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Sombre nuit

Par une froide soirée

Nouvelle érotique : Éd. Paulo-Ramand, Paris, 2007

par Ashaïna

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Ashaïna, « Par une froide soirée », in Sombre nuit, Éd. Paulo-Ramand, Paris, 2007.


Par une froide soirée

La rue me paraît plus sombre qu’à l’accoutumée. Il fait un froid très vif, et ma tenue relativement légère n’a de cesse de me le rappeler. En train de jouer le planton à un angle de rue, je n’arrête pas de me demander ce qu’il m’a pris d’accepter se rendez-vous si spécial. Cela fait déjà près de vingt minutes que j’attends, essayant de me donner un air décontracté malgré le vent qui m’agresse et la tension qui commence à s’emparer de mon corps.

Cela s’est fait si rapidement je dois dire, mais c’est ce qui rend la chose si intéressante. Un contact sur le Net hier soir, suite à une annonce passée sur un site de rencontre. J’ai beaucoup hésité, mais finalement, je me suis décidée à réaliser ce fantasme si envoûtant, celui de racoler et faire l’amour presque bestialement dans une ruelle peu fréquentée. Rien que d’y penser, une chaleur enivrante monte des tréfonds de mon être.

Pas d’argent en jeu, juste cette situation palpitante entre exhibition et vulgarité. Quelques mots ont été échangés, pour se présenter, donner ce qui est en jeu, ce qui est indispensable, vérifier les désirs de chacun. Il n’y avait rien à faire, j’étais dans un état tel d’excitation devant mon ordinateur que je lui aurais presque donné rendez vous en bas de chez moi dans l’heure.

À ma demande de description ou d’envoi de photo, il m’a dit ne rien vouloir donner. Les prostituées ne connaissent pas la tête de leurs clients avant de les accueillir dans leurs bras. Seule marque de distinction, une boucle de ceinture en forme d’aigle élancé.

Ceci reste un jeu, un fantasme à réaliser à deux. Il est également prévu un mot d’arrêt, au cas où cela n’aille pas : « rouge ».

Et me voila tremblante, avec mes chaussures à talons aiguilles en verni noir, mes collants de même couleur, protégeant bien mal mes jambes élancées. Sous ma jupe courte et moulante, mon string dentelle a également bien du mal à faire rempart contre le vent glacé qui s’y engouffre par moment. Mon haut moulant au décolleté plus qu’avantageux laisse paraître ma peau frémissante. Elle reste malgré tout en partie cachée par une écharpe que j’essaye de maintenir suffisamment fermée pour qu’elle ait une quelconque utilité. Ma petite veste me rapporte un minimum de chaleur à laquelle je me raccroche sans cesse.

Bon sang. S’il me fait attendre d’avantage, je sens que je vais le planter. Le regard des passants sur moi me gène et m’émoustille en même temps, surtout celui de la gente masculine. C’est déjà le troisième que je vois ralentir au point de me demander s’il ne va pas m’aborder. Mon Dieu que je suis heureuse de les voir finalement s’éloigner. Mais je suis sure que mes yeux se portant sur leur pantalon à la recherche d’une éventuelle boucle de ceinture ne doit pas les laisser indifférent. Franchement, quelle idée d’avoir accepté ce signe de reconnaissance, j’ai l’air maligne maintenant…

Alors que je me plains mentalement de cette situation qui m’amène de plus en plus vers un état d’excitation avancé, je ne remarque pas la personne qui arrive de la rue située à ce moment là derrière moi. Ce n’est que lorsqu’il est tout contre mon dos et qu’une voix grave et profonde me parvient, accompagnée de deux mains s’insinuant sous ma jupe que j’en prends conscience.
- Alors poupée, on cherche le réconfort et la chaleur d’un mâle pour se trimballer aussi peu couverte à cette température ?!

Surprise, je me retourne vivement, outrée par ce man- que de pudeur, prête à le gifler. Je m’arrête dans mon élan, repensant aux raisons de ma présence ce soir. Il est très grand, cheveux sombre, les yeux marron. Son regard intense et son sourire en coin, heureux de son effet, me narguent avec insistance. Cherchant notre signe de distinction, mes yeux descendent. J’y découvre avec un trouble certain l’aigle aux ailes déployées. J’y vois également une bosse déformant la toile du pantalon. Le rouge me monte aux joues. Ce mouvement peu discret du à notre proximité le fait ricaner au dessus de moi.
- Eh bien chérie, on est impatiente à c’que je vois !

J’en suis certaine maintenant, il l’a fait exprès, je le déteste déjà. Avant même que je ne puisse dire quoi que ce soit, il s’empare de la rondeur de mes fesses de ses deux mains trapues, et me ramène tout contre lui. Je laisse échapper un petit cri de surprise alors que mes bras ne peuvent que se poser le long de son corps. De toute sa hauteur, je le sens s’imprégner de mon parfum dans mes cheveux, puis dans mon cou. Alors que j’allais protester et essayer de me dégager, un trouble nouveau me gagne. La chaleur douce et bienfaisante de son être m’attire, ses manières relativement rustres et vives m’électrisent, sa proximité dans mon cou me fait frémir, la raideur que je sens contre mon ventre fait bouillir en moi ce désir insatiable.

Sans trop réfléchir, je me colle un peu plus, me détends. Mes mains au lieu de le repousser viennent chercher la chaleur de ses vêtements. Je perçois sur son visage un sourire satisfait, il sait qu’il a battu mes résistances, qu’il peut aller plus loin.

En pleine rue, alors que je tourne le dos aux passants, il ne se gène pas pour me peloter, massant avec énergie mes fesses d’une main, alors que l’autre remonte le long de mon ventre pour m’emprisonner un sein. Je n’ose trop bouger, troublée par la situation et mes sensations. Du coin de l’œil, je sens le regard curieux de ceux qui passent non loin de nous, j’en suis tellement gênée, mais c’est tellement bon. Malgré tout, comme je le sens de plus en plus entreprenant, je lui murmure d’une voix étranglée…
- Pas ici… trouvons un coin tranquille…

Il a un léger grognement alors que sa bouche entre- prend de goutter avec avidité mon cou. Je retiens un petit cri entre surprise et délice quand sa main commence à s’insinuer sous ma jupe, la remontant presque lorsqu’il part à la découverte de ce puits en fusion. Dans un sursaut de volonté, je m’arrache à lui, m’écartant de mes bras plaqués contre sa poitrine que je sens forte et impres- sionnante. Surpris, il me dévisage. Je plante mon regard dans le sien, répétant plus fermement cette fois-ci.
- Pas ici !

Comme jaugeant l’état de ma détermination, il reste à me regarder quelques longues secondes. Puis tournant la tête vers la droite, il se saisit fermement de ma main et me tire rapidement à sa suite. Traînée derrière lui tellement sa marche est rapide et mes talons pénibles pour ce style d’exercice, je manque de tomber à deux ou trois reprises avant qu’il ne bifurque rapidement vers une petite rue piétonnière se finissant en cul de sac quelques mètres plus loin. Faiblement éclairée, elle n’en reste pas moins proche de la rue principale. Il me plaque avec fermeté contre le mur, un amas de carton nous cache du regard des quelques passants nocturnes.

Reprenant là où il en était, sa jambe vient se plaquer fermement contre mon entrejambe, me surélevant de quelques centimètres. Une main vient carrément remonter ma jupe sur mes hanches, prenant à pleine paume mes rondeurs charnues. Le froid extérieur m’assaille sans ver- gogne, rajoutant à mon doux supplice. Son autre main fouille avec avidité sous mon top, remontant aussi celui-ci afin de bien en dégager la chair maintenant mise à nue. Plongeant vers les pointes érigées par la fraîcheur et la situation, il les tète, les absorbe, les gobe, affamé de mon corps. Contre moi, je le sens frémir d’excitation, trembler de désir. Sous ses doigts, je n’en suis pas loin non plus. Je me cambre, m’offre d’avantage à sa bouche, à sa fouille. La tête tendue vers le ciel, mes yeux sont mi-clos, ma bouche entrouverte, respirant de plus en plus rapidement l’air saisissant.

Il se redresse, vient chercher mes lèvres tendues, y accroche les siennes, vient les violer de sa langue vorace. Mon réflexe de réticence est bien vite occulté par les sensations qu’il fait naître en moi. En cet instant, je me damnerais pour lui s’il me le demandait. Mes mains vont à l’assaut de son pantalon, défaisant les boutons un à un avec fièvre pour bientôt libérer le pieu de chair fièrement dressé, tendu à l’extrême, impressionnant de stature. Je le prends en main, le sens frémir sous mes doigts. Il grogne de plaisir, quittant ma bouche pour revenir dans mes cheveux. Sa voix est rendue presque gutturale par le désir immense qui l’étreint.
- Vas-y… caresse-le… bouffe-le… honore-le avant qu’il ne vienne s’empaler dans la petite putain que tu es…

Je frissonne. Ses mots résonnent en moi. Mes mains vont et viennent en cadence, avec sensualité. Sa jambe me bloque toujours sous l’aine, m’obligeant à continuer cette caresse que je sais exquise. Son bassin suit le mouvement, me faisant remonter et descendre à chaque fois au même rythme. Je sens bien vite l’humidité qui doit entacher son pantalon sous mon sexe affolé. Ses deux mains se sont rabattues vers le bas de mon ventre, l’une devant, l’autre derrière. Ses doigts s’insinuent sans pudeur, cherchant de chaque coté de cette jambe qui m’entrave les entrées secrètes qui ne réclament qu’à être violées. Mes soupires sont bien vite bâillonnés par sa bouche inquisitrice, transmettant son désir de plus en plus torride, impérieux.

Soudain sa jambe tombe, débloquant mon entrejambe, me faisant presque perdre l’équilibre.
- Suce !

Seul mot sortant de sa bouche. Je m’agenouille, heureuse de découvrir des cartons au sol. Trop impatient, il fourre ses doigts dans mes cheveux, les agrippe, et dirige directement son sexe veiné sous mon nez. Gardant la maîtrise de la situation, il s’amuse à me le passer sur le visage, alors que j’essaye de l’attraper de ma bouche gourmande lorsqu’il s’approche. L’odeur masculine, si forte et exquise me parvient avec ravissement. Je n’ai qu’envie de le prendre, de le lécher, de l’embrasser, de l’adorer, avant qu’enfin il prenne le chemin de mes chairs brûlantes.

Se décidant finalement, il le met face à ma bouche. Très lentement, il me fait avancer dessus. Mes lèvres s’emparent de son gland chaud et rougit par le désir. Je l’entends grogner d’aise, ce qui a le don de m’exciter d’avantage.

Avec une lenteur exaspérante, il continue à s’enfoncer en moi. Même lorsqu’il bute dans le fond de ma gorge et que je suis prise d’un haut le cœur, il continue, jusqu’à ce que mon nez arrive enfin au contact du tissu et des poils que je sens derrière. J’essaye de me retirer vivement, mais sa prise est ferme et m’y maintien de force. Je sens son sexe compressé se contracter dans ma bouche. Heureu- sement, il ne tarde pas à me faire revenir en arrière, et entame immédiatement un pistonnage rapide que je suis totalement impuissante à contrôler.
- Fait ressortir ton beau p’tit cul que j’le matte en même temps !

Me cambrant, mes fesses s’ouvrent à la fraîcheur de l’air. Je sens mon sexe tremper prendre cette froideur qui l’entoure, contraste terriblement bouleversant avec la cha- leur de mon ventre et de ce pieu possédant ma bouche. Le spectacle semble lui convenir, lui faisant accélérer encore la cadence.
- Mmmmhhhh oui… Tu n’m’as pas trompé, t’es vraiment bonne à prendre. Maintenant, vient me montrer c’que tu vaux ailleurs. »

Me retirant de son sexe, sa main quitte mes cheveux et s’empare de mon bras pour m’aider à me relever sans grande douceur. Il me fait pivoter face au mur et m’y plaque sans retenue. Son corps chaud se poste tout contre le mien. Une main vient s’abreuver à mon sexe en furie, détournant le fin rempart du string, puis remonte ainsi enduit de mon excitation vers ce petit trou qui semble tant l’attirer. Il y fait pénétrer un doigt, avançant, reculant, tournant, crochetant, me faisant gémir entre gène et plaisir. Puis un deuxième vient l’y rejoindre, et bientôt un troisième. Son autre main passe devant, s’insinue entre mes lèvres intimes, excite mon antre affamé. Je me cambre, gémissant sans convenance, partant à la recherche de ces mains qui me violent avec délice. Je sens son souffle chaud dans mon cou, contre mon oreille, me gobant le lobe, me léchant, me suçant. Sa voix n’est qu’un souffle, mais d’une profondeur à me faire défaillir.
- Alors poupée, on aime ça on dirait… j’vais t’baiser comme jamais tu ne l’as été… t’empaler jusqu’aux amygdales… te faire crier de plaisir à en réveiller tout l’quartier…

Je ne dis rien, trop pudique pour en rajoutée, mais folle de désir. Mon corps lui cri ma détresse. Ma respiration n’est plus que saccades, ma chair n’est plus que fusion. Sa préparation dure trop longtemps, j’ai envie de lui, main- tenant, tout de suite, le sentir me déchirer, me profaner. Ma voix est étranglée par mes sensations trop fortes.
- Prend-moi, viole-moi, fait de moi ce que tu veux, mais fait moi crier !

Ne se faisant pas prier, je sens quasi instantanément son phallus remplacer ses doigts à l’entrée de mon anus. Son autre main reste à exciter mon sexe déjà arrivé à un point de non retour. Guidant son avancée, il me fait reculer vers ce membre que je sens alors énorme. Les premières sensations de volupté deviennent rapidement gène et douleur. Je me mords les lèvres pour ne pas gémir. Je sais que bientôt cette brûlure sera extase. Très lentement, comme pour ma bouche, il me fait reculer sur lui. Nos corps se sont séparés, je sens qu’il regarde avec satisfaction son sexe gorgé prendre possession de cette entrée si intime. Le gland est passé, et je sens cette douleur vive me tordre le ventre. Mêlée à l’excitation extrême que ses doigts produisent en moi, je chavire, impuissante à me sortir de ce flot de sensations qui s’entrechoquent, s’op- posent, se subliment. Bientôt, il arrive au fond. Je sens le rugueux de son pantalon frotter contre mes fesses. Il s’immobilise, se délectant d’un tel enserrement. Je le sens tourner légèrement, m’arrachant un gémissement alors qu’il tire d’avantage sur mon muscle dilaté.

Puis, aussi lentement, il commence à se retirer, jusqu’à sortir totalement, et rentrer de nouveau, avec saveur. Petit à petit, je me relâche, me détends, il entreprend d’aller et venir d’abord doucement, puis augmente rapidement. Me sen- tant prête à le recevoir pleinement, c’est bientôt dans une danse furieuse qu’il me possède sans vergogne, pour mon plus grand bonheur. Son autre main vient à l’assaut de mes seins esseulés, les prenant à pleine poigne, triturant les pointes acérées avec délice. Je ne parviens plus à retenir tout ce tumulte impitoyable qui me prend de toute part. Ses doigts puissants et agiles sur mon sexe me soulèvent de terre, lui donnant la totale maîtrise des mouvements. C’est entièrement plantée sur lui qu’il me laboure sans répit, émettant à son tour des grognements de délectation qui augmentent encore mon trouble implacable.

La vague me submerge. Je la retiens encore de ma faible volonté, mais rien n’y fait, chaque frottement, chaque touché, chaque son, chaque odeur ajoute à cet ouragan qui me ravage de l’intérieur, qui me fait atteindre des sommets de jouissance et de délires. J’essaye de résister, encore et encore, tremblant tellement l’effort est intense. Me laissant retomber sur lui, il s’enfonce jusqu’à la garde à chaque mouvement, me transperçant totalement. Je n’en peux plus, c’est trop fort, trop puissant, in- soutenable. C’est sans retenue que je laisse échapper ce cri libérateur, déchirant de réalité. Mon corps se tend à l’extrême, parcouru de soubresauts incontrôlables, mon esprit sombre dans un désarroi émotionnel intense, proche de l’inconscience. Comme si cela ne suffisait pas, il profite de ce moment d’abandon total pour enfoncer très profondément et très durement se doigts au fond de mon sexe pleurant toute sa tension. Je repars dans une vague d’orgasme incontrôlable alors que je suis suspendue d’un coté sur son pieu de chair et de l’autre sur sa main presque totalement entrée en moi. Ses doigts bougent alors qu’il me pistonne toujours, je secoue la tête comme une folle, ayant perdue toute notion de réalité. Dans mon trouble chaotique, je l’entends grogner et feuler dans mon dos. Son membre et ses doigts se fichent en moi alors qu’il me plaque d’avantage contre le mur, sa main s’agrippant à mon sein écrasé. Je le sens gonfler et lâcher ses saccades brûlantes au fond de mon ventre, jouissance profonde et bestiale. Le temps se fige.

Lentement, mon esprit refait surface, nimbé de ce voile de béatitude. Mon corps est encore parcouru de soubre- sauts nerveux. Lui aussi s’est arrêté, figé dans sa libé- ration, fiché en moi. Me parviennent son souffle, son haleine chaude contre mon cou et mon visage. Il halète, essoufflé, épuisé par cette vague qui semblait aussi délirante que la mienne. Ne le connaissant pas, je ne lui en suis pas moins reconnaissante. Avec douceur, je frotte mon visage contre le sien, pour l’aider à lentement se réveiller de cette évasion saisissante. Son poids contre moi se fait plus léger, il reprend ses esprits. S’éloignant du mur, il me libère de sa froide morsure. Sa main quitte mon intimité, et son sexe mes reins. Il porte ses doigts à sa bouche, humant et gouttant avec gourmandise les saveurs de ma jouissance. Je le regarde faire, ses yeux profonds croisent les miens, il y prend grand plaisir et moi aussi.

D’un mouvement de tête désignant son sexe, il m’invite à le nettoyer. Ne me faisant pas prier, je m’agenouille une seconde fois, les seins à l’air, les fesses saillantes, écartant les jambes pour laisser sa semence rejoindre les cartons plutôt que mes bas. Je sens mon muscle dilaté reprendre lentement sa taille initiale, goûtant entre temps à la fraîcheur de la nuit. Je le prends en bouche avec autant de gourmandise que lui ses doigts. Je le nettoie avec douceur, le sentant lentement dégonfler entre mes lèvres, quel bonheur.

Une fois fini, et son sexe rangé dans son pantalon, il m’aide à me relever, plus doucement que la dernière fois. Flattant une dernière fois mes fesses, il me colle de nouveau contre lui, m’embrassant à pleine bouche, y mélangeant ces saveurs acres et douces à la fois, enivrantes.

Dans un dernier mouvement, il redescend ma jupe, puis mon top. Un sourire en coin, il me prend par le menton, plus cordial qu’au départ.
- Excellent moment ma puce. Si tu as envie de recommencer, tu sais où sonner.

Le rouge me monte aux joues, je ne réponds rien mais acquiesce, fatiguée de tant d’efforts et de jouissance. Je sens en mon fort intérieur que cette première rencontre, risque de ne pas être la dernière, pensée qui me réchauffe le cœur.

P.-S.

Ashaïna, Sombre nuit, Éd. Paulo-Ramand, Paris, 2007.

Sombre nuit

- Quelques nouvelles érotiques, aux goûts et thèmes variés, où la sensualité et les sentiments règnent, pour le plaisir des sens et la chaleur de l’être. Ashaïna prit donc sa plume et commença à coucher sur la feuille ce qu’elle ressentait et imaginait pour le faire partager à d’autres... Voici pour vous son jardin secret, à découvrir et déguster sans modération. Jeune femme à la vie ordinaire, mais au caractère et aux pensées passionnés, Ashaïna s’est laissée tenter par un thème qui lui était très proche et très personnel : l’érotisme et la sensualité. Evoluant au fil des rencontres et des discussions qu’elle a pu avoir en explorant cet univers riche et varié, elle décida de prendre sa plume afin de partager cette passion, déversant au mieux sa sensibilité et ses sentiments dans ces quelques mots éphémères. L’histoire autour de ces Sombres Nuits fut longue et tumultueuse, apportant autant de joie que de peine. Mais c’est finalement sous la forme de ce recueil de treize nouvelles que cette aventure se poursuivra, en hommage à tous ceux qui ont participé de près ou de loin à cette création, et afin de partager avec le plus grand nombre ces quelques moments d’évasion à consommer sans aucune modération !



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