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Récit érotique

Myriam reçoit un élève inattendu

L’enseignement mène à tout (Chapitre 2)

par Myriam Brunot

Mots-clés :

Myriam Brunot, « Myriam reçoit un élève inattendu », L’enseignement mène à tout (Chapitre 2), Récit érotique, Paris, avril 2011.


La leçon suivante m’a réservé une surprise : Raphaël était venu avec un copain. Un petit gros avec des grosses lunettes. Alors que Raphaël était du genre sportif et musclé, intelligent, fils de famille riche, pas hyper-hypnotisé pas son boulot mais pas idiot non plus, son copain, « le bouffi », comme je l’ai surnommé pour moi, m’a paru être à l’opposé : très con, gavé de TV et de pop-corn, vulgaire et grossier.

- Bonjour Madame, c’est Jérôme, il a besoin de maths. Comme on travaille ensemble, j’ai pensé qu’il pourrait en profiter.

Je ne m’attendais pas à cet « élève clandestin ». J’avais mis un short en tissu « jean » effiloché découvrant la moitié de mes fesses et un tee-shirt s’arrêtant sous mes seins !

Je n’étais pas dupe, Raphaël lui avait raconté nos ébats, mais il fallait sauver un minimum d’apparences.

- Raphaël, je ne t’attendais pas si tôt, je vais m’habiller. Asseyez-vous tous les deux sur le canapé.

Je suis partie mettre un peignoir, mais je n’ai trouvé qu’une robe de chambre d’hiver, très chaude, c’était ridicule avec la température qui régnait.

- Vous savez, nous on regarde des films, avec des femmes, euh… , des vrais canons… Un peu comme vous. Et vous, vous savez tout faire qu’il m’a dit Rafa. Comme dans les films.

J’étais piégée, je ne pouvais pas dire non, je m’exposais à un chantage. Que faire sinon jouer le jeu ? J’ai cherché à me raccrocher à ma fonction, j’ai dit un truc vraiment tarte :

- Bon, mais avec Raphaël, on fait aussi des maths. Après, on fera des maths.

Ce « aussi » était vraiment, quand j’y repense, tout à fait comique. Ils ont approuvé le programme, et cinq minutes après, nous étions nus tous les trois, moi entre eux deux, sur le canapé. Ils me pelotaient sans ménagement.

La réserve de Raphaël avait disparu. Stimulé par la présence de son copain qui menait le jeu, il s’emparait tour à tour de mes cuisses, de mes seins, de tout ce qu’il pouvait attraper de ma viande, car je suis plutôt grassouillette. Ils semblaient faire un concours à qui me pétrirait le plus fort.

Il m’ont tirée sur le tapis, ils m’ont allongée sur le dos, ils se sont emparés des morceaux de mon corps qui les excitaient le plus, sans le moindre souci de ce qui pouvait me déplaire. J’étais le jouet de ces deux gars assez forts. Jérôme le gros bouffi, accroupi sur mon ventre me bloquait de tout son poids, et Raphaël coinçait mes cuisses avec les siennes. Les deux complices fouillaient à qui mieux mieux ma chatte et mon cul, comme dans les films les plus crades qu’ils avaient dû mater, et qui, sans aucun doute, les inspiraient.

Pas un brin de timidité. C’est par trois ou quatre qu’ils enfonçaient leurs doigts (tout de même lubrifiés de salive, merci à eux) dans mes orifices. Je laissais les sensations m’envahir, sensations de douleur par moments car ils n’y allaient pas molo, mais fulgurances de plaisir également, et surtout, ce plaisir issu la honte de me sentir un jouet entre les mains de gamins.

C’était Jérôme qui décidait de mes postures. Un grand plaisir était pour eux de se branler dans ma gorge, le plus au fond possible, (tellement au fond que j’ai dû constamment me retenir de vomir), et de me gicler dans les yeux. Oui, dans les yeux ! Elles étaient loin les leçons d’érotisme subtil que je croyais avoir enseignées à Raphaël.

Finalement, quand j’y repense, je ne suis pas si faiblarde. Pourquoi n’ai-je pas refusé de me faire violer ? Violer, bon, faut pas abuser non plus. Ces gamins de 12 ou 13 ans se sont un peu amusés avec mon corps. Je n’en fais pas une histoire.

En fait, j’ai bien aimé cette angoisse que j’avais sur le moment de « qu’est ce qu’ils vont encore me faire ? » Finalement pas grand-chose de bien dramatique. Et leur foutre juvénile n’avait pas mauvais goût.

Ce qui m’a surtout préoccupée, c’était la suite. Ils n’allaient tout de même pas revenir tous les jours ? Et s’ils rameutaient d’autres copains ? Là, ça pourrait vraiment être l’enfer. Et ça a bien failli le devenir.

Jérôme était encore avec Raphaël pour la leçon suivante. Je m’y attendais. J’avais mis une jupe bleu marine, qui me couvrait la moitié des cuisses, et une chemisette blanche trop étroite dont les boutons menaçaient à chaque instant de sauter.

- On commence par s’amuser un peu, et ensuite on travaille.

Cette annonce était de pure forme car, bien entendu je ne pensais pas que nous allions faire autre chose qu’une bonne partie de belote à trois. Après quelques baisers bien appuyés, l’un d’eux a baissé mon slip facilement accessible, l’autre a fait voler ma chemisette, et c’est alors qu’on a sonné.

Je me suis un peu affolée, je ne retrouvais pas ma chemisette, je l’ai remise enfin, mais je n’ai pu attacher qu’un bouton. On cognait brutalement la porte.

- Police, ouvrez tout de suite !



Mon slip traînait sur le tapis, tant pis je suis partie ouvrir. Les gamins, heureusement, ne s’étaient pas encore désapés. Au moment où j’ouvrais la porte, j’ai entendu murmurer dans mon dos :

- T’as vu, elle a pissé.

Et c’est alors que j’ai réalisé qu’un filet d’urine tiède coulait le long de ma jambe et que j’avais laissé une flaque sur le parquet.

Nouveaux coups. J’ai ouvert. Le gars n’avait rien d’un policier. Mal rasé, chemise sale, cheveux graisseux. Il a pénétré comme chez lui, en évitant la flaque de pisse et en ricanant. Le tissu mouillé, nettement foncé de ma jupe me collait au bas-ventre, et je me suis alors aperçue que ma chemise était à l’envers.

- Salut Jérôme !

- (Se tournant vers moi) Je suis son cousin. Et bien, c’était pas un bobard ! Asseyons-nous et bavardons.

Je n’arrivais pas à faire cesser le tremblement nerveux de mes mâchoires, je me suis laissée tomber dans le canapé, mes jambes ne me portaient plus. Allait-il me violer ? Et devant les gamins en plus ?

- La pédophilie est un crime, vous savez, et pas seulement pour les hommes.

Voilà qu’il me faisait de la morale ! La gorge nouée, je n’ai rien trouvé à répondre.

- Je bosse dans la vidéo X-amateur de qualité. Les films sont tournés en plusieurs versions, officielles et réservées. On cherche de belles filles comme toi, un peu salopes-bcbg et qui ont des bonnes raisons de ne pas causer d’emmerdes. Tu viens samedi à cette adresse. T’as pas le choix.

Il m’a tendu un papier.

- Amusez-vous bien tous les trois. C’est une répét.

Dans quelle affaire louche j’étais embarquée ? Dans quel « réseau » ? Allait-on m’envoyer dans un bordel ? Ou me vendre à un nabab oriental ? Je contemplais ma flaque d’urine, paralysée, incapable de décider quoique ce soit. La séance a été écourtée. En partant, Jérôme m’a dit, sans doute pour me rassurer :

- Tu sais, il est sympa mon cousin, il s’appelle Freddy. I’ t’ f’ra pas d’mal.

On était jeudi. Pas dormi de la nuit. J’ai passé tout le vendredi à ruminer des plans de suicide, j’ai même commencé des lettres d’adieux, mais impossible de trouver les mots. Je n’avais pas d’argent pour déménager, ni même pour aller à l’hôtel.

Je ne me suis même pas demandée ce qu’il avait comme preuve contre moi. En fait, le vendredi soir, j’en ai trouvé une dans ma boîte à lettre, une mauvaise photo de moi en train de sucer Raphaël. Raphaël était très reconnaissable, moi pas, j’avais les cheveux dans la figure, mais le mobilier identifiait bien mon appartement.

Voir en ligne : Myriam découvre le monde du cinéma X (Chapitre 3)



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