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Confession priapale

Née pour être putain

Roman érotique (Chapitre IX)



Auteur :

Le Nismois (Alphonse Momas), Confession priapale, G. Lebaucher, Libraire-éditeur, Montréal, 1899.


CHAPITRE IX

Julien avait besoin de se reconstituer une personnalité.

Nous vécûmes à l’étranger plus d’une année, ses parents lui servant une forte pension pour qu’il s’y accoutumât, espérant qu’il s’y établirait, et qu’il se retremperait tout à fait dans un nouveau milieu.

Cependant, quoique n’ayant pas tenu sa promesse vis à vis de Clotilde et de son mari, mon maître n’avait pas négligé de leur écrire, et une affectueuse correspondance s’était nouée entre eux.

Clotilde et son mari luttaient pour paralyser les efforts des parents de Julien.

Ils prirent le bon moyen.

Ils allèrent trouver l’oncle Dieudesfois et lui firent comprendre que, pour réparer le passé, il n’existait qu’un seul remède : marier mon maître à Marcelline.

Il était riche, pouvait fort bien doter sa fille, et réconcilier ainsi toute une famille, séparée en somme pour un péché de jeunesse.

On batailla ferme, on réussit.

Julien fut rappelé et le mariage bâclé.

Chrétien signa l’acte du contrat comme témoin, et la joie régna de nouveau autour de nous.

Mes aventures de voyage, aventures très banales, ne méritent pas de figurer dans cette confession.

En revanche, celles qui suivirent, et dès le premier soir des noces, rentrent dans le cadre voulu.

Au bal que l’on donna, une des demoiselles d’honneur se rencontrant dans un coin avec mon maître, lui dit à brûle-pourpoint :
- Vous êtes bien audacieux, Monsieur, de regarder de la sorte les demoiselles, en les détaillant des pieds à la tête. On jurerait que vous les déshabillez, et si on avait mauvais caractère, l’on se fâcherait.
- On aurait tort, si on est bien faite. Les yeux d’un homme sont pour admirer tout ce qui est beau.
- Que savez-vous si c’est beau ?
- Je m’en doute, et voudrais bien en acquérir la certitude.
- Fi, et votre femme ?
- Ma femme, je l’aurai cette nuit, et il est de ces beautés qu’on risque de ne jamais contempler, si on ne les arrête pas lorsqu’elles sont à portée de la main.
- À portée de la main, vous supposez qu’on est à portée de votre main !
- Je souhaiterais de tout mon cœur que la distance fut encore moindre.
- Vous avez un tel toupet qu’on a bien envie de vous mettre au défi.
- Essayez.
- Moi !
- De qui donc serait-il question en ce moment, si ce n’est de vous ?
- Et bien soit, Monsieur l’audacieux, venez dans le jardin, et vous me direz si je suis bien telle que vous le pensez.
- Habilement Julien s’esquiva et rejoignit la belle demoiselle qui l’attendait sur un banc.

Sans façon il l’attira sur lui, sans prononcer un mot, la retroussa et lui pelota le cul et le con qu’il trouva à point.

Il plaça la fille à cheval sur ses cuisses, me donna la liberté, et hardi, j’enfourchai sans difficulté cette prétendue pucelle.

Ce conin, pour être un conin interdit, avait déjà eu bien d’autres visites.

Le pucelage voltigeait depuis longtemps, mais le coup était bon, je dirai même des meilleurs, et je bourrai carrément le ventre de ma jeune tourterelle.

La solitude, l’originalité de l’affaire, tout nous excitait, et je déposai dans le vagin de l’amie de Marcelline une ample décharge de sperme.

On revint au bal, séparés, sans que personne se fût aperçu de notre absence.

Peu après on appela mon maître pour le conduire à sa femme.

On a tant raconté de nuits nuptiales, que je ne vois pas la nécessité d’intercaler la nôtre ici.

Aussi bien, je connaissais la fillette dont mon maître me donnait le conin en toute propriété, non pour l’avoir enfournée, mais pour avoir joui de ses caresses.

Allions-nous devenir de bons bourgeois ; tranquilles et rangés, vivant à la campagne de leurs rentes ?

Nous étions en droit de l’espérer, mais ainsi que je l’ai dit plus haut, notre vie de polichinelle s’apprêtait à recommencer.

On a bien deviné que Clotilde, pour avoir agi si noblement, si gentiment avec Julien, ne l’avait fait que parce qu’elle conservait un gros béguin à son endroit.

Elle eut la finesse de ne pas s’imposer de suite, de l’aider à se recréer une nouvelle individualité, l’heure sonna où elle remonta à notre horizon d’amour.

Propriétaire d’une villa voisine de celle, qu’habitait mon maître, Chrétien Swenderberg le visitait fréquemment, et celui-ci s’empressait de rendre les visites.

Clotilde coquettait en dessous, la flamme de Julien se ravivait de plus en plus.

Les premiers feux de la lune de miel épuisés, ils renouèrent leurs propos d’amour, et tout guilleret, je repris possession de ce conin qui fît tant mes délices aux premières époques de mes plaisirs.

Oh, il était plus beau, plus appétissant que jamais, et avec lui le cul, et tout le reste !

Nous célébrâmes nos nouvelles amours dans une grande fête de reconnaissance. Clotilde s’était embellie, avait atteint une perfection de formes idéales. De plus, toujours dans le luxe, elle avait eu un tel soin de son corps qu’on ne pouvait rien rêver d’aussi fin, d’aussi pur, d’aussi divin.

Mon maître se passionna encore davantage que dans le passé, et adroitement elle reconquit tout son ancien ascendant.

Nous fûmes d’autant plus favorisés dans nos relations, que Marcelline tomba enceinte, que sa grossesse s’annonça difficile, et qu’il fallut se rationner de son côté.

J’avais été tellement privé en prison, que j’entendais ne pas chômer, et à tout propos je notifiais à mon maître mon désir de baiser de jolies cuisses ou de jolies fesses.

Une fois Julien bien sous son charme, Clotilde lui confia l’ennui qu’elle éprouvait à voir baisser son mari de jour en jour, et ne plus prendre le même plaisir qu’autrefois à la petite cochonnerie.

On ne mâchait plus les mots.
- Sais-tu, dit-elle, il faudrait un fort stimulant pour l’exciter, et tu devrais bien m’aider à le trouver.
- Diable, des stimulants, c’est dangereux. On ne connaît pas la valeur des produits pharmaceutiques que l’on vend à cet effet.
- Et non, bêta, ce n’est pas de drogues que je te parle. Il s’agirait d’imaginer quelque chose de bien salé qui le tirerait de son apathie. T’en souviens-t-il, la première fois que tu lui montras mon cul, cela te fit jouir, malgré la jalousie qui te tourmentait, en sens inverse il me semble qu’il y aurait à inaugurer.
- Dame, je ne saisis pas trop. Si toi, tu n’as plus d’action sur ses sens, je ne vois pas qui en aura, et quant à recommencer avec une autre femme notre ancienne aventure, ça ne me sourit pas trop. Du reste cela ne ferait pas ton affaire, car s’il s’amourachait d’un cul qui ne serait pas le tien, il te négligerait encore davantage.
- Aussi ce n’est pas un cul de femme qu’il s’agirait de lui proposer.
- Et quoi donc ?
- Grand nigaud, si tu le poussais à te le mettre, pendant que tu me le mettrais, je ne doute pas de sa résurrection.

Julien partit d’un éclat de rire, et répondit :
- Ah, vraiment, que ne parlais-tu pas plus tôt. Pour t’être agréable, il n’est rien que je n’entreprenne, et je t’abandonne sans scrupule mon cul, pour que tu t’en serves selon tes intérêts. Je ne crois pas cependant qu’il produise sur Chrétien l’effet que tu espères, alors que le tien n’agit plus sur sa petite bête.
- J’ai dans l’idée que si. Ainsi tu consens ?
- De tout mon cœur, cela m’amusera.

La coquine connaissait-elle les histoires de mon maître ? S’était-elle déjà concertée avec son paillard de mari ? Tout est supposable. Ce qu’il y a de certain, c’est que le lendemain, dans l’après-midi, Clotilde conduisit mystérieusement mon maître auprès de Chrétien.

- Tu ne diras pas que je ne t’aime pas, dit la rouée créature à son mari, tu ne prétendras pas que tes plaisirs ne me sont pas chers. Je t’amène Julien, qui ne demande pas mieux que de se prêter à toutes tes fantaisies.
- Quoi, mon cher ami, s’écria Chrétien, tutoyant tout de suite mon maître, tu satisferais à mes toquades !
- Nous avons été assez frères pour le devenir tout à fait.

On ferma les portes et les trois héros furent bientôt nus.

Clotilde, superbe statue animée, commença par exécuter diverses poses destinées à les mettre en train.

Lascive à plaisir, elle contorsionna son cul de toutes les manières, le frottant tantôt contre le ventre de l’un, tantôt contre le ventre de l’autre, enseignant à mon maître quelques hardis mouvements, les lui faisant ensuite répéter, contre son ventre d’abord, contre celui de son mari ensuite.

Je rougissais de tout cela, mais j’y prenais goût.

N’avais-je pas ma part de la scène ?

Peu à peu Chrétien eut des chatouillements dans les cuisses, sa queue s’allongea, se gonfla, et Clotilde, frappant des mains, s’écria :
- Ah, nous tenons la réussite !

Elle assit Julien sur les genoux de Chrétien et s’installa sur les siens.
- Fais-lui ce que je te fais, lui commanda-t-elle.

Elle s’arcbouta en avant, rehaussa son cul, le promena sur la poitrine et le ventre de mon maître, lui en donna quelques coups sur ma personne, puis se recula pour surveiller lu façon dont il s’exécuterait.

Et Julien remplit à la lettre le programme tracé, riant comme un fou du priape qui lui caressait les fesses et visait déjà à y pénétrer.

Clotilde ne voulut pas qu’on attaquât encore l’acte final, ainsi que suppliait son mari.
- Non, mon chéri, dit-elle, tu n’es pas encore assez excité : au dernier moment il ne manquerait plus que tu aies une faiblesse ! Tu froisserais la bonne volonté de notre ami et cela te gênerait pour une autre fois.
- Je t’assure que mille pointes de feu m’allument le sang.
- Patience.

Elle fit lever Julien de dessus les genoux de son mari, s’étendit à sa place tout de long en travers, de façon à ce qu’il ait ses fesses sous les yeux.
Alors, elle dit à mon maître :
- Fais-moi feuilles de roses sous son nez, et après il marchera tout seul. Je n’aurai que le temps de me jeter à quatre pattes pour te recevoir et il sera sur toi.
Mon maître obéit et se pourlécha les babines entre les fesses de la belle, contre lesquelles parfois le pressait la main de Chrétien, dont les regards trahissaient la brûlante volupté.

Agenouillé un peu sur le côté, il lança une série de coups de langue savants dans toute la raie, relevant chaque fois les yeux sur ceux de son partenaire en félicité, pour saisir l’effet produit, et, pendant ce temps Clotilde glissant la main sous elle, caressa en la masturbant doucement la queue de son mari qui lui fouettait le ventre.

Elle ne s’était pas trompée.

Chrétien, en quelques secondes, roula des yeux énormes, comme s’il voulait tout avaler, il pressa tellement la tête de mon maître contre le cul de Clotilde, que celle-ci jugeant le moment venu, s’esquiva adroitement pour se placer à quatre pattes, en appelant Julien sur son dos.

Il s’y précipita, car je bandais à crever la peau d’un éléphant ; il me plaqua contre le trou du cul, et aux trémoussements qui m’agitaient je compris que le mari de Clotilde attaquait mon rival.

Je feignis de l’ignorer et bataillai de mon mieux.

Cet indigne pendard n’imita pas ma réserve et crut délicat de m’adresser quelques mesquines observations.
- Enfonce donc, me dit-il. Tu as un cul de femme à ton service, et moi, j’ai une pine d’homme, encore molle, mais qui tout de même me chatouille agréablement. À cette heure, nous travaillons tous les deux à la jouissance de notre maître, car il jouit autant par moi que par toi. Dans cette fête, j’ai un énorme avantage. Tu as déjà enculé ce cul, et moi, je suis enculé pour la première fois par cette queue. C’est bon, c’est bon, tu ne veux pas causer, crache ton sperme, je sens qu’on va m’en foutre.

Et zu, et za, et zu, et za.

Le cul de Clotilde n’avait rien perdu de ses belles rotondités, bien au contraire, il s’était développé.

Je m’amusai fort à parcourir les sinuosités de la fente, à constater que quelques poils follets grimpaient vers le trou, alors qu’ils n’y existaient pas au temps jadis, je remarquai que l’anus frémissait avec plus de méthode, que l’orifice s’ouvrait avec force gentillesses, que les parties charnues savaient à propos se serrer et trembloter, je me livrai à toutes sortes d’extases, avant de jouir définitivement, et parfois je me trouvais gêné par la queue de Chrétien qui me tapotait les couilles pour me rappeler à l’ordre.

Mon rival pouvait ergoter, je me moquais pas mal de ses propos, il ajouta encore :
- Tu n’es donc plus capable d’enculer, grand fainéant, j’ai déjà la queue qui m’attaque tout entière dans mes plis. Marche donc. Elle tressaute, prête à jouir, et tu t’endors, vieille bourrique. Ah, tu te décides, tu entres ; saute donc. Ah, ah, ah, voilà du foutre qui va chasser le tien, bougre de rossard. Tu décharges, ah, ah, ah !
- Ah, ah, ah, murmurai-je à mon tour.

Ça vint à la seconde, et affalés tous les trois, nous formâmes une de ces masses enragées où les culs et les queues ne se lassent pas de se trémousser.

Les jets de sperme semblèrent ne devoir jamais s’arrêter.

Mon maître, pressé entre la croupe de Clotilde et le ventre de Chrétien, se surmenait et communiquait à tous de la vigueur.

Ce qu’on s’en fourra, il est difficile de l’exprimer.

Clotilde se releva radieuse.
- Oh, s’écria-t-elle, nous avons devant nous une provision de beaux jours !
- Avec ton tempérament répondit mon maître, tu étais née pour être putain.
- Putain, mon cher, tu l’es maintenait autant que moi. Ton cul n’a rien à envier au mien. Il a produit aussi bonne impression sur la queue de Chrétien, et si tu avais un trou entre les cuisses, comme j’en ai un, tu lui servirais ce nouveau pucelage.
- Mon pucelage, répliqua en riant Julien, ah oui, c’est juste, mon pucelage !
Et il pensa que si Chrétien supposait avoir eu celui de son cul, il se mettait joliment le doigt dans l’œil.

Voir en ligne : Chapitre X : Godmichets, hontes et humiliations

P.-S.

Texte établi par Nathalie Quirion et EROS-THANATOS d’après le roman érotique de Le Nismois (Alphonse Momas), Confession priapale, G. Lebaucher, Libraire-éditeur, Montréal [Paris], 1899.



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