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Névrose

Névrose - VIII

Roman érotique (Chapitre VIII)



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Maurice de Vindas, Névrose, Librairie franco-anglaise, Paris, 1921 ; (illustrations de G. Topfer, in-16, 256 pages).


VIII

Le lendemain matin, par l’indiscrétion des domestiques, tout le monde connut le vol et Henry de Bucière également.

Aussitôt, il devina qui était l’auteur de cette tentative audacieuse et il en eut comme un chagrin intime. Il sen voulait d’éprouver un sentiment tendre pour cette jeune femme pervertie, dépourvue de tout sens moral.

Mais il ne pouvait chasser son souvenir de son esprit, ne rêvant plus que de la prendre, espérant que la possession au moins le détacherait d’elle. Cette circonstance fortuite le poussa à brusquer les choses et, se jugeant en face d’individus tarés, il ne crut pas devoir user de ménagements. Dans le hall, il attendit nerveusement la venue de la jeune femme.

Celle-ci apparut vers onze heures et franchement, il se dirigea vers elle. Cette fois, elle n’eut plus de frémissement en le voyant, son coeur était calme et sa chair en repos. Elle était rapprochée de Louis pour quelque temps et nul autre homme n’était capable de l’en séparer. Habilement, elle feignit de ne pas le reconnaître. Il devint froid, presque féroce.
- Je conçois, Madame, que vous ayez un léger ennui à vous souvenir de notre première rencontre, lorsque vous étiez vêtue de ce maillot noir qui vous seyait si bien.

Elle n’aurait pas été femme si une attaque aussi directe l’eut démontée. N’aimant plus, passagèrement, elle conservait tout sang-froid. Dans le regard de l’homme, elle lut le désir et résolut de le duper.

Timidement, elle baissa les yeux et tout bas murmura :
- Monsieur, ce n’est pas très charitable de votre part, que de me tourmenter ainsi.

Il eut honte de lui-même et se radoucit. La prenant par la main, il l’attira vers un coin de la pièce et la força à s’asseoir auprès de lui.

Toujours craintive en apparence, elle obéit. Alors, il perdit la tête et avoua son amour. Elle écoutait en souriant, ne l’encourageant, ni ne le décourageant.

Puis soudain, elle se leva et avec un rire, laissa tomber :
- Pourquoi n’en avez-vous pas profité, lorsque vous me teniez en votre pouvoir.

Et elle s’éloigna, la démarche légère, balançant ses hanches rondes en un ondulement voluptueux. II resta abasourdi : était-ce un aveu ? Était-ce une promesse ? Il ne savait plus et n’osait espérer, tant cette solution avait été imprévue.

Quant à Lucie, elle avait deviné qu’il la soupçonnait du nouveau vol. Mais maintenant, elle se sentait tranquille, certaine qu’il garderait son secret. Elle s’étonnait un peu de sa froideur à son égard, en se rappelant son émoi des jours précédents. Elle ne comprit point que la brutalité de l’amant la liait derechef avec une force accrue. Elle avait besoin de souffrir, de se dévouer. La correction n’était pour elle que la manifestation tangible de ce dévouement.

Henry cependant reprit très vite son calme. Il domptait assez sa passion pour pouvoir découvrir la ruse sous l’attitude incertaine de la jeune femme. Il en ressentit de la colère et rêva de se venger au plus tôt. Il se disait qu’il pouvait tout se permettre, assuré de l’impunité par le fait de sa complicité tacite. C’était entre eux, silence pour silence.

Malheureusement, il ne voyait aucun procédé de vengeance assez rapide. L’idée de tout révéler à la police ne traversa même pas son esprit, semblable tentative n’ayant d’autre résultat que de le séparer de celle qu’il désirait. Mais en déjeunant, un souvenir agréable lui revint en mémoire ; il revit devant ses yeux le beau corps blanc, aux lignes régulières. Il perçut vaguement que la souffrance physique l’avait un moment mise entre ses mains aussi faible qu’une enfant.

Aussitôt, il se demanda s’il ne pourrait réitérer l’expérience. C’était malaisé évidemment, mais avec un peu de ruse il se persuadait que la réussite était possible.

Durant le reste de la journée, Lucie parut le fuir. En réalité, la honte lentement revenait en elle ; l’éducation première reprenait le dessus. Pour chasser cette hantise, elle se rapprochait de Louis et alors l’amour suffisait à éloigner tous ces tourments secondaires.

Mais lamant n’ayant plus besoin de ses services, redevenait ce qu’il était toujours : un charmant compagnon, gai, rieur, un peu léger. Il avait de la vanité en notant l’affection de la femme, mais ne faisait rien pour entretenir cette affection, jugeant que sa qualité de beau mâle devait suffire.

Comme il se laissait caresser avec une bienveillance de sultan, Lucie fut satisfaite. La journée entière elle s’attacha à ses pas, évitant Henry dont la respectabilité la gênait.

Ce dernier s’impatientait ; il vit le couple sortir, puis rentrer pour le dîner. Il s’installa à une table proche de la leur, dans l’espoir d’entrer en relations. Tout fut inutile, la jeune femme sur le qui-vive, sut habilement déjouer tous ses plans. Le résultat fut que son désir s’accrût en même temps qu’une sorte de mauvaise humeur se levait contre celle qui en était l’objet. Il ne savait plus exactement s’il la méprisait ou l’aimait. Il se coucha le soir, très tôt, certain de n’avoir plus aucune chance jusqu’au lendemain matin.

Pendant ce temps l’enquête de la police se poursuivait et naturellement n’aboutissait point.

Le couple avait conservé toute sa sérénité, cette impunité ne les étonnait, ni l’un ni l’autre, toujours ils y avaient été habitués, se considérant comme trop habiles pour être pincés.

Henry se réveilla d’assez méchante humeur ; sa vanité d’homme se trouvait blessée par la tactique de la jeune femme. Le bijou qu’elle lui avait fait remettre, la carte postale envoyée de Londres, n’étaient que des subterfuges pour s’assurer son silence. Elle se jouait de lui, tandis qu’il se croyait aimé.

Ce rôle de dupe qu’il se croyait jouer, éveillait en lui une colère mauvaise ; il se promettait de lutter contre sa propre passion. Pourtant il ne se décidait point à fuir, seul remède vraiment efficace.

Alors il se souvint de la première correction donnée et constata que c’était déjà là une demi-possession qui suffisait momentanément à adoucir son impatience.

Mais comment se livrer à une distraction semblable, sans prétexte ? Il trouva vite : le vol de la nuit précédente lui en fournirait un excellent.

Dans cette voie le premier pas était fait, et naturellement il n’apercevait point l’inconvenance d’une récidive.

Remuant en lui des idées sournoises, il se leva et maugréa.
- Elle réclame mon silence, elle l’aura, mais le paiera cher.

C’était là une explication qu’il se donnait à lui-même. Il se refusait à être dupe complètement, à prêter sa complicité tacite à ce couple de rats d’hôtel. Cependant il n’arrivait pas à mépriser la jeune femme, devinant vaguement un moteur puissant la poussant au mal. Tout son dégoût, il le réservait à Louis, le rasta accompli et veule.

Sa toilette terminée, il ouvrit la porte de sa chambre et s’apprêtait à sortir, lorsqu’il aperçut le rival, longeant le couloir. Aussitôt il referma l’huis et attendit.

Évidemment, Louis sortait et sortait seul, contrairement à son habitude. Henry avait donc l’espoir de trouver Lucie sans témoin, dans l’asile secret de sa chambre à coucher. Il attendit deux minutes, puis jeta un nouveau coup d’oeil au dehors : Louis s’engageait dans l’escalier qu’il descendait rapidement.

Avec un sourire mauvais, il regarda autour de lui, et avisant un souple jonc, rapporté des colonies et qui parfois lui servait de canne, il le prit et s’éloigna. II savait où logeait la jeune femme, ayant eu le temps de se renseigner ; aussi n’eut-il aucune hésitation et, la main ferme, tourna le loquet.

Depuis un moment Lucie était réveillée, maussade, elle pensait que l’amant se montrait moins ardent et que ce matin même, il avait négligé la caresse habituelle. Toutefois, elle ne lui en voulait pas, enchaînée toujours par le lien sensuel. Elle regrettait seulement qu’il ne la combla davantage parce qu’elle se croyait des besoins. Un bruit lui fit soulever la tête et elle aperçut Henry qui entrait. Elle eut un geste de mauvaise humeur, se disant qu’il venait réclamer le prix de son silence. Or cette nécessité maintenant lui semblait pénible, elle ne le désirait plus, comme quelques jours auparavant. Elle se croyait sur lui, un pouvoir considérable, ayant compris qu’il l’aimait et cette conviction déplaisait à son tempérament passif. Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, elle rit très fort, avec une nuance de moquerie.
- Vous vous trompez de chambre, je crois cher monsieur, fit-elle, tout en ramenant les couvertures sur ses épaules nues.

Cette raillerie lui fut odieuse, il ne répondit pas et la colère grandit en lui. Silencieusement, il referma la porte et mit la clef dans sa poche. Puis il marcha vers le lit.

Elle le vit le front sévère, le regard froid ; elle eut peur, un frisson la secoua, toute sa gaieté s’évanouit pour faire place à un sentiment bizarre de crainte et de volupté. Sous les draps, ses pieds se crispaient, ses cuisses se serraient nerveusement, tout son être tendu par une nervosité inaccoutumée. Son coeur battit soudain avec une violence inouïe, ses yeux se voilèrent d’une buée trouble.

La voix sèche, il annonça :
- Au moindre cri, j’appelle et je fais ouvrir ces jolies valises, où l’on trouvera ces excellents outils de cambrioleurs…

Il scanda, avec une ironie vindicative :
- Car vous n’êtes qu’une vulgaire petite cambrioleuse.

Elle fut secouée par une honte invincible, jamais on ne lui avait permis de toucher avec autant de simplicité, la bassesse de sa situation. Mais ce n’était pas de cela qu’elle avait peur, et même… avait-elle peur ? Elle ne savait plus et fixait, les yeux exorbités, la souple badine qu’Henry tenait à la main. Maintenant elle percevait pourquoi il était venu ainsi, et se demandait si elle oserait se révolter. Quelque chose au fond d’elle-même, l’avertit qu’elle était vaincue à l’avance. Brusquement, elle eut la sensation intime de la douleur qui allait la meurtrir et un spasme la crispa. Elle n’eut plus de frayeur, mais plutôt une angoisse morbide qui lui parut délicieuse.

Toujours calme en apparence, Henry marchait vers le lit. Lorsqu’il fut tout près, il parla afin de donner à ses actes une explication plausible.
- Ma chère enfant, j’ai juré de vous guérir, de vous obliger à abandonner cet odieux métier. Vous avez été corrigée une fois, vous le serez une seconde… Et je vous poursuivrai ainsi jusqu’à ce que vous soyez revenue à une conduite régulière…

Le plus étrange était qu’à cette minute il était sincère. En face de la jeune femme, il sentait la passion gronder en lui, et il rêvait de la ramener au bien, pour la prendre, la retirer des bras de l’aventurier. Il devinait en elle, un être faible que l’énergie parviendrait à dompter. Tout en elle indiquait la passivité dolente, depuis ses grands yeux bleus un peu rêveurs, jusqu’aux contours arrondis de son beau corps de blonde charnue.

En outre, la correction réveillait en lui un sadisme latent, un besoin de dominer par la brutalité que lui avait donné son habitude de lutte continuelle, contre les hommes et les choses.

Maintenant Lucie tremblait d’un émoi languide, toute sa volonté se fondait, elle se jugeait petite, très faible, incapable de réactions. Son être physique également se détendait, ses bras étaient mous, les battements de son coeur devenaient plus sourds, comme plus espacés. De ses mains énervées, elle retenait encore les draps, mais les lâcha, lorsque le jeune homme les tira, sans violence, d’une traction vigoureuse et tranquille. Vêtue d’une longue chemise de linon, elle apparut délicieusement modelée, les seins palpitants, les hanches rondes. Ses genoux se montraient charnus et lisses, sans un sillon, ses pieds même tressaillaient. Avec effroi, elle considérait l’homme, fixait sa bouche, comme si elle eût supputé la chaleur de son baiser. Elle ne savait plus quel sentiment l’agitait à son égard ; était-ce la crainte ou l’amour ?

Lui, sans hâte, se préparait. Les draps rejetés au loin, il glissa un bras sous les jambes et la força à se retourner. Elle obéit, inconsciemment, l’esprit soudain vidé de toute pensée. Elle n’ignorait point ce qui la menaçait, mais s’y prêtait sans révolte. En frémissant, elle enfouit son visage dans l’oreiller tiède et attendit. Elle sentit la chemise légère qui remontait et sa croupe se crispa, sans raison, simplement gênée par le contact de l’air. Puis brusquement, une impatience la tortura, elle pensa à la douleur, en fut inquiète, se demandant quelle sensation elle lui procurerait. Sa taille se tordit en un spasme lascif, ses menottes se crispèrent sur les bords de l’oreiller qu’elles étreignaient convulsivement.

« … Elle sentit la chemise légère qui remontait et sa croupe se crispa…«

Henry de son côté hésitait, il jugeait sa conduite méchante sans prétexte réel. Il avouait se mentir à lui-même et désirer seulement ce joli corps qui s’étalait devant ses yeux. Le sentiment de sa faiblesse en face des besoins de la chair mit en son coeur, subitement, une sorte de rage aveugle. Il leva son stick et frappa.

La croupe s’étala davantage, Lucie avec un gémissement s’alanguit, une sensation bizarre, nouvelle, la pénétrait, brisant le pauvre reste d’énergie qui subsistait en elle.

Henry frappa encore, fortement avec le besoin secret de faire mal. Maintenant une colère réelle montait en lui, il se révoltait contre l’emprise du désir qui l’enveloppait et c’était sa victime qui en supportait les conséquences.

Elle gémit de nouveau, tout doucement, noyée soudain dans un océan de voluptés inconnues. Elle ne raisonnait point, vivait seulement d’une façon toute physique. La circulation activée de son sang, lui procurait une joie profonde et longue.

De douleur, elle n’en percevait encore aucune, c’était plutôt une brûlure lente, mais agréable à tout prendre.

Henry manoeuvrait le stick sans réflexion, il se débattait contre l’affolement des sens qui le poussait à profiter de l’alanguissement de la jeune femme. En même temps, il jugeait que s’il se conduisait ainsi, il s’abaisserait à ses propres yeux. Mais la douleur vint avec la prolongation du supplice. Lucie se tordait sur le lit, ne fuyant pas cependant la terrible correction qui la fouillait sans répit.

Sa satisfaction changeait de forme, elle devenait toute morale, précisant à sa nature aimante, sa faiblesse auprès de l’homme. Peu à peu elle l’aimait parce qu’elle souffrait pour lui et par lui. Son admiration, son besoin de dévouement à un être cher, se matérialisait et le souvenir de Louis, l’amant habituel, s’enfuyait loin d’elle.

Pas une fois, elle ne cria, se contentant de plaintes sourdes et de mots d’amour qui jaillissaient tour à tour, sans suite et sans raisons apparentes.

Lui s’étonnait, mais comprenait qu’il la dominait, se l’attachant par un lien mystérieux, insaisissable. Alors son désir s’estompa, devint moins ardent. La certitude d’obtenir aisément l’objet de sa passion, le faisait le souhaiter moins.

N’ayant point de sadisme véritable, la vue de la souffrance ne lui causait aucune exaltation passagère, ne lui procurant qu’un plaisir d’amour-propre. Aussi hésitait-il à s’arrêter, se montrant plus cruel qu’il aurait été juste. Il craignait de perdre le fruit de son effort par une lassitude trop hâtive.

Lucie s’enfonçait dans la volupté morbide, tout d’elle tressaillait sous la morsure des coups. Jamais Louis ne l’avait autant martyrisée et elle ne comprenait pas qu’il ne l’eut tenté.

Son bourreau, elle l’appelait par son petit nom, accolant à ce nom des mots tendres, d’un enfantillage charmant. Et c’était là une douce musique aux oreilles de l’homme.

Pourtant, il cessa de frapper et défaillante, indifférente au désordre de sa toilette, la jeune femme se retourna, tendant les bras à l’amant.
- Oh ! chéri ! murmura-t-elle passionnément.

Il se recula, avec un geste d’orgueil, on le suppliait, il se refusait à se donner. Il ne raisonnait point cette attitude anormale, il en jouissait seulement, heureux du désir qu’il créait. Son affolement charnel s’était évanoui, il voyait plus loin, voulait autre chose.

Lorsqu’un homme se croit aimé d’une femme, il ne tarde pas à l’adorer, parce qu’ainsi, c’est lui-même qu’il admire.

Henry à l’heure actuelle rêvait de s’attacher définitivement cette malheureuse qui avait brusquement éveillé en lui, la conscience de sa valeur. Mais pour atteindre ce but, il fallait qu’il la tirât de l’emprise de l’autre, de l’aventurier, et la ramenât dans le sentier commun de l’honnêteté bourgeoise.

Elle s’étonna, et les bras étendus, elle répéta :
- Chéri !

Avec dans la voix une intonation amoureuse et impatiente.

Un instant, il la contempla avec froideur, belle dans sa demi-nudité, tout l’être tressaillant de sensualité exaspérée. Puis il parla, d’un ton monocorde, sourd, afin de produire une impression plus profonde.
- Je ne suis pas venu ici, pour ce que vous croyez, mais, avec l’unique intention de vous châtier. Tant que vous persévérerez dans le mal, je vous poursuivrai de la même façon, où que vous soyez, impitoyablement.

Elle râla d’angoisse et de désirs déçus, son corps marmoréen se tordit sur le matelas, en un spasme énervé, ses reins se creusaient, comme pour l’offrande de son être voluptueux et affolé.

Henry détourna la tête et, ramassant le jonc tombé à terre, il fit un pas vers la porte.

Elle le rappela, les yeux égarés, l’esprit en délire, se refusant encore à croire à tant d’insensibilité.
- Henry !…

Il s’arrêta, domptant son émotion.
- J’ai parlé avec franchise, tant que vous vous roulerez dans la honte, vous ne serez rien pour moi.

Elle retomba anéantie sur le lit et éclata en sanglots, vaincue enfin par l’énervement arrivé à son paroxysme.

Gêné par ce chagrin, il quitta la chambre précipitamment. Mais il commettait en ce faisant, une erreur de psychologie. Il se persuadait avoir agi sur l’âme de la jeune femme, tandis que ses sens uniquement avaient été effleurés. Lorsque Louis rentrerait, il lui suffirait de quelques minutes pour apaiser cette exaltation, par la vigueur de son baiser.

Après cette équipée, il regagna sa chambre assez satisfait de lui-même, plein d’espoir en l’avenir.

Lucie par contre s’attarda au lit, mais comme Louis ne rentrait pas, elle trouva en elle l’apaisement à son émoi. Quand elle se leva, elle se moquait un peu de la crédulité de l’homme. Pourtant au fond d’elle-même subsistait la curiosité, péché éternel de toutes les filles d’Ève.

Voir en ligne : Névrose - IX

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS.COM d’après le roman érotique de Maurice de Vindas, Névrose, Librairie franco-anglaise, Paris, 1921 ; (illustrations de G. Topfer, in-16, 256 pages).



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