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Récit érotique

Myriam retrouve Raphaël et ses collègues de bureau

L’enseignement mène à tout (Chapitre 5)

par Myriam Brunot

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Myriam Brunot, « Myriam retrouve Raphaël et ses collègues de bureau », L’enseignement mène à tout (Chapitre 5), Récit érotique, Paris, avril 2011.


Le jeudi soir Raphaël est venu à l’heure dite. J’étais en peignoir de soie bleu ciel, un peignoir que j’avais bien serré pour qu’il révèle la forme harmonieuse de mes seins. Le garçon m’a tendu une cassette vidéo, nous l’avons regardée ensemble, c’était un rush de la scène de la piscine avec le grand noir. Nous avons baisé comme jamais. En l’absence de Jérôme, il était très caressant. Il avait bien compris comment j’aime qu’on me titille le clitoris, qu’on me suçote les tétons, qu’on m’embrasse dans le cou aussi bien qu’à pleine bouche, et tout à l’avenant.

- On pourrait pas s’amuser à trois avec une des filles de ton film ?

L’idée me séduisait. Il restait à trouver comment les contacter. Je pensais à celle que j’avais masturbée. La meilleure solution était d’appeler Claudine qui m’avait laissé ses coordonnées. Mais la suite des événements ne nous a pas donné le temps de réaliser ce projet qui me tentait fort.

Le vendredi, au bureau, on me regardait avec un sourire ironique. Tout le monde, les sous-directeurs, les secrétaires, les femmes de ménage, jusqu’à mes proches collaborateurs. Mon aventure avait fait le tour des services. Le Directeur des Ressources Humaines m’a fait venir dans son bureau, il ne m’a pas fait asseoir, il m’a reproché je ne sais plus quelle broutille, et m’a demandé de l’accompagner aux Archives pour tirer au clair mes responsabilités en y cherchant de vieux dossiers. Les « Archives », c’est un débarras constitué de trois grandes pièces qui communiquent et qui sont pleines de cartons mal étiquetés, de vieux ordinateurs, de lampes et de sièges en bon état mais néanmoins remplacés. Il nous y a enfermé et m’a entraîné au fond, où j’ai découvert un vieux canapé en cuir tout éclaté et fissuré.

- Myriam, nous connaissons vos talents d’actrice hard et de préceptrice pour les travaux pratiques de physiologie sexuelle. En tant que DRH, je souhaiterais les vérifier. Il en va de votre promotion, car bien entendu, nous ne souhaitons pas nous séparer de nos employées (il a dit « employée », d’habitude, il dit « collaboratrice ») les plus talentueuses. Encore faut-il qu’elles coopèrent.

Canapé, allusions diverses, carotte et bâton, tout y était. Je n’ai rien dit du tout. Trente secondes plus tard, il m’avait baissé pantalon et string. Quinze de plus, mon chemisier et mon soutien-gorge avaient volé, une grosse main pelotait ma chatte sans douceur, mais il a fait cette remarque (galante venant de lui) visant ma touffe taillée en triangle :

- Votre jardin est taillé à la Française, c’est très élégant.

Mes seins, mes fesses, les bourrelets charnus de mes hanches, il s’emparait de tout sans plus de délicatesse que des gamins comme Raphaël et Jérôme.

- Défaites-moi donc, empotée !

Il bandait tellement dur que j’en ai eu du mal à lui baisser son froc et son slip. Comme je m’attaquais aux boutons de sa chemise et craignant sans doute pour son nœud de cravate :

- Cela suffira.

Il m’a fait lui présenter mes fesses et m’a pénétrée brusquement. Je dois dire qu’il était vigoureux, au moins autant que les étalons qui m’avaient prise sur le tournage. Quel plaisir c’était de sentir mon ventre énergiquement ramoné. Des spasmes me contractaient le bas-ventre. Ils me donnaient une conscience particulière de mes organes, et diffusaient en ondes qui faisaient vibrer tout mon corps, et y levaient au passage comme des dizaines d’orgasmes plus ou moins simultanés.

Il continuait. Comme si cela ne lui suffisait pas, il enfonçait dans mon cul quelques doigts de sa main gauche, et me claquait la fesse droite de toutes ses forces, en éructant à chaque frappement : « Pour toi, ma salope ! » « Ah la chienne ! » « Pour toi sale pute ! » et autres gentillesses dénotant l’abominable macho. Il a fini par jouir. Moi je n’avais cessé de jouir en continu pendant tout son pistonnage. Et j’avouerai que j’ai pris un plaisir fou à être ainsi maltraitée. Une douce brûlure cuisait me fesse droite, une autre toute aussi émouvante me faisait sentir mon anus distendu, et j’ai failli lui demander de me fesser la gauche qui se sentait méprisée.

Si un collègue aussi bien monté s’était présenté pour continuer, j’aurais accepté volontiers. Bien qu’endolorie, mais pour la seule envie qui me tenaillait d’aller encore plus loin, d’aller jusqu’au bout de moi-même, de mon corps violé, et de ma capacité à intégrer la douleur au plaisir.

Nous nous sommes rhabillés, chacun de son côté, sans un mot, sans un geste de tendresse. C’est cela qui m’a empêchée de succomber au coup de foudre. Tout en me rhabillant, je rêvais d’un amant aussi brutal que lui, mais qui saurait alterner les claques et les baisers, les violents coups de boutoir et les caresses, les injures et les mots d’amour. Et j’ai senti en moi s’ouvrir une faille qui risquait, si je n’y prenais garde, à m’accrocher pour de bon à un mâle.

Je lui ai dit que j’étais épuisée. Il m’a donné ma journée.

Je savais alors ce qui m’attendait. Tous les mâles du siège de la boîte allaient être informés, et dès lundi, ils allaient me réclamer leur « dû » puisque, semblait-il, ma « promotion » allait faire de moi la pute à la disposition de tous, voire même des clients, car je sais qu’il est fréquent que la signature de contrats soit facilitée par l’intervention de « call-girls », on dit maintenant « escortes » pour faire chic.

J’ai profité du vendredi après-midi pour aller raconter mon aventure à une mama africaine de ma connaissance. C’est une grosse femme, avec un gros ventre, de gros seins, de grosses fesses et un grand rire très communicatif qui entrecoupe les interminables explications et conseils qu’elle distribue généreusement de sa voix grave et colorée par l’accent africain chantant caractéristique. C’est une guérisseuse, une sorcière, et malheureusement, j’en pleure de rage, une redoutable exciseuse.

En plein Paris, au XXIe siècle, des femmes lui amènent leurs filles de 8 ou 9 ans, dès que le duvet commence à couronner leurs mignons pubis, et pour les mutiler d’une façon affreuse. Elle suce leurs petits sexes bourgeonnants qui ne demandent qu’à éclore, elle fait dresser (pour la dernière fois) leur petits clitoris sous sa langue rapeuse, et clac, d’un coup sec de ses incisives qu’elle aiguise avec un « fusil » (pierre à aiguiser longue comme un couteau, utilisée par les bouchers), elle sectionne ces pauvres clitounets et les nymphes naissantes. Elle recrache les chairs rose tendre et pleines de sang, pour justifier son salaire et peut être pour n’être pas accusée de cannibalisme, fût-il rituel. Il n’y a que des femmes présentes. A défaut de djombés, elles frappent des casseroles en un lamentable simulacre de musique, mais pour couvrir les cris de leur victime.

Après avoir assisté à l’une de ses excisions, je n’ai pas pu manger pendant trois jours, et depuis ce jour, la viande saignante, surtout si elle est rose comme ces chairs mutilées, me fait horreur. Les hommes circoncis considèrent que l’excision est une affaire de femmes et laissent leurs épouses agir entre elles au nom de traditions qui devraient être abolies depuis longtemps.

Malgré mon horreur pour cette pratique, j’ai été voir la mama car j’étais sûre qu’elle aurait pour moi une solution.

- En Aflique, nos hommes c’est des lapins. A peine i z’ont joui, qu’i sont plêts à lecommencer. Un homme, mettons qu’i a cinq femmes. I peut les baiser toutes pendant une nuit, sultout à lune pleine. Mais si ’l’ a qu’une femme, pasqu’il est pas riche, la pauvlette, elle y passe dix fois pal nuit. Et l’ matin, elle doit aller tlimer aux champs. Alols moi, j’ai fait un anti-Viagla. Legalde cette pommade, tu t’en fous dans la chatte, le mec qu’y foule sa bite, i débande tout de suite. I peut avoir une bite dule comme du fel, en tlente secondes, c’est du macaloni.

J’avais mon alme, pardon, mon arme.

Et le lundi, ça n’a pas raté. C’était le défilé pour m’emmener aux Archives. Je ne pouvais guère m’y soustraire, mais j’avais une stratégie. Je n’ai pas mis la pommade dans ma chatte, mais dans ma main droite. Les mecs que j’avais en travers, principalement les chefs de services et quelques connards prétentieux, je caressais leurs dards bien raides dont ils étaient si fiers, et la sorcière n’ayant pas menti, moins d’une minute après, ces bites se retrouvaient molles et honteuses. Un grand éclat de rire de ma part terminait la séance avec la déroute du mâle ensorcelé. Par contre, les chauffeurs, les techniciens, les sans-grade, plus un sous-sous-directeur (pour créer des jalousies) ont eu droit à ma main gauche, non pommadée, et ont pu jouir en moi tout à leur aise.

J’étais devenue en une journée un danger pour la boîte. Le mardi à midi, le DRH qui m’avait si bien baisée me donnait le choix entre partir de mon « plein gré » sans indemnité d’aucune sorte, ou bien accepter une promotion à l’étranger, il n’était pas encore décidé si se serait la Belgique ou le Québec. C’est la seconde alternative que j’ai acceptée.

- Et pas de fantaisie n’est-ce-pas ! Vous n’aurez pas une troisième chance.

Je m’attendais à ce qu’il me propose une dernière rencontre aux Archives, car mon plaisir intense n’avait pas pu lui échapper. J’étais prête à accepter, car c’était un bon coup, et après tout je n’allais pas perdre à partir, mais rien n’est venu.

Lors de mon adieu à Raphaël, qui s’est passé dans mon lit comme vous l’imaginez, celui-ci m’a révélé qu’il avait raconté mes méthodes pédagogiques à sa grande sœur, en fait une demi-sœur née d’un premier mariage de leur père, qui était la maîtresse du Grand Patron. Cela expliquait mon recrutement forcé pour le film X sponsorisé par lui.

J’ai tourné une page. Lorsque j’aurai du temps, je prendrai ma plume ou plutôt ma souris pour vous raconter une autre aventure.



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