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Par le Fouet et par les Verges

Les Concubines de la Directrice - VI

Roman érotique (1906)



Auteur :

Mots-clés :

Tap-Tap (Alphonse Momas), Par le fouet et par les verges : Les Concubines de la Directrice, Isidore Liseux [Éd. Charles Carrington], Paris, 1906, 176 pages.


VI

Madame Georgette Clary, depuis le jour où elle se fit gamahucher par Reine, suivait de son côté le courant libertin qui entraînait les intelligences et les coeurs. Chez elle, la force active le disputait à la force passive. Gougnottée par Reine, elle la gougnotta par saccades, jusqu’au jour où celle-ci ayant été dépucelée par miss Sticker, elle ne voulut plus se laisser faire. Du reste, la première effervescence calmée, une certaine pudeur s’empara de la maîtresse de classe, et la poussa à rompre ses relations avec son élève. Quand les tentations de la chair renaquirent, elle avait déjà porté les yeux ailleurs pour satisfaire sa sensualité, sur mistress Gertrie, qui ne s’y prêta pas. Il fallait le degré de vice séducteur inné chez Reine pour décider la codirectrice à accepter le saphisme. N’aboutissant pas avec Gertrie, répugnant à s’attaquer à ses pairesses dont elle se méfiait, ne pouvant retourner à Reine, Georgette Clary s’avisa de remarquer la prestance de Rosine, et se tourna vers elle. L’accord fut vite conclu et dura assez longtemps. Les deux femmes s’entendaient à merveille pour se gamahucher à qui mieux mieux. Rosine, plus dégourdie que toutes ces Anglaises, parvint à se procurer un godmichet, avec lequel elles s’enfilèrent mutuellement. Leur bonheur apparaissait sans nuage, lorsqu’une réponse intempestive de Rosine à miss Sticker amena son renvoi. Elle partit laissant le godmichet à son amante.

À la rentrée des vacances, Georgette Clary eut à s’occuper de ses nouvelles élèves, et des semaines s’écoulèrent avant que l’aiguillon de la chair ne la tracassât. Elle fit grise mine à Reine, redoutant une rechute qu’elle tenait à éviter ! puis, sollicitée par l’érotisme, à cause même du genre de punitions adoptées dans l’Institution, elle en vint à contenter ses sens par l’application quotidienne du martinet ou des verges à l’élève prise en faute. Toute la classe défila sous ses mains, jupes troussées, pantalons ouverts ou retirés. Elle se délectait à contempler le cul de ses jeunes Miss, dans leurs poses de supplications ou de terreurs, de grâces ou de coquetteries, car, par un raffinement subtil, elle exigeait l’exposition des fesses quelques minutes avant de distribuer la correction, pardonnant à l’élève si, durant cette exposition, elle remarquait une pose qui lui convenait, s’extasiant de façon lubrique sur les câlineries du petit postérieur. Ce fut alors à qui, pour mériter son indulgence, s’ingénierait à donner de l’allure à son derrière. L’une ayant les fesses bien charnues, les sortait en plein du pantalon, les mouvementait avec adresse selon la fixité des regards qui les admiraient, et si elle s’apercevait que la maîtresse enfonçait la main dans sa poche, elle jouait délicieusement des chairs, comprenant d’instinct le branlage qu’elles provoquaient. Cette autre, mince et finette, les encadrait avec habileté de la chemise, pour ne laisser apercevoir que la fente toute rosée et toute timide. L’émulation s’emparait de ces esprits enfantins pour inventer des lascivetés qui chatouillaient agréablement l’épiderme de leur maîtresse. Pendant quelque temps la contemplation de ces astres jeunets, ne demandant qu’à resplendir, avec la flagellation dont elle les gratifiait, soit de la main, soit des instruments en usage, suffit à endormir l’appétit de sa luxure.

Mais le feu de la concupiscence, montant des élèves jusqu’à la directrice, pour redescendre d’âge en âge jusqu’aux plus petites gamines, incendiait tellement tous les êtres peuplant la maison, que la pauvre Georgette Clary se rendait compte de l’abîme où l’on courait, si on n’enrayait pas par tous les moyens possibles le déchaînement des passions. D’où partait le mal ? De Reine et de son amie Alexandra, toutes les deux gougnottes de naissance, toutes les deux s’entendant pour s’imposer mutuellement. Cette idée la pénétra. Ces deux filles débauchées contaminaient partout où elles jetaient leurs désirs. En séparant les deux amies, en en accaparant une pour ses fantaisies personnelles, elle accomplirait une oeuvre salutaire en même temps qu’elle y récolterait la volupté partagée dont elle manquait depuis le renvoi de Rosine. Sachant que Reine restait enfermée de longues heures avec miss Sticker, et en tirant la conclusion qu’elle consentait à faire jouir la terrible directrice, elle pensa que si elle se liait d’amour avec Alexandra, le calme renaîtrait peu à peu dans le tempérament des Anglaises, et que la luxure se localiserait en haut lieu, là où la formation du corps permettait de la supporter. On l’a dit : l’enfer est pavé des meilleures intentions. La chère et excellente madame Clary en venait à sE persuader que son vice personnel serait le salut de l’Institution Sticker. Elle commença donc à rechercher Alexandra. Le malheur voulait qu’elle ne lui fût pas sympathique, et que d’autre part elle ne la rencontrât que rarement sans Reine.

Interdire la camaraderie aux deux élèves, il n’y fallait pas songer. Reine d’ailleurs ne cachait pas la protection de miss Sticker, surtout vis-à-vis des maîtresses. Interpellée dans un salon, où elle regardait des tableaux, par l’une d’elle, Reine répondit sans se troubler :
- Si ma présence ici vous contrarie, Mistress, allez vous plaindre à Miss Sticker. Voici ce qu’elle vous dira : « J’entends que personne ne gêne Miss de Glady ».

La maîtresse se l’était tenu pour dit. Clary ne pouvait renouveler une pareille maladresse. Elle attaqua franchement la question avec Alexandra, en lui proposant, devant Reine, de l’accompagner dans sa chambre, pour juger des gentils et délectables talents dont la renommée était parvenue à ses oreilles. Malgré qu’elle ne l’aimât pas, Alexandra hésitait. Gougnotter madame Clary, pas belle c’est vrai, mais bien en chair, cela lui souriait au fond ! Reine, l’enlaçant n’eut qu’à le lui défendre, pour qu’elle refusât. La colère de la maîtresse ne se contint pas, elle menaça la favorite de la directrice de lui arracher la langue et le derrière à coups d’ongles.

La querelle se déroulait dans un coin isolé des jardins ; Reine, haussant les épaules, dit :
- Tu t’es servie de ma langue et de mon derrière, Clary, tu es une cochonne de me parler ainsi, et je me moque de ta colère. Alexandra ne te fera pas jouir, tans que ça ne me plaira pas, et tu ne la gamahucheras pas.

Georgette Clary s’apprêtait à la souffleter, Alexandra s’interposa et Reine reprit :
- Je te promets de me venger, ton cul paiera les frais de la guerre.
- Mon cul, suceuse de culs, va-t-en trouver ta protectrice et ose lui raconter ce qui vient de se passer. Tu verras si elle te couvrira toujours, lorsque je lui apprendrai tes fugues dans les dortoirs. Tu ne respectes même pas les enfants !

La réplique porta. Reine désarçonnée ne sut que dire. Elle fut sauvée par Alexandra qui, redoutant une esclandre pour son amie, murmura :
- Oh, madame Clary, tout cela restera entre nous, et pour qu’on ne s’en veuille pas, je veux bien vous le faire une fois, à la condition que vous ne vous fâcherez pas contre Reine.
- Si elle se mêlait de ce qui la regarde, on ne se menacerait pas.
- Vous êtes plus douce, madame Clary, nous sommes seules, il y a le kiosque là, venez, je vous ferai jouir, et vous vous serrerez la main avec Reine. Tu veux bien que je lui fasse : j’aimerai de voir son beau cul.
- Soit, mais je lui défends de te le faire.
- Elle ne me le fera pas.
- Vous pouvez venir avec nous, Reine, reprit d’un ton plus affable Georgette Clary, vous donnerez quelques bons conseils à Alexandra sur les endroits où j’aime les coups de langue.

Et Reine suivit.

Un kiosque se trouvait en effet à côté ; les deux coquines le connaissaient bien, en usant pour leurs tête-à-tête. Sitôt entrées, Clary poussa Alexandra sur les genoux et la fourra le visage dans ses cuisses. À ce moment, Reine qui avait recouvré son sang-froid, s’emparant d’un martinet accroché au mur, se précipita sur elle, la retroussa et la cingla d’une violente fouettée.

Surprise, Clary lâcha ses robes sur Alexandra qui, se cramponnant à ses jambes, facilita son amie dont elle comprenait la rage : elle reçut une telle volée que ses fesses saignèrent avant que le bras de Reine ne se fût lassé.

Elle s’arrêta enfin de frapper et dit à Alexandra :
- Suce-lui le con, elle l’a gagné : quant à son derrière, je vais le lui laver, et puis je le lui lécherai pour qu’elle jouisse plus vite, et qu’une autre fois, elle ne nous embête plus.

Les minettes d’Alexandra calmaient la cuisson des coups : d’un autre côté, cette sauvage agression révélait une si grande force de volonté chez la Française, que la colère de Clary s’effaçait et que l’érotisme la saisissait de nouveau. Elle ne disait plus rien, afin que les deux langues unies des fillettes lui procurassent la suprême sensation.

Tenant ses jupes relevées, elle s’abandonna aux mains de Reine, qui lui épongeait les quelques gouttes de sang, tachant la blancheur de ses fesses, les séchait, les pelotait, pour ensuite s’agenouiller et les encenser de fort savantes feuilles de rose, en agrippant par moments la langue de son amie entre ses cuisses. Clary vacillait sur ses jambes ; elle se sentait fondre ; elle s’observait pour ne pas parler, de peur de perdre la félicité qu’elle goûtait. Elle jouit avec furie et s’écroula sur le sol entre ses deux suceuses.
- Nous sommes réconciliées, murmura-t-elle !
- Oui et non répondit Reine : mais, si on doit jamais récidiver, c’est moi qui le jugerai, et non pas toi. Adresse-toi ailleurs, Clary. Du reste, je t’ai promis de me venger et je me vengerai. Tu pourras raconter tout ce que tu voudras sur les petites, et moi, je sais comment m’y prendre pour qu’on croie ce que j’inventerai sur ton compte.
- Laisse les petites tranquilles, n’as-tu pas mieux ?

On se sépara. Georgette Clary eût-elle eu gain de cause en s’attaquant à Reine ! À part Helyet, qu’elle voyait on ne sait où, on ne pouvait l’accuser pour aucune enfant. Elle connaissait cependant la conduite de la Française, elle savait comment la dénoncer : elle ne parlait pas, espérant toujours réussir auprès d’Alexandra. Ah, cette goule de Reine l’effrayait parfois, lorsqu’elle pensait à ce qu’elle découvrit par le plus pur des hasards. Un soir, où elle s’était attardée dans un salon, elle entendit le frôlement d’une robe ; elle courut vers la porte et aperçut une élève, dont elle ne distinguait pas la personnalité, qui grimpait un escalier conduisant au 2e étage, aux dortoirs. Qu’est-ce que cela signifiait ? Avec précaution, elle s’élança à sa suite et la vit entrer dans une chambre à six lits, occupée par des fillettes de neuf et dix ans. Savoir ce qui allait se passer n’offrait aucune difficulté : des judas étaient ménagés dans une tapisserie pour surveiller les enfants, sans qu’elles s’en doutassent. On voyait et on entendait tout. Clary demeura épouvantée en reconnaissant la Française debout au milieu de la pièce, et mignardant les six fillettes assises sur leur lit. Elle assista à toute la scène. Successivement, comme un vampire, Reine passa de l’une à l’autre, appelée par celle-ci, provoquée par celle-là, et on voyait les jambes s’agiter, de petits ventres se soulever, des fesses se retourner pour se tordre sous la bouche gloutonne ; on entendait des exclamations de plaisir, et aussi l’échange de mots sales. La scène se développait, il en était qui descendaient de leur lit, pendant que Reine plongeait la tête sur la sexualité d’une restée couchée, lui écartaient les jambes, lui relevaient les jupes sur les reins, avec la chemise, lui patouillaient le cul, le léchaient à leur tour, souvent une par devant, une autre par derrière lui reniflant les poils, lui branlant le clitoris, s’instruisant dans le vice par les questions qu’elles lui posaient. Cela se prolongea plus d’une heure, où Reine toute dévêtue, toute nue, assise sur un lit, donnait un sein à l’une, un sein à l’autre, se faisait gougnotter comme elle en gougnottait une devant elle. Ce petite monde d’enfants débauchées, quand et comment, affichait des vices qu’elle, Georgette Clary, ignorait encore. Peu à peu le sommeil pesant sur celle-ci, sur celle-là, Reine se retira sur quelques dernières caresses précipitées, en promettant de revenir dans huit jours et en recommandant de parler à leurs autres compagnes des bonnes choses qu’elle leur apprenait.

Voilà ce que madame Clary avait vu, et qu’elle menaça Reine de révéler à miss Sticker, menace dont celle-ci se moqua. Elle menaça et en vain elle chercha à renouveler le trio, elle n’obtint rien, sinon la dénonciation à la directrice dans la journée, dénonciation contre laquelle elle ne se révolta pas, et qui ne rompit pas son mutisme.

Mais la directrice était venue la voir, et elle avait failli tout conter : elle en fut empêchée par cette apostrophe :
- Clary, n’accusez jamais de quoi que ce soit miss de Glady, je serais obligée de ne pas vous croire et nos rapports deviendraient impossibles. Je dois vous dire que je comprends votre désir, que j’y compatirai, et que je fermerai les yeux si vous agissez avec adresse, non pour Reine, mais pour toute autre. Le célibat, surtout lorsqu’on a été en puissance de mari, est une dure chose : la chair ne se dompte pas aisément. J’ai consenti à la correction qui vous sera appliquée en présence de ma soeur, de miss Reine et de moi. Nulle autre personne n’y assistera. Pour vous aider dans la recherche d’une amie complaisante (vous voyez que je suis indulgente) je vous confierai la surveillance générale de notre personnel, en vous libérant des soucis d’une classe à diriger. Vous aurez toute latitude pour réussir dans vos aspirations, mais à condition de ne pas vous heurter aux personnes que je protège.
- Qui sont ?
- D’abord miss Reine, puis toute sa division, y compris la sous-maîtresse. Vous avez assez de marge devant vous. Du reste en vous conseillant de ne pas vous heurter, je ne vous interdis pas de peser sur ces personnes.
- Même sur Reine ?
- Même sur Reine, mais alors en m’en référant.
- Ce que vous me révélez là, miss Sticker, me pousserait à croire que cette Française est le diable.
- Elle est la luxure qui s’impose. Surveillante générale, faites votre profit de ce que vous savez, de ce que vous apprendrez, et veillez à ce que nul danger ne nous atteigne. Par cette position, ma chère Clary, je vous mets pour ainsi dire sur le même rang que ma soeur et moi. J’espère pouvoir compter sur vous à tout événement.
- Vous le pouvez. Pourquoi maintenir la correction de ce soir.
- Reine le veut.
- Reine est donc reine, on s’en rappellera.

Elle l’avait abordée comme elle revenait à son étude, faisant ainsi le premier pas. Reine ne se montrait pas intraitable, que sortirait-il de sa flagellation ?

Sur les dix heures, elle descendit à la salle de méditation, où on devait venir la prendre pour la conduire à la salle des punitions : dans la demi-obscurité qui régnait autour d’elle, tous ces souvenirs assiégeaient son esprit.

À neuf heures et demie, Reine était arrivée chez mistress Gertrie. La codirectrice achevait une lettre qu’elle écrivait à son mari, selon son habitude mensuelle. Elle sourit à la jeune débauchée, lorsqu’elle entra, et devint toute rouge, en voyant que profitant de sa solitude, elle sortait un bout de langue de façon très significative.
- Toujours donc en train, murmura-t-elle.

Elle ne repoussait pas la proposition : reculant son fauteuil, elle se retroussait et tendait les cuisses. Reine s’accroupissait d’un seul bond, et sa langue travaillait déjà le con, le clitoris, pour témoigner qu’elle se considérait comme la maîtresse définitive de ces joyaux. Elle n’oubliait pas de peloter les fesses, de déposer un baiser dévot sur le nombril et, se relevant, elle approchait la bouche de la sienne en disant :
- Sens ton odeur.
- Fi de cette petite cochonne, elle veut me brûler le sang.

Mais sa langue courait dans la bouche de Reine et l’implorait :
- Fais-toi voir, nous n’avons pas eu le temps tantôt.

D’un mouvement gracieux, Reine ramassa ses jupes et exhiba son ventre, ses cuisses, son conin. Gertrie s’agenouilla et envoya quelques baisers furtifs.
- Ne nous échauffons pas, dit-elle en se redressant ; à ton tour, approche ta bouche et reconnais ton odeur.

Elles se becquetaient : le pas de miss Sticker dans une pièce voisine les arracha aux tentations qui naissaient : elles reprirent une posture convenable.
- Ah, fort bien, dit miss Sticker apparaissant, vous souriez, vous êtes donc au mieux ensemble. Vous allez fustiger madame Clary avec les verges, ma chère Reine, saurez-vous le faire ?
- Je les ai assez reçues, pour n’être pas embarrassée.
- Détrompez-vous : nous disposons de quelques minutes, vous vous préparerez la main en fouettant mistress Gertrie, qui mérite cette punition pour vous avoir empêchée de venir, quand je vous attendais.
- Quoi, Jeanny, s’écria Gertrie, tu me punis !
- Ou plutôt, je te récompense.

Reine se retourna vers miss Sticker, et les yeux dans les yeux, lui dit :
- Commandez-lui de se retrousser, et j’obéis : ma main ne demande pas mieux que de se préparer ainsi.

Il n’est pas nécessaire que je commande, voyez.

Gertrie tenait les jupes sur ses bras, découvrant toutes ses jambes, elle se penchait en avant et disait :
- Fouettez-moi, Reine, fouettez et ne craignez pas de frapper. Votre main me chatouillera et me sera agréable.

Tout le cul de Gertrie s’arrondissait, invitant la fouetteuse à agir : la main de Reine eut l’audace de peloter, puis appelant cyniquement miss Sticker, elle dit :
- Je vais la fouetter, mais je sens que vous cherchez à vous exciter, Jean : nous n’avons pas à nous le faire. Tenez, mettez-vous à genoux là, dessous, vous me lécherez pendant que je la fesserai, et je jouirai sur votre bouche si elle jouit dans ma main.

Elle gardait les fesses de Gertrie sous sa main gauche, de la droite elle relevait le bas de ses jupes : Jean Sticker s’installait par- dessous : elle frappa la première claque, Gertrie ne chancela pas : les autres suivirent ; Gertrie remuait les fesses, les rapprochait, Reine ne fouetta plus, glissa le doigt entre les cuisses, dénicha le clitoris, le branla : entre ses jambes, Jean lui happait et lui suçait le sien : sur sa tête il aperçut les fesses de Gertrie qui cherchaient à s’appuyer contre le ventre de Reine : ce spectacle activa le jeu de sa langue, qui courut du clitoris de la fillette au trou du cul de sa soeur : les deux femmes soudain jouirent et s’abattirent dans ses bras.
- Ah, Gertrie, Gertrie, murmura-t-il, je suis un véritable pacha.
- Avec deux femmes
- Avec trois, intervint Reine.
- Tu l’as compris, s’exclama Jean.
- Trois, répéta Gertrie apeurée, quelle est cette troisième ?
- Nelly Grassof, ma sous-maîtresse.
- Nelly, oh Jean, tu te tueras.
- Je baiserai bien tout notre personnel.
- Oh non, oh non ! Allons, rejoignons Clary, c’est l’heure.

Pas d’observation ne s’élevant, les trois femmes quittèrent l’appartement de Gertrie, pour descendre à la salle de méditation. Il était dix heures et quart, Georgette Clary, assise sur un banc, les mains sur les genoux, rêvait profondément.

Debout à l’apparition de miss Sticker, elle attendit que celle-ci parlât.
- Clary, prononça la directrice, vous avez adressé de honteuses propositions à miss Reine : cette chère enfant n’est pas une élève ordinaire ; elle consent à ne pas vous garder rancune, mais elle exige de vous appliquer elle-même les verges au poteau. Vous étiez maîtresse de classe, je vous nomme à la surveillance générale de notre personnel.
- Depuis quand, interrogea Gertrie ?
- Depuis tantôt. Je vous communiquerai demain, mistress Gertrie, les modifications apportées dans la maison. Acceptez-vous le désir de miss Reine, Clary ?

Elle accepta et l’on passa dans la salle de punitions, un peu plus éclairée, et sur le milieu de laquelle se trouvait le poteau du supplice, une simple colonne caoutchoutée et recouverte de velours noir, avec des courroies pour lier la patiente par les bras, le ventre et les jambes.

En silence, la maîtresse se dévêtit de la tête aux pieds ; pas un mot ne s’échangeait : la vue de son corps aux formes grasses et blanches ne laissa pas que de produire son effet.

Si elle n’était pas belle de visage, nous l’avons dit, en revanche la richesse des contours compensait amplement, jusqu’à donner de la grâce aux traits défectueux. Les trois femmes avaient déjà pris des acomptes suffisants de volupté, pour ne pas s’attarder à des considérations plastiques, pouvant les entraîner à des scènes de luxure, qui les éloigneraient du but de la réunion. Gertrie mit Clary contre le poteau, le lui plaçant entre les jambes, et l’assujettissant aux genoux par des courroies ; elle noua ensuite les bras à des bracelets qui pendaient de l’extrémité supérieure et étaient retenus par un cran montant et s’abaissant à volonté ; une ceinture en cuir la rivait enfin en l’entourant par devant et par derrière. Ainsi ligotée, elle apparaissait de dos avec les fesses en relief.

Miss Sticker et Gertrie s’installèrent dans deux fauteuils en face, et Reine, ayant pris les verges fut invitée à s’en servir.

La vue de ces chairs qu’elle caressa si amoureusement, et qu’elle retrouvait tout aussi belles et pleines, agissait sur ses sens : elle éprouvait du remords avant de frapper ce qu’elle adora : elle ne pouvait définir la sensation qui l’envahissait : il lui semblait que ce magnifique derrière sur lequel elle lança si souvent la langue, lui reprochait sa félonie. Il fallait qu’elle se souvint des rebuffades essuyées, des menaces de Clary, de ses poursuites perverses après sa chère Alexandra, pour se durcir le coeur et se décider à lever le bras. Levé, il retomba, et les coups cinglèrent les fesses blanches et dodues qui frémirent : les terribles verges s’élevaient et s’abaissaient ; le bras de Reine ne se fatiguait pas ; plus de douze fois il châtia ces rotondités charnues, auxquelles ses lèvres apportèrent la jouissance. Clary geignait ; elle ne supportait pas avec stoïcisme la flagellation, elle murmura :
- N’est-ce point suffisant, miss Reine ?

Reine ne frappait plus : elle regardait miss Sticker étendue sur son fauteuil, les jupes ramenées, exhibant ses cuisses et son ventre, avec la queue en demi-érection sur laquelle Gertrie tenait la main.
- Reine, vous trouvez que c’est assez, n’est-ce pas mon enfant, reprit Clary ?
- Je vous accorde un moment de répit, puis vous recevrez encore cinq ou six coups.
- Vous êtes donc implacable !
- Implacable, moi, continua Reine voyant que son discours intéressait Jean Sticker, je tiens à me rendre compte si vous vous rappelez bien que nous devons être des amies plutôt que des ennemies.
- Oh oui, plutôt des amies !

Que faisait Gertrie ? Elle s’agenouillait et suçait son frère, dont la queue ne dépassait pas la demi-érection. Reine l’imitant s’agenouilla derrière Clary, et lui léchant le cul, dit :
- J’adoucis votre souffrance, Clary, vous serez plus courageuse.
- Fouettez-la, ordonna Jean Sticker.

Sans quitter sa position, Reine fessa avec les mains Clary qui, tournant le dos aux trois femmes, ne pouvait rien voir de ce qui se passait. Fouettée, elle murmura :
- Assez de verges, assez de la fouettée, Reine vous avez demandé ma correction, vous devez pouvoir l’arrêter, usez de ce pouvoir.
- Attendez que je m’informe auprès de miss Sticker.

Jean Sticker lui avait adressé le signe de s’approcher. Ayant obéi, quand elle fut devant lui, il la fit retrousser et asseoir sur un de ses genoux pour lui chatouiller le clitoris.

Gertrie se redressa, se dirigea vers Clary, et passant par devant, lui dit :
- Vous avez été bien coupable à l’égard de Reine ! Est-il bien convenable d’appeler dans un water-closet une de nos plus gentilles élèves pour solliciter les caresses les plus douces qu’une femme puisse faire à une autre !
- Sans offenser miss Reine que je vénère, puisque vous et votre soeur vous la gobez, je puis bien affirmer qu’elle est ce qu’on appelle dans son pays, d’où était mon défunt mari, une peau de putain, à qui on peut demander toutes les bonnes choses qu’une bouche et une main savent faire pour vous procurer la voluptueuse jouissance de luxure, et ce, dans un water-closet ou bien dans la plus confortable des chambres. Et, puisqu’elle ne supplie pas que cesse ma correction, je la prierai d’avouer si vraiment elle n’est pas entrée dans le water-closet et si elle ne m’y a pas léché mon petit trou de devant et mon petit trou de derrière.
- Il n’est pas question de cela, reprit Gertrie. N’avez-vous pas, vous aussi, porté les yeux sur ce qui est loin d’être une peau de putain, et vos propos n’ont-ils pas visé le petit trou de devant et le petit trou de derrière, que je dois à la munificence du Créateur !
- Ah, Gertrie, le ciel m’est témoin que si vous me les prêtiez, je les honorerais autant que le meilleur mari de ce monde, et vous verserais une de ces félicités supérieure à celles habituelles entre femmes.
- Taisez-vous, Clary, voici Reine qui revient avec les verges : Miss Sticker entend qu’elle vous applique encore quelques coups.

Reine avait en effet quitté les genoux de Jean Sticker après un très ardent pigeonnage et un branlage de sa queue assez heureux pour faire augmenter l’érection : elle s’approcha, jupes retroussées sur les bras, les verges dans une main, et se plaçant sur un côté, elle chatouilla les fesses plutôt qu’elle ne les frappa.
- Pourquoi me traitez-vous de peau de putain, madame Clary, je ne veux que le bien de qui j’aime.
- Je ne vous injurie pas en vous traitant de peau de putain ; ne l’est pas qui désire, et les putains donnent plus de bonheur que cent prétendues honnêtes femmes.
- On peut penser et approuver ce que vous dites, s’écria d’un ton dur miss Sticker, il est honteux de l’exprimer.
- Me demandez-vous pardon de vos menaces, reprit Reine ?
- De grand coeur, ma chère petite, et je vous bécoterai avec amour pour vous le prouver.
- Tenez, Clary, voici un outil sur votre cul ? qu’en ferais-je si j’étais un homme ?
- Tu me l’enfoncerais.
- Et celui-là le sentez-vous ?
- Oh, feu Clary mon mari, ressusciterait-il, on jurerait d’une pine d’homme.
- C’en est une, Clary, reprit Reine qui avait cédé sa place à Jean Sticker ! Crois-tu qu’elle te causerait plus de plaisir que les voluptés dont tu chantais les louanges aux oreilles de mistress Gertrie.
- Un homme ici, quel est-il ?
- Plus tard tu le sauras ; je te fais grâce des verges, on va te détacher.

Avant de la dénouer, on eut le soin d’ouvrir et de refermer une porte, comme si quelqu’un sortait, et quand, toute nue, libre de ses liens, elle se retourna, elle n’aperçut que les trois femmes, avec lesquelles elle était entrée dans la salle de punition.
- Ma chère Clary, dit miss Sticker avec gravité, j’espère que vous ne trahirez plus notre confiance : je me retire pour me reposer ; je ne vois nul inconvénient à ce que vous acceptiez le thé chez ma soeur, en compagnie de miss Reine.
- Un thé ?
- Pour effacer tout mauvais souvenir.

Voir en ligne : Les Concubines de la Directrice - VII

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS.COM d’après le roman érotique de Tap-Tap (Alphonse Momas), Par le fouet et par les verges : Les Concubines de la Directrice, Isidore Liseux [Éd. Charles Carrington], Paris, 1906, 176 pages.



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