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Éloge du sein des femmes

Les tétons des Anglaises et des négresses

Ouvrage curieux (Chapitre VI)



Auteur :

Mercier de Compiègne, Éloge du sein des femmes, Chapitre VI : « Des contrées où les femmes sont le mieux partagées de tétons », Ouvrage curieux dans lequel on examine s’il doit être découvert, s’il est permis de le toucher, quelles sont ses vertus, sa forme, son langage, son éloquence, les pays où il est le plus beau et les moyens les plus sûrs de le conserver, Éd. A. Barraud, Paris, 1873.


CHAPITRE VI
DES CONTRÉES OÙ LES FEMMES SONT LE MIEUX PARTAGÉES DE TÉTONS.

C’est ici qu’il nous faudrait les talents de Tavernier, de Paul Lucas, de Levaillant, de Christophe Colomb, de Bougainville et de Pallas, il faudrait avoir vu tous les pays du monde pour décider quels sont ceux pour lesquels les tétons viennent le mieux, et je n’ai voyagé qu’en Suisse et en Allemagne. J’ai vu à Neufchatel et à Berne les tétons les plus jolis que l’on puisse voir, très-bien apprivoisés, et qui, dans le tête-à-tête, ne se refusaient jamais à l’hommage que les mains voulaient leur rendre.

Le Corrége, l’Albane, le Titien, prirent le type des beautés qu’ils peignirent, dans les Italiennes de leur temps. Rome et son territoire en offrent encore d’éclatants exemples ; et, à l’âge du retour, les Romaines ont de superbes épaules. Mais c’est en Sicile et en Toscane, à Florence et à Sienne, même à Venise, que naissent les plus séduisantes beautés de l’Italie ; car, dans la Lombardie et le voisinage des Alpes, les formes plus volumineuses et plus massives, sont bien moins enchanteresses. Les belles Françaises vivent surtout vers Avignon, Marseille, et dans l’ancienne Provence, peuplée jadis par une colonie grecque de Phocéens. Plus au nord, le sang des Cauchoises, des Picardes et des Belges est plus beau, et la peau est d’une blancheur plus éclatante, mais il y a certainement moins de finesse dans les contours et de délicatesse dans les formes. A Paris, l’on rencontre en général moins de beautés que de grâces dans la démarche et toutes les manières. Les Marseillaises et la plupart des Languedociennes ont aussi moins de gorge que les Normandes, les Belges, les Suissesses. Les plus grandes beautés de l’Espagne sont dans l’Andalousie et à Cadix : on les dit très-exigeantes en plus d’un genre, capricieuses, et pourtant très-constantes dans leur attachement ; elles concilient le dérèglement des mœurs avec l’observance la plus scrupuleuse des devoirs religieux. La ville de Guimanarez et ses environs sont peuplés des plus charmantes Portugaises, la plupart courtes et vives, qui présentent en général beaucoup de gorge, tandis que les Castillanes n’en ont presque pas. Toutes ont ces beaux yeux noirs, cette taille svelte et souple, ce teint pâle, cet air sérieux, dédaigneux même, qui peuvent enflammer les grandes passions, et rebuter les hommages frivoles et vulgaires.

On connaît le teint éblouissant, les traits expressifs, la physionomie fine et touchante des Anglaises ; plusieurs ont la gorge et l’élégant corsage des Normandes ; elles sont presque toutes blondes, quelquefois même rousses. En Écosse, leur teint devient d’un blanc fade comme aux Hollandaises : mais celles-ci montrent souvent de l’embonpoint, beaucoup de gorge, une carnation pâle et molle. De toutes les Allemandes, les Saxonnes emportent le prix de la beauté ; on ne rencontre peut-être pas un laid visage dans le territoire d’Hildesheim ; le teint charmant de tous les habitants fait dire en proverbe que les femmes y croissent comme les fleurs. Quoique les Autrichiennes ne soient pas laides, les Hongroises paraissent généralement plus belles ; mais, dans toutes les nations germaniques, elles pèchent souvent par un excès d’embonpoint.

À Gratz, en Styrie, une infinité de femmes et de demoiselles ont des amants et en changent publiquement sans qu’on y trouve à redire ; cependant elles sont très-dévotes. Les femmes y ont un beau teint blanc, de gros tétons, mais un peu trop massifs.

Plus au nord, les Polonaises méritent d’être remarquées. Elles ont la blancheur mais aussi, dit-on, la froideur de la neige. Les femmes russes sont, au contraire, fort amoureuses, mais l’abus des bains de vapeur, ou plutôt l’atmosphère chaude où elles vivent, rend bientôt mous et flasques tous leurs appas ; sous leurs chaudes pelisses elles couvent d’ardentes passions, aussi les accuse-t-on de préférer toujours en amour le physique au moral.

Les Albanaises sont plus agréables que les Morlaques ; celles-ci portent une peau tannée, de longues mamelles pendantes, avec un mamelon noir.

On trouve à Dresde, à Leipsik, à Halle, de simples grisettes dont les tétons blancs, rebondis et bien taillés, seraient capables d’orner le sein des reines du monde ; la Saxe est surtout le climat où ces dariolettes sont de la meilleure qualité. Il paraît que le sexe de la Souabe est aussi abondamment pourvu de ces attraits, si l’on en doit croire l’apologie qu’a faite d’eux certain étudiant de l’université de Tubingue, et que l’on a trouvée écrite à la tête de son Corpus juris civilis :

Hæc Tubingiacis dos est perpulchra puellis,
Ubera magna, pudor tenuis, vulvæque patentes,
Res angusta domi, foris ampla, et splendida dixi.

Si nous en croyons la comtesse d’Aulnoy, les Espagnoles n’ont point de gorge et n’en veulent point avoir ; voici comme elle en parle : « C’est une beauté pour les dames espagnoles de n’avoir point de gorge, et elles prennent de bonne heure des précautions pour l’empêcher de venir. Lorsque le sein commence à paraître, elles mettent dessus de petites plaques de plomb, et se bandent comme les enfants que l’on emmaillote. Il est vrai qu’il s’en faut peu qu’elles n’ayent la gorge aussi unie qu’une feuille de papier, à la réserve des trous que la maigreur y creuse, et ils sont toujours en grand nombre. »

Plaignons l’aveuglement de ces Espagnoles qui outragent la nature, en refusant des bienfaits dont elle est si avare ; plaignons aussi ces Françaises que la manie de revêtir les habits d’homme porte tous les jours à détruire ce chef-d’œuvre si gracieux et si attrayant de leur sexe ; le délire de cette espèce d’hermaphrodites me fait pitié et m’irrite. Vite, éloignons cette idée affligeante en admirant les beaux tétons de l’Angleterre. Tous les connaisseurs qui ont voyagé dans cette partie de l’Europe s’accordent à dire que la Grande-Bretagne est la mère nourrice des beaux tétons. Voilà ce que Le Pays écrivait de Londres à un de ses amis :

« Ce que nous avons vu de plus qu’à Paris, ç’a été un grand nombre de fort belles femmes, qui sont toutes copieusement partagées de tétons. Comme c’est une marchandise qui est ici à grand marché, et assez précieuse en France, nous avions résolu d’en acheter un bon nombre, et de vous les envoyer tous dans une barque, attachés deux à deux avec du ruban couleur de feu, qui est ici, comme vous savez très-beau et en très-grande abondance. Nous étions persuadés que cette marchandise vous plairait, et que vous seriez bien aise d’en fournir à quantité de vos amies, qui en ont bon besoin, et qui les achèteraient volontiers. Mais comme les commis des Traites foraines ne laissent rien passer sans le visiter, nous avons changé de dessein, sachant fort bien que c’est une marchandise qui se gâte, pour peu qu’on la visite, et qu’ainsi elle auroit bientôt perdu toute sa beauté et tout son éclat quand elle seroit entre vos mains. »

Dans une autre lettre qu’il écrit de la même ville à une dame, il lui donne cette commission :

« Dites à Mme de la L. G. que si elle étoit en Angleterre, elle ne seroit pas la reine des tétons, comme elle l’est à…, puisque les dames de ce royaume en ont qui ne cèdent point aux siens. La différence qu’il y a, c’est qu’on patine les tétons d’Angleterre dès la première connoissance, et sans grande cérémonie ; que pour elle, elle ne laisse pas seulement voir les siens après six mois de soins et de services. »

Pavillon, dans un endroit de sa lettre à Mme Pelissari, sur le voyage de sa fille en Angleterre, dit :

« Le défunt pays de Cocagne, de très-heureuse mémoire, ne valoit guère mieux que celui-ci.

Le Prince [1] qu’en sa cour peu de monde environne,
Peut être aisément abordé :
Il n’est presque jamais gardé
Que par le seul respect qu’on porte à sa personne.
On le voit aussitôt qu’on vous a présenté.
Malgré l’éclat de la couronne,
Celui que sa grandeur étonne,
Est rassuré par sa bonté.
Ses sujets sont dans l’opulence.
Ses champs produisent à souhait,
Et vous ne sentez sa puissance
Que par les biens qu’elle vous fait.
La terre sans impôts et le ciel sans colère
Nous laissent en repos jouir de notre bien.
Le Roi ne lève presque rien,
Et Jupiter n’y tonne guère.
Tout votre sexe à cheveux blonds,
À teint de lys, à beau corsage,
Magnifique en habits, en train, en équipage,
Fait marcher devant son visage
Une infinité de tétons.

Il dit encore dans un autre endroit de la même lettre :

« Nous mènerons au premier jour votre fille à Windsor ; c’est un lieu charmant où le bon roi Stuart tient maintenant cour plénière. Elle prétend lui demander un don, qui est la réformation des tétons dans toute l’étendue de son royaume, suivant le modèle qu’elle lui en présentera elle-même. Vous saurez, madame, qu’en tous ces quartiers, la plupart des tétons, sous prétexte qu’ils sont blancs comme neige, n’ont point honte d’aller tout nuds dans les rues, et qui plus est, de se baiser hardiment à la vue de tout le monde, sans crainte de Dieu et des hommes. Les gens du pays pensent que cette réforme sera facile à établir, parce que les tétons de ce territoire étant de leur nature fort dociles, on peut aisément les réduire à en faire tout ce qu’on voudra. »

Avant de finir, je dois encore dire que j’ai vu dans des couvents toutes sortes de beaux tétons ; il est vrai que ce n’est que la figure et non la forme. J’y ai trouvé des tétons naissants et des tétons formés, où rien ne manquait que la permission de les voir à découvert et de sentir s’ils étaient durs. Peindrai-je ces touffes de lys et de roses mollement comprimées par la guimpe, ces sphères de neige qui croissaient à l’ombre des autels, et qui ne pouvaient être accessibles qu’aux doigts sacrés du pater et du directeur, ou d’un jardinier discret et charmant ? Comme je ne produirais rien de neuf et de piquant dans ces descriptions d’objets que j’ai toujours aimés, et que j’ai très-rarement vus, tels que ma muse les voudrait peindre, je crois plus sage de renvoyer mon lecteur, pour qu’il n’y perde rien, aux friandes peintures qu’en ont faites Voltaire, dans sa Pucelle, Piron, Dorat, et autres poëtes érotiques modernes, et je me borne à dire : vive un sein de couvent !…

Ceci me remet dans l’esprit un sonnet pour une belle personne, à qui les tétons étaient venus depuis qu’elle était religieuse.

Ci gisent les tétons de la jeune Sylvie,
Pitoïable passant, admire et plains leur sort.
Ils n’avoient pas du ciel encor reçu la vie,
Qu’on les avoit déjà destinez à la mort.
 
On ne consulta point leur naturelle envie :
Leur courroux fait bien voir qu’on leur a fait grand tort,
Puisqu’on les voit s’enfler contre la tyrannie
Qui les mit au tombeau par un barbare effort.
 
Mais ce qui te fera plaindre leur aventure,
C’est qu’on les tient vivants dans cette sépulture,
Comme étant convaincus d’un horrible forfait.
 
Tout leur crime pourtant n’est que d’avoir sçu plaire ;
Peur moi, ne voyant pas quel mal ils avoient fait,
Je crois qu’on les punit de ceux qu’ils pouvoient faire.

Si des Européennes nous passons aux femmes de la race, où plutôt de l’espèce nègre, nous leur trouverons généralement une disposition extrême à la lasciveté et même une conformation particulière dans les organes sexuels. Comme cette espèce d’hommes est moins propre au développement des facultés intellectuelles, elle est aussi plus disposée aux fonctions purement animales, et la plupart des nègres sont bene mutonati. Les négresses paraissent conformées dans la même proportion, de sorte que les européens les trouvent fort larges. Toutes ont, comme on sait, une gorge très-volumineuse, et bientôt molle et pendante, même dans les climats où l’on ne peut pas en accuser la chaleur atmosphérique, comme au nord des États-Unis ; mais ce qui surtout les distingue de la race blanche, c’est le prolongement naturel des nymphes, et quelquefois du clitoris, bien moins commun chez les femmes blanches que chez les négresses.

Les femmes cafres, les mieux constituées de toutes les négresses, et les plus fortes, ont un caractère plus ardent et plus viril ; les négresses joloffes et mandingues, sans être aussi bien formées, et avec un sein plus tombant, une transpiration d’odeur porracée, paraissent cependant encore agréables dans leur première jeunesse. Leur peau est douce et soyeuse comme le satin. Mais elles déploient une lubricité et des passions inouïes dans nos climats ; elles semblent porter dans leur sein enflammé tous les feux de l’Afrique. Pour exciter davantage l’ardeur de l’homme, les Égyptiennes coptes se frottent les parties sexuelles de parfums stimulants, comme d’ambre, de civette et de musc. Aussi, un proverbe des Turcs dit : Prends une blanche pour les yeux ; mais pour le plaisir, prends une Égyptienne, ou une négresse.

On convient cependant que les négresses sont excellentes mères ; la plupart ont beaucoup de lait ; les mamelles des Égyptiennes étaient renommées par leur volume extrême dès le temps de Juvénal :

In Meroe crasso majorem infante papillam.

À la Nouvelle-Hollande, la parure d’une belle Malaie consiste toute en sa peau, étrangement bariolée de piqûres de diverses couleurs, et c’est ce qu’on appelle tatouage ; toutes ont soin d’assouplir leur peau par le bain et par l’huile de coco ; elles se vêtissent de tissus de feuillage ou d’écorces légères qui ne dérobent point la vue de leurs charmes secrets. Elles n’ont pas toujours la gorge pendante des négresses ; elle est même assez petite dans les premiers temps de la puberté.

Ne pensons pas que les négresses soient toujours dépourvues de beauté ; elles ont aussi leur prix. On en a vu de fort jeunes, ayant un nez droit et presque aquilin, et avec une figure qui, si nous en exceptons la couleur, n’aurait pas déparé une Européenne : on n’y remarquait point cette vilaine moue des Éthiopiens ; l’avancement des joues y était presque insensible, et le sein, parfaitement placé, n’y était pas flasque et pendant, mais d’une agréable rotondité. Considérons ces lèvres d’un rouge éclatant de corail sur un fond d’ébène soyeux, cette petite bouche, qui ressemble à un bouton vermeil et frais de rose, posé sur du velours noir ; contemplons cette double rangée de perles brillantes, ces grands et beaux yeux pleins de feu ; admirons la douce aménité du visage, cette suavité des formes, cette voluptueuse flexibilité, ce balancement, cette souplesse dégagée de tous les mouvements, bien plus sensible dans les négresses que dans les Européennes ; et s’il m’était permis de peindre tant d’autres attraits qui ne sont ordinairement couverts, dans ces esclaves infortunées, que du voile de la simple innocence, à combien de femmes laides, quoique blanches, paraîtraient-elles préférables pour des yeux non prévenus !

Voir en ligne : De l’éloquence des tétons (Chapitre VII)

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS.COM d’après l’ouvrage de Mercier de Compiègne, Éloge du sein des femmes, Chapitre VI : « Des contrées où les femmes sont le mieux partagées de tétons », Ouvrage curieux dans lequel on examine s’il doit être découvert, s’il est permis de le toucher, quelles sont ses vertus, sa forme, son langage, son éloquence, les pays où il est le plus beau et les moyens les plus sûrs de le conserver, Éd. A. Barraud, Paris, 1873.

Notes

[1C’est Charles II, prince aussi salace, aussi voluptueux que nos Henri III, Charles VII, Henri IV et François Ier. Le C. Mercier, auteur de l’An 2440, et de tant de drames, a fait sur ce prince un drame intitulé : Charles II dans un certain lieu. Il n’a point avoué cette production, mais nous assurons qu’elle est de lui. Un nommé Brémont a fait l’histoire scandaleuse des amours de ce roi avec Miladi Castelmaine, duchesse de Keweland et la femme de Milord Canduche, dans un petit roman allégorique intitulé Hattigé, ou les amours du roi de Tamaran, Cologne 1676. 1 vol. in-16 de 120 pages. Le duc de Buckingham joue un beau rôle dans cette chronique scandaleuse.



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