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Par le Fouet et par les Verges

Les Concubines de la Directrice - V

Roman érotique (1906)



Auteur :

Tap-Tap (Alphonse Momas), Par le fouet et par les verges : Les Concubines de la Directrice, Isidore Liseux [Éd. Charles Carrington], Paris, 1906, 176 pages.


V

Il était extraordinaire qu’avec une telle dépense d’émotions libertines, Reine se maintint à un bon rang dans ses classes ; mais elle persévérait dans sa volonté de travail du début, et elle s’appliquait à mériter toujours les éloges de ses maîtresses. Pour celle de l’étude, Nelly Grassof, elle la tenait par leurs relations plus ou moins fréquentes, car il ne faut pas croire qu’on ne pensait plus qu’aux lubricités dans cette étude. Après les entraînements de l’année précédente, certaines curiosités vicieuses s’étaient émoussées, et si une moitié des élèves ne renonçait pas à rechercher des sensations lesbiennes, l’autre moitié s’en désintéressait et laissait faire. Puis, si on appréciait les satisfactions charnelles procurées par Reine, il n’en allait pas de même vis-à-vis des imitatrices : du reste celles-ci ne se lançaient que pour un caprice particulier, et ne généralisaient pas la cochonnerie comme la Française. Eva s’entêtait à pousser May, qui refusait de recommencer, et Alexandra qui jalousait Nelly pour Reine, qui se tourmentait de ses aventures avec Fréfré, ne songeait plus guère à courir.

Reine demeurait la véritable inspiratrice des crises sensuelles et, si elle observait la sagesse, par un accord tacite, tout le monde l’observait autour d’elle.

Satisfaite de ses succès, en revenant à l’étude, après avoir quitté Gertrie, elle se proposait de terminer ses devoirs, pour rêver à sa petite vengeance de Clary et au plaisir qu’elle tirerait à la flageller durement, lorsqu’elle comprit à un coup d’oeil de Nelly, que l’heure de la démangeaison de ses sens avait sonné. Sans aucune hésitation, de la tête elle l’invita à la rejoindre à son pupitre, d’où elle sortait ses livres et ses cahiers ; puis comme elle s’était arrêtée debout derrière, lui passant sans façon la main sous les jupes, elle lui pinça les fesses en disant :
- Tu veux me le faire ?

La question suffisait à établir le degré de tolérance consenti entre la sous-maîtresse et les élèves. Déjà Reine avait retroussé ses jupes et présentait son jeune con à Nelly, accroupie entre ses cuisses.
- N’est-il pas malheureux, gémit Eva, d’avoir affaire à une amie aussi froide, aussi dure, aussi méchante que May.
- Ne bougez pas, murmura Nelly en soulevant la tête au-dessus des cuisses de Reine, rien qu’un couple à la fois, nous nous exposerions trop autrement :
- Qui te permet de parler, dit Reine, la repoussant de ses cuisses. Vite debout, que je te fouette pour te punir.
- Oh non, ma petite Reine.
- Quand tu me gougnottes, c’est moi la sous-maîtresse, et pas toi. Tu ne veux pas me donner ton postérieur à fouetter ?
- Si, si, tiens, ma belle mignonne.

La sous-maîtresse Nelly se redressa, releva les jupes, ouvrit son pantalon, d’où elle exhiba un fort gracieux postérieur aux joues grasses et rebondies, aux chairs blanches et fermes, belles et grosses pommes attrayantes, et sur lesquelles convergèrent les regards polissons des jeunes Miss.

Reine les pelota d’une main complaisante, comme si elle en prenait les dimensions, allongea une claque retentissante, bientôt suivie d’une deuxième et de plusieurs autres : l’astre lunaire frémit sous la fouettée, mais loin de se troubler, Nelly développa davantage les rondeurs de son cul, et souriante, murmura :
- Encore, fesse-moi encore.

La main de Reine continua de frapper pendant quelques secondes, puis s’arrêtant, elle se tourna du côté de May, et dit :
- Pourquoi fais-tu languir cette pauvre Eva ?
- Cela me regarde, ce n’est pas ton affaire.
- Prends garde, je vais te fouetter à la place de Nelly.
- Je préférerais que tu me lèches le derrière.
- Je ne lèche pas le cul de celles qui font les méchantes avec leurs amies.
- Reine, intervint Nelly, fouette-moi encore, si le coeur t’en dit, ou laisse-moi te branler ou te sucer.

Étrange maîtresse d’études qui se soumettait ainsi à une de ses élèves, affichant cyniquement la débauche qui les unissait, et se prêtant au patouillage de ses chairs, auquel elle se livrait. Reine, satisfaite de son abandon, après quelques pelotages lascifs lui répondit :
- Soit, dépêche-toi de goûter à ton plaisir dans mes cuisses, tu me laisseras ensuite terminer mes devoirs.

Nelly se rejeta à genoux, et fourra la bouche sur le con de Reine, le suçant, le léchant, envoyant la langue dans le vagin, chatouillant le clitoris d’un doigt nerveux.
- Ah, balbutia-t-elle dans un souffle, tu ne m’aimes pas, tu ne jouis jamais !
- Jamais, c’est trop dire, mais moi je suis de celles qui aiment mieux le faire aux autres, je ne ressemble pas à May.
- Pourquoi, s’exclama May, ne vas-tu pas sous les jupes d’Eva ?
- Parce qu’Eva tient davantage à tes caresses qu’aux miennes.
- J’ai une telle envie de jouir, Reine, que je serais bien heureuse de voir ta langue me farfouiller au bon endroit.
- Je ne veux pas qu’elle te lèche, cria May avec humeur.
- Alors, viens vite me sucer.

Nelly engloutissait dans ses lèvres le con et le clitoris de Reine : celle-ci s’installa devant son pupitre, jeta les jambes autour du cou de sa gougnotte et dit :
- Nelly, il faut que je travaille, mais je ne veux pas te déranger dans tes caresses, reste sous mes jupes si ça te plaît.
- Oui, oui, ça me plaît, j’y reste et j’entends te faire jouir, j’en viendrai bien à bout.
- Qu’elle est gentille, notre jolie Reine, murmura Eva ! Donne-moi ta main, May, tu veux bien, dis.
- Ma main, rien que ma main, la voilà.

Eva la lui guida à travers son pantalon, vers son clitoris, et May se décida à la toucher, à reconnaître le con, à peloter les cuisses satinées de sa compagne, tout en disant :
- Ah bien, je consens à te branler encore une fois, je suis en bonne société pour la cochonnerie.
- Passez sous le pupitre, conseilla Nelly, il y aura moins de danger à être surprise.

Reine travaillait sérieusement : Nelly la manoeuvrait de la langue avec une fougue de plus en plus ardente ; la fillette paraissait indifférente, elle ne contint pas un serrement de cuisses sous une subite sensation qui l’agitait, et elle glissa une main sous ses jupes pour presser la tête de la sous-maîtresse contre son minet, en murmurant :
- Va, va, à gros coups de langue, ça me chatouille, et je crois que je jouirai.
- Ah, tu jouiras, chérie, attends, attends, je veux que tu décharges, je veux boire ta chère liqueur !

Nelly détacha le pantalon de Reine, le tira hors de ses pieds, attrapa ses deux fesses dans les mains, entrouvrit bien ses cuisses, et enfilant le vagin avec la langue, qu’elle lançait par saccades en pointe sur le clitoris, elle la vit tressaillir et l’entendit dire :
- Ah, ah, marche encore plus vite.

Mais une élève qui guettait vers la porte cria :
- On vient.

Rapidement Nelly et May sortirent de dessous les jupes de Reine et d’Eva ; elles étaient debout comme toutes les élèves se dressaient ; miss Sticker entrait : seule, Reine, les yeux blancs, demeurait figée dans son extase, la tête sur ses cahiers, et la sous-maîtresse, se penchant sur son épaule comme si elle lui donnait un explication, la favorisait pour se remettre de son émotion.

La directrice avait-elle vu, n’avait-elle pas vu ? Reine se levait à son tour, profitant d’un moment d’arrêt de miss Sticker sur la porte.

Un silence de glace régnait dans la salle ; la directrice s’avança, elle ne pouvait pas ne pas voir le pantalon de Reine à terre, ni celui d’Eva que May, entraînée du branlage aux minettes, lui avait retiré et placé sous sa chaise. Elle n’en parla pas, elle dit simplement :
- Bien, très bien, on travaillait ! Miss Reine, veuillez monter à mon cabinet ; j’ai une explication à vous demander : accompagnez-la, Mistress Nelly, l’explication vous concerne aussi.

Reine, sa volupté dissipée, se dirigea avec tranquillité vers la porte, tandis que la sous-maîtresse, toute pâle, la suivait et lui murmurait dans le couloir :
- Nous sommes perdues, elle nous a surprises.
- Je n’ai peur de personne, je te défendrai, tu verras ça.
- Que peux-tu, ma pauvre petite ?

Reine sourit et monta l’escalier sans trahir aucun trouble, escortée de sa sous-maîtresse, plus morte que vive.

Elles sorties, miss Sticker arrêtée au milieu de l’étude, dit :
- Je suis vraiment très satisfaite de votre bonne tenue, mes chères filles, mes compliments, persévérez et votre avenir est certain.

C’était la première fois qu’une parole d’éloge tombait de ses lèvres ; les élèves n’en croyaient pas leurs oreilles et s’en effrayaient dans le fond de leur coeur. Eva passait par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel à cause de son pantalon, qu’avec son pied, elle essayait de faire passer entre ses jambes. Alexandra, amie dévouée, guignait celui de Reine.

Miss Sticker dessina un mouvement pour se retirer, mais se retournant au moment de franchir le seuil de la porte, elle ajouta :
- J’espère que pour les quelques minutes où vous allez rester seules, sans surveillance, vous continuerez votre excellent travail et ne causerez pas de tapage. Mes compliments, mes compliments, Miss.

Elle partit et refermait la porte ; on entendit le bruit de ses pas qui s’éloignait, mais on ne voyait pas son visage narquois, on ne percevait pas son exclamation :
- Un petit sérail, un vrai petit sérail, cette étude, elle a bien, très bien fonctionné, ma charmante petite Reine ! Il ne faudrait pourtant pas que cela se prolongeât trop ? Bah, je ne suis plus miss Sticker, je suis un homme, et un homme cueille les fruits féminins, mûrs ou verts ! Chut, le rôle de miss Sticker demeure.

Quoi, la directrice, la terrible directrice n’avait rien vu ! Eva grimpait sur son pupitre, s’y asseyait, tirait les jupes à hauteur de la ceinture et disait :
- May, May, vite, recommence, j’allais jouir, on sera bien mieux ainsi.

Et May ne refusa pas : devant toutes ses compagnes, elle approcha la tête des cuisses de son amie, darda une langue pointue et la lécha avec beaucoup d’amour, en dépit de sa résistance du début.

Alexandra avait promptement ramassé le pantalon de Reine et, comme elle le contemplait, Lisbeth lui dit :
- Baise-le donc, ce sera toujours quelque chose.

Alexandra s’empressa d’écouter le conseil et couvrit de baisers le cher et intime vêtement, elle avait vraiment du sang de fétichiste dans les veines. Plus elle embrassait, et plus elle s’excitait, dépliait le pantalon, séparant les deux jambes, mêlant des léchées aux baisers, ne laissant pas un seul pan ignoré de ses lèvres, le pressant contre sa poitrine, amusant ses camarades de ses singeries passionnées.
- Bêtasse, lui dit tout à coup May en tournant la tête de son côté mais appuyant une main sur le ventre d’Eva, pour qu’elle conservât les jupes troussées, tiens, je suis debout, tu ferais bien mieux de me lécher le derrière, ce que j’aime tant de ton adorée Reine, et comme ça te plaît, nous jouirions toutes les deux en même temps qu’Eva, à qui je continuerai de sucer le bouton.

Elle n’eut pas plutôt prononcé ces mots, qu’Alexandra, enfermant le pantalon de Reine dans son pupitre, s’accroupissait derrière elle, la retroussait et plaquait la langue dans la fente de son cul.
- Ah, ce qu’elles s’en donnent celles-là, observa Aime avec un soupir !
- Dis à ta voisine de te le faire, dit Eva.
- Non, non, c’est moi qui la sucerai, cria Lisbeth.

L’étude était lancée : les vertueuses baissaient le nez sur leurs livres ; les perverses quittaient leurs places et se défiaient aux gestes polissons : de ci, de là, on apercevait des rondeurs blanches de derrières, et les caresses ne se faisant pas attendre : une complaisante camarade se jetait sur les genoux, et une langue de plus s’exerçait sur des parties sexuelles, sur le devant comme sur le derrière, à charge de revanche loyale. On s’exclamait sur les robustes contours de certains fessiers, on s’amusait à examiner la pousse des jeunes minets, à consoler celles chez qui ne se voyait encore aucun duvet. Et, il faut le noter : ces fillettes, dépassant de quelques mois la quinzième année, n’offraient que deux ou trois exceptions de chats non encore nés. Sous la luxure, l’étude galvanisée oubliait toute prudence. Heureusement que nul danger de surprise ne la menaçait.

Cependant miss Sticker avait rejoint Reine et Nelly dans son cabinet et affichait à leur égard une très froide attitude.
- Miss Reine, dit-elle au bout de quelques secondes, agenouillez-vous devant ce fauteuil, appuyez la tête sur le bord et relevez vos jupes : vous allez recevoir le martinet : je n’ai pas besoin de vous dire votre faute : vous la connaissez. Je sais que votre pantalon est resté à votre place dans la salle d’étude.
- Miss Sticker, intervint Nelly, Reine craignait de l’avoir déchiré.

Vous répondrez quand je vous parlerai, Mistress Nelly, votre tour ne tardera pas à venir. Soyez aussi obéissante que l’élève : miss Reine me présente son derrière d’une façon très convenable pour qu’on lui applique la correction.

Miss Sticker s’empara du martinet qui était toujours sur son bureau, à sa portée, s’approcha de Reine, agenouillée devant le fauteuil, le corps en avant, tenant des mains ses jupes retroussées, et étalant toute la courbe de ses reins, toute la raie de son postérieur, avec ses fesses, jolies à croquer dans leur aristocratique structure. Vlan, vlan, vlan, trois coups de martinet s’abattirent et l’obligèrent à s’allonger sur les bras, à repousser le fauteuil dans le mouvement d’oscillation imprimé au corps. Un quatrième coup plus violent cingla le cul, le rayant d’une grosse ligne rouge. Reine allait pleurnicher, la voix de miss Sticker murmurait :
- Petite cochonne, je te punis, surtout parce que tu jouissais.

Elle ne frappa pas le cinquième coup et reprit à haute voix :
- Ne bougez pas. À vous, Mistress Nelly. Vous comprenez que je sais tout. Retirez votre pantalon, si toutefois vous en avez un, et apportez-moi votre derrière, que je lui applique le châtiment, comme à celui de l’élève.
- À moi, Miss Sticker !
- Préféreriez-vous que j’écrive aux parents de miss Reine, pour leur apprendre quelles sont les leçons que vous donnez à leur fille pendant les heures d’étude.

Nelly ne protesta plus. Elle ôta son pantalon, se retroussa et, debout, tourna son cul vers miss Sticker, qui dit :
- Il y a de l’étoffe dans votre postérieur, comme dans celui de Reine. Je pense que vous supporterez la correction avec un égal courage.
- Je supporterai tout ce que vous exigerez, pour que vous me pardonniez.

Miss Sticker regardait avec des yeux qui papillotaient cette superbe mappemonde, bien plantée, bien dodue, bien puissante et bien blanche, avec une fente s’accusant très profonde, très accentuée. Elle ne répondit rien, et levant le bras, elle fit siffler le martinet qui claqua un très rude coup sur les fesses.
- Oh mon Dieu, murmura Nelly, vous me fouettez bien plus fort !
- N’êtes-vous pas coupable à un plus haut degré ?

Un deuxième et un troisième coups crépitèrent sur le beau postérieur, mais plus doux : Miss Sticker fouettait de moins en moins rude, et finit par dire :
- Mistress Nelly, et vous, miss Reine, s’il vous plaît de comparer vos derrières, je ne vous empêche pas de vous les regarder ; mais, je vous défends de laisser retomber vos jupes. Ils ont tous les deux leur genre particulier de beauté, et ils méritent vraiment d’être admirés.

Nelly se demandait si la directrice se moquait : quant à Reine, elle devina vite que son amant cherchait une nouvelle sensation ; elle se redressa avec précaution et dit :
- Vous avez raison, Miss Sticker, de se regarder le derrière, c’est une agréable chose, lorsqu’on sait en apprécier la beauté.
- Vous êtes une merveilleuse élève, ma chère ! Remarquez-vous les différences qui existent entre le vôtre et celui de mistress Nelly ? Oui, eh bien maintenant, installez-vous sur ce fauteuil, j’autorise votre excellente sous-maîtresse à renouveler les paillardes caresses dont elle honorait votre devant à mon apparition. Je tiens à me rendre compte de son degré de ferveur à la luxure.
- Oh, Miss Sticker.
- Me saisissez-vous, Mistress Nelly, je veux savoir ce que vous lui faisiez sous ses jupes !

Reine s’était arrangée sur le fauteuil, et les cuisses nues, disait :
- Obéissez, mistress Nelly, n’hésitez pas, la punition m’est agréable, et je bénis miss Sticker de me châtier de cette manière.

Du bout des doigts la directrice lui adressa un baiser.
- Eh bien, Nelly, insista Reine, voudriez-vous qu’on nous chasse toutes les deux ! Allons, allons, vous devriez remercier miss Sticker d’aller ainsi au devant de nos voeux, à moins que dans l’étude, lorsque vous sollicitiez d’examiner si mes jambes sont recouvertes de leur pantalon, et que vous posez votre jolie frimousse par là, tout près de mon bouton, vous n’abusiez de ma crédulité ! Ah, vous vous décidez !

Nelly s’abandonnait à l’aventure et s’écroulait entre les jambes de Reine : elle lui décocha quelques rapides minettes.
- Assez, intervint miss Sticker, je suis fixée, elle vous branlait à coups de langue. Vous avez de bien étranges manies, Mistress, pour accepter une place de sous-maîtresse dans une institution de jeunes filles ! Vous pouvez retourner à votre étude, Miss Reine ; la punition de l’élève est terminée ; à la part particulière qui revient à la sous-maîtresse.
- Quoi, vous voulez que je vous quitte.
- Sans doute, à cause de vos devoirs.

Reine, dépitée de ne pas assister à ce qui allait se passer, hésita de protester, mais se ravisant, elle dit :
- Si vous le permettez, Miss Sticker, je sortirai quelques instants dans le parc, éprouvant un commencement de mal de tête.
- Je vous donne la permission, mon enfant.
- Merci, Miss Sticker.

Reine partit, dans l’intention de réfléchir à tout ce qui lui survenait dans cette journée.

Seule en tête-à-tête avec la directrice, Nelly ressentait quelque appréhension de l’entretien qui s’annonçait.
- Nelly Grassof, dit Sticker, vous avez commis une de ces fautes qui ailleurs vous mènerait loin. Je vous ai punie d’une façon bénigne, le reconnaissez-vous ?
- Je le reconnais.
- J’ai donc droit à votre franchise et à votre attention. Savez-vous, Nelly que vous êtes une très jolie femme, très élégante, et méritant mieux que votre position actuelle. Malheureusement vous êtes mariée à un homme qui s’est conduit très mal, alors qu’il eût dû remarquer vos yeux fripons et provocateurs, votre petit bouche fine et mutine, votre corsage prometteur, et ensuite ce que j’ai eu le plaisir de contempler en vous fouettant.
- Miss !

La confusion assourdissait la voix de la sous-maîtresse, ne devinant pas encore à quoi tenait le discours de sa supérieure : mais elle l’étudiait sans en avoir l’air, l’analysait, et s’étonnait de lui découvrir un charme qu’elle ignorait.
- Combien y a-t-il de temps que vous manquez de nouvelles de votre époux, reprit miss Sticker ?
- Quatre ans, juste un an après notre mariage, et alors que je venais d’accoucher de mon petit garçon ! Une bien vilaine histoire, Miss Sticker, et dont je ne me suis consolée que depuis mon entrée chez vous.

Il y a trente et quelques mois, peu avant l’arrivée de miss Reine. Aimez-vous toujours votre mari ?
- Oh certes non, un pareil monstre, envolé vers le Continent avec un autre homme, dont il partageait les goûts honteux, ainsi que je l’appris plus tard. Oh, tout est bien fini entre ce misérable pédéraste et moi !
- Ne jetez pas la pierre aux autres pour leurs passions. Qui sait ce que l’avenir réserve à votre tempérament ! Ne fûtes-vous pas coupable dans vos goûts insexuels avec l’élève Reine ! Femme avec femme, cela n’autorise-t-il pas homme avec homme ! Sans doute, sans doute, l’homme est un être dit actif en amour, qui se dégrada en jouissant avec un des siens, plus qu’une femme, dite un être passif et se laissant aller avec une autre. Tout cela n’est que billevesées : le désir voluptueux a raison des esprits les plus froids et les plus sensés. Vous avez succombé au même désir qui perdit votre mari.
- Oh, pardon, pardon, Miss Sticker !
- Mon intention n’est pas de vous chagriner : j’ai trop d’admiration en ce moment pour votre gentille personne, et je vous prie de me montrer de nouveau votre derrière, pour achever la correction qu’il a encourue.
- Vous vouiez encore me fouettez avec le martinet !
- Allons, allons, relevez-moi vos jupes, afin que je juge si je me suis trompée à votre égard.

L’attitude de miss Sticker n’accusait pas de méchanceté : Nelly se retroussa, exhiba son postérieur, aux belles et proéminentes fesses, éclatantes de blancheur, et l’abandonna aux mains peloteuses et frémissantes de la directrice, qui murmura :
- Vous êtes bien ainsi que je le pensais, une très belle carnation, avec un chat aux poils bruns, pas trop épais mais soyeux, avec des cuisses fermes et rondes, un joyau de con négligé à tort, un petit bouton qui demande à jouir et frétille sous la caresse de mes doigts, une fente de cul qui mérite les lippées des amoureux, des fesses magnifiques qui semblent inviter le martinet à les durcir.
- Elles se passeraient volontiers d’une fermeté acquise de cette manière.
- Mistress Nelly, je suis très satisfaite de la façon dont vous surveillez votre étude, et pour vous en témoigner mon contentement, je vous nomme maîtresse de classe.
- Professeur, Miss ! Ah, quelle reconnaissance, je suis prête à tout ce que vous exigerez pour vous la prouver ! Et, si j’ai péché avec Reine, je pécherai volontiers avec vous ! Oh, Miss, Miss, qu’est-ce ceci ?

Miss Sticker, troussant ses jupes, avait attiré Nelly sur ses genoux, et sa queue en érection voyageait déjà vers ses fesses, contre lesquelles elle se trouvait le plus près. Quel miracle s’opérait-il ? La directrice se dévoilait un homme ! Nelly pouvait-elle le repousser dans son attaque ? Non, l’affaire avait été trop bien menée : l’avancement scolaire obtenu méritait toutes les complaisances. Elle ne se déroba pas à ce que miss Sticker espérait : au contraire, elle écarta les cuisses et voulut diriger la queue vers le con. Jean Sticker, non plus Miss, puisque son sexe se révélait, s’entêta à maintenir sa queue dans la fente du cul. Nelly estima qu’il avait des passions hors nature, mais en somme il était son supérieur, sous sa personnalité de directrice, et il fallait favoriser ses désirs : la belle fille se pencha en avant, présenta le trou de son cul, et avec quelque difficulté, à cause de la position, elle se vit enculer. Alors Jean, peut-être pour savourer son triomphe, peut-être pour reprendre du souffle, s’arrêta, gardant la queue dans son cul et dit :
- Je dépucèle d’abord par ce côté, et il m’a semblé en accomplissant cet acte pédéraste sur ton joli derrière, que je remplissait l’office de ton mari.
- Oh lui, il aime à ce qu’on lui mette, à ce qu’on m’a conté. Mais quelle drôle d’histoire est celle-ci ! Jamais je ne l’aurais cru ! Vous êtes un homme, vous, Miss Sticker, je ne m’y habituerai pas.
- Préfères-tu quitter la maison ? Ou bien, aimerais-tu bien que je t’enfile tout de suite par devant pour te convaincre de mon sexe.
- Restez-là, restez dans mes fesses, vous y êtes bien, et moi aussi ! Ah, vous la retirez, elle sort. Pour le jeu qu’elle commande, dites, on serait bien mieux sur un lit.
- Que penses-tu de mon instrument, ma belle Nelly ?
- Dame, pour être un peu... courte, elle n’est est pas moins très bonne pour la manoeuvre ! et puis, elle est mignonne, gentillette.
- Oui, elle n’est pas aussi grosse que celles que tu as vues !
- Oh, Miss, je n’ai jamais vu d’aussi près que celle de mon mari ! Pour dire vrai, la pine de Grassof était plus forte, mais la vôtre a l’ampleur voulue pour la besogne de tirer son coup. Dites, ne la mettez-vous pas à d’autres ?
- Certes, et te voilà dans mes femmes !
- Vos femmes ! Oh, le pacha ! Je devine, c’est vous qui avez dépucelé Reine.
- Reine, l’ange de mon ciel, Reine qui m’a créé homme !
- Quoi, Reine a fait ce miracle : d’une femme, elle vous a transformé en un homme ! Ah bien les savants voudraient bien connaître la méthode ! Oh là, elle gonfle votre petite queue ! Ah, je la préférerais par devant ! Ah, ah, vous voulez jouir dans mon postérieur ! Tenez, tenez, le voilà, ne vous fâchez pas ! Ah, ah, vous me fouettez avec, Dieu, elle est dure, elle entrerait comme dans du beurre ! Ah, c’est bon, bon, tout de même, ah, comme elle m’encule bien ! Pourquoi ne m’embrassez-vous pas, dites ! Donnez-moi votre bouche ! Elle vous a appris les baisers d’amour, votre Reine ! Dites, vous me permettrez bien de la gamahucher, maintenant que vous me prenez parmi vos femmes ! Oh, elle, elle préfère lécher les autres à être léchée ! Je connais ses aventures, allez ! Ce n’est pas elle qu’on débauche, c’est elle qui débauche ! Ah, ah, dites-moi votre petit nom.
- Jean.
- Ah, Jean, Jean, tu me fais jouir, et tu jouis ! Tiens, tiens, prends tout mon cul.

La décharge se produisait : Nelly pressait les fesses de toutes ses forces contre le ventre de Jean. Leurs jupes réciproques les entravaient bien un peu dans leurs mouvements, mais la queue s’allongeait, pénétrait et n’abandonnait plus la place conquise, et où elle fourrageait avec vigueur. L’assaut amenait la jouissance, le sperme giclait dans le fondement de Nelly. Ayant éprouvé la sensation, ils demeurèrent un instant à se pigeonner, puis l’enculée ne perdant pas de vue les questions d’intérêt, demanda :
- Quelle est la maîtresse de classe qui quitte sa fonction ?
- Madame Clary que je ne peux plus voir professeur et qui prendra le poste de surveillante générale.
- À cause de ta petite Reine ?
- Tu m’as comprise. Observe le silence sur ce qui se passe entre nous, et tu ne te repentiras jamais d’être entrée dans ma maison.
- Ne t’inquiète pas, Jean, mon petit amour, mais tu sais, je ne demande qu’à être de la noce ! Si on la fait ici, comme je le suppose, en l’honneur de Reine, ou d’autres, je sollicite de figurer dans toutes les parties.
- Sois-en assurée ! Reste encore quelques jours à la tête de ton étude, en attendant que ta remplaçante soit arrivée, et on marchera.

Jean avait joui ; il était enchanté de sa nouvelle et gentille concubine, s’étonnant de la vigueur qui se manifestait dans son organe. Il renvoya Nelly à son étude pour reprendre son rôle de directrice.

Reine était retournée à la salle d’étude. En passant par les terrasses, au lieu d’aller se promener dans le parc selon son intention, elle se heurta sur l’une d’elles à madame Clary. Aussi surprises l’une que l’autre de leur rencontre, elles s’examinèrent avec méfiance, puis la maîtresse murmura :
- Vous êtes une méchante enfant, Reine.
- Pourquoi votre surveillance s’acharne-t-elle après la moindre de mes actions.
- Parce que je crains de vous voir abuser de votre santé, ma petite.
- Grand merci, je suis d’une nature à qui le plaisir fait toujours du bien.
- Il n’en est pas de même pour tout le monde : vous devriez ménager certaines de vos amies.
- Je ne comprends pas, madame Clary.
- Si fait, Reine. Helyet passe son temps à l’infirmerie, menacée d’une maladie de langueur.
- Vous ne l’attraperez pas, vous ! Alexandra vous plairait, et vous ne regarderiez pas à la sécher. Mais moi, je ne veux pas que vous touchiez à Alexandra, j’y tiens.
- Et à toi, Reine !
- Vous auriez cette lubie, c’est bien assez de deux à qui je me prête ; moi, vous le savez, je cours sous les jupes, et vous n’avez pas eu à vous plaindre de mes caresses, quand vous avez commencé à perdre votre sévérité, vous vous souvenez.
- Ou toi, ou Alexandra : d’ailleurs, puisque tu rappelles le passé, ne te devrais-je pas la réciproque.
- Je reverrai la couleur de votre derrière ce soir : demain, je vous répondrai pour ce que vous demandez.

Elle planta là son ancienne maîtresse et rentra dans son étude, où le calme reprenait, les échauffées s’étant satisfaites.

Son arrivée provoqua un courant de sympathie, et on s’informa de la scène chez la directrice. Avait-elle été fouettée, et la sous-maîtresse aussi ? Elle répondit qu’il n’y avait rien eu, regagna sa place, et comme elle cherchait son pantalon, Alexandra lui avoua qu’elle le cachait dans son pupitre, et la supplia de lui en faire cadeau.
- Ce qu’elle le léchait, dit Eva en riant, il a fallu les fesses de May pour l’en distraire.
- Pauvre chérie, s’écria Reine, on ne peut pas cependant consacrer tout son temps à l’amour. Il faut que je termine mes devoirs. Je te le donne, et bientôt on se retrouvera toutes les deux où tu sais.

Peu après Nelly survint et réintégra sa table-bureau sans rien dire à personne.

Voir en ligne : Les Concubines de la Directrice - VI

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS.COM d’après le roman érotique de Tap-Tap (Alphonse Momas), Par le fouet et par les verges : Les Concubines de la Directrice, Isidore Liseux [Éd. Charles Carrington], Paris, 1906, 176 pages.



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