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Charles Sackeville

Lesbia - Amours secrètes d’un gentleman

Roman érotique (chapitre 1)



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Toutes les versions de cet article :

Charles Sackeville (Edward Sellon), Amours secrètes d’un gentleman, traduit de l’anglais The New Epicurean or the Delight of Sex, [London, 1865], Paris, 1890.


AMOURS SECRÈTES D’UN GENTLEMAN

LESBIA

Tu me demandes, charmante Lesbia, d’adoucir un peu tes ennuis en te racontant quelques uns de mes caprices. Comme j’ai toujours été ton esclave, je me hâte d’obéir. Il faut te dire, chère petite, que pour les servir j’ai à ma disposition plusieurs dames complaisantes que je paie en conséquence.

Mardi dernier, j’étais étendu paresseusement sur un sofa, absorbé dans la lecture du charmant ouvrage de Diderot La Religieuse, quand la sonnette se fit entendre. Je me relevai vivement et allai ouvrir.

Devant la porte était arrêtée une voiture bien connue de moi et dont le sémillant cocher était Madame R… elle-même. Un imperceptible mouvement des sourcils et un geste de son fouet vers l’intérieur de sa voiture m’apprirent ce que je voulais savoir. Alors, m’étant assuré que nous n’étions pas observés, je murmurai tout bas : « dix heures » et j’ouvris la portière.

« Venez mes chéries !… » Et deux délicieuses créatures, coquettement habillées, avec les plus jolis petits chapeaux du monde et d’amples robes descendant à peine jusqu’aux jarretières s’élancèrent à cet appel dans mes bras. Un instant après, nous étions tous trois dans le jardin.

La plus âgée de ces deux amours de jeunes filles était une blonde aux cheveux d’or ; des yeux doux du plus joli bleu, un petit nez légèrement retroussé, des lèvres d’un rose vif et des dents perlées complétaient le plus délicieux visage. Elle avait juste seize ans.

Sa compagne, une piquante brunette avec des yeux très noirs, des cheveux d’ébène et un teint de rose incarnate en avait quinze.

Quand je t’aurai dit que leurs formes étaient parfaites leurs manières cultivées et élégantes, tu conviendras avec moi que Madame R… avait fait un excellent choix.
- Maintenant, mes amours, leur dis-je en les embrassant, qu’allons-nous faire d’abord ? Avez-vous faim ? Voulez-vous manger ?

Cette offre parut leur donner grande satisfaction et les prenant toutes deux par la taille je les conduisis à ma chambre. Pâtés, fraises à la crème, abricots disparurent en moins d’un instant. Tandis qu’elles mangeaient, je les explorais, caressant le derrière velouté de la jolie brunette, ou introduisant mon doigt dans le con à peine ombré de la belle blonde.

Cette dernière s’appelait Blanche et l’autre Cerise.

J’étais transporté de plaisir et me tournant de l’une à l’autre, je les couvrais de baisers. La collation enfin terminée nous allâmes dans le jardin où je leur fis voir toutes les curiosités sans oublier la statue de l’impudent Priape dont la grotesque apparence les fit beaucoup rire, avec son vit tout redressé ; puis je proposai de les balancer un peu sur l’escarpolette.

Je pris soin, pour bien mettre en vue leurs jolis derrières, de les asseoir sur le bord du siège, et comme leurs robes étaient très courtes, à chaque fois que je lançais en l’air la balançoire, j’avais une vue complète de ces deux globes si blancs au milieu desquels on apercevait les jolies petites fentes roses, puis les chers petits pieds, les jambes délicieuses ! Quoi de plus beau ! Mais la vue était trop tentante : nous avions chaud tous les trois, moi de les avoir balancées, elles du vin qu’elles venaient de prendre ; aussi fûmes-nous bientôt d’accord pour nous diriger vers un endroit retiré où se trouvait une petite piscine construite en marbre, profonde seulement de quatre pieds.

Bientôt nous étions nus jouant dans l’eau ; je pus alors embrasser d’un seul coup d’œil toutes leurs beautés : les petits seins pointus commençant à pousser, les épaules d’ivoire, les tailles si mignonnes, les magnifiques hanches, les derrières à fossettes, les cuisses potelées et les ventres à la peau satinée et si blanche !

En un instant mon vit fut droit et ferme ; je le mis dans leurs mains, j’embrassai et caressai leur con, je les gamahuchai et alors l’impertinente Cerise s’emparant de mon vit à tête rouge le mit dans sa bouche rose et roula sa langue alentour d’une telle façon que je faillis m’évanouir de plaisir.

Je m’étendis ensuite sur le gazon : Blanche à califourchon sur moi, ma langue collée à sa rose ; Cerise à cheval aussi, un peu plus bas, et l’un de mes doigts dans son bouton de rose. Les mains de la délicieuse brunette n’étaient pas paresseuses non plus ; de la droite, elle jouait avec mes boules, de l’autre chatouillait délicieusement la région située au-dessous.

Mais la nature ne résiste pas longtemps à une telle excitation ; changeant de position, je fis mettre ma jolie Blanche à genoux, tandis que Cerise faisait pénétrer mon vit tout humide de sa salive dans le charmant petit conin de celle-ci.

Elle était étroite, mais non vierge, de sorte qu’après un ou deux coups de reins je l’enfonçai jusqu’à la garde. Pendant ce temps, Cerise me chatouillait et frottait son beau corps sur le mien. Bientôt Blanche commença à jouir et à soupirer tout haut : « Oh ! oh ! cher Monsieur… m’y voici… oh ! je m’évanouis… je meurs… » Et lorsque la douce liqueur l’inonda, elle s’affaissa sur le gazon. Dès qu’elle fut un peu remise, nous nous plongeâmes de nouveau dans la piscine pour laver la rosée d’amour dont nous étions couverts.

Nous passâmes ainsi dans l’eau les plus chaudes heures de l’après-midi, puis nous nous habillâmes. Le soleil était disparu depuis longtemps déjà et le soir commençait à répandre ses ombres ; je proposai donc de rentrer dans la villa où j’amusai mes jeunes amies en leur montrant un superbe album de gravures érotiques. Mais ne va pas croire que mes mains étaient dans l’oisiveté : toutes deux étaient glissées sous leurs robes. Cerise avait mis une des siennes dans mon pantalon et manipulait ma queue avec une ardeur qui m’amusait beaucoup ; j’en découvris bientôt la raison, car elle me dit, en faisant une adorable moue : « Vous aimez mieux Blanche que moi ! »
- Mais non, mon petit ange ! Je vous aime toutes les deux, dis-je en riant de tout mon cœur à cet accès de jalousie de la petite chatte.
- Ah ! oui, vous pouvez rire, s’écria Cerise, mais je ne vois pas pourquoi je ne serais pas baisée aussi bien qu’elle !…
- Ah ! c’est là où tu veux en venir… Très bien, petite polissonne !… Allons, viens !…

Et attirant la charmante jeune fille sur une chaise longue, je relevai ses robes en moins d’un instant, et je constatais qu’elle était toute mouillée.
- Oh ! viens vite, Blanche, s’écria-t-elle, suce la queue de Monsieur et tâche qu’elle soit bien raide, car tu sais que je suis très étroite et que j’ai du mal à la faire entrer.

La délicieuse Blanche, qui feuilletait toujours le bel album, accourut vers moi et entourant de ses bras blancs mes cuisses nues, elle engloutit la tête rose de mon vit dans sa petite bouche et le suça de la façon la plus délirante. J’aurais certainement déchargé dans sa bouche si Cerise ne l’avait arrêtée dans la crainte d’en être frustrée. Alors, guidant elle-même mon vit dans son petit conin entr’ouvert, elle commença à bondir et se tortiller jusqu’à ce qu’il eut entièrement pénétré ; puis, croisant ses jambes derrière mes reins et faisant frétiller sa langue dans ma bouche, elle se livra entièrement aux joies de la plus folle sensation.

J’étais étonné de rencontrer une telle précocité chez une aussi jeune créature, mais j’appris par Madame R…, qui l’avait élevée, qu’on s’était donné beaucoup de peine pour exciter les passions de cette enfant depuis l’âge de huit ans, d’abord avec des garçonnets, puis avec de grandes personnes.

J’avais trouvé Blanche vraiment délicieuse, mais Cerise apportait dans son joli conin une fureur qui vous mettait hors de vous. Les délices que me procurait cette fille si voluptueuse étaient telles que je les prolongeai le plus longtemps possible, mais elle bondissait avec une telle énergie que bientôt elle me fit décharger et tout fut fini.

Je fus heureux de pouvoir cacher la tête fort penaude du pauvre vit dans mon pantalon et, comme il était près de dix heures, je sonnai pour le chocolat qui fut bientôt monté par la trappe, servi dans de jolies petites tasses de porcelaine, avec des gâteaux et des confitures, auxquels les jeunes filles firent le plus grand honneur.

La sonnette du jardin nous annonça Madame R…

Je mis dans la poche de chacune d’elles une belle guinée toute neuve, et à la dame un portefeuille contenant vingt livres sterling dont elle parut très satisfaite.
- Adieu, mes belles chéries, leur dis-je. J’espère vous revoir sous peu.
- Au revoir, cher Monsieur, crièrent-elles en même temps, et la voiture s’éloigna.

Très fatigué, je me mis au lit et repassai en rêve toutes les joies de cette délicieuse journée.

Voir en ligne : Amours secrètes d’un gentleman : Laïs (chapitre 2)

P.-S.

Texte établi par Nathalie Quirion et EROS-THANATOS d’après le roman érotique de Charles Sackeville (Edward Sellon), Amours secrètes d’un gentleman, traduit de l’anglais The New Epicurean or the Delight of Sex, London, 1865 pour la version originale anglaise, Paris, 1890 pour la traduction française.



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