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Récit érotique

Les joies de la fécondation naturelle (II)

Deuxième partie : Sarah et Corinne

par Alain Valcour

Alain Valcour, « Les joies de la fécondation naturelle », (Deuxième partie : Sarah et Corinne), Récit érotique, Paris, mai 2013.


Les joies de la fécondation naturelle

Deuxième épisode
L’Institut a besoin de mes services

Cela fait trois semaines que j’ai vendu mon sperme à l’Institut pour la Fécondation Naturelle, et les herbes reconstituantes ont fait leur effet. Je reçois un coup de téléphone de Vanessa, la doctoresse de fantaisie, qui s’enquiert de ma santé et de ma forme sexuelle.
- Vous m’avez complètement vidé, mais maintenant ça va, je rebaise.
- J’ai quelque chose pour vous. Un couple de lesbiennes, elles veulent une fille.
- Ah bon !
- Nous avons analysé votre sperme, il est OK pour engendrer une fille.
- Vous voulez dire que je n’ai pas de chromosome Y ?
- Si mais c’est une question de réactivité à l’acidité des muqueuses vaginales.
- Puisque vous avez mon sperme, vous n’avez qu’à leur en enfourner dans la chatte.
- C’est que la future mère veut une méthode 100% naturelle, elle veut être fécondée par un mâle et non par une canule.
- Curieux pour une lesbienne.
- Que voulez-vous, il faudrait demander à Freud !
- Ou plutôt à Lacan, il s’y connaissait en femmes.
- Bon, écoutez, ma cliente est une très belle femme. Très sympathique en plus. Franchement, à votre place je n’hésiterais pas. Venez donc demain à l’Institut. Nous fixerons les modalités.

C’est donc dans le rôle d’étalon et non plus de vendeur de sperme que je retourne à l’Institut. Vanessa me montre des photos de sa cliente. Une petite brune craquante avec de grands yeux bleus donnant à son regard une acuité particulière. Sur une autre photo, elle est en string, son corps est fin, nerveux et musclé. Bon, l’affaire est faite, je suis déjà prêt à accepter ses conditions, quelles qu’elles soient.
- Et c’est payé combien ?
- A la discrétion de la cliente. Vous comprendrez bien qu’un service de cette nature ne se tarifie pas sur catalogue. Et vous saurez la satisfaire, toute lesbienne qu’elle soit. Je suis persuadée qu’elle se montrera généreuse. Vous n’y perdrez pas.

Finalement, Vanessa semble connaître assez bien son boulot. Engrosser une petite lesbienne aussi mignonne, quitte à la forcer un peu si elle se montre réticente, ce qui représentera un demi-viol sur contrat et donc sans risque, paraît être une expérience assez piquante qu’il ne faut pas laisser passer. Nous décidons des rencontres préliminaires pour faire connaissance avec le couple (aïe, j’avais oublié sa "compagne"), d’une date pour le grand jour fixée à 3 jours de la pleine lune pour assurer que ce sera bien une fille.
- Et si c’est un garçon, elle avortera ?
- Cela sera son affaire, mais certainement pas chez nous. Le Respect de la Nature est le premier Principe de l’Institut.

Je prends congé, je m’apprête à sortir mais reviens vers Vanessa pour une dernière question :
- Et la reconnaissance de paternité.
- Père inconnu, sur contrat signé par vous et le couple. Les identités sont tenues secrètes et comme elles habitent à plus de 500 kms, vous aurez peu de chances de les rencontrer ultérieurement.
- Et bien, c’est parfait.

Bizarre tout de même ce contrat, car si je signe, je me reconnais comme père, et je ne sais pas comment réagirait un juge des affaires familiales. Mais je manque d’esprit critique, et je me satisfais des "garanties" données.

Troisième épisode
Sarah

Avant de raconter la fécondation, je résume les trois rencontres préliminaires.

La première a eu lieu avec le "couple". Sarah, la future mère, était aussi attirante que sur les photos, réservée, mais ferme quant à ses décisions. L’autre s’efforçait de tout diriger. C’était la militante féministe, sectaire comme on croit à tort que ce n’est plus possible, imbaisable et revêche comme une dame patronnesse. Visiblement la fécondation 100% naturelle exigée par sa copine ne lui plaisait pas. Elle m’a interrogé sur ma santé, mes habitudes sexuelles, mes antécédents familiaux et c’est tout juste si elle n’a pas voulu examiner mes dents, comme le maquignon examine celles du cheval qu’il achète. Je l’ai renvoyée au Docteur Vanessa qui m’avait déjà posé toutes ces questions et qui pourrait y répondre d’un point de vue médical. L’entretien a tourné court assez vite.

Sarah était seule pour la deuxième rencontre, intimidée. J’ai cherché à la questionner sur son travail, sur ses vacances, sur ses goûts, mais, elle me répondait le plus brièvement possible. Je lui ai parlé de moi (ce que j’évite de faire en règle générale), j’ai raconté que j’aimais les enfants (c’est faux, les gosses m’emmerdent), que j’avais eu en garde un petit neveu pendant 3 semaines, que c’est magnifique de voir se développer les facultés intellectuelles d’un enfant (j’avais lu Piaget et entendu F. Dolto à la radio dans ma bagnole tous les jours pendant des mois en allant au boulot).

Sarah ne répondant pas, j’ai laissé s’installer un très long silence. Et puis je lui ai dit (tout bêtement) qu’elle était belle. Elle s’est contentée de fermer les yeux, elle s’est laissée caresser et embrasser chastement, les épaules, le cou, les paupières. C’est cela qu’elle attendait semblait-il. (Plus on connaît de femmes, moins on en sait sur La Femme !) Mes mains ont fini sur ses seins nus, glissées sous son corsage, et mes lèvres ont longuement dégusté les siennes.

Nous avons décidé que notre rencontre suivante aurait lieu chez moi plutôt que dans le salon de l’Institut, impersonnel et qui puait l’eau de Javel et le tabac froid. Il n’était que trop clair que sa copine aurait tout saboté si nous avions décidé de nous rencontrer chez elles.
- Nos corps doivent apprendre à se connaître. C’est la doctoresse Vanessa qui l’a dit.

C’est ce qu’elle m’a dit d’entrée lorsque que je l’ai accueillie chez moi. Nous sommes alors déshabillés et la troisième rencontre s’est déroulée dans mon lit. Sarah s’est montrée gourmande de caresses. Les yeux fermés et sans que nous échangions une parole, elle a laissé mes doigts et ma langue la faire jouir trois fois. Et cela n’a pas été une jouissance furtive. Alors pourquoi cette grève de la parole ? Voulait-elle se concentrer sur ses propres sensations, ou bien marquer une distance avec moi et me rappeler que j’étais son étalon et non pas son amant ? La rencontre décisive a été prévue chez moi.

Sarah arrive à l’heure dite, épanouie, impatiente. C’est tout à fait sûr d’elle qu’elle dirige vers la chambre.
- On y va ?

Veut-elle se débarrasser d’une corvée au plus vite ? En fait non, c’est en chatte sensuelle qu’elle s’étire toute nue sur mon lit.
- Viens me faire jouir comme l’autre jour, c’était si bon.

Et c’est en vrais amants que nous commençons nos ébats. Je m’attends à ce qu’elle me réclame de suivre un programme tracé par Vanessa, mais non, elle me comble de ses caresses les plus sensuelles.
- Je suis toute chaude, viens en moi.

Je la pénètre en missionnaire. C’est la position que je préfère car elle me permet de suivre sur le visage de la femme la montée de son plaisir, et d’entrevoir la Beauté Pure du visage transfiguré d’une femme qui jouit.

Sarah est étroite comme une gamine de douze ans. (Rectification à l’intention des censeurs : "comme doit probablement l’être une gamine de douze ans". Qu’ils se disent bien que je n’ai pas d’expérience en la matière, seulement des fantasmes).

J’utilise la classique méthode chinoise qui consiste à alterner six coups lents de toute la longueur de mon sexe avec trois coups violents et brefs en allant jusqu’au fond. Les coups brefs font monter la partenaire d’un palier sur l’échelle du plaisir et les coups lents lui permettent de respirer et de goûter les sensations qui l’envahissent.

En quelques minutes Sarah jouit, je continue ma bordée de coups brefs le plus longtemps possible. C’est tout son corps qui crie de plaisir à travers sa gorge et… mes tympans. Au risque de l’étouffer, j’enserre son corps frêle pour ressentir son orgasme à travers tout le mien. Je jouis et je colle mes lèvres aux siennes pour y boire son plaisir.

Nous nous reposons, laissant nos sens et nos coeurs se calmer. Sarah pose sa tête sur mon épaule, j’écoute son souffle, je m’emplis des odeurs mêlées de nos sueurs et de nos foutres.
- Que c’était bon ! Notre fille sera très belle.
- Pour moi aussi c’était très intense. Un grand moment.

J’adore ce moment d’après l’étreinte lorsque la femme et moi rêvassons chacun de notre côté, à d’autres rencontres peut-être, tous deux pleins des sensations provenant de nos corps enlacés.

Elle promène sa main sur ma poitrine, joue avec mes poils, récupère des gouttes de sueur, descend sa main jusqu’à mon limaçon baveux qu’elle s’efforce de redresser.
- On va le refaire, pour être sûrs, et dans une autre position.
- Si ça n’a pas marché, on pourra toujours le refaire un autre jour.
- Mais ça risque de n’être pas une fille. Il faut être en phase avec la Lune.

Elle va chercher dans son sac des biscuits que Vanessa lui avait donnés. Des biscuits "biologiques" au gingembre et à la cannelle, qui nous font monter le sang au visage et nous donnent à tous les deux une nouvelle vigueur.

Le coup suivant est tiré en levrette. Je laisse tomber la méthode chinoise au profit d’une accélération continuelle et progressive pour être sûr de ne pas débander. Cette crainte n’est d’ailleurs pas justifiée car son vagin étroit et bien lubrifié me maintient dans une rigidité parfaite. J’aventure un pouce luisant de salive à l’entrée de sa rosette, elle apprécie la caresse, elle gémit sourdement, comme si l’orgasme lui remontait très lentement du ventre jusqu’à la gorge. Je m’empare de ses seins, nous jouissons ensemble, elle crie encore plus fort que la première fois, nous nous écroulons, comblés.
- Comment l’appellerons-nous ?

Ce "nous" m’inquiète. Vais-je me retrouver avec une gamine sur les bras ? Sans exclure l’hypothèse où naîtrait un garçon dont les deux folles ne voudraient pas et qu’elles me laisseraient en tant que père. Quelle idée avais-je eu de lui raconter que j’aimais les enfants !
- N’avez vous pas décidé cela avec ton amie ?
- Elle a choisi Amélie, mais moi, je n’aime pas. Puisque tu seras le père, tu as le droit de décider de son nom.
- Que penses-tu de "Corinne" ?
- Oui, c’est très bien "Corinne". J’ai une cousine que j’aime bien qui s’appelle comme cela. Cela lui fera plaisir.

En ce qui me concerne, c’est à l’assistante de Vanessa, que je pense, commettant ainsi une manière d’inceste symbolique et rétroactif.

Nous nous quittons en amants, Sarah a perdu son mutisme, mais je ne cherche pas à prolonger l’entretien car j’ai peur qu’elle ne formule des projets où je serais associé. Quant à l’anonymat soi-disant garanti par l’Institut, il avait été levé du fait des rencontres chez moi.

Epilogue
Corinne

Plusieurs mois ont passé, riches pour moi d’aventures. J’avais appris par l’Institut que la fécondation avait réussi et qu’une fille était en route.

On sonne. C’est Sarah, précédée d’un gros ventre ballonné qui lui fait monter plus haut qu’à mi-cuisses une robe de grossesse trop petite. On dirait une fille-mère.
- Regarde, c’est notre Corinne.

Ses traits sont fatigués, son teint pâle contraste avec ses cheveux noirs et ses grands yeux bleus. Son regard n’en est que plus vif et plus perçant, mais il surmonte la fatigue, éclatant d’enthousiasme. Elle s’assied sur le canapé, me tire à elle, remonte sa robe s’empare de ma main pour me faire sentir les mouvements du petit être qu’elle abrite.
- Elle est vive. Une grande amoureuse. Comme son père.
- C’est bien une fille ?
- Oui, l’échographie l’a confirmé, mais moi je le sais depuis le début. Cela fait 8 mois et 5 jours.

Elle se déshabille complètement, toute fière de la peau distendue de son ventre, de ses seins déjà gonflés dont les aréoles avant grandi.

Je déteste les femmes enceintes. Elles ne parlent que de leurs ventres qu’elles regardent béatement, comme si le monde entier se mettait subitement à tourner autour d’elles. Elles ont des malaises, des fantaisies, des dégoûts incompréhensibles, et sont le plus souvent perdues pour la bagatelle. Mais Sarah, avec sa joie communicative et son enthousiasme juvénile m’émeut profondément, même si je suis anxieux pour cette fille à naître à l’idée du monde vulgaire, violent et pollué dans lequel j’ai contribué à la jeter.
- Tu me fais l’amour ? Corinne en profitera.

C’est la première fois que je baise une femme enceinte. Ce n’est pas très commode. Son gros ventre gêne l’étreinte, mais pas les caresses. Je la prends en levrette. Elle est toujours aussi étroite mais plus pour longtemps. J’y vais doucement, de peur que son plaisir ne déclenche les premières contractions.
- Plus fort, n’aie pas peur.

Le long gémissement de plaisir que je lui connais accompagne son orgasme.

Quelques instants plus tard, ma tête est posée sur son épaule et tout en caressant ses gros seins dont j’aimerais bien goûter le lait, je lui pose une question qui m’intrigue.
- Et ton amie, est-elle heureuse ?
- Elle m’a jetée dehors de chez elle. Elle n’a pas supporté que j’ai pris du plaisir avec toi. Et puis, grâce à toi j’ai découvert comme c’est bon l’amour avec un homme.

Je pressentais la suite :
- Si on se mariait. Il lui faut un papa à notre petite Corinne. Tu pourras lui donner son bain avec tes grandes mains caressantes.
- Laisse-moi réfléchir.

Pour m’aider dans ma réflexion, elle se fait chatte tout contre moi, pose sur mes cuisses son gros ventre où Corinne est encore bien douillettement installée et m’embrasse à pleines lèvres. C’est tout réfléchi. Il m’est impossible de dire non.



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