souvenir ne m’en resterait que plus palpitant.

Elle rabaissa ses jupes et répondit :
- Je ne refuse pas, mais je veux réfléchir.

Fréfré ne cachait pas l’émotion qui le dominait. Reine apercevait dans sa culotte des mouvements qui révélaient la violence des désirs, et l’envie la saisit de goûter de l’homme.

Elle se pressa contre lui sur le banc ; il ne résista pas et l’enlaça ; elle se pencha pour appuyer la tête sur son épaule, il se courba et l’embrassa sur le front.
- Eh bien, ne vous gênez pas, cria Alexandra qui, en cet instant, passait à cheval devant eux.

Sans se troubler, Reine attrapa la moustache de Fréfré, l’embrassa sur les pointes, et dit :
- Faites-la descendre, montez à sa place, prenez-moi dans vos bras comme si vous m’enleviez, et quand je serai devant vous, je vous permettrai de me retirer mes jarretières.

Un régiment se fut trouvé devant le maître d’équitation, qu’il n’eût pas reculé. L’aventure ne se dérobait pas, il l’acceptait avec toutes ses conséquences. Il aida Alexandra à sauter à bas de cheval, il se hissa prestement en selle, Reine s’approcha, il la souleva, et en un rien de temps, il l’installa devant lui, pour lancer ensuite l’animal au demi-trot.

La jeune vicieuse jouait à merveille sa fantaisie : sur le cheval, elle se plaça près du cavalier, presque dans ses bras, pour qu’il la préservât de tout faux mouvement, elle retroussa les jupes, et dit :
- Voilà mes jarretières, ôtez-les moi.

Elle montrait la jambe bien au-dessus du genou, il détacha une première jarretière, la baisa et la mit dans sa poche ; elle tendit la seconde jambe, et reprit :
- Enlevez l’autre.

La même opération réussit aussi bien, et quand elle eut été exécutée, elle bondit habilement sur l’encolure du cheval, de façon à faire face à Fréfré, et tirant les jupes sur son ventre, elle ajoute :
- Regardez et concluez.

L’espiègle qui, pendant qu’Alexandra s’apprêtait à descendre de cheval, s’était réfugiée une seconde dans le cabinet d’habillement, et y avait quitté son pantalon ; sous le retroussage la chair du ventre apparaissait, et Fréfré affolé allait peut-être commettre l’imprudence de l’attaquer sur la bête, lorsqu’elle commanda :
- Arrêtez-vous devant le banc, et obligez Alexandra à remonter.

Elle dictait bien ses ordres.

Devant le banc, sur lequel s’était assise Alexandra, les yeux écarquillés sur ce qui se passait, Fréfré déposa Reine à terre, sauta à son tour, et tint le cheval immobile. Il allait prier Alexandra de s’élancer à nouveau sur la piste, lorsque sa terrible élève l’arrêta par le bras, en disant :
- Non, il vaut mieux qu’elle surveille d’ici ; Alexandra, prends le cheval par la bride, et préviens-nous si on vient.
- Qu’allez-vous faire ?
- Tu le verras.

Le maître d’équitation était dans une exaspération folle devant cette fillette qui agissait avec une telle autorité. Elle le poussait sur le banc, et il demeura un instant stupide lorsque se plaçant à cheval sur ses genoux, elle lui dit :
- Marchez donc, si vous le voulez : moi je veux bien.

La chair agissait sur la chair : des sauts désordonnés dans sa culotte indiquaient ce qu’il devait faire ! il se déboutonna, sortit sa queue, un peu longue, mais de grosseur raisonnable, déjà elle frôlait le conin, en humait la fièvre.
- Ah, murmura-t-il, quelle nature !

Fallait-il oser ? Il hésitait encore, tandis qu’elle approchait avec adresse les cuisses de sa queue, qui exigeait l’action immédiate, témoignant sa volonté par de forcenés battements ; Reine appuyait de toute la force de son ventre contre le sien. La queue la caressait sur le clitoris, sur le minet, s’ébattait sur les lèvres sexuelles, la comblant d’une ivresse aussi violente que celle qu’elle éprouvait avec miss Sticker. Miss Sticker ! À quoi bon penser à d’autres, quand le plaisir vous pénètre ! Oui, oui, vous pénètre ! La queue ne s’égarait plus, elle franchissait les limites, elle s’emparait du vagin, elle s’y enfonçait, elle y disparaissait, pour accomplir son oeuvre de baisage. Il n’était plus temps de revenir en arrière. Fréfré la possédait, il l’enconnait avec virilité, maintenant il la maîtrisait, elle devenait sa chose. Bah, elle ne s’en repentait pas. Alexandra épouvantée ne savait que balbutier :
- Reine, Reine, ma chérie, Reine, sauve-toi, ne reste pas sur ses genoux, c’est mal, c’est très mal.

La queue tout entière la travaillait dans son conin et dans son vagin : elle retroussa ses jupes par derrière et dit :
- Alexandra, approche-toi.
- Reine, Reine !
- Envoie ta main.
- Oh, ma chérie !
- Envoie ta main : que sens-tu ?
- Ma malheureuse chérie, tu es perdue.
- Non, que sens-tu ?
- Il te colle, il te tient, mon Dieu, tu es en danger !
- Non, non, si tu savais comme c’est bon ! Vois, si c’est gentil ! Ça glisse, ça entre et ça sort, ça s’enfonce, ah, ne me fais plus parler, regarde bien, je veux que tu sois au courant.
- Taisez-vous, petite bavarde, intervint Fréfré, et laissez-vous enfiler, puisque vous aimez qu’on vous le foute !

Alexandra agenouillée se pelotonnait, la tête baissée sous les fesses de Reine, et voyait l’oeuvre d’amour s’accomplir.

Puis, elle claqua des dents devant les soubresauts de Fréfré dont les doigts se crispaient sur la fente du cul de Reine pour la maintenir enfilée, pendant qu’il lui déchargeait dans le ventre ! Et les fesses de Reine se soulevaient et s’abaissaient dans un mouvement vertigineux pour répondre à l’assaut mâle. Où finissait l’homme, où commençait la femme, la pauvre Alexandra ne distinguait plus rien : à deux genoux, elle se branlait, et lardait la langue dans le cul de Reine ; celle-ci, dans un suprême spasme, s’aplatissait contre la poitrine de Fréfré.

La Française ne manquait pas de sang-froid ; le maître d’équitation reprenait ses esprits, la queue à moitié hors du vagin ; elle lui donna une tape sur les joues, et dit :
- Tenez, regardez notre guetteuse, elle me lèche le cul et elle se branle.

Le cheval poussa un hennissement ; avait-il plus de raison que ces trois êtres ? Ils sautèrent immédiatement sur leurs jambes. Rien ne surgissait pour les troubler. Reine courut au cabinet, prit une cuvette, la passa à Fréfré en disant :
- Allez vite me chercher de l’eau au robinet.

Celui-ci se précipita, et quand il revint, recommandant à Alexandra de bien surveiller, il entra dans le cabinet avec Reine, l’aida à faire sa toilette, et fit la sienne sous ses yeux.

Aucun embarras ne pesait sur cette cervelle de fille.

Devant cet homme, auquel elle venait de se livrer, elle remettait son pantalon et se laissait agrafer les jarretières qu’il lui donnait. Il ne pouvait croire à un tel bonheur, mais il admirait de toute son âme cette jeunesse à qui il devait une des plus belles jouissances de sa vie.
- Ah, murmura-t-il dans un élan, qui aurait supposé, ma petite Reine, que vous n’étiez plus vierge !
- Vous n’avez pas à le remarquer ! Vous en avez profité ! Selon comme vous vous conduirez, vous en profiterez encore.
- Vous êtes une sirène à adorer !
- Adorez-moi, et ne craignez pas de m’apprendre des petites cochonneries… si vous en savez. Je suis contente de vous.

Napoléon ne l’eût pas mieux dit à ses soldats. Elle rayonnait en rejoignant Alexandra, qui tremblait sur ses jambes et était toute pâle.
- Tu as eu peur, demanda-t-elle ?
- Qu’as-tu fait Reine ?
- Suppose que tu as rêvé ! La leçon est finie, laissons Fréfré et retournons à l’étude.
- Vous me quittez ?
- Comme d’habitude ! Nous ne sommes que deux pauvres pensionnaires.

Elles revêtaient leur costume de classe, elles s’éloignèrent laissant le maître d’équitation dans un grand trouble.

À la leçon suivante, il était comme écrasé de sa bonne fortune, quoique encore plus bouillant.

Cette fois Reine voulut sa leçon complète et exigea que son maître la poursuivît à cheval sur la piste. Elle montait très bien, en véritable écuyère. Il est juste de noter que les deux chevaux, dont on se servait, étaient loin d’être des bêtes indociles. Néanmoins il y avait une certaine crânerie au jeu, Reine précipitait l’allure de sa monture, talonnée par celle du maître d’équitation, qui s’occupait d’éviter le moindre danger. La poussière voltigeait et les entourait. Alexandra recommençait à s’effrayer. Soudain Reine arrêta net son cheval et dit à Fréfré qui arrêtait le sien à côté :
- Descendez, vous me recevrez dans vos bras.

Fréfré se hâta d’obéir ; la fantasque fille se laissait glisser et tombait dans ses bras.
- Eh bien, reprit-elle, est-ce ainsi qu’on retrouve sa maîtresse ?
- Oh, Reine, Reine !
- Allez-vous parler comme Alexandra !

Il la souleva et colla la bouche sur la sienne. Elle lui rendit sa caresse et s’écria :
- Vite, à l’affaire sérieuse, pendant qu’Alexandra à cheval fera le tour du manège.
- Reine, Reine, tu ne vas pas recommencer.
- Montez donc, miss Alexandra, c’est elle qui commande.

Il la mit en selle et elle s’élança sur la piste, le coeur gros, désapprouvant la sottise de son amie.

Reine quittait son pantalon sur le banc même, le rejetait dans le cabinet, faisait déculotter Fréfré avant de s’installer sur ses genoux, prenait dans la main sa queue, la palpait, et constatait que si elle n’était guère plus grosse que celle de miss Sticker, elle était du moins plus longue. L’ayant bien peloté, elle se mettait bravement sur lui, et de nouveau elle l’entraînait à la baiser, en agrémentant le coït de coups de ventre et de caresses. Fréfré déchargeait avec délices dans le jeune vagin, toujours si bien disposé, pétrissant les fesses sous l’ardeur de ses mains, prenait possession plus ample de la personne, patouillait les seins par dessus le corsage et, pour le satisfaire, sentant qu’il rebandait encore après avoir déchargé, elle se dégrafait, sortait ses nichons, les lui montrait et disait :
- Hein, je suis une femme ?
- À me rendre fou ! Tu me fais jouir une seconde fois, ça m’est arrivé bien rarement.
- Jouis bien, que je le sente bien ! Suce ce petit bout de néné.

Alexandra tournait à cheval, voyait avec des yeux troubles ce qui s’accomplissait, mais s’abstenait de toute parole, ralentissait de plus en plus son allure, pour s’arrêter enfin devant le couple ; apercevant son amie toute débraillée du cou aux jambes, le corsage ouvert, les jupes au-dessus des reins. Ah, ce qu’elle se trémoussait, sa Reine chérie ! Toutes ses fesses rebondies et pleines s’affichaient sous les mouvements de pression qu’imprimait la main de Fréfré, avec les doigts s’agrippant à la fente. Alexandra ne détachait plus les yeux de cette queue qui allait et venait dans le vagin, le fourrageant en maîtresse incontestée, puisque Reine maintenant s’aplatissait dessus pour qu’elle y restât bien enfermée. Elle aperçut tout à coup quelque chose d’insolite à travers une fenêtre, elle cria :
- On vient.

Fréfré finissait de jouir : il retira prestement sa queue, Reine bondit pour se rajuster le corsage, secouer ses jupes, se mettre debout ; on entrait, et Alexandra caracola au-devant de la personne qui s’avançait, mistress Gertrie qui, toute souriante, dit :
- Bien, bien, on travaille avec application le cheval, mes compliments ! J’ai remarqué beaucoup de poussière tout à l’heure, j’ai supposé un carrousel et je suis accourue me rendre compte. Bonjour Master Frédéric, êtes-vous satisfait de ces petites filles ?

Le maître d’équitation se tenait droit comme un I, et à côté de lui, Reine, les joues empourprées, l’imitait. Elle répondit, la voix légèrement tremblante :
- Ah, mistress Gertrie, nous avons fait avec master Frédéric une course au grand trot autour du manège et j’en suis toute fière.
- Vraiment, ma petite, eh bien mais, je voudrais voir ça. Puisque vous progresser d’une telle manière il doit être facile de recommencer. Descendez, miss Alexandra, donnez votre cheval à miss Reine, et que Master Frédéric remonte pour soutenir cette chère enfant.
- Certainement, certainement, dit Fréfré, tendant la main à Alexandra pour sauter à terre.

Reine, qui se trouvait toute prête pour grimper à cheval, dit tout bas à son amie :
- Mon pantalon, dans le cabinet, cache-le.

Elle était déjà en selle, imitée par Fréfré, plus troublé qu’elle.

Au premier tour, une gêne inattendue la surprit, et l’empêcha de lancer l’animal à sa fantaisie : les sauts, quoique contenus, secouaient la matrice et le vagin, et les deux décharges de sperme emmagasinées ruisselaient sur les cuisses, dégoulinaient, occasionnant un certain malaise à la jeune fille.
- Eh bien quoi, observa mistress Gertrie, c’est là ce grand trot ?

Reine se rangea tant bien que mal, appuya une main sur sa jupe pour localiser l’humidité et partit à fond de train, suivie par Fréfré, galopant presqu’à hauteur, ce qui lui permit de dire :
- Je suis toute mouillée, j’ai peur.
Fréfré comprit, s’arrangea pour placer son cheval entre Reine et mistress Gertrie et répondit tout bas :
- Essuyez-vous avec votre chemise, elle ne vous voit pas.

Reine frotta davantage par dessus ses jupes, mais n’en fut pas moins très embarrassée : elle trottinait, se bornant à activer la bête.

Alexandra avait voulu se glisser dans le cabinet pour cacher le pantalon, mistress Gertrie l’arrêta en disant :
- Où allez-vous par là ? Restez donc, assistez à cette chevauchée, vous en retirerez toujours du profit.

Plus angoissée que Reine, elle demeura sur place.

Après quelques tours, Fréfré, qui avait repris le calme, arrêta les chevaux, sauta à bas du sien et dit :
- Vous pouvez juger, Mistress, des progrès accomplis. Je crois qu’il ne faut pas abuser de la fatigue, et qu’il y a lieu de suspendre la course.
- Vous êtes mieux que moi à même de le décider. Faites descendre notre vaillante amazone.

Reine se pressa contre le maître d’équitation, qui la fit habilement évoluer pour mettre le pied à terre, en la tenant de façon à lui permettre de se frotter encore, pendant que mistress Gertrie félicitait aussi Alexandra.
- Ma chère petite, dit-elle à Reine qui s’approchait en tâchant de dissimuler sa démarche alourdie par ce maudit collage de sperme, vous chevauchez à ravir, et je suis enchantée de vous avoir vue. Je vous laisse terminer votre leçon : avant de rentrer à votre étude, passez chez moi, j’ai à vous causer.
- Bien, Mistress.

Fréfré accompagna mistress Gertrie jusqu’à la porte : Alexandra et Reine se précipitèrent dans le cabinet où cette fois se trouvait une cuvette pleine d’eau, et Reine se retroussant jusqu’à la ceinture dit à son amie :
- Vite, vite, lave-moi les cuisses, ce cochon de Fréfré m’a inondée et ça colle.

Alexandra, la cuvette par terre, une serviette à la main, agenouillée devant Reine, se mit à la laver en conscience, depuis les mollets en rabaissant les bas, où cela avait dégouliné, jusqu’au conin, à l’entre-fesses, suivant ses indications. Fréfré, revenant à ce moment, voulut intervenir pour aider à la toilette et peloter ces chairs si blanches et si fraîches, Alexandra le repoussa en disant :
- Ah non, vous l’avez assez salie comme ça ! Je la nettoie, ce n’est pas pour que vous recommenciez ! Ah, ma pauvre chérie, le linge colle encore !
- Il en a mis ce polisson de Fréfré !

Elle lui souriait dans son immodeste posture, il allait se fâcher contre Alexandra, quand elle murmura :
- Alexandra, il a bien le droit de me caresser, laisse-le lui faire sur ce qui reste de sa marchandise.
- Il n’en reste plus que sur ta chemise, elle est toute tachée.
- Il faut la laver, pour qu’elle ne conserve pas de traces.
- Merci bien, pour que je gèle ! J’irai me changer.
- Ne la donnez pas dans le linge sale sans enlever les taches.
- Soyez tranquille, Fréfré.

Alexandra avait fini de sécher les chairs de Reine, elle lui fouetta légèrement le cul qu’elle eût voulu manger de suçons, déposa un gros baiser sur le conin et laissa retomber les jupes.
- Je vais te passer ton pantalon, dit-elle, et nous nous sauverons, l’heure de la leçon est terminée.
- Non, répondit Reine, roule-le moi, je l’emporterai sur le bras et je le mettrai après avoir changé de chemise.
- Et si mistress Gertrie te demande ce que tu as là ?
- Je le cacherai sous mes jupes.

C’était en effet le moment de songer à la retraite ; elles quittèrent le maître d’équitation, qui commençait à s’inquiéter sur les suites de son aventure.

Voir en ligne : Les Concubines de la Directrice - III

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS.COM d’après le roman érotique de Tap-Tap (Alphonse Momas), Par le fouet et par les verges : Les Concubines de la Directrice, Isidore Liseux [Éd. Charles Carrington], Paris, 1906, 176 pages.



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