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Par le Fouet et par les Verges

Les Concubines de la Directrice - VII

Roman érotique (1906)



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Tap-Tap (Alphonse Momas), Par le fouet et par les verges : Les Concubines de la Directrice, Isidore Liseux [Éd. Charles Carrington], Paris, 1906, 176 pages.


VII

Sous la masturbation de Reine, Jean n’avait pas bandé comme il y comptait : il en accusait l’excès des plaisirs de la journée, ne voulant pas priver de leurs satisfactions sensuelles Gertrie et Reine, très excitées, ce thé lui apparaissait utile pour établir l’accord entre sa favorite, sa soeur et celle qu’elle créait surveillante générale. Il se retira comme Clary achevait de se vêtir, et Reine, qui ne perdait jamais l’occasion de profiter de la moindre chose pour augmenter les félicités de luxure, s’emparant de la main de Clary, lui dit :
- Pour vous prouver combien je suis heureuse de dissiper le nuage qui s’élevait entre nous, si mistress Gertrie y consentait, j’amènerais à ce thé l’élève après laquelle vous courez et qui fut la cause réelle de notre querelle.
- Quoi, mistress Gertrie, elle-même, vous… gobe !
- Nous sommes des folles, Clary, fermons les yeux et vivons nos vices. Vous... avez gobé Reine ?
- Gertrie, intervint celle-ci, me permettez-vous d’aller lui chercher Alexandra ?
- J’ai peur qu’une élève avec nous, cela ne nous entraîne au scandale.
- Ne craignez rien : Alexandra est une seconde moi-même ; je l’ai formée, elle m’obéit parce qu’elle m’aime et qu’elle m’aimera toujours.
- Petite friponne ! C’est vraiment une partie de délices qu’elle offre là ! Si vous êtes aussi sûre que cela d’Alexandra, allez la chercher pour Clary et revenez vite.
- Moi, dit à son tour Clary, je veux vous causer une surprise, et je monte dans ma chambre chercher un joujou, qui vous tapera peut-être dans l’oeil, mistress Gertrie.

Reine était déjà partie ; en attirant Alexandra chez Gertrie, elle assurait ainsi la liberté de tous leurs caprices, car les deux amies, d’accord en la chose, aimaient la variété des personnes dans leurs débauches. L’âme épanouie, elle atteignait le palier du premier étage, lorsqu’une ombre se présentant la fit se retourner et pousser une exclamation :
- Fréfré, ici, que faites-vous ?
- Je vous guettais, Reine : je savais que vous n’étiez pas dans votre chambre. Je ne vis plus depuis que vous m’avez rendu si heureux ! Hélas, nos bonheurs sont bien rares, toujours quelque chose survient qui éloigne la coupe de nos lèvres. Il fallait que je vous voie, que je vous parle, que...
- Perds-tu l’esprit, mon pauvre ami, de te risquer ainsi dans la maison. Il est miraculeux qu’on ne t’ait pas aperçu ! Est-ce ma faute si nous ne faisons pas l’amour plus souvent ! Dès que nous sommes seuls ou rien qu’avec Alexandra, ne suis-je pas toujours prête à profiter de notre solitude pour te contenter !
- Oh, je le reconnais, adorée mignonne, mais il y a bien quinze jours que cela ne s’est produit !

Avec l’aplomb qui la caractérisait, comme ils passaient devant la porte de sa chambre, elle le prit par le bras et lui murmura :
- Je suis pressée, on m’attend chez mistress Gertrie, rentrons quelques secondes dans ma chambre et dépêche-toi de te satisfaire. Tu te sauveras ensuite, je ne veux pas être compromise.

Déjà elle avait poussé Fréfré dans la pièce et refermé la porte. Le coeur battait bien fort au pauvre galant en contemplant le nid chaste et pur (combien chaste et pur !) habité par sa timide colombe. Reine lui lâcha le bras pour se laisser tomber sur son lit, jupes relevées et l’appeler :
- Viens, viens vite, jamais on n’aura été aussi bien pour le faire ensemble !

Le sang bouillonnait dans les veines du maître d’équitation ; la fièvre l’emportait, il se déculotta sur les chairs mêmes de sa divine maîtresse, qui lui dit :
- Ôte tout à fait ton pantalon, que je te sente bien !

Mistress Gertrie pouvait bien attendre quelques secondes de plus ! Reine n’entendait pas perdre cette superbe occasion d’être enfilée. Fréfré se débarrassa de son vêtement, jamais sa queue ne s’afficha en si belle érection !
- Oh, Fréfré, s’écria Reine, elle est bien gonflée ta machine, elle aura du mal à pénétrer !
- N’aie pas peur, mon amour, elle glissera comme dans du beurre !
- Pousse-la bien ! Ah, qu’on est bien tous les deux ! Ah, pousse, pousse, elle entre ! Ah, elle me tient toute la place, ah !

Les lèvres s’agrippèrent, ils ne parlèrent plus. Reine développait les cuisses pour enserrer Fréfré, qui l’enconnait et la pelotait : les soupirs se mélangeaient, la queue s’emparait du vagin, l’envie était si forte que la décharge ne tarda pas à survenir. Reine allongea des coups de ventre pour se procurer la sensation : une fois de plus elle se dépita ; elle n’éprouvait qu’avec Jean Sticker, lorsqu’elle éprouvait, ou sous les caresses féminines se multipliant. Aussi sentant débander Fréfré qui avait largement joui, elle le repoussa de ses bras, sauta à bas du lit, courut faire sa toilette à fond, se poudra, se parfuma et, revenant vers son amant qui se rajustait, elle lui dit :
- Passe sous moi, et assure-toi que je ne sens pas l’homme !
- Tu veux que je te sente !
- Puisque je te le demande ! Je ne tiens pas à ce que mistress Gertrie se doute de ce que nous venons de faire.

Fréfré renifla le conin de sa maîtresse et répondit qu’elle pouvait être tranquille. Même en fourrant le nez dans la boîte à plaisir, on ne s’apercevait de rien.
- Maintenant, reprit Reine, ouvrant la porte avec précaution, tire-toi d’ici comme tu es venu, et tâche qu’on ne te pince pas.

Elle le vit s’éloigner, étouffant le bruit de ses pas, en marchant ses bottines à la main. Rassurée, elle se dirigea rapidement vers la chambre d’Alexandra.

Celle-ci donnait d’un sommeil paisible, les bras et les épaules hors des draps, avec un doux sourire sur les lèvres. Silencieusement Reine se pencha et colla la bouche sur la sienne. De suite, elle ouvrit les yeux.
- Toi, Reine, tu veux que nous le fassions ! Viens, viens vite dans mon lit.
- Non, il ne s’agit pas de cela. J’ai promis à Clary, avec qui nous nous sommes réconciliées, qu’elle te le ferait, et je viens te chercher pour que tu lui serves de petite femme.
- Oh, que c’est ennuyeux, moi qui le ferais si volontiers avec toi ! Il va falloir me prêter.

Elle ne refusait pas et elle se levait, s’arrangeant rapidement le corps, aidée par Reine. Elle s’apprêtait à l’accompagner, lorsqu’elle exigea de lui faire une langue, et Reine y obtempéra d’autant plus volontiers qu’ainsi elle serait bien fixée si elle sentait ou non l’homme. À la question qu’elle lui en posa, Alexandra répondit que non, sans s’étonner, tant elle trouvait tout naturel de sa part, et elles partirent.

Alexandra éprouva une vive émotion, en apprenant qu’on se rendait chez mistress Gertrie, mais Reine accomplissait de tels miracles qu’elle l’eût suivie au bout de la terre. Elle fit une entrée si modeste, si gentille, si décente, que la codirectrice se demanda si vraiment cette fillette savait bien ce qu’on attendait d’elle. Clary n’était pas encore là. Les deux amies s’empressèrent d’assister Gertrie pour ranger les tasses thé, les gâteaux sur la table du salon. Rien encore ne trahissait les idées polissonnes. Gertrie allait et venait, dirigeait en maîtresse de maison plus qu’en directrice de pensionnat. Elle avait quitté sa robe de soie noire, pour se mettre à l’aise dans un déshabillé de satin jaune, qui faisait ressortir son teint mat et sa beauté de brune. Alexandra observait de la réserve. Clary apparut : elle avait aussi adopté un déshabillé de soie mauve qui adoucissait ses traits et la rendait plus avenante. Elle embrassa Alexandra dès la porte refermée et, non sans faire rougir Gertrie qui servait le thé, lui dit :
- Ah, enfin, nous allons devenir de très tendres petites amies, avec l’autorisation de ta chère Reine ! Tu ne peux t’imaginer, petite galopine, ce que tu m’inspires d’idées cochonnes.
- Clary, voulut intervenir Gertrie.
- Bah, elle a raison de ne pas se gêner, dit Reine, autrement on n’oserait plus rien.
- Je ne demande pas mieux que de vous inspirer, madame Clary, et Reine ?
- Moi, j’aime mistress Gertrie, et je prouverai devant tout le monde combien je l’aime.

Elle approcha la bouche de la sienne, et elles échangèrent une douce caresse.
- À la bonne heure, murmura Alexandra, je vois que c’est Reine qui le lui fera !
- Tu me le feras aussi, nigaude, dit Clary, après que je te l’aurai fait ! Je ne m’opposerai pas à ton plaisir, puisque tu aimes ça.
- Alexandra, intervint Gertrie, Reine m’a affirme que je pouvais avoir toute confiance en votre discrétion, vous voilà des nôtres, je pense que le secret restera bien gardé.
- Je vous le jure, mistress Gertrie, je suis trop heureuse d’être de cette fête !

Reine grignottait des gâteaux que lui offrait Gertrie, s’amusant de la voir en appétit et contente. Alexandra aussi ne s’en privait pas ; mais, les sens de Clary, surexcités par la flagellation, demandaient une satisfaction immédiate : elle tournait autour de la fillette, et expédiait à tout propos la main sous la simple robe qu’elle avait revêtue par-dessus sa chemise ; celle-ci répondait à ses agaceries par un sourire et se laissait approcher de plus en plus. Elle mangeait et buvait ; Clary lui soulevant la robe et la chemise, exhibait les fesses de leur cachette, et s’exclamait :
- Une petite femme comme Reine !

Son exclamation attira l’attention de Gertrie, qui s’approcha, examina le cul d’Alexandra, peloté avec tendresse par la main de Clary, et murmura :
- La flagellation fait du bien à tous ces astres !
- Et au tien aussi, ajouta Reine à deux genoux derrière et la retroussant pour mettre à l’air sa belle mappemonde. Vois, vois, Alexandra, ce n’est pas une lune, c’est un soleil resplendissant !

La partie s’engageait sur les feuilles de roses ; Clary mangeait le cul d’Alexandra, Reine celui de Gertrie. Clary ne s’en tenait pas longtemps à ce hors-d’oeuvre ; elle tournait de face la fillette, lui donnait à garder dans la main ses faibles voiles, lançait des langues au conin, au clitoris, au minet, se régalait de ces chairs qu’elle désirait avec tant d’ardeur. Si Alexandra n’avait pas encore le degré de formation physique, atteint par Reine grâce à l’arrosage des queues de Jean Sticker et de Fréfré, elle n’en était pas moins très séduisante et très captivante dans les trésors que celaient ses jupes !

Gertrie s’abattit sur le sol, la matinée ouverte, la chemise relevée jusqu’au cou, et Reine, rampant, lui couvrit le nombril, le ventre, le minet, le con, de chaudes caresses, tortillant le clitoris qui gonflait entre ses lèvres, se jetant par instants sur les seins pour les téter, les sucer.
- Attends, petite, s’écria Clary, délaissant Alexandra pour s’approcher de Gertrie et en repousser Reine.
- Ah non ! répliqua celle-ci, j’aime Gertrie et je ne te la cède pas.
- Qu’est-ce à dire ? Protesta Clary la saisissant par les fesses, tu prétends encore te poser ici en souveraine ! Hein, qu’est-ce que c’est, ah bah, est-ce possible ?

Elle venait de glisser un doigt vers le con de Reine, et reconnaissait son dépucelage. Reine lui tapa sur le doigt, et dit :
- Branle-moi, et tais-toi.
- Oh, ma chérie, je vais te procurer une surprise qui te comblera de joie : reviens vite sur les cuisses de ta chère maîtresse, et toi, Alexandra, passe derrière moi et fais-moi tout ce que tu voudras, pourvu que tu ne me déranges pas.

À demi satisfaite, Reine refourra la tête entre les cuisses de Gertrie, présentant ainsi le bas de son corps à Clary, qui lui repoussa les jupes sur les reins.

Sur son derrière, Reine sentit le buste de Clary, puis son ventre qui se calait comme dans le passé celui de miss Sticker, et contre ce ventre, fait extraordinaire, il y avait quelque chose qui ressemblait étrangement à la machine d’un homme.

Oh, il ne fallait s’étonner de rien ! Clary lui becquetait les épaules comme le faisait Jean : de la main, elle dirigeait dans ses cuisses le bizarre instrument qui donnait l’illusion de la virilité : il était un peu fort, elle ne le sentirait que mieux. Embrassant et léchant avec furie le con de Gertrie, lui enfonçant un doigt dans le trou de son cul, à mesure qu’elle sursautait sur les reins sous la félicité qui l’envahissait, elle se prêtait de mieux en mieux à l’oeuvre de possession de Clary.

Qu’importe le fictif, s’il remplit le même office que l’homme ! L’objet imaginé par Clary s’enfouissait dans son vagin et lui procurait mille chatouillements délicieux : la chaleur masculine y existait, et tout-à-coup, comme Gertrie se tordait sous les minettes passionnées qu’elle lui décochait, elle éprouva un gros frisson, Clary, en appuyant, venait de lui lancer dans la matrice un ingrédient liquide tiède qui la plongeait dans un vertige plein de douceur et de volupté. Une tête fourrageait par dessous, elle ne douta pas que ce fût celle d’Alexandra, voulant apporter l’ivresse de ses caresses à l’acte de possession accompli sous ses yeux.

Le délire de luxure se communiquant d’un corps à l’autre, bientôt une boule humaine se forma de ces quatre créatures, où l’on n’entendit plus que le bruit des baisers et des tendresses, hosannas d’amour, unissant dans la fièvre des désirs deux femmes faites à deux jeunes filles très vicieuses et très ardentes, renversant par cette loi d’amour l’autorité des âges et des situations acquises. Les caresses ne lassent pas : une fois l’entente conclue, Reine exerçait la suprématie des sens et, amante réelle de Gertrie, l’empêchait de courir après l’acte viril de Clary : mais Alexandra avait aussi la science du saphisme, et Clary elle-même finissait par se soumettre au joug de l’élève. Ah, quel courage fut nécessaire pour s’arracher, avant la fin de la nuit à l’orgie des sensualités ! Mais Reine, la concubine favorite, dicta la retraite et pas une voix ne la disputa sur cet ordre de sagesse.

FIN

La suite de cet ouvrage a pour titre La chute des vierges.

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS.COM d’après le roman érotique de Tap-Tap (Alphonse Momas), Par le fouet et par les verges : Les Concubines de la Directrice, Isidore Liseux [Éd. Charles Carrington], Paris, 1906, 176 pages.



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