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Par le Fouet et par les Verges

Les orgies crapuleuses et les mystères de l’Institution

Passions de jeunes Miss (Chapitre XI)



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Tap-Tap (Alphonse Momas), Par le fouet et par les verges : Passions de jeunes miss, I. Liseux, Paris, 1907. (187 p. ; 21 cm).


CHAPITRE XI

Cependant Clary était rentrée dans les bâtiments scolaires, et, sans se préoccuper de ce qui pouvait advenir de sa chère petite amie Reine, montait droit à la lingerie, où elle rejoignait Rosine. Celle-ci s’arrêtait dans son ouvrage et, les yeux interrogateurs, murmurait :
- Sir Harold ?
- Je l’ai entendu sur la route.
- Et vous n’avez pas surveillé !
- Très peu. Il ne convenait pas que je me laissasse soupçonner, j’ai vu pourtant qu’elle l’avait fait grimper sur la balustrade.
- S’il a grimpé, elle y passera. Il n’y a plus qu’à bien tenir la queue de la poêle : vous êtes décidée ?
- Oui, débarrassons-nous de ce lot de perverses, on verra après.
- Dites-donc, et nous autres ?
- Les grandes personnes ont tous les droits : les élèves n’ont qu’à se soumettre à leurs fantaisies, sans prétendre exercer les leurs. Puis, il faut enrayer cette stupidité de favoritisme, qui place une pécore au-dessus de tout le monde, en nous exposant à de terribles dangers : il importe d’obliger miss Sticker à vendre la maison, et nous y parviendrons en la plaçant en face d’une dénonciation possible. J’achèterai avec l’argent de…
- Sir Harold et de ses amis ; vous penserez à moi.
- Tu auras de quoi vivre tranquille dans ton pays.

Quand Reine, après avoir été baisée par Harold, et l’avoir ramené à la balustrade, se faufila dans sa chambre pour y faire sa toilette à fond, elle ne fut pas que peu surprise, en ouvrant la porte, d’y voir Clarisse assise, l’attendant, et qui lui dit :
- Eh bien ! ma petite, où donc te cachais-tu, que je t’ai cherchée partout, sans te dénicher ?
- Tu m’as cherchée, pourquoi ?
- Parce que je m’inquiétais. Qu’as-tu encore imaginé ?
- Moi, rien ; j’ai rêvé ! Mais, je voudrais bien travailler.
- Je te gêne ! On n’est pas plus gracieuse pour mettre les gens à la porte.

Avant que Reine ne fût sur la défensive, Clary se jetait sur elle, la retroussait et fourrait le nez dans ses cuisses.
- Ah ! j’en étais sûre, tu es bien toujours la même putain : tu as attiré cet homme et il t’a baisée.
- Comment savez-vous que j’ai vu un homme ?
- Tu pues le foutre.
- Vous n’êtes pas maligne, Clary ! Me supposez-vous une petite bête ? J’ai bien deviné que la présence du Monsieur et votre prompt départ cachaient une mystérieuse entente, j’ai compris qu’il y avait là un coup monté. Eh bien ! ce coup m’a plu, et je l’ai accepté. Que mijotez-vous là-dessus ?

Clary demeura interloquée de cette perspicacité, mais répliqua :
- Des hommes qui savent, qu’on a mis au courant de ce qui se passe dans la maison et qui veulent en profiter, sous peine de dénoncer notre défaut de surveillance et l’immoralité qui en résulte.
- On vous offre de l’argent, Clary, pour livrer des fillettes à des débauchés ! Je m’abstiens de tout commentaire, cela ne me regarde pas. L’homme que j’ai satisfait ne me déplaît pas, mais je ne veux pas être compromise. S’il doit y avoir du grabuge, décidez miss Sticker à écrire à mes parents que je suis assez savante, et que le climat de France m’est nécessaire. On a assez flagellé mon pauvre derrière dans la maison, pour l’avoir suffisamment vu : et, quant à moi, j’ai fourré le museau sous assez de jupes pour éprouver la curiosité de connaître ce que voilent celles du dehors.
- On étudiera cette question, ma petite, mais ton concours m’est trop précieux pour que je m’en prive en ce moment.
- Mon concours !
- Tu recevras ton amant ce soir ?
- Ça oui, et tu veilleras à ce que rien ne m’ennuie, où, je te le garantis, je saurai me venger. Je ne suis plus une mioche, et j’en connais assez sur toutes pour qu’on me traite avec des égards. Si j’accepte les punitions, c’est parce que ça me chatouille d’être fouettée ou flagellée, et non parce que je me soumets.
- Ton amant ne viendra pas seul ?
- Un ami accompagnera mon amant, comme ça te fait plaisir de dire, et j’avais pensé à toi pour cet ami.
- À moi, grand merci ! Je ne ménage pas la part des élèves !
- Alors, il veut déjà… quelqu’une. Qui ?
- Tu es de plus en plus perspicace.
- Laquelle ?
- La petite Lucy.
- Une enfant de onze ans, celle que miss Sticker…
- Ton dépuceleur ! Bah, ne t’inquiète pas à son sujet. Le duc Albert d’Ottinicher ne lui fera pas grand mal : il lui faut des gamines, toutes jeunettes.
- Mais, c’est épouvantable.
- Pas tant que ça ! Elle est à demi-déflorée, et le vice est assez dans son âme pour qu’elle consente à être tripotée. Il se peut que les jeux de la main… ou de la bouche lui suffisent.
- Et comment t’y prendras-tu pour la décider ?
- Ne t’en occupe pas ; ne songe plus à ce qui peut se passer dans la maison, puisque tu désires que miss Sticker engage tes parents à te retirer.
- Oh ! qu’on ne fasse pas de mal à cette pauvre petite Lucy, ni à d’autres.
- On ne leur fera que du bien.

Le complot ourdi par Clary et Rosine entrait en exécution ; Reine avait marché, on la tenait ; il fallait qu’elle favorisât le début des petites atrocités rêvées par les deux femmes ; et elle était obligée de les favoriser par la complicité qu’on lui accordait, pour recevoir les visites nocturnes d’Harold, et pour préparer son départ définitif de l’institution. Elle devenait ainsi la première dont on se débarrassait, elle, la cause de toutes les perturbations morales de la maison. Reine, d’ailleurs, commençait à s’ennuyer ; elle avait trop abusé du saphisme, et elle se sentait débordée par toutes les imitatrices qui couraient après les occasions de gougnotter maîtresse et élèves ; s’ennuyant, elle se jetait dans l’amour masculin qui se présentait en la personne d’Harold. Celui-ci avait été encore plus satisfait qu’il ne l’espérait, en enfilant la jolie Française, et il comptait bien récidiver le plus souvent possible. Instruit par son valet de chambre que dans l’Institution Sticker, il se pratiquait des scènes de débauches scandaleuses, il n’avait pas résisté à la tentation d’y participer. Sur son ordre, son domestique s’informa comment il pourrait s’y lancer dans les aventures galantes, et on lui conseilla de se promener du côté de la balustrade, où il fit connaissance de Reine. Mais il n’avait pas été le seul à être mis au courant. Très lié avec le duc Albert d’Ottinicher, un amateur effréné de fruits verts, que ses quarante-cinq ans bien employés rendaient souvent inviril, et dont il partagea nombre d’orgies crapuleuses, il ne fut pas peu étonné d’apprendre que lui aussi connaissait les mystères de l’Institution. Ils s’entendirent de suite pour en profiter. On convint que si Harold obtenait une preuve quelconque de la véracité des bruits colportés, le soir même, il s’introduirait dans la maison avec le duc. Reine lui ouvrait sa chambre : Rosine se mit d’accord avec son valet de chambre, pour faire pénétrer les deux hommes dans la maison. Oh, elle pouvait sans crainte s’engager. Aucune autorité ne s’affirmait plus dans l’intérieur des bâtiments, la nuit venue. La directrice, de plus en plus entichée d’Hilda, la gardait dans son lit ou s’enfermait dans sa chambre, la baisant comme un coq sa poule favorite.

C’eût été cynique si ailleurs il ne s’était pas passé des scènes autrement osées. Les servantes, perverties par le mauvais exemple que donnaient Clary, Nelly Grassof, Rina Dobrin et d’autres, rôdaillaient par les couloirs des chambres, guettaient les rendez-vous entre élèves, pour se glisser chez les fautives, exigeant durement d’être branlées ou gamahuchées par les minois qui leur convenaient. Si une malheureuse essayait de refuser, elle s’empressait bien vite de céder devant la volée qu’elle recevait, devant la menace d’être dénoncée devant tout le monde, dans la maison et au dehors, comme une pourriture viciant ses compagnes. Une nommée Charlotte, une belle fille de vingt-huit ans, brune et solide, une allemande, une de celles, qui, avec Jenny, avaient la poigne la plus dure pour la flagellation, s’imposait à Aline, laquelle tremblait toutes les fois qu’elle apparaissait dans sa chambre malgré son dépucelage par Jean Sticker. Il n’était donc pas difficile à Clary de trouver des aides pour la débâcle qu’elle voulait amener dans l’Institution. Peu avant qu’Harold et le duc Albert se présentassent, Clary, bien renseignée, entra inopinément chez Christya, et y surprit en flagrant délit la petite Lucy, qui la gamahuchait. Simulant la plus sainte fureur, elle attrapa l’enfant par les jambes, la jeta sous un de ses bras, et la fouetta vigoureusement, l’agonisant de sottises sur son ingratitude, qui la poussait à persévérer dans ses mauvais instincts, alors qu’elle l’avait tirée des mains de la directrice. Lucy pleurait, sanglotait, voulant se justifier, mais son petit cul claquait sous la main implacable de Clary, qui finit par lui ordonner de la suivre en chemise au cachot. Quant à Christya, elle aurait de ses nouvelles le lendemain. Celle-ci avait caché sa tête sous les draps. Elle n’ignorait pas le propre dévergondage de Clary, qu’elle refusa quelques jours auparavant de gamahucher, son goût n’y étant pas : elle savait que Jean Sticker, malgré les coups de queue, dont il l’honorait parfois, ne la défendrait pas, et elle redoutait une nouvelle flagellation plus sévère que celles déjà éprouvées. Elle ne s’interposa pas entre la surveillante générale et la pauvre Lucy qui, toute tremblante, en chemise, avec un simple châle sur les épaules, descendit dans les cachots. Ah, si elle avait vu le sourire de triomphe de Clary, combien elle se fût effrayée ! Elle se contentait de verser des larmes en silence, surprise d’être attrapée, alors que dans les chambres voisines, d’autres de ses camarades s’ébattaient aux plus savantes luxures. Le cachot où on la conduisit se trouvait situé à l’extrémité d’un couloir souterrain, et elle ne sut douter être la seule enfermée ce soir là. Elle s’étonna bien un peu qu’on la mit dans un de ceux destinés aux grandes, le lit en fer étant assez long et assez large, mais elle se laissa tomber sur les deux genoux, les mains jointes, en voyant Clary prendre le martinet qui pendait à sa ceinture, et elle l’implora pour qu’elle ne la frappât plus, jurant qu’elle regrettait d’avoir quitté son dortoir et qu’elle ne recommencerait plus. Clary, qui avait levé le bras pour la flageller, s’abstint de sévir encore sur le gentil postérieur, et se radoucit pour recommander à l’enfant d’être bien sage si quelqu’un venait la voir et lui demander de se montrer aimable, complaisante. Suivant la façon dont elle se conduirait, il ne serait plus question de sa faute. La petite Lucy comprit bien que quelqu’un de puissant dans la maison ne tarderait pas à la rejoindre pour solliciter ses bons offices de cochonne, et, heureuse d’en être quitte à si bon compte, elle promit de s’afficher très bonne suceuse, surtout si c’était la bonne madame Clary qui la visitait. Clary sourit à cette réponse et la laissa, ayant mieux à s’adresser qu’à cette gringalette. Commençait-elle à dormir, ou dormait-elle depuis longtemps ? Lucy ouvrit des yeux effarés à la vue d’une grande et forte femme, qui pénétrait dans le cachot. Elle se pelotonna d’instinct dans ses draps, et s’apeura à l’aspect de cette personne qu’elle ne connaissait pas, et qui, en dépit de son visage imberbe, lui semblait être plutôt un homme. Elle frissonna en la voyant s’asseoir sur le bord de son lit, et attirer d’une main rude ses draps sur les pieds. Son petit corps fluet et mince apparut dans toute sa gracilité enfantine, et elle rougit très fort au contact d’un doigt qui errait entre ses cuisses, se posait sur son ventre et le couvrait tout entier. Elle se souvint de la recommandation de Clary et se surmonta, demanda à l’inconnue si elle était une nouvelle maîtresse. On lui répondit affirmativement par un signe de tête, en même temps qu’on lui indiquait de se lever : elle ne se révolta pas de ce qu’on lui retirait sa chemise. Oh ! le pauvre petit corps gentillet et mignon, sans tétons et sans chat, avec son petit cul rond et bien dessiné, ses cuissettes grassouillettes, ses mollets dodus. Déjà le duc Albert, car c’était lui costumé en femme pour apprivoiser l’enfant, bavait sur ce jeune fruit, où se cicatrisait la tentative de viol de Jean Sticker ; il l’installait sur ses genoux, et il pelotait ces mièvres féminités, comme s’il eut tenu dans ses mains la plus jolie femme de la terre : il passait et repassait la main sur le visage de Lucy, s’effarouchant de ses étranges manières ; il trahissait des fébrilités de gestes qui l’inquiétaient, et où il retrouvait des symptômes du viol dont elle faillit être victime. Quoi donc, qu’avait cette femme de la fureter tout le temps avec son annulaire entre les cuisses, de la gratouiller dans la fente de son cul, et de gigoter des jambes en la faisant sauter comme un petit agneau ? Aussi, elle ne laissa pas répéter deux fois de se recoucher, heureuse de fuir des attouchements qui l’énervaient et l’épouvantaient. Et, lorsque dans ses draps, après avoir éteint la lumière de nuit qui éclairait la pièce, elle sentit son corps qui se glissait, elle eut un subit recul en reconnaissant dans ce corps tout nu, qui s’approchait du sien, le corps d’un homme, et cet homme avait sous le ventre une plus forte et plus grosse machine que celle de la directrice ; seulement elle était molle et flasque, tout en se cherchant à se placer entre ses petites cuisses. Lucy se tordit dans tout son être, tendit en avant les bras, pour repousser cet atroce contact. Pauvre mignonne, que pouvait-elle ! L’homme était robuste et l’écrasait de tout son poids : il lui pressait la tête contre la poitrine à l’étouffer, et sur cette poitrine, à la place des seins, il y avait des poils. Elle mordit, et elle reçut une violente fessée. Une fureur l’animait, elle ne voulait pas de ce qui se préparait. Elle se débattit encore davantage, avec un courage désespéré, essayant de lancer des coups de poing : elle était enserrée par les bras et par les jambes, et dans ses cuisses, elle constatait avec terreur que la machine molle et flasque se durcissait, et poussait avec rage là où la directrice la fit saigner : que faire, que faire ? Une bête féroce s’acharnait après son petit corps. Non, non, elle ne voulait pas de ça. Plus elle se défendait, plus elle succombait sous l’emprise du méchant ; et hélas, plus elle agissait, plus la machine devenait dure, plus elle la poursuivait. Elle ne pouvait remuer ni ses reins, ni ses cuisses ; cela dépassait les bornes ! Oh ! la violence de cette barre de fer qui forçait pour entrer dans son ventre ! Quel supplice et quel dégoût ! Elle préférait à cela lécher le devant et le derrière de toutes les maîtresses, de toutes les élèves ! C’était vraiment par trop fort de la martyriser ainsi ! Ah, le méchant, le méchant, il n’avait donc pas de coeur de lui donner une telle souffrance ! Elle jeta un cri déchirant qui aurait dû l’arrêter ! Un coup de poing sur la tête faillit l’assommer et la vouer pour toujours au silence. Ah, la la ! ah, la ! Elle se tenait en boule, elle luttait avec une énergie surhumaine, non, elle ne voulait pas ça, et ça ne serait pas. Oh, cette vilaine machine, dure, dure, qui s’entêtait à rester dans ses cuisses, et qui poussait, poussait ! Mais où prétendait-elle donc aller par là ? Dans un mouvement brusque elle évolua, se cramponna au lit pour se retourner, espérant que son derrière s’intercalerait et empêcherait de continuer la pression entre ses cuisses. Ah ben non ! elle ne fit que mieux offrir son petit con à l’assaut de cette saleté ! Dans une dernière inspiration, elle se secoua comme une torpille, pour déplacer sans cesse la machine, et tout à coup elle se sentit mouillée. Elle eut peur d’être assassinée, elle crut avoir blessé l’objet qui saignait à gros flots bouillants sur sa chair. Dans l’angoisse qui la saisissait, elle ne bougea plus, s’attendant à être durement châtiée ! Ah, quelle chose bizarre ! la main de son persécuteur caressait sa peau, tandis qu’il lui disait :
- Oh, la petite coquine, elle m’a fait jouir pour que je ne la dépucelle pas ! Ce sera pour une autre fois.

Voir en ligne : L’Étoile de luxure et le con d’Hilda (Chapitre XII)

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS.COM d’après le roman érotique de Tap-Tap (Alphonse Momas), Par le fouet et par les verges : Passions de jeunes miss, I. Liseux, Paris, 1907. (187 p. ; 21 cm).



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