Eros-Thanatos Bibliothèque de littérature érotique : histoires, textes, récits et confessions érotiques

Accueil > Confessions érotiques > Confession sexuelle d’un Russe du Sud > Parties sexuelles avec Elias et sa sœur Sarah

Navigation



Confession sexuelle d’un Russe du Sud

Parties sexuelles avec Elias et sa sœur Sarah

Études de Psychologie sexuelle (7)



Mots-clés :

« Confession sexuelle d’un Russe du Sud », in Havelock Ellis, Études de Psychologie sexuelle, t. VI, Éd. Mercure de France, Paris, 1926.


Ma troisième année de gymnase fut bien différente des années précédentes. En proie à une excitation érotique constante, fatigué par des excès prématurés, mon organisme s’affaiblit vite et je devins paresseux. En classe j’avais des somnolences irrésistibles. Dans les livres, je ne m’intéressais plus qu’aux pages érotiques. Je cherchais dans les dictionnaires tous les mots qui se rapportent aux choses sexuelles. Je ne pouvais pas faire de recherches semblables dans la Bible, attendu que ce livre ne se trouve presque dans aucune maison russe (on ne le trouve même pas dans la plupart des librairies), mais je me plongeais dans les romans français que laissaient traîner mes parents, surtout dans ceux de Zola qui étaient déjà en circulation : La Curée, L’Assommoir, La Faute de l’abbé Mouret, Nana, Pot-Bouille. Entre douze et treize ou quatorze ans, ces romans furent ma lecture favorite, mais j’ai su me procurer beaucoup d’autres ouvrages français naturalistes ou grivois, des auteurs du XVIIIe siècle, etc. Ce qu’on enseignait en classe n’avait plus aucun attrait pour moi et m’assommait. Je cessai d’être le fort latiniste que j’étais jusqu’alors et ne mordis pas du tout au grec dont on commençait alors l’étude en troisième. Mon nom ne brillait plus au tableau d’or ; mon petit ami des années précédentes, dont je ne sais quel scrupule m’empêcha de troubler l’innocence par des révélations sexuelles, prit ma place dans l’ordre des élèves et moi, de trimestre en trimestre, je dégringolais de plus en plus sur le tableau des élèves par ordre de mérite. Mes parents n’arrivaient pas à comprendre les causes de ce changement, mes professeurs non plus. Ma santé aussi s’affaiblit, je maigrissais, j’avais des maux de tête, des nausées, j’attrapais souvent des bronchites et des rhumes, ce qui ne m’était jamais arrivé auparavant. Maintenant j’avais des relations d’amitié, de préférence avec des garçons que je supposais être expérimentés en matière sexuelle. Quant à mes propres expériences pendant cette période, elles furent nombreuses. D’autre part, j’eus, à partir de douze ans, des pollutions nocturnes fréquentes accompagnées de rêves érotiques. Mais suivons l’ordre chronologique.

J’avais un peu moins de douze ans en entrant dans la troisième classe. Ma tante ayant quitté Kiev, je ne voyais plus Olga et comme nos femmes de chambre d’alors avaient l’air sérieuses, je n’ai pas eu de relations sexuelles pendant trois ou quatre mois. Comme je ne me masturbais pas, je commençais même à me calmer un peu ; mais, à ce moment, nous changeâmes de logement et je fis une connaissance nouvelle qui me replongea dans la fièvre érotique. J’avais alors plus de douze ans.

Nos nouveaux voisins de palier étaient des Juifs de basse origine, mais enrichis et qui montraient un grand luxe. Ils avaient un fils de mon âge à peu près qui était élève du gymnase, mais dans la classe immédiatement inférieure à la mienne, (c’est-à-dire en seconde) et une fille de treize ou quatorze ans qui allait au gymnase de filles. Nous sortions le matin en même temps pour aller en classe ; seulement j’y allais à pied, mes parents ne tenant pas de chevaux en ville, tandis que les petits israélites allaient au gymnase en calèche. Nos parents respectifs ne se connaissaient pas, mais les enfants me proposèrent une fois, en allant en classe, de monter dans leur voiture, ce que j’acceptai et c’est ainsi que nous liâmes connaissance. Elias (c’est ainsi que j’appellerai le jeune israélite) vint me voir chez moi et ses visites du soir devinrent fréquentes, sous le prétexte d’explications des difficultés de la grammaire latine. Puis j’allai le voir chez lui. Je fus étonné du luxe au milieu duquel vivaient Elias et sa soeur Sarah. Leurs parents non seulement les adoraient, mais, comme c’est le cas dans beaucoup de familles juives, avaient pour leur propre progéniture une espèce de vénération. Comme la plupart des Juifs, ils avaient pour le travail intellectuel un respect presque superstitieux. Parvenus ignorants, ils admiraient sincèrement leurs enfants qui allaient au gymnase et y étudiaient tant de belles choses mystérieuses. Ces enfants étaient donc les tyrans de la maison et jouissaient d’une liberté aussi complète que la mienne, ne permettant à personne de venir les déranger quand ils s’enfermaient dans leurs chambres, et recevant les personnes qu’il leur plaisait de faire venir. J’allais les voir souvent en disant à mes parents qui, non plus, ne gênaient jamais mes volontés, que nous préparions ensemble les leçons. Et, en effet, nous essayâmes de le faire au commencement, mais bientôt nos relations prirent un autre caractère. Sarah était une superbe enfant. Aussi rose et florissante de santé que Glacha, elle avait les traits bien plus fins, le corps d’aspect plus délicat. Elle avait de magnifiques cheveux roux, naturellement frisottés, qui entouraient son visage d’un cadre d’incendie, un nez droit et fin, des yeux très noirs, de petites quenottes, des lèvres un peu grosses et sensuelles. Au commencement, il y eut entre nous une espèce de flirt. Sarah me montra son album en me priant d’y inscrire des vers. Un jour Elias me confia que lui et sa soeur s’amusaient mutuellement « avec leurs pissette ». Selon mon habitude, je fis le niais. Le soir suivant, en présence de son frère, Sarah me demanda si réellement j’étais naïf au point d’ignorer la différence des deux sexes. Elle me promit de me montrer comment les femmes étaient faites et me pria, en attendant, de lui montrer mon membre qu’elle compara à celui de son frère. Celui-ci était circoncis ; Sarah examina avec curiosité mon prépuce et, avec les doigts, le retroussa sur le gland. Puis elle se coucha sur le sofa et me permit de lui examiner la vulve. Depuis, nous nous réunissions souvent tous les trois pour nous amuser de la sorte, le soir, et, quelquefois (les dimanches, par exemple), dans la journée. Sarah était vierge ; c’était la première fois que je voyais des parties sexuelles d’une vierge et, notamment, l’hymen. Ne voulant pas perdre sa virginité, Sarah ne concédait pas le coït complet, mais seulement le coït superficiel, in ore vulva. Nous nous couchions quelquefois tous les trois sur le flanc, Sarah entre nous deux. Pendant que l’un de nous, avec le gland du pénis, lui chatouillait l’anus, l’autre lui frottait la vulve avec son pénis. Quand mon pénis s’égarait et appuyait sur l’hymen, Sarah, avec sa main, retirait de cet endroit fragile l’organe dangereux. Pendant l’acte, j’aimais à baiser la jeune fille sur sa bouche fraîche et vermeille. Je ne me lassais pas non plus de regarder ses organes sexuels. Ils réalisaient pour moi, alors — et réalisent encore pour mon imagination aujourd’hui, leur image étant profondément gravée dans ma mémoire — l’idéal de la beauté des parties naturelles de la femme. Le mont de Vénus, très prononcé, replet et rebondi, élastique sous la pression, était à peine ombré d’un léger duvet doré, à travers lequel transparaissait la blancheur rosée de l’épiderme dont la finesse était admirable. Et ses épaisses grandes lèvres, en s’entrouvrant, laissaient voir les tons les plus riches du rouge, depuis le rose tendre jusqu’au carmin et à l’écarlate. Rose était le clitoris érigé, dont la dureté résistait élastiquement au doigt, roses étaient aussi les ailes extérieures des petites lèvres, mais le sillon qui s’ouvrait entre elles et qui se prolongeait vers le vestibule était d’un magnifique cramoisi sanguinolent. Au fond du vestibule on voyait l’ombre mystérieuse de l’entrée des régions inconnues, mais en élargissant fortement la fente on voyait le disque carminé de l’hymen percé de deux trous minuscules. Humides, les nombreux plis de l’intérieur de la fente génitale, gracieusement et harmonieusement modelés, reluisaient quand les rayons du soleil ou de la lampe les frappaient et cela rehaussait encore la splendeur de leur couleur vermeille. Encore aujourd’hui, je n’ai qu’à fermer les yeux pour voir tout cela mentalement jusqu’aux moindres détails. Je n’ai pu apprécier l’ensemble de la nudité de Sarah, car jamais je ne l’ai vue nue. Elle se couchait sur le sofa tout habillée, soulevait son jupon, ouvrait son pantalon et, de son exquise carnation, je n’ai jamais vu que la partie inférieure du ventre et les côtés intérieurs des cuisses. Elle me permit cependant de palper la nudité de ses seins naissants.

Profitant de l’instruction que m’avaient départie Minna et Sophie, je proposai à Sarah de faire le cunnilingus. Elle s’opposa d’abord à cette idée, mais finit par céder à mes instances. Après en avoir goûté, elle préféra cet amusement au coitus in ore vulvæ. Et, en effet, il était visible que cette seconde méthode la faisait jouir davantage. Il n’y avait qu’à observer son visage, qu’à voir les contorsions de son corps, qu’à entendre sa respiration et les cris involontaires qu’elle poussait. Je voyais les tressaillements de son ventre convulsé, je voyais se tordre son bas-ventre, la grasse pelote de son mont de Vénus, qui, par des mouvements involontaires de côté, échappait à ma bouche. Pendant que je suçais, léchais et mordillais le clitoris et les petites lèvres, toute la vulve palpitait, je voyais l’orifice du vagin s’élargir et se rétrécir spasmodiquement ; un liquide visqueux filait de cette ouverture de plus en plus abondamment, ruisselait partout. Pendant ce temps, la jeune fille se démenait frénétiquement, agitait les bras en l’air, en crispant les doigts, ou saisissait les objets qui étaient à sa portée, mon épaule, mon bras ou bien le bras de son frère, qui était auprès de nous, ou encore le pénis de celui-ci quand cet organe était exhibé. Tantôt elle serrait vigoureusement, à m’étouffer, ma tête entre ses cuisses veloutées et parfumées, comme si ses jambes avaient des crampes ; tantôt, au contraire, elle ouvrait ses jambes et les distendait démesurément, comme si elle voulait se fendre en deux, tantôt les levait en l’air, les agitait, les approchait de sa tête. Elle se débattait si énergiquement que ses organes sexuels à chaque instant s’arrachaient à ma bouche qui les reprenait ensuite. Des paroles entrecoupées exprimaient aussi l’intensité de la jouissance de la fillette. Son frère apprit à faire comme moi. Elle, à son tour, eut l’idée de lui exciter avec la langue l’extrémité du pénis et le masturbait avec la main. Elle m’offrit de me le faire aussi à moi, mais je ne le voulus pas, par peur panique de toutes les pratiques qui ressemblaient à la masturbation directe. Je me contentais du coitus in ore vulvæ, ne considérant pas cela comme une sorte de masturbation. Quant aux pratiques du cunnilingus, elles m’étaient agréables surtout par la vue de l’orgasme aigu de la fillette ; j’éprouvais aussi un plaisir direct à manier intimement et à regarder de si près ces parties si secrètes, cette vulve écarlate, béante, palpitante qui, avec ses plis chauds et humides, semblait, comme un visage, avoir une expression de langueur douce ou de désir enflammé. Ce n’est pas pour le plaisir de faire des descriptions que je raconte tout cela, c’est pour analyser exactement mes sensations. Le goût même des muqueuses sexuelles était très agréable à ma langue et à ma bouche. C’est, du reste, ce qu’ont éprouvé tous les viveurs : souvent ils disent qu’il n’y a pas de mets plus savoureux que ces parties de la femme. Le mucus que sécrète la femme qui jouit (qui jute, comme disent les Français) est également très agréable au palais, malgré son goût âcre et salin et quoique Aristophane l’appelle (dans les Chevaliers) […] [l’abominable rosée]. Une fois je recueillis ce liquide dans la fente génitale de Sarah avec une cuillère à thé, après avoir masturbé la fillette, et avalai avec délices ce nectar salé. L’odeur de l’urine que je sentais en passant ma langue dans le voisinage du méat urinaire m’était, au contraire, désagréable, mais cette odeur ne se faisait sentir qu’au commencement de l’opération et disparaissait ensuite, sans doute à cause de l’abondance des sécrétions voluptueuses qui venaient recouvrir les traces d’urine.

Les séances que je viens de décrire ne pouvaient avoir lieu très souvent. En effet, quelquefois des camarades venaient me voir le soir et me retenaient chez moi. D’autres fois, et cela arrivait fréquemment, Elias et Sarah recevaient des visites chez eux ; or j’étais, parmi leurs amis, le seul qu’ils eussent admis à leurs amusements sexuels et rien de compromettant ne pouvait se passer en présence d’une autre personne que moi. Enfin, bien que les parents n’entrassent pas généralement dans les chambres des enfants, ceux-ci n’osaient presque jamais s’amuser de cette manière tant qu’ils ne se savaient pas seuls dans la maison (les domestiques n’entraient pas en ligue de compte, car il était facile, le cas échéant, de ne pas leur ouvrir la porte) ils attendaient donc les soirées où les parents étaient dehors. Cela faisait que nous ne pouvions nous amuser que de temps en temps. Tels furent donc les plaisirs que j’eus avec les deux enfants juifs pendant cette année scolaire. Quant à eux, ils s’étaient amusés sexuellement longtemps avant d’avoir fait ma connaissance. Une femme de chambre qu’ils n’avaient plus les avait initiés aux plaisirs de l’amour.

Voir en ligne : Confession sexuelle d’un Russe du Sud (8) : Aventures avec des femmes adultes

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS.COM d’après la « Confession sexuelle d’un Russe du Sud », in Havelock Ellis, Études de Psychologie sexuelle, t. VI, Éd. Mercure de France, Paris, 1926.



 RSS 2.0 | Mode texte | Plan du site | Notice légale | Contact
Psychanalyse Paris | Psychanalyste Paris | Annuaire Psychanalystes Paris | Annuaire Psychanalyste Paris | Blogs Psychanalyse Paris