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La Fête de Nuit (Chapitre III - §I)

Petites et grandes filles - 11

Roman érotique (1890)



Auteur :

Toutes les versions de cet article :

Fuckwell (Alphonse Momas), Petites et grandes filles, [s.n.], Londres, Paris, [1890], 1907. (248 p. ; 19 cm).


CHAPITRE III
LA FÊTE DE NUIT

I
ADELINE À PAUL

Comme le temps file quand tout sourit à nos vœux, à nos rêves ! Plus de trois mois, mon chéri, que je ne t’ai écrit, et que de choses depuis.

Mes lettres te sont parvenues par le cousin d’Eulalie, ton condisciple aux Jésuites, que la mort d’une parente avait appelé à Paris. Déchire-les après lecture, de peur que nous n’en récoltions des ennuis et afin que nous puissions continuer ces chères confidences.

J’attends les tiennes, certaine qu’une occasion surgira qui me permette de les recevoir.

Je désire que tu t’amuses comme moi, et je t’envoie en tout cas le récit de mes folles ivresses pour te prouver que je ne change pas de manière de voir sur toutes ces bonnes choses.

Je te regrette souvent, mon petit Paul, c’est te dire que l’égoïsme ne me mord pas le cœur.

La vie bien réglée, bien organisée, ne nous fatigue pas, et nous vaut toutes sortes de joies, de surprises agréables.

A côté de notre lien avec la grande amie, il se noue de petits romans, et cela a bien son charme.

Quelques semaines après mon entrée à la pension, un matin, je trouvais dans mon pupitre une lettre qui me jeta dans une très forte surexcitation.

Chère Adeline,

Tu m’as joliment fouettée et tu m’as diantrement écorché le cul ; je ne t’en veux pas, bien au contraire. Marie m’a raconté que tu étais très chaude. J’éprouve un grand besoin pour ta personne et tu me rendrais bien heureuse si tes lèvres effaçaient le souvenir des coups, là où tu frappas. Si tu as le même désir de mes charmes que je l’ai des tiens, il est facile de nous voir, sans risquer de punitions. Demande demain la confession ; je suis chargée d’arranger l’autel pour dimanche. En arrivant à la chapelle à 4 heures, tu ne rencontreras l’aumônier qu’à 4 h. 30. Nous aurons une demi-heure à nous. Dans le cas où tu consentirais, mon cher petit ange, ce soir, au réfectoire, mets une faveur bleue dans ta chevelure.

Ton amie, Isabelle.

Je mis le ruban bleu, et le lendemain, à 4 heures, j’allai à la chapelle. Isabelle m’attendait. Elle me prit par la main, me conduisit dans la sacristie, ouvrit une porte et nous pénétrâmes dans un bijou de boudoir.

Elle me saisit dans ses bras, et quoique plus petite que moi, elle me souleva comme une plume, me poussa sur un divan, et me dit :
- Vite, dépêchons. Montre si tu es aussi bien faite que le crie Marie.

Ses mains me chatouillèrent les cuisses et les fesses ; elle écarta mon pantalon, sa bouche approcha, et sa langue, merveilleusement agile, eut vite fouillé dans les bons coins.

Se relevant ensuite, elle se retroussa, m’exhiba ses fesses que ne recevrait pas le moindre pantalon, et comme j’étais couchée sur le divan, elle les appliqua sur mon visage en m’ordonnant de les sucer.
- Suce partout, méchante, dit-elle, cruelle, qui, l’autre jour, tapa si fort. Tiens, tu vois, il se venge, il se pince le nez, il t’écrase la figure ; enfonce la langue, c’est ça, cherche bien le trou, j’adore ce chatouillement ! Ah, coquine, tu es une véritable petite maîtresse ! Oui, serre avec tes mains, tiens, tiens, le sens-tu bien sur toi ? La passion de Marie, cette passion qu’elle a pour les culs, m’a amenée à me délecter, quand on me le caresse. Oh, tu marches très bien ! Dis, que désires-tu en m’enlaçant plus. Dis, quel est le plus joli : celui d’Angèle ou le mien ?
- J’ai à peine contemplé le cul d’Angèle.
- Quelle plaisanterie ! Que faites-vous ensemble dans vos petites retraites ?
- Elle aime à me caresser, et quand c’est son tour, elle préfère le devant.
- Oh, que c’est drôle ! Avec ta devancière, elle lui demandait toujours de lui sucer la pointe des seins ! Angèle est une fantasque ! Oui, oui, mais ne t’arrête pas dans tes lippettes. Si tu n’a pas vu le cul de ta grande amie, tu en as vu d’autres, celui de Blanche, par exemple ; le préfères-tu au mien ?
- Il est plus gros, mais il ne sait pas se tortiller comme le tien.
- Ah, tu apprécies ça ! Il est toujours en chaleur, et j’y voudrais toute la journée une langue au milieu.
- Avec ces dispositions, Marie doit se satisfaire dans ses goûts.
- Marie est une plastique. Elle aime un cul qui ne remue pas, et moi, je ne le laisse jamais au repos quand on me le lèche gentiment. Elle se fera pincer parce qu’elle cherche les aventures nocturnes. Elle les cherche à cause de la peur d’être surprise, ce qui empêche de bouger celles à qui elle s’adresse. Elle s’aplatit sur le cul et le léchaille à légers coups de langue.
- Il est curieux que l’on ne s’entende jamais tout à fait bien !
- Je m’entendrais bien avec toi ! Tu es une fière mutine et tu manœuvres ta langue avec une réelle habileté ! Veux-tu être mon amoureuse.
- Et Angèle ?
- Angèle demeure ton amie officielle. Nous avons toutes une amoureuse cachée, et Angèle comme les autres.
- Vraiment, Angèle a une amoureuse !
- Tu ne connais donc pas encore les histoires de la maison ! Angèle a la toquade de son ancienne grande amie, Blanche. Elles couchent souvent ensemble, et c’est grâce à cela que vous avez été pincées avec Marie.
- Ah !
- Oui. Si Marie m’avait parlé ce jour-là, je lui aurais conseillé de remettre sa partie lors d’une visite de Blanche à Angèle.
- Elles changent de chambre ?
- Au moins deux fois par semaine.

Les léchées et les sucées continuaient. Nous sûmes nous arrêter à temps pour être dans la chapelle à l’arrivée de l’aumônier.

Je consentis à être l’amoureuse de cette petite endiablée qui me promit de nous ménager quantité d’ivresses voluptueuses.

C’était la première fois que je me rendais au confessionnal de la pension.

Sur ce point, les élèves dépassant 14 ans ont toute latitude, pourvu qu’elles communient aux époques fixées.

Je n’avais vu l’aumônier qu’aux séances de punition et aux offices religieux.

J’entrai dans la petite niche en toute quiétude d’esprit et le grillage ouvert après le pater et l’ave, l’aumônier me dit :
- C’est bien, mon enfant, de vous rappeler l’utilité de mon ministère. Vous éprouvez le besoin de me confier quelques petites fautes ?
- Vos conseils, mon père, me seront précieux et, depuis longtemps, je désirais les solliciter.
- Parlez, je vous écoute, mon intérêt le plus vif vous est acquis.
- J’ai un peu de trouble dans les idées. Je suis venue dans cette maison à la suite d’une aventure que vous devez connaître et, ici, je trouve presque autorisé ce qu’on a voulu châtier chez mon père. Où est le bien, où est le mal, je ne sais plus.
- Le cœur l’indique, mon enfant. L’obéissance envers les supérieurs qui nous dirigent ; l’observance des convenances de ceux avec lesquels nous vivons ; le silence sur ce qui peut affliger autrui ; la recherche des joies et des bonheurs qu’il est en notre pouvoir de procurer à nos amis.
- Je saisis à merveille, mon père. Il s’agit de pratiquer la morale selon les lieux où l’on vit, et de ne jamais choquer les pensées de ceux dont on dépend.

Un moment embarrassé, l’aumônier reprit :
- Le mal consiste dans l’erreur de nos besoins réciproques. Cette maison est régie par un ensemble de règlement différent de celui qu’observent les autres. Vous êtes une nature intelligente. Vous ne compromettrez pas le bonheur que vous éprouvez dans de vaines controverses. Goûtez le plaisir, mon enfant, et faites le goûter, selon les règles édictées ici. Je vous absous de vos péchés.
- Je vous remercie, mon père, et je vous témoignerai ma reconnaissance en avouant que le confessionnal m’a servi de prétexte pour rejoindre une amie à un rendez-vous voluptueux.

Il sourit et me répliqua :
- Je veux ignorer le nom de votre complice. Pour pénitence de votre subterfuge, vous calmerez l’irritation du pauvre diable que vous enflammez entre mes cuisses. Regardez, mon enfant.

J’appuyai le front au grillage et vis l’aumônier, la soutane relevée, montrant une machine… bien, bien longue.
- Comment la calmerai-je, mon père ?
- En la suçant dans la sacristie. Obéirez-vous à la pénitence ?
- Aurais-je le droit de révolte, que je solliciterais de l’accomplir.
- Oh, mon enfant, vous promettez une merveilleuse recrue pour cette maison. Venez donc à la sacristie.
- Pourquoi à la sacristie ? Si je vous rejoignais dans votre petite cellule et m’agenouillais devant vous ? Il tressaillit et répondit :
- Oui, oui, c’est cela.

Isabelle était toujours à l’autel. Elle se retourna au bruit de la porte du confessionnal et resta tout interdite en me voyant disparaître auprès de l’aumônier.

Je m’agenouillai entre ses cuisses ; il me caressa doucement la tête et ma bouche s’approcha de cette grosse chose. J’avais soif de ce plaisir. Depuis mon départ de Chartres, le joujou masculin me manquait. Je bénissais mon intelligence qui me mettait en face des attributs de l’aumônier. Le gland énorme glissa entre mes lèvres, mon cœur battit d’ivresse, de mes deux mains je soutins le goupillon.

Quelle taille, mon petit Paul. Deux fois gros comme l’abbé Dussal et trois fois comme toi.

Lentement j’appuyai la bouche et la descendit par saccades, de façon à engloutir peu à peu le monstre charmant.

Hélas, elle ne put le contenir en entier.

L’aumônier, renversé en arrière, les cuisses bien découvertes, s’abandonnait à mon entreprise et je ne résistai pas à l’enivrement de me repaître de ses chairs. Je laissai échapper la chose de mes lèvres, posai mon front au-dessous, redressai à coup de languette les deux boules, et me penchai pour lécher jusqu’à la pointe des fesses.

Il soupirait de plus en plus.

Il me frappa la tête avec le gland pour me rappeler au suçage ; je repris ma besogne, m’enrageant des lèvres et de la langue.

Il tressautait, pressait de ses mains sur mes épaules, se tortillait par instants, et soudain, il m’envoya dans la bouche, sur le nez, les joues, un violent jet de sperme (nom de la liqueur mâle qu’il m’enseigna).

Oh, les soubresauts de sa queue contre mon visage. Jamais je ne les oublierai. Elle battait une mesure précipitée à me briser les chairs.

Je restai la tête collée sur ses cuisses, abîmée dans une extase délicieuse ; il me caressa les joues, que j’appuyai contre sa chair, puis, avec un mouchoir, il m’essuya et je compris qu’il s’agissait de réparer les traces de l’aventure.

Quelques gouttes étaient tombées sur mon corsage et y faisaient une tache. Il laissa retomber sa soutane et me dit de l’accompagner à la sacristie où il le nettoierait.

Nous sortîmes du confessionnal et, en passant devant l’autel, je remarquai qu’Isabelle, dissimulée sur un des côtés, me regardait avec des vilains yeux.

Dans la sacristie, l’aumônier, avec un peu d’eau, répara l’accident de mon corsage ; je me lavai le visage afin que rien ne me trahisse, et je le quittais après qu’il m’eut embrassée tendrement, en me promettant sa protection.

Dans un couloir conduisant de la chapelle à la cour, je me heurtai à Isabelle qui, me saisissant le bras, me flanqua une paire de gifles et me dit :
- Tiens, cochonne, suceuse, tes amies ne te suffisent pas, il te faut mignarder les hommes, voilà pour t’apprendre à te mieux conduire. Nous sommes brouillées, cochonne, et n’aie pas peur, je parlerai à Angèle et elle t’arrangera.

Elle me tourna le dos et sauva, me laissant ahurie. Je pensais que tous les plaisirs devaient s’éprouver, et l’un d’eux me créait une ennemie.

Un nouvel ennui m’attendait à l’étude.

À mon retour, Mlle Blanche me dit avec une certaine ironie :
- Votre confession a été bien longue, Adeline. Vous aviez donc de nombreuses fautes à avouer ? Je ne m’en serais pas doutée. Elles ont une réelle gravité, votre visage est tout chiffonné et votre allure étrange. Je vous prive de récréation pour demain et vous me copierez tout le premier acte d’Athalie. Les vers parleront de poésie à votre âme.

Ce réveil voluptueux, mon petit Paul, était désagréable. Je me soumis sans murmurer.

Bons baisers de ta sœur.

Adeline.

Voir en ligne : Petites et grandes filles - 12

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS et Nathalie QUIRION d’après le roman érotique de Fuckwell (Alphonse Momas), Petites et grandes filles, [s.n.], Londres, Paris, [1890], 1907. (248 p. ; 19 cm).



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