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Récit érotique

Myriam découvre le monde du cinéma X

L’enseignement mène à tout (Chapitre 3)

par Myriam Brunot

Myriam Brunot, « Myriam découvre le monde du cinéma X », L’enseignement mène à tout (Chapitre 3), Récit érotique, Paris, avril 2011.


Le vendredi soir je me suis endormie comme une pierre, j’ai dormi jusqu’à 5 heures. Au réveil, pour empêcher mes idées noires de tourner encore comme des folles dans ma tête, j’ai regardé un très beau livre, Le cinéma X de J. Zimmer, et je m’imaginais parmi ces filles dont le bouquin aligne les photos et énumère les films.

On m’a emmenée dans une fourgonnette fermée sur le lieu du tournage éloigné (secret ? pour que je ne puisse pas l’indiquer à la police ?), assise inconfortablement au milieu des caisses et des projecteurs. Une usine désaffectée avait été transformée en studio. Le vaste hangar avait été divisé en secteurs par des cloisons mobiles. On tournait plusieurs films en même temps.

L’ambiance était cool. On m’a fait signer un contrat, pour la forme. « C’est une couverture » m’a-t-on dit. Un gynéco m’a examinée, et m’a fait une prise de sang. Déjeuner, très léger, « on boira ce soir à ton avenir, Myriam ». En attendant qu’on m’appelle, j’ai fait le tour des plateaux de tournage, ça gueulait partout, en anglais, en italien, en d’autres langues. On y faisait aussi des photos de « bondage », de « latex » avec tout l’attirail fétichiste qui m’ennuie à mourir. Les techniciens couraient, affairés, des actrices en peignoirs attendaient leur tour de maquillage et comparaient leurs seins. Des étalons en slips ou en shorts de faux cuir attendaient aussi. Ils paraissaient épuisés, et malgré leurs muscles saillants et leurs peaux huilées leurs visages étaient tristes et las. Les femmes semblaient beaucoup mieux s’amuser.

J’ai eu la surprise de rencontrer une bande de grandes gamines d’au plus 14 ou 15 ans, pas gênées d’être à peu près nues en lingerie minimale ou en nuisettes transparentes. Elles étaient là pour le catalogue d’une ligne nouvelle de lingerie destinée aux très jeunes filles. Elles se faufilaient partout et se racontaient toutes rougissantes en chuchotant les scènes les plus croustillantes qu’elles avaient vu tourner. Ce fameux catalogue de lingerie n’était peut-être qu’un moyen de les recruter pour les tournages « réservés ».

J’en ai suivi une, visiblement dégourdie, qui emmenait un petit groupe vers un plateau. Au milieu des projecteurs, une femme était attachée, bras et jambes écartés, sur un grand lit de métal blanc, dans un décor d’hôpital. Des fils électriques étaient branchés à ses chevilles, à ses poignets, à ses tétons, et un fil de gros diamètre arrivait à une sorte de crayon métallique enfoncé dans sa chatte.

Une infirmière de fantaisie, nue sous une blouse transparente comme tout malade en rêve, avec un stéthoscope décoratif autour du cou et de gros seins maternels, surveillait un appareil pleins de chiffres qui défilaient et de cadrans dont les aiguilles bougeaient sans cesse. En manipulant les boutons, elle provoquait chez sa « patiente » des sursauts où l’excès du plaisir était proche de la douleur. Ses bras et ses jambes étaient solidement attachées ce qui limitait ses mouvements. Une autre infirmière venait souvent faire boire des demi-litres d’eau (ou autre chose ?) à la femme qui transpirait et soufflait comme si elle allait accoucher. Tout autour d’elles, des hommes s’agitaient, bandaient sans doute, maniant les caméras, les perches de prise de son. Les projecteurs aveuglants chauffaient la scène, comme si l’exhibition sexuelle n’y suffisait pas.

J’observais tout cela, excitée moi-même au rythme des orgasmes successifs de la femme attachée. À ma gauche, non moins excitée, une des gamines en slip de dentelle et en soutien-gorge se trémoussait. Son soutien-gorge enveloppait comme un écrin sa jeune gorge pigeonnante et toute gonflée de son ardeur adolescente. Elle serrait nerveusement ses cuisses juvéniles encore épaisses qui n’avaient pas acquis le galbe de celles d’une femme. Je me suis approchée d’elle, je lui ai mis un bras autour de la taille et j’ai glissé une main dans son slip pour la branler. À chaque orgasme de l’actrice, accompagné par la pression autoritaire de mon doigt, elle étouffait un cri. J’y suis allée ensuite à deux mains pour la caresser, devant et derrière à la fois, en alternant des pressions sur son anus et sur son clitoris.

Nous ne perdions pas une miette du spectacle en cours de tournage. Ma jeune amie me rendait ma politesse et sa petite main inhabile s’était glissée sous mon peignoir pour farfouiller dans ma touffe complètement trempée. La femme attachée haletait, s’étranglait de jouissance, contractait convulsivement son ventre et ses cuisses, ses gros seins ronds et fermes se tendaient, et au plus fort de l’orgasme, un magnifique jet d’urine a jailli de son ventre pour décrire une parabole harmonieuse alors qu’elle semblait proche de l’asphyxie par excès de plaisir.

Cette superbe séquence sera un moment fort du film auquel elle est destinée. J’ai demandé pour quel film c’était. Personne n’a su me dire. « On tourne des séquences. Après elles sont montées dans plusieurs films. » Des films en kit !

L’heure de mon passage approchait. J’ai indiqué à ma jeune pucelle (?) le secteur où j’allais bientôt tourner.

C’est incroyable comme tout est long sur un tournage.

Il fait chaud, on attend, rien n’est prêt, et le moment venu, il faut tout faire très vite. Une femme m’a maquillée. Elle a mis 3/4 d’heure. Elle a rasé de près ma belle touffe de poils noirs, en n’en laissant qu’un petit triangle pointant vers l’entrée de ma chatte. Pour ceux qui ne sauraient pas où se trouve l’entrée ! J’ai repensé à Raphaël ; il savait à peu près tout maintenant, et pas seulement grâce à moi. Il nous restait à « voir » la Feuille de Rose, et l’essentiel du programme serait « vu » comme disent les profs.

C’est ma chatte qu’elle a passé le plus de temps à maquiller. Elle a rehaussé de rose et de rouge-brun mon pubis, les bourrelets de mes grandes lèvres, et même les nymphes. Devant mon étonnement elle m’a expliqué :

- Vous savez, les hommes sont comme les singes. Quand une guenon est en période féconde, son sexe rougit, ses fesses aussi, et ça excite les mâles. Et bien les hommes, c’est pareil, un sexe rougi, ça les excite, ce sont de grands singes !

Elle est partie d’un grand rire, fière de ses explications scientifiques et de ses remarques péjoratives à l’égard des hommes. (Tiens, il n’y a pas d’équivalent de « misogyne » pour les hommes ! La langue française trahit toujours les femmes !)

À côté de moi, une très jeune femme très poilue des jambes et du bas-ventre, avec de gros seins ronds. On lui repassait aussi le sexe en rougeâtre. Mais elle, on ne la rasait pas.

- Les femmes très poilues, les brousailleuses, c’est très à la mode actuellement. Les Portugaises et les Ukrainiennes sont connues pour leurs pilosités. Mais elles ne sont pas assez nombreuses pour répondre à la demande de « hard naturaliste ». En fait, on leur donne des hormones masculines. En trois semaines, n’importe quelle femme peut être comme elle.

- Mais, avec des hormones mâles, ses seins devraient se ratatiner.

- Et le silicone, ma petite. Tout est artificiel ici, et même virtuel. Sauf le fric que ça rapporte.

La tenue de ma première scène était des plus simples : bas noirs jusqu’en haut des cuisses et longs gants jusqu’à la moitié des avant-bras. Ma touffe de poils triangulaire attirait les regards au centre de mon bas-ventre. Une chaîne dorée laissait descendre un crucifix entre mes seins. Et sur ce crucifix, une femme était clouée au lieu du christ standard. J’avais dans les cheveux une couronne d’étoiles, comme en ont les statues de la « sainte vierge ».

Là, je commençais à trouver tout ça une chouette expérience, plutôt instructive et rigolote. J’ai fait alors mon entrée en scène. On tournait sans répétition, sur un scénario vaguement expliqué sans grand souci de qualité de mise en scène, comme si le film n’était tourné qu’en vue des photos qu’on pourrait en extraire. Car tous les soins se portaient sur le visuel.

Je me suis retrouvée face à une femme en body rouge, avec les seins à l’air percés d’anneaux et une ceinture noire. Autour d’elle, douze mâles rangés en demi-cercle, vêtus chacun d’une cape noire d’où jaillissait comme au garde-à-vous son sexe dressé, gland violacé à l’air. Le tout dans un décor plus ou moins religieux, avec beaucoup de hiéroglyphes et autres dessins ésotériques sur les murs. Je n’ai pas pu m’empêcher d’éclater de rire face à cette assemblée de farceurs. Je me suis faite engueuler, car par ma faute, on allait perdre un précieux quart d’heure. Il fallait refaire la scène.

À la seconde entrée, j’ai réussi à contenir mon envie de rigoler. La femme en rouge, prêtresse de secte, m’a mise à quatre pattes. Elle a célébré une sorte de messe en marmonnant un vague latin et en utilisant mon dos comme autel.

Comme vous pouvez vous y attendre, les hommes sont venus m’enfiler l’un après l’autre, j’étais dans la position adéquate. Ils se sont bien gardés de vider leurs couilles. Sans doute se réservaient-ils pour d’autres scènes, où des éjaculations bien visibles seraient nécessaires.

Hors du champ de la caméra, on m’a ensuite rempli le vagin avec un bon demi-litre de faux sperme. Le tournage a repris. Très gros plan sur ma chatte : je me suis vidée de cette espèce de blanc d’œuf tourné dans un ciboire (sorte de grande coupe en métal doré utilisée dans les messes cathos, pour celles et ceux qui n’auraient pas d’instruction religieuse), que j’utilisais comme un pot de chambre.

La grande prêtresse a ensuite levé le ciboire solennellement, sur fond de musique d’orgue, et prononcé un truc de ce genre :

- Prenez et buvez en tous, car ceci est le sperme de Notre Seigneur éjaculé par vos sexes consacrés à Sa Gloire Infinie. Loué soit Notre Seigneur etc. Il fait don au Monde de Sa liqueur de Vie pour que soit répandues force et vigueur destinées à assurer son Règne dans un monde païen, etc.

Et ils en ont tous bu tour à tour. J’ai encore failli éclater de rire.

Voir en ligne : Myriam tourne une scène avec un grand noir doté d’un long et gros sexe (Chapitre 4)



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