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Les Délices du fouet

Les flagellantes : enquêtes personnelles et récits amateurs

Essai sur la flagellation et le masochisme (V)



Auteur :

Mots-clés :

Lord Dryalys (Jean de Villiot), Les Délices du fouet, précédé d’un Essai sur la flagellation et le masochisme, Éd. Charles Carrington, série « Phase de psychologie contemporaine », Paris, 1907.


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Quelques types de flagellantes. — Enquêtes personnelles et récits d’amateurs.

Il est assez facile, en général, de provoquer les confidences de flagellants, sadistes ou masochistes, surtout des seconds : il suffit de se faire passer soi-même pour un amateur. Mais cela ne suffit pas et, pour se rendre un compte exact de ce que sont les fouetteuses de profession et leurs intérieurs, il faut avoir le courage — si courage il y a — de pénétrer jusque dans l’antre. C’est ce que j’ai fait, et je dirai d’abord le résultat de mes visites ; ensuite je passerai aux quelques récits que j’ai pu me faire faire.

Un jour donc, j’écrivis à « miss Jef, bureau 68 », petite annonce que j’avais trouvée dans le Supplément. En substance, je lui confiai que je serais heureux de faire sa connaissance, ailleurs que par correspondance, et je la suppliai, pour ce faire, de vouloir bien m’indiquer un rendez-vous ainsi que le prix de ses leçons. J’ajoutai que je serais heureux d’en prendre quelques-unes et que, très indiscipliné, je me mettrais peut-être dans le cas de recevoir quelque correction de sa blanche main. J’ajoutai encore que cela ne me déplairait qu’à moitié, surtout si mon institutrice était une belle femme aux harmonieuses proportions et si possible, brune, grande et forte.

Je reçus deux jours plus tard la réponse suivante :

Monsieur,

Vous avez bien fait de vous adresser à moi si vous avez besoin de corrections manuelles. Je suis Américaine et j’ai beaucoup exercé dans mon pays. Mais comme vous paraissez tenir à l’extérieur de la femme, je dois vous dire de suite que j’ai quarante et un ans, la taille moyenne, les cheveux auburn et a good supply of bosoms [1]. Si cela vous agrée, veuillez m’indiquer l’heure à laquelle vous êtes libre, et je vous répondrai aussitôt pour vous donner mon adresse réelle. Le prix de la leçon est de cinq francs.

Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations empressées.

Miss Jef, bureau 68.

Trouvant que mon enquête valait bien la somme de cinq francs, j’indiquai mon heure à miss Jef — dont l’écriture dénotait une certaine instruction et possédait les caractéristiques de l’écriture anglaise — et, deux jours plus tard, je recevais l’adresse ainsi que quelques indications nécessaires pour trouver la porte de Mme Sylvani — ainsi s’appelait miss Jef. Je m’y rendis et me trouvai en présence d’une femme d’au moins cinquante ans, très fardée, aux cheveux auburn en effet, mais pas d’un auburn naturel. Son logement, au fond d’une cour, se composait de deux pièces dans lesquelles régnait le plus complet désordre. Elle s’en excusa, d’ailleurs, en invoquant comme prétexte une maladie de sa femme de ménage. Puis, comme nous passions dans la seconde pièce, je m’aperçus qu’elle boitait. Elle m’apprit qu’ancienne écuyère de cirque, elle avait été en butte à la jalousie de son mari et que celui-ci, en guise de dernier cadeau, lui avait logé une balle de revolver dans la jambe. Pendant ce temps, je l’examinais, et je pensais en moi-même que j’aurai bien voulu m’en aller ! Pourtant, puisque j’étais là, autant valait-il en profiter pour la faire parler. Elle était vêtue d’un peignoir grisâtre qui me parut plus ou moins propre, et elle était chaussée de pantoufles rouges.
- L’habitude, me dit-elle en souriant, est que, la première fois, on paie d’avance…

Je sortis ma thune qu’elle rangea précieusement. Elle avait encore un reste d’accent anglais, malgré sa grande facilité à parler français, et je distinguai que, jadis, cette femme avait dû être plutôt bien. Je l’interrogeai sur les circonstances qui l’avaient poussé à exercer son métier actuel, et elle en profita pour me faire un long exposé de ses malheurs. Venue très jeune en France, à quinze ou seize ans, elles s’était engagée dans un cirque comme écuyère et avait fait ainsi le tour de l’Europe, connaissant tous les succès. Puis elle s’était mariée avec un gymnasiarque qui, jaloux à l’excès, lui faisait des scènes continuelles et la rouait de coups. Pour se venger, elle le coiffait, ce qui occasionnait des scènes nouvelles… Enfin, son époux l’avait quittée pour un monde meilleur après une dernière scène de jalousie terrible au cours de laquelle, croyant l’avoir tuée, il s’était lui-même fait sauter le caisson.
- Oh ! maintenant, me dit-elle, je suis une femme très bien, très considérée. Le matin, je donne des leçons d’anglais dans une institution libre. Ça me rapporte soixante francs par mois… ce n’est pas beaucoup ! mais heureusement, le soir, j’ai des leçons pour adultes… je les préfère !

Ce disant, elle avait sorti d’un bas de placard toute une série d’instruments de flagellation. II y avait là une poignée de verges de bouleau, très sèches et très vieilles, un martinet dont trois lanières seulement étaient restées fidèles au manche, une planche à couteaux, une corde à noeuds. Elle étala tout cela sur la table. auprès d’une vieille grammaire anglaise tachée d’encre et me regarda.
- Je suis un type, commençai-je, non pas dans le genre de Napoléon ou d’Héliogabale, ainsi qu’aurait dit ce pauvre Alphonse Allais, mais un type qui préfère les paroles aux actes. Si donc cela ne vous fait rien, maintenant que vous avez mes cent sous, vous allez me laisser tous ces instruments de fouetterie tranquilles là, sur cette table, témoins muets de vos discours et vous allez me raconter de petites histoires. Cela vous est indifférent ?…
- Oh ! parfaitement, répondit-elle. Que voulez-vous donc savoir ?
- Diverses choses m’intéresseraient assez. Avez-vous beaucoup de clients pour vos leçons ?
- Mais pas mal, sans cela je ne mettrais pas si souvent des annonces dans le journal, il faut que cela me rapporte.
- Évidemment. Mais vous devez en voir de drôles, hein ?
- Oui, les clients sont drôles, et il n’y en a pas deux qui aient la même manière ! Il y en a qui aiment à être fouettés jusqu’au sang, d’autres très peu, afin que la peau rougisse seulement ; d’aucuns préfèrent les verges. d’autres le martinet, d’autres la planche à couteaux… c’est avec une planche à couteau que les bonnes soeurs fouettent…
- Ah ! vraiment, c’est av…
- Oui, on me l’a dit, du moins, mais je n’y suis pas allée voir. Il y a des clients qui veulent qu’on les bâillonne, d’autres qui aiment que je les attache, pieds et poings liés, d’autres… enfin je n’en finirais pas si je vous disais tout ce que je vois de drôle !
- Dites toujours, c’est très intéressant.
- Il y a un monsieur qui vient toutes les semaines, un riche, avec une pelisse superbe. Il se déshabille et met une robe à moi et une camisole de soie noire qu’il apporte dans un petit paquet. Puis quand il est dans cette tenue-là, il se met à faire mon ménage, et comme il faut, je vous l’assure !
- Il n’est pas venu cette semaine ? fis-je avec une envie folle de rire.
- Non, continua miss Jef avec flegme et sans relever l’ironie. C’est demain, son jour. Il y en a un autre, un tout jeune homme, celui-là, pas plus de vingt-cinq ans. C’est un ingénieur. Il aime à être foulé aux pieds, fouetté à coups de pantoufles, puis quand il a reçu une bonne raclée, il me remercie à genoux et sollicite l’insigne faveur de me lécher les pieds…
- Fi ! le dégoûtant !…
- Plus que vous ne vous l’imaginez, allez ! Figurez-vous qu’avant-hier, pendant qu’il était en train de… faire ce que je viens de vous dire, il me dit tout à coup : « Vous êtes bien gentille, madame, mais vous avez un grand tort ! — Lequel donc ? — Celui de vous laver trop souvent les pieds ! » Ça m’en a bouché un coin !
- Vous connaissez toutes les finesses de notre langue, madame ; il est vrai que depuis le temps ! Eh bien ! à moi aussi, ça m’en bouche un coin. Dites donc, quand il va être sur le point de se marier, votre jeune ingénieur, s’il se marie.., vous le voyez sortant d’ici et courant embrasser les chastes lèvres de sa fiancée ?…
- N’insistons pas ! Moi je m’en fiche après tout !…
- Je m’en doute. Et des dames, vous en voyez parfois ?
- Deux seulement, depuis que je mets des annonces, et elles ne sont pas revenues. La première avait une quarantaine d’années. Elle m’a fait causer, et était très rouge : mais elle ne s’est pas décidée à se faire fouetter !
- Tant pis pour elle ! Et l’autre ?
- L’autre a consenti, mais que de manières ! On aurait dit une petite fille qui voit le loup pour la première fois ! Pourtant elle ne semblait pas être à ses débuts, car à mesure que je la fouettais elle soupirait : « Plus fort ! plus fort ! » Si bien que je me demandais si j’allais être obligée d’aller jusqu’au sang.
- Et elles étaient bien… bien fournies, de ce côté-là ?
- Celle-là oui, elle en avait, un pétard ! Quant à l’autre, dame ! je ne l’ai pas vue, je ne l’ai même pas touchée à travers ses jupes.
- Au pensionnat où vous donnez des leçons chaque matin, vous n’avez pas à opérer de temps à autre ?
- Oh ! là là ! non, par exemple ! Elles sont bien trop mijaurées, et si elles se doutaient…
- Je comprends cela ! Et vous n’avez jamais fouetté de jeunes demoiselles, alors ?
- Si, une fois, mais pas dans les conditions ordinaires, et pourtant cela se passait ici. Voilà. Il y a quatre ans environ j’avais pour voisins, là, dans le couloir, des ouvriers qui avaient une fille de quinze ans. C’étaient des gens très bien, qui gagnaient largement leur vie et la jeune fille préparait son brevet pour l’année suivante. II faut vous dire que, dans ce temps-là, je ne donnais pas encore de leçons pour adultes, du moins de la façon qui vous intéresse. La mère qui savait que j’étais Anglaise ou Américaine me demanda si je voulais donner quelques leçons d’anglais à sa fille. Comme le prix qu’elle m’offrait était raisonnable, j’acceptai.

« Avant de commencer, la mère me prévint que sa fille avait un fort mauvais caractère et qu’elle était paresseuse, et elle m’engagea, au cas où je ne serais pas contente d’elle, à la punir très sévèrement. Effectivement, dès le début je m’aperçus que j’avais affaire à une forte tête. J’essayai d’abord la douceur, je l’encourageai à mieux travailler en la câlinant un peu, rien n’y fit. Je changeai alors de tactique et je lui donnai des pensums qu’elle ne fit pas. Je me plaignis à sa mère à qui je racontai tout ce que j’avais déjà fait pour vaincre l’obstination de sa fille et j’ajoutai que je ne voyais qu’une chose capable de la punir sérieusement : c’était la fessée. Je m’attendais un peu à ce que ma voisine se fâchât de ma proposition ; mais il n’en fut rien. Elle me dit au contraire que j’aurais dû fouetter sa fille depuis longtemps et qu’elle-même le faisait à chaque instant, cela étant la seule manière de la faire filer droit. Forte de cette autorisation, je profitai de la leçon suivante pour prévenir Andrée — c’était le nom de mon élève — qu’à la prochaine bêtise qu’elle ferait, je lui appliquerais la plus belle fessée qu’elle ait reçu de sa vie. Elle se mit à rire en haussant les épaules et me répondit qu’elle ne me craignait pas. Piquée au vif, je l’attirai contre moi, la couchai sur mes genoux et, la maintenant solidement à l’aide de mon bras passé autour de sa taille, je la troussai et la fessai vigoureusement, comme on fesse chez nous, c’est-à-dire pas seulement durant une minute à peine, mais bien pendant plus de cinq minutes. Elle criait, pleurait, suppliait, mais je ne me laissai pas attendrir, m’excitant au contraire moi-même à mesure que ma main brûlante transformait la croupe d’Andrée en une superbe tomate. Quand je m’arrêtai et relâchai la petite, quel ne fut pas mon étonnement en la voyant se jeter dans mes bras, me couvrir de baisers et se répandre en protestations de sagesse et de bonne volonté pour l’avenir ! Enchantée du résultat, je me promis bien de recommencer à la prochaine occasion qui se présenta d’ailleurs deux jours plus tard. Ce jour-là, ayant je ne sais plus à quel propos annoncé à Andrée qu’elle allait recevoir le fouet, elle s’agenouilla d’elle-même sur sa chaise, releva ses jupes et, d’un air contrit, poussa même la complaisance jusqu’à écarter les bords de la fente de son pantalon. La fessée reçue, elle recommença ses caresses de l’avant-veille et fut d’une gentillesse exemplaire tout le reste de la leçon. Alors je remarquai ceci, c’est qu’à chaque séance, elle trouvait moyen de se mettre en défaut pour se faire fouetter, puis c’étaient des caresses trop tendres, des langueurs, des mignardises, si bien que je finis par voir clairement ce qu’il en était. Le fouet excitait prodigieusement cette gamine-là et elle passait sur moi ses rages de tendresse. Aussi, peu soucieuse de continuer à favoriser son petit manège, je prévins sa mère qui l’envoya chez une de ses tantes, directrice d’une maison religieuse dans le Nord. »
- Mais pourquoi le manège de la petite ne vous plaisait-il pas ? Ça ne devait pas être désagréable si elle était jolie ?…
- Elle était jolie, trop jolie même, et on la sentait pleine de vice. Si je n’ai pas voulu continuer, mon cher monsieur, c’est tout simplement parce que je ne me sentais et ne me sens encore aucun goût pour les virginités, tout au moms celles des jeunes filles.

Là-dessus, et pendant que Miss Jef ramassait son arsenal inutile, je la remerciai et pris congé d’elle en lui souhaitant moult prospérité.

Une autre annonce m’avait frappé que j’avais prise en note :

Leçons d’anglais. — Vergès, p. r. bureau 118.

J’écrivis à peu près dans les mêmes termes qu’à Miss Jef et je reçus la réponse suivante :

Monsieur,

Malgré votre incognito, je consens à vous recevoir chez moi, afin de faire connaissance ; mais il est essentiel que vous puissiez rémunérer convenablement mes leçons. Venez donc dans l’après-midi quand il vous plaira.

Mlle Davril
10, impasse de la Trouvette.

Je me rendis à cette adresse et, au troisième étage d’un bel immeuble, je sonnai à la porte indiquée par la concierge. Ce fut une accorte soubrette qui vint m’ouvrir et qui m’introduisit dans un petit salon garni de poufs, de fauteuils, de deux chaises longues, et dont les murs étaient ornés de tableaux suggestifs.

Au bout de quelques instants, une portière se souleva et une grande et belle femme aux lourds cheveux bruns, aux yeux ombrés, aux lèvres rougies artificiellement, pénétra dans le salon et s’avança vers moi.

Un peu gêné tellement la différence était grande entre cette femme et Miss Jef, je me présentai et, sans sourire, elle m’invita à m’asseoir. Rapidement, je l’observai. Elle était vêtue d’un long peignoir en satin noir, garni de légères dentelles blanches au col, très échancré, et sur le devant. Les manches s’arrêtaient au coude et là, d’un flot de dentelles, les bras blancs jaillissaient, nus, terminés par des mains longues et très soignées. Sur le peignoir, à la hauteur du sein droit, était accrochée une chaînette d’or à l’extrémité de laquelle pendait un lorgnon. Sous le peignoir, j’apercevais deux pieds chaussés de mules noires, en chevreau glacé, ornées d’un ruban noir et d’une boucle d’argent. L’aspect général était d’un sévère voulu et, ma foi, réussi, mais qui cependant n’enlevait rien à la grâce de la belle mademoiselle Davril. Ce fut elle qui, après s’être confortablement assise et avoir croisé ses genoux l’un sur l’autre de façon à me permettre d’admirer à mon aise la cambrure hardie de ses mollets, gantés de soie noire à jour, ce fut elle, dis-je, qui reprit la première la parole.
- Ainsi donc, Monsieur, vous désirez prendre des leçons avec moi ? Est-ce bien sérieux ?
- On ne peut plus sérieux, Mademoiselle, répondis-je, sans quoi je ne serais pas là. Cependant, vous me permettrez bien de vous poser certaines petites questions avant de me décider complètement, n’est-ce pas ? Vous connaissez l’anglais ?
- Oui, Monsieur, suffisamment pour l’enseigner.
- C’est parfait, comme je vous l’ai dit, je désire l’apprendre. Mais alors, vous êtes… très sévère ?
- Très sévère, Monsieur. Je ne plaisante jamais. D’aucuns de mes élèves me nomment « main leste » et ils ont raison, car j’ai la main excessivement leste !…
- Diable !… vous m’effrayez ! Mais vous ne vous servez pas que de la main, je suppose ?
- Venez avec moi, fit-elle, et vous verrez.

Je la suivis, baignant dans les effluves parfumés qui émanaient de sa majestueuse personne et admirant en connaisseur — j’ose le dire ! — le superbe épanouissement de ses hanches. Nous pénétrâmes dans une pièce contiguë au salon et, à ma grande surprise, je me trouvai dans une sorte de salle d’école. Contre un mur, il y avait l’estrade de l’institutrice ; en face, deux pupitres d’écoliers, avec livres, cahiers, porte-plumes, etc. En outre, dans l’espace laissé vide, se trouvaient deux chaises garnies de courroies, un sofa et un chevalet de bois imitant un cheval avec son cou et sa tête grossièrement façonnés. Contre l’un des murs, encore, se dressait une petite échelle triangulaire à divers barreaux de laquelle pendaient quelques ficelles.
- Voici ma salle de cours, me dit mon hôtesse. Maintenant, voici de quoi faire travailler les paresseux.

Elle marcha vers un placard, l’ouvrit à deux battants et m’invita à en examiner le contenu, ce que je m’empressai de faire. Tout d’abord, en bas, j’aperçus, rangés l’un contre l’autre, six énormes balais de bouleau, de ceux dont se servent les balayeurs dans les rues de Paris et qu’on vend chez les droguistes.

Sur les étagères supérieures, quelques poignées de verges, tirées des balais, s’alignaient, menaçantes et contre la porte cinq ou six martinets et deux disciplines monacales se balançaient doucement, tandis que deux fines cravaches croisées en panoplie brochaient sur le tout.
- C’est mon arsenal, me dit la belle fouetteuse en souriant à demi.

Je la félicitai sur le nombre de ses armes, et l’interrogeai sur sa façon… d’enseigner.
- C’est ici que je donne mes leçons, reprit-elle après avoir fermé le placard. Mon élève prend place sur l’un de ces pupitres et moi sur l’estrade. Mes punitions sont graduées, car en tout il faut de la variété. Parfois mon élève désire que je lui adjoigne une compagne d’études, et alors c’est ma petite bonne qui vient s’asseoir sur le pupitre voisin ; mais naturellement le prix des leçons est augmenté…
- Vous avez beaucoup d’élèves, Mademoiselle ?
- Suffisamment pour ce que j’en veux faire ! Mais c’est une interview que vous êtes venu chercher, Monsieur ?
- Non, Mademoiselle, et je vous prie d’excuser mon indiscrétion. Vous me plaisez plus que je ne saurais dire, de même votre suggestive installation me fait palpiter au bon endroit, et je suis parfaitement résolu à mettre mon éducation entre vos blanches mains. Il ne me reste plus qu’à connaître un tout petit détail. Quel est le prix de chacune de vos leçons ?
- C’est cinquante francs, me répondit-elle simplement.

Je ne sourcillai pas.
- Le prix m’agrée, répondis-je. Quand pourrai-je venir prendre ma première leçon ?
- Pourquoi ne pas la prendre tout de suite ?
- Je n’aurais pas mieux demandé, chère Mademoiselle. Malheureusement, je n’avais pas compté sur ce court entretien et mes affaires m’appellent d’une façon urgente, mais après demain, à la même heure. Pourrai-je revenir ?
- Revenez après-demain, c’est entendu.

Elle me tendit la main et j’y déposai, sur les fossettes, un baiser régence. Puis la mignonne soubrette me reconduisit avec un malicieux sourire au coin des lèvres, supputant déjà, sans doute, les pourboires que lui verserait la généreuse poire que je devais être.

Elle m’attendra longtemps, sa maîtresse aussi ! Et pourtant cette dernière, verges et martinets à part, vaut carrément la peine, mais dame, cinquante francs !…

Quelques jours plus tard, passant par la rue SaintPlacide, où m’étaient signalées une certaine Mme Virginie et deux anonymes, un peu plus loin, je résolus, à titre documentaire, de rendre visite à ces dames.

Au numéro… j’entrai dans un couloir étroit et sombre au fond duquel se trouvait un escalier. Au premier, je trouvai la concierge qui semblait attendre, sur le seuil de sa loge, et m’informai du logement de Mme Virginie.
- C’est ici, tenez, juste en face, me répondit aimablement le cerbère enjuponné. Je vais vous conduire.

Elle me poussa dans une sorte de petit salon oriental tapissé d’éventails japonais ou autres et dont une chaise longue aux ressorts avachis était le plus bel ornement.
- Madame Virginie !… cria la concierge d’une voix de stentor.
- Voilà ! Voilà !… et j’entendis une dégringolade rapide de l’étage supérieur.
- La voilà !… au revoir, Monsieur ! me dit mon introductrice qui se retira en riant. Aussitôt, un petit bout de femme vêtue d’un peignoir défraîchi et plus ou moins propre et chaussée de pantoufles rouges avachies fit irruption dans le… salon. Elle se mit à repousser de ses doigts courts et un peu jaunes, dans la foule de leurs camarades, des quantités de cheveux impudents qui s’obstinaient à vouloir lui caresser la bouche.
- Mme Virginie ?
- C’est moi-même. Monsieur… à votre service !
- Merci. On m’a donné votre adresse, Madame, comme professeur d’anglais ?

Elle se mit à rire et je vis qu’il lui manquait une dent.
- Oui, d’anglais si l’on veut, fit-elle.
- Bon, je vous remercie… et quels sont vos prix ?
- C’est cinq francs par visite, Monsieur.
- Ce n’est pas trop cher. Eh bien, je vous remercie, c’est pour un ami que je suis venu me renseigner, comme je passais par là, n’est-ce pas…
- Ah !… Elle eut un air de désappointement. Alors… vous ne voulez pas rester, ce soir ?…
- Oh ! non ! je vous demande pardon, mais je vous le répète, c’est un simple renseignement qu’on m’avait prié de demander. Merci beaucoup et pardon du dérangement.

Dans l’escalier, je vis sur la porte de leur loge les deux époux concierges qui me regardaient fuir du même air navré.

Comme j’étais dans le quartier, j’en profitai pour visiter les deux anonymes, qui demeuraient à quelques pas de l’autre côté de la rue. Par un couloir et par un escalier de tout point semblables aux précédents, j’atteignis le logement de ces dames. La porte était entrouverte.

Je heurtai du doigt et une jeune femme d’une trentaine d’années, décemment vêtue et assez jolie vint m’ouvrir et me fit entrer dans une sorte d’antichambre. En face de moi une porte était ouverte qui donnait sur une pièce obscure, et là je distinguai un bruit d’étoffes froissées et de chuchotements.
- C’est bien ici, dis-je, qu’on donne des leçons de maintien ?
- Oui, Monsieur, me répondit la jeune femme qui m’avait fait entrer.
- Quel genre de leçons est-ce ? C’est sérieux ?…

Mon interlocutrice rougit et se mit à rire.
- Hum !… Sérieux.., fit-elle. Vous vous doutez bien que c’est pour s’amuser !
- Ah ! bon, oui… je m’en doutais. Et c’est vous, Madame, qui donnez les leçons ?
- Oh ! non, Monsieur… il y a deux dames.
- Quel est le prix des leçons, Madame ?
- C’est cinq francs.

Allons, bon ! décidément les prix sont plutôt modiques dans le quartier ! Il est vrai que si toutes ces dames ressemblent à Mme Virginie…
- Ne pourrait-on pas voir les professeurs ?
- Mais si, Monsieur. Elles étaient en train de s’habiller… tenez, les voici…

Une lumière brusque a jailli dans la pièce obscure, en face de moi, et voici deux apparitions accotées contre un grand lit à rideaux pourpres et se rajustant rapidement. Elles ont tout l’air de sortir de leur couche et sont vêtues de deux longs peignoirs rouges qui, entrebâillés, laissent voir leurs jambes, leurs pantalons, leurs corsets et leurs seins qui débordent… Tout cela identique. L’une est blonde, très blonde, l’autre brune, très brune. Toutes deux sont outrageusement fardées et semblent posséder chacune quelque quarante-cinq automnes. Elles me sourient tendrement, tout en achevant de rajuster leur peignoir qu’elles viennent sans nul doute d’enfiler. À quelle mystérieuse besogne pouvaient-elles bien se livrer derrière les courtines pourpres ?
- Mesdames, leur dis-je, je suis désolé de troubler vos occupations. Mais un mien ami qui adore les leçons de maintien m’avait supplié de venir vous voir, pour le prix, et je n’ai pu faire autrement…
- Mais il n’y a aucun dérangement, Monsieur ! me répond la blonde avec un fort accent méridional.
- Je vous remercie, Madame… Je vous enverrai mon ami le plus tôt possible.

Et je m’en vais, satisfait de m’en être tiré sans aménités.

Cependant, j’aurais vivement désiré en savoir davantage sur les manières des fouetteuses professionnelles dans leurs fonctions mêmes, et cela, je ne pouvais m’en rendre compte par moi-même pour plusieurs raisons. La plus importante de ces raisons, c’est que je craignais les manifestations de leur sévérité, toute de commande qu’elle pût être. J’avais — et j’ai encore — un ami à qui j’avais pu procurer quelques ouvrages secrets concernant le sujet qui nous occupe. À la façon dont il les avait dévorés et m’en avait demandé d’autres, je savais que j’avais affaire à un masochiste véritable. Je provoquai donc tout simplement ses confidences en lui racontant une abracadabrante histoire, inventée tout de go avec le brio qui me caractérise.
- Tu dois bien avoir rendu visite, insinuai-je, à quelque déesse du fouet ? Tu sais combien j’aime ces récits-là, eh bien, en échange de mes confidences fais-moi les tiennes… ou plutôt, puisque cela a l’air de te gêner, écris-moi ce que tu as à me dire, cela m’amusera et je te rendrai tes feuilles après les avoir lues.
- C’est entendu, me dit-il. Comme cela je veux bien.

C’est ainsi que, quelques jours plus tard le jeune homme en question (il a vingt-cinq ans) me glissa une enveloppe contenant le récit suivant :

Mon cher ami,

Excuse, je t’en prie, ma pusillanimité, mais il est toujours ennuyeux de raconter, même à son meilleur ami, des choses aussi intimes que celles-là ! Enfin, voici ce que je t’ai promis. J’avais choisi parmi de nombreuses annonces celle de Mme Sergine, 133, rue Rochechouart, et je me rendis chez elle un beau soir où la peau me démangeait particulièrement. Au fond de la cour, au troisième, je sonnai et une bonne m’ouvrit. Je demandai Mme Sergine ; aussitôt une seconde porte s’ouvrit et une grande et belle femme vêtue d’un long peignoir en mousseline blanche — car c’était en été — m’apparut et me dit :
- Je suis Mme Sergine. Vous désirez, Monsieur ?
- Je voudrais prendre une leçon, madame. Quel en est le prix, s’il vous plaît ?
- C’est dix francs, Monsieur. Voulez-vous entrer ?

Je m’attendais à plus que cela. J’entrai donc et, dès le début, sachant que c’est l’habitude, je lui glissai dans la main le demi-louis sollicité. J’étais dans une chambre comme sont en général toutes les chambres de femmes galantes. Des photographies couvraient la cheminée et les murs et, naturellement, les officiers et les sous-officiers dominaient. Une épaisse carpette recouvrait le parquet, les rideaux des fenêtres étaient tirés et une portière retombait sur la porte. Un grand lit bas et large, une commode, un bureau, deux fauteuils et quatre chaises meublaient la pièce. Quant à Mme Sergine, elle était grande, possédait, ainsi que j’en pouvais juger par la vue, une poitrine superbe et une croupe non moins remarquable, et portait ses cheveux bruns, très fournis, à la Boticelli. Elle m’invita à m’asseoir et à retirer ma jaquette et mon gilet, qu’elle suspendit dans un coin de la chambre.
- Comment voulez-vous que je vous donne votre leçon, mon chéri ? me demanda-t-elle. Car chaque personne a ses préférences. Il y en a qui veulent beaucoup de sévérité, d’autres très peu. L’autre jour, un de mes amis m’a amené une dame qui n’aime rien tant que d’être insultée le plus grossièrement possible pendant qu’on la fouette. Je vous dirai que ça me dégoûte, mais enfin si vous aimez ça…
- Non, répondis-je. Je n’aime pas ça. J’aimerais que vous fussiez à la fois maternelle et sévère, que vous me considériez comme votre grand bébé. Faites-moi l’école, si vous voulez, et si je ne suis pas sage vous me punirez.
- Alors mettez-vous devant ce bureau, Monsieur ! Voici du papier et un crayon, je vais vous faire une dictée, et si vous faites des fautes gare à vous !… Comment vous appelez-vous ?
- Georges, Madame…
- Bien. Georges, mon enfant, faites bien attention, je vous prie ! Je commence !…

Et elle commença. Elle me dictait quelques mots, assise près de moi, et, en se penchant pour voir ma dictée, elle m’effleurait de ses cheveux ondulés, ce qui me faisait frissonner d’aise. Tous les deux ou trois mots, je trouvais l’occasion d’en écrire un en dépit du bon sens, et cela m’attirait de sévères remontrances.
- Oh ! le vilain enfant ! disait-elle en me tirant l’oreille. Est-ce donc ainsi qu’on doit écrire ce mot-là ?… Je vous demande un peu ! Il va falloir que je vous fouette si vous continuez ! Gare à vous !…

Comme elle et moi nous ne cherchions que cela, le cataclysme (?) ne devait pas tarder à se produire.
- Venez sur mes genoux ! fit-elle tout à coup.

Elle s’assit au bord d’un fauteuil, les jambes réunies, la jupe collante, et m’attira près d’elle. Je tentai en vain de la fléchir, je la suppliai, j’embrassai ses mains agiles qui me dépouillaient en hâte de mon inexpressible, rien n’y fit. Elle devait avoir une grande habitude de la chose, car, en un clin d’oeil et sans que j’y mette la moindre complaisance, je me trouvai juché en travers sur ses cuisses puissantes, la tête et les jambes pendantes de chaque côté, le derrière proéminent…

Puis ma chemise fut troussée, chiffonnée par une main rapide et, presque aussitôt, je ressentis la cuisson d’une formidable gifle sur le bas de mes hémisphères contractés. Clic ! clac ! Rapidement, mais d’un mouvement égal, méthodique, la main sévère se leva et s’abattit sur mes fesses brûlantes bientôt et frémissantes. Cette fois, mes supplications étaient sincères mais, pas plus que pour les préparatifs, elles ne furent écoutées par mon inexorable fouetteuse. Dans la position que j’occupais, il m’était impossible de tenter le moindre effort pour me relever, d’ailleurs le bras gauche de M Sergine, roulé autour de ma taille, me maintenait solidement.
Je dus subir ainsi, suppliant et, en fin de compte, sanglotant, la cinquantaine de tapes dont se composa cette première et cuisante fessée, après laquelle les larmes aux yeux, je dus remercier ma correctrice à genoux, me reculotter et reprendre la leçon.

Deux fois encore, sans que je le veuille pourtant, je dus subir l’humiliant châtiment et, la deuxième fois, elle me le donna en m’agenouillant devant elle et en me maintenant la tête entre ses cuisses.

Tu comprendras facilement quel était mon état d’excitation nerveuse ! Une chaleur intense dévorait mes parties postérieures et ma tête, également, était en feu. J’avais honte de moi, et pourtant je trouvais dans cette honte même une volupté extraordinaire. Ces choses-là se ressentent et se racontent difficilement, tu excuseras mon peu d’habileté à les décrire !…

Après ces trois fessées consécutives, Mme Sergine m’emmena dans son cabinet de toilette et procéda au lavage, à l’eau parfumée, de mon derrière enflammé et d’autre chose non moins enflammé, puis elle me reconduisit dans sa chambre et me prit sur ses genoux, me berçant et me grondant comme un enfant. Tout à coup elle murmura à mon oreille :
- Comment veux-tu être heureux ?

J’ouvris de grands yeux car, jusqu’alors, je n’avais pas songé qu’il pût y avoir diverses manières. J’avais devant moi une femme superbe qui m’avait excité de la belle façon et je ne songeais qu’à terminer dans ses bras cette leçon si peu pédagogique. Je lui fis part de mon étonnement, et elle m’expliqua que beaucoup d’amateurs n’aimaient pas la façon naturelle d’arranger les choses et qu’il leur fallait des raffinements quelquefois bizarres. Je fis entendre à ma belle maîtresse que je n’étais point si délicat et, comme c’était avant tout une bonne fille, toute ronde elle aussi en affaires et qui ne se transformait en raffinée que par suite des tristes nécessités sociales, elle m’embrassa goulûment en signe d’approbation.

Pourtant, comme j’avais manifesté le désir qu’elle continuât jusqu’au bout son rôle de mère-fouettard, elle me fit me mettre à genoux au milieu de la pièce en attendant qu’elle eût fini sa toilette, à laquelle elle se mit incontinent. Je ne saurais te dire en quoi consistait exactement cette toilette, toujours est-il qu’elle chercha longtemps quelque objet qu’elle ne retrouvait pas. Le hasard de ses recherches voulut qu’elle se trouvât à un moment donné devant moi et, là, s’étant penchée en avant pour fouiller dans un tiroir bas, sa croupe majestueuse, revêtue seulement d’un pantalon de batiste rose tendu à craquer, se trouva à dix centimètres à peine de ma figure. Je ne pus résister à la tentation et, écartant rapidement la fente de l’intime vêtement, je pris un baiser goulu aux belles joues roses et fermes qu’il emprisonnait. Mme Sergine se retourna, courroucée.
- Je vais vous punir, polisson ! me dit-elle. Apprêtez vos fesses !…

Elles étaient toutes préparées, et je n’eus qu’à attendre. Sur le grand lit bas recouvert d’un drap pour la circonstance, ma maîtresse me força à me coucher sur le ventre, le derrière nu. Sur ma croupe ainsi étalée, elle posa une serviette mouillée qui collait étroitement à mes chairs brûlantes et me rafraîchissait délicieusement. Puis elle prit un martinet suspendu dans un coin de la pièce et se mit à m’en cingler le bas des reins. La flagellation était ainsi fort supportable.
- C’est ainsi que je prépare toujours mes élèves lorsque je veux leur infliger une verte correction ! me dit la fouetteuse. Comme cela la chair s’échauffe petit à petit et peut ensuite supporter le martinet beaucoup plus longtemps. Vous allez voir d’ailleurs !

Et je vis, effectivement. Elle retira soudain la serviette mouillée et se mit à me fouetter à tour de bras sur le derrière nu et le haut des cuisses. La douleur violente m’obligea à me rouler sur le lit pour tâcher d’éviter ses coups. Par crainte du bruit, je me mordais les lèvres jusqu’au sang pour ne pas crier. Mais, de me retourner ainsi, cela avait de terribles désagréments. Les lanières mordantes ne s’arrêtaient pas pour cela et je recevais des coups terribles sur le ventre, les cuisses et certains endroits fort délicats. Pour éviter une plus grande souffrance, je pris le parti de sacrifier mes fesses. Je me retournai sur le ventre et je m’abandonnai. Au bout d’un instant la chaleur intense produite par le fouet m’empêcha de sentir autant la douleur des coups, ceux-ci me devinrent même bientôt agréables et ce fut avec regret que je vis ma belle fouetteuse, très excitée elle-même, jeter son martinet et s’abattre près de moi sur le lit, les bras ouverts.
- Aime-moi ! murmura-t-elle…

Et, mon cher ami, je lui obéis, je te le jure, et plutôt deux fois qu’une… Le désordre de ma toilette réparé, je m’en allai, après que Mme Sergine m’eut longuement embrassé et fait promettre un prompt retour.

Dans la première pièce, la bonne m’attendait pour m’ouvrir la porte. Un peu gêné, je passai rapidement devant elle en lui glissant vingt sous dans la main. Elle fut d’ailleurs très convenable, n’eut pas le moindre sourire moqueur, et me fit une gentille révérence.

Voilà, mon cher ami une relation fidèle de ce qui m’arriva ce soir-là. Pardonne ma gaucherie à te décrire les diverses scènes qui se déroulèrent entre moi et la fouetteuse, et situ veux me faire un grand plaisir, ne me parle jamais de cette lettre-là !

Bien à toi, X…

J’obtempérai au désir de mon ami et il ne fut jamais plus question entre nous de ces confidences.

Voir en ligne : Confidences sur la flagellation (VI)

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS.COM d’après l’essai érotique de Lord Dryalys (Jean de Villiot), Les Délices du fouet, précédé d’un Essai sur la flagellation et le masochisme, Éd. Charles Carrington, série « Phase de psychologie contemporaine », Paris, 1907.

Notes

[1C’est-à-dire, une poitrine opulente.



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