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L’École du libertinage

Les tétons arrosés de foutre

Les 120 journées de Sodome (14e journée)



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Mots-clés :

Le Marquis de Sade, Les 120 journées de Sodome, ou l’École du libertinage, Éd. Club des bibliophiles, Paris, 1904.


XVIII — Quatorzième journée

On s’aperçut ce jour-là que le temps venait favoriser encore les projets infâmes de nos libertins et les soustraire mieux que leur précaution même aux yeux de l’univers entier. Il était tombé une quantité effroyable de neige qui, remplissant le vallon d’alentour, semblait interdire la retraite de nos quatre scélérats aux approches même des bêtes ; car, pour des humains, il n’en pouvait plus exister un seul qui pût oser arriver jusqu’à eux. On n’imagine pas comme la volupté est servie par ces sûretés-là et ce que l’on entreprend quand on peut se dire : « Je suis seul ici, j’y suis au bout du monde, soustrait à tous les yeux et sans qu’il puisse devenir possible à aucune créature d’arriver à moi ; plus de freins, plus de barrières. » De ce moment-là, les désirs s’élancent avec une impétuosité qui ne connaît plus de bornes, et l’impunité qui les favorise en accroît bien délicieusement toute l’ivresse. On n’a plus là que Dieu et la conscience : or, de quelle force peut être le premier frein aux yeux d’un athée de cœur et de réflexion ? Et quel empire peut avoir la conscience sur celui qui s’est si bien accoutumé à vaincre ses remords qu’ils deviennent pour lui presque des jouissances ? Malheureux troupeau, livré à la dent meurtrière de tels scélérats, que vous eussiez frémi si l’expérience qui vous manquait vous eût permis l’usage de ces réflexions ! Ce jour était celui de la fête de la seconde semaine ; on ne s’occupa qu’à la célébrer. Le mariage qui devait se faire était celui de Narcisse et d’Hébé, mais ce qu’il y avait de cruel, c’est que les deux époux étaient tous deux dans le cas d’être corrigés le même soir. Ainsi, du sein des plaisirs de l’hymen, il fallait passer aux amertumes de l’école ; quel chagrin ! Le petit Narcisse, qui avait de l’esprit, le remarqua, et on n’en procéda pas moins aux cérémonies ordinaires. L’évêque officia, on conjoignit les deux époux et on leur permit de se faire, l’un devant l’autre et aux yeux de tout le monde, tout ce qu’ils voudraient. Mais qui le croirait ? L’ordre était déjà trop étendu, et le petit bonhomme, qui s’instruisait fort bien, très enchanté de la tournure de sa petite femme et ne pouvant pas venir à bout de lui mettre, allait pourtant la dépuceler avec ses doigts si on l’eût laissé faire. On s’y opposa à temps, et le duc, s’en emparant, la foutit en cuisses sur-le-champ, pendant que l’évêque en faisait autant à l’époux. On dîna, ils furent admis au festin, et comme on les fit prodigieusement manger, tous deux, en sortant de table, satisfirent en chiant, l’un Durcet, l’autre Curval, qui gobèrent délicieusement ces petites digestions enfantines. Le café fut servi par Augustine, Fanny, Céladon et Zéphire. Le duc ordonna à Augustine de branler Zéphire et à celui-ci de lui chier dans la bouche en même temps qu’il déchargerait. L’opération réussit à merveille, et si bien que l’évêque voulut en faire faire autant à Céladon : Fanny le branla, et le petit bonhomme eut ordre de chier dans la bouche de monseigneur en même temps qu’il sentirait son foutre couler. Mais il n’y eut pas de ce côté un succès aussi brillant que de l’autre ; l’enfant ne put jamais chier en même temps qu’il déchargeait, et comme ceci n’était qu’une épreuve et que les règlements n’ordonnaient rien sur cela, on ne lui infligea aucune punition. Durcet fit chier Augustine, et l’évêque, qui bandait ferme, se fit sucer par Fanny pendant qu’elle lui chiait dans la bouche ; il déchargea et, comme sa crise avait été violente, il brutalisa un peu Fanny et ne put malheureusement point la faire punir, quelque envie qu’il paraissait bien qu’il en eût. Il n’y avait rien de si taquin que l’évêque. Sitôt qu’il avait déchargé, il aurait volontiers voulu voir au diable l’objet de sa jouissance ; on le savait, et il n’y avait rien que les jeunes filles, les épouses et les jeunes garçons craignissent autant que de lui faire perdre du foutre. Après la méridienne, on passa au salon où chacun ayant pris place, Duclos reprit ainsi le fil de sa narration :

« J’allais quelquefois faire des parties en ville, et comme elles étaient communément plus lucratives, la Fournier tâchait de se procurer de celles-là le plus qu’elle pouvait. Elle m’envoya un jour chez un vieux chevalier de Malte, qui m’ouvrit une espèce d’armoire toute remplie de cases ayant chacune un vase de porcelaine dans lequel était un étron. Ce vieux débauché était arrangé avec une de ses sœurs qui était abbesse d’un des plus considérables couvents de Paris. Cette bonne fille, à sa sollicitation, lui envoyait tous les matins des caisses pleines des étrons de ses plus jolies pensionnaires. Il rangeait tout cela par ordre, et quand j’arrivai il m’ordonna de prendre un tel numéro qu’il m’indiqua et qui était le plus ancien. Je le lui présentai. "Ah ! dit-il, c’est celui d’une fille de seize ans belle comme le jour. Branle-moi pendant que je vais la manger." Toute la cérémonie consistait à le secouer et à lui présenter les fesses pendant qu’il dévorait, puis à mettre sur le même plat mon étron à la place de celui qu’il venait de gober. Il me regardait faire, me torchait le cul avec sa langue et déchargeait en me suçant l’anus. Ensuite, les tiroirs se refermaient, j’étais payée, et notre homme, à qui je rendais cette visite d’assez bon matin, se rendormait comme si de rien n’était.

« Un autre, selon moi plus extraordinaire (c’était un vieux moine), entre, demande huit ou dix étrons des premiers venus, filles ou garçons, ça lui est égal. Il les mêle, les pétrit, mord au milieu et décharge en en dévorant au moins la moitié pendant que je le suce.

« Un troisième, et c’est celui de tous qui sans doute m’a donné le plus de dégoût dans ma vie. Il m’ordonne d’ouvrir bien la bouche. J’étais nue, couchée à terre sur un matelas, et lui à califourchon sur moi ; il me dépose son cas dans le gosier, et le vilain revient le manger dans ma bouche en m’arrosant les tétons de foutre. »

« Ah, ah ! il est plaisant, celui-là, dit Curval ; parbleu, j’ai précisément envie de chier, il faut que je l’essaie. Qui prendrai-je, monsieur le duc ? — Qui ? reprit Blangis ; ma foi, je vous conseille Julie, ma fille ; elle est là, sous votre main, vous aimez sa bouche, servez-vous-en. — Merci du conseil, dit Julie en rechignant ; que vous ai-je fait pour dire de telles choses contre moi ? — Et ! puisque cela la fâche, dit le duc, et que c’est une assez bonne fille, prenez mademoiselle Sophie ; c’est frais, c’est joli, ça n’a que quatorze ans. — Allons soit ; va pour Sophie, dit Curval dont le vit turbulent commençait à gesticuler. » Fanchon approche la victime ; le cœur le cette pauvre petite misérable se soulève d’avance. Curval en rit, il approche son gros vilain et sale fessier de ce petit visage charmant et nous donne l’idée d’un crapaud qui va flétrir une rose. On le branle, la bombe part. Sophie n’en perd pas une miette, et le crapuleux vient repomper ce qu’il a rendu et avale tout en quatre bouchées, pendant qu’on le secoue sur le ventre de la pauvre petite infortunée qui, l’opération faite, vomit tripes et boyaux, au nez de Durcet qui vint le recevoir avec emphase et qui se branla en s’en faisant couvrir. « Allons, Duclos, continue, dit Curval, et réjouis-toi de l’effet de tes discours ; tu vois comme ils opèrent. » Alors Duclos se reprit dans ces termes, tout enchantée au fond de l’âme de réussir aussi bien dans ses récits :

« L’homme que je vis après celui dont l’exemple vient de vous séduire, dit Duclos, voulait absolument que la femme qui lui fut présentée eût une indigestion. En conséquence, la Fournier, qui ne m’avait prévenue de rien, me fit avaler à dîner une certaine drogue qui ramollit ma digestion et la rendit fluide, comme si ma selle fût devenue la suite d’une médecine. Notre homme arrive, et après quelques baisers préliminaires à l’objet de son culte, dont je ne pouvais souffrir le retardement à cause des coliques dont je commençais à être tourmentée, il me laisse libre d’opérer. L’injection part, je tenais son vit, il se pâme, il avale tout, m’en redemande encore ; je lui fournis une seconde bordée, bientôt suivie d’une troisième, et l’anchois libertin laisse enfin dans mes doigts des preuves non équivoques de la sensation qu’il a reçue.

« Le lendemain, j’expédiai un personnage dont la manie baroque aura peut-être quelques sectateurs parmi vous, messieurs. On le plaça d’abord dans la chambre à côté de celle où nous avions coutume d’opérer et dans laquelle était ce trou si commode aux observations. Il s’y arrange seul. Un autre acteur m’attendait dans la chambre voisine : c’était un cocher de fiacre qu’on avait envoyé prendre au hasard et qu’on avait prévenu de tout. Comme je l’étais également, nos personnages furent bien remplis. Il s’agissait de faire chier le phaéton positivement en face du trou, afin que le libertin caché ne perdît rien de l’opération. Je reçois l’étron dans un plat, j’aide bien à ce qu’il soit déposé tout entier, j’écarte les fesses, je presse l’anus, rien n’est oublié par moi de tout ce qui peut faire chier commodément. Dès que mon homme a fait, je lui saisis le vit et le fais décharger sur sa merde, et tout cela toujours bien en perspective de notre observateur. Enfin, le paquet prêt je vole à l’autre chambre. "Tenez, gobez vite monsieur, m’écriai-je, il est tout chaud !" Il ne se le fait pas répéter ; il saisit le plat, m’offre son vit que je branle, et le coquin avale tout ce que je lui présente, pendant que son foutre exhale sous les mouvements élastiques de ma main diligente. »

« Et quel âge avait le cocher ? dit Curval. — Trente ans à peu près, dit Duclos. — Oh ! ce n’est rien que cela, répondit Curval. Durcet vous dira quand vous voudrez que nous avons connu un homme qui faisait la même chose, et positivement avec les mêmes circonstances, mais avec un homme de soixante à soixante-dix ans qu’il fallait prendre dans tout ce que la lie du peuple a de plus crapuleux. — Mais il n’est joli que comme cela, dit Durcet dont le petit engin commençait à lever le nez depuis l’aspersion de Sophie ; je parie, quand on voudra, le faire avec le doyen des invalides. — Vous bandez, Durcet, dit le duc, je vous connais : quand vous commencez à devenir sale, c’est que votre petit foutre bouillonne. Tenez ! Je ne suis pas le doyen des invalides, mais pour satisfaire votre intempérance je vous offre ce que j’ai dans les entrailles et je crois que cela sera copieux. — Oh, ventredieu ! dit Durcet, c’est une bonne fortune que cela, mon cher duc. Le duc acteur se rapprochant, Durcet s’agenouille au bas des fesses qui vont le combler d’aise ; le duc pousse, le financier avale, et le libertin, que cet excès de crapule transporte, décharge en jurant qu’il n’eut jamais tant de plaisir. » « Duclos, dit le duc, viens me rendre ce que j’ai fait à Durcet. — Monseigneur, répondit notre historienne, vous savez que je l’ai fait, ce matin, et que vous l’avez même avalé. — Ah ! c’est vrai, c’est vrai, dit le duc. Eh bien ! Martaine, il faut donc que j’aie recours à toi, car je ne veux pas d’un cul d’enfant : je sens que mon foutre veut partir, et pourtant qu’il ne se rendra qu’avec peine, moyen en quoi je veux du singulier. » Mais Martaine était dans le cas de Duclos ; Curval l’avait fait chier le matin. « Comment, double dieu ! dit le duc, je ne trouverai donc pas un étron ce soir ? » Et alors Thérèse s’avança et vint offrir le cul le plus sale, le plus large et le plus puant qu’il fût possible de voir. « Ah ! passe pour cela, dit le duc en se postant, et si dans le désordre où je suis cet infâme cul-là ne fait pas son effet, je ne sais plus à quoi il faudra que j’aie recours ! » Thérèse pousse, le duc reçoit ; l’encens était aussi affreux que le temple dont il exhalait, mais quand on bande comme bandait le duc, ce n’est jamais de l’excès de la saleté qu’on se plaint. Ivre de volupté, le scélérat avale tout et fait sauter au nez de Duclos qui le branle les preuves les plus incontestables de sa mâle vigueur. On se mit à table, les orgies furent consacrées aux pénitences. Il y avait cette semaine-là sept délinquants : Zelmire, Colombe, Hébé, Adonis, Adélaïde, Sophie et Narcisse. La tendre Adélaïde ne fut pas ménagée. Zelmire et Sophie rapportèrent aussi quelques marques des traitements qu’elles avaient éprouvés, et sans plus de détails, puisque les circonstances ne nous le permettent pas encore, chacun fut se coucher et prendre dans les bras de Morphée les forces nécessaires à resacrifier de nouveau à Vénus.

Voir en ligne : 15e journée :
- La pucelle et le vieux notaire

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS d’après le roman érotique du Marquis de Sade, Les 120 journées de Sodome, ou l’École du libertinage, Éd. Club des bibliophiles, Paris, 1904.



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