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La Fête de Nuit (Chapitre III - §II)

Petites et grandes filles - 12

Roman érotique (1890)



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Fuckwell (Alphonse Momas), Petites et grandes filles, [s.n.], Londres, Paris, [1890], 1907. (248 p. ; 19 cm).


II
DE LA MÊME AU MÊME

L’aumônier m’avait promis sa protection, il tint parole.

Il s’écoula quelques jours avant qu’il n’eût l’occasion de s’occuper de ma personne, mais ayant appris la punition infligée pour la longueur de ma confession, un matin il me fit appeler chez Mlle Juliette avec ma maîtresse.
- Je viens de lire sur le cahier des punitions, dit-il à Blanche, celle que vous donnâtes à Adeline. J’avais oublié de lui remettre son billet de justification. Cette punition est injuste et je demande à Juliette de lui accorder en compensation le cordon bleu. Elle la récompensera ainsi de sa soumission et de sa résignation, je la prends sous ma protection et j’exige qu’on ne la tracasse pas.
- Je serai d’autant plus heureuse de la distinction dont elle est l’objet, répondit Blanche, qui, quoique paraissant la bouder, elle ne m’en montre aucune rancune et, bien au contraire, travaille avec encore plus de zèle et de bonne volonté.

Juliette m’embrassa sur les deux joues et me passa autour du cou une faveur bleue, ornée d’une étoile.

Cette récompense m’octroyait le droit de me coucher à ma fantaisie à onze heures, et de me lever à huit, la faculté de circuler librement dans la maison, en dehors des heures de classe et de l’étude du soir.

La protection de l’aumônier, ainsi proclamée, me constituait en quelque sorte une position de petite sultane favorite, me permettant d’en appeler pour les peines de mes amies.

Il se contenta ce matin de m’embrasser sur le front et je revins à l’étude avec Blanche qui annonça à mes camarades ma récompense et ma bonne fortune auprès de l’aumônier.

Malgré la mauvaise humeur d’Isabelle à mon égard, Angèle ne partagea pas sa colère et me conserva son amitié.

Je passais souvent mes récréations à causer avec cette excellente amie qui, lorsqu’elle me sentait les sens émoustillés, m’amenait dans sa chambre et me satisfaisait de son mieux, pour ne pas m’exposer à des désagréments. C’était comme le bon pain assuré, mais cela manquait d’imprévu, et je désirais Isabelle, par cela même qu’elle m’insultait toutes les fois que nous nous trouvions seules.

Pas une fois dans ces rencontres elle ne m’épargna.

Enfonçant un doigt dans la bouche, elle me disait :
- Cochonne, suceuse, cours vers les hommes.

Cela me fâchait et m’irritait. Je n’osais parler à personne. Le cordon bleu me permit d’avoir le mot de cette fureur persévérante.

Marie Rougemont, sa peine expirée, reprit sa place à mon côté. Un jour, elle me dit tout bas :
- Tu peux mener partout avec toi, dans la maison, une de tes amies pendant les récréations. Conduis-moi au dortoir pour que nous recommencions la petite chose de l’autre nuit. On ne nous punira pas.

J’y consentis ; mais, avant de retrousser les jupes pour prêter mon cul aux fantaisies de ma camarade, je lui racontai les vilains procédés de sa grande amie à mon égard.
- Bon, dit-elle, si tu lui avais répliqué, en la traitant de sodomite, d’enculée, si tu t’étais jetée sur elle et l’avais fortement fouettée, elle t’adorerait et te lécherait des pieds à la tête. Elle est ainsi. Elle veut des romans avec les élèves ; puis, à la moindre aventure, elle se brouille, les agonise de sottises, en s’arrangeant à ne pas être surprise. Elle a agi de la sorte avec Athénaïs qui lui administra une bonne raclée et depuis elles sont d’accord. Tu es forte et quoiqu’elle soit nerveuse, ne la ménage pas à la première occasion. Tu verras que, comme elle a le caprice de toi, elle te mangera de caresses.
- Qu’est-ce que c’est que sodomite, enculée ?
- Tu ne le sais pas ? C’est recevoir dans le cul la queue d’un homme.
- La queue ?
- La machine, pardi. Isabelle est la préférée de M. Dandin qui la lui fourre toujours, à ce que j’ai entendu dire par les grandes.
- Je te remercie et tu peux t’amuser avec mon cul tant qu’il te plaira.

La petite coquine prit sa revanche, elle me fourragea tant et si bien avec sa langue au bon endroit, au trou, que je déchargeai deux fois. Elle termina sa jouissance par une fessée de six à sept claques que je supportais pour qu’elle se vengeât de celles supportées en mon honneur.

La classe se passa très bien ; à la fin de la leçon, Mlle Robert ayant remis une note à Blanche, celle-ci me dit :
- À la récréation, vous vous rendrez à la chapelle où vous attend monsieur l’aumônier.

Je compris qu’il allait exercer ses petits droits de seigneur et, du reste, les regards et les propos des élèves me l’eussent révélé en cas de doute.

L’une d’elles me dit : avant de faire ce qu’il te demandera, prie-le de donner une fête de nuit pour te fêter. Tu sais, on danse, on s’amuse, tu n’en as pas idée.

Une autre me souffla :
- Demande-lui une inspection des dortoirs ; il y a après de bien drôles et de bien bonnes choses.

Et une troisième :
- Ne te gêne pas. Tu sais, il a toujours le goût des nouvelles. Si tu as des fantaisies, dis-lui, et tu verras que toute la maison s’y soumettra. Il est l’un des plus gros actionnaires de la pension et c’est lui qui décide de l’admission des élèves.

L’aumônier m’attendait à la sacristie et il me conduisit au petit salon où nous nous amusâmes avec Isabelle.

Sur une petite table, un goûter était servi et il m’invita à manger et à boire.

Tandis que je contentais ma gourmandise, sa main s’appuyait sur mes genoux et ses yeux brillaient de mille feux.

Je souriais et je le laissais faire, grignotant des gâteaux.

Sa main glissa sous mes jupes ; il me chatouillait entre les cuisses. Puis, m’asseyant sur ses genoux, jupes retroussées, il mit sa grosse machine, sa queue, dans la fente de me fesses et, m’enlaçant, il croisa les mains sur mon ventre, me soulevant parfois par la vigueur de sa chose qui voulait se tenir toute droite.

Quand j’eus achevé de manger et de boire :
- Ma petite protégée, ma petite mignonne, avant de commencer à jouir, je veux faire quelque chose pour toi. Dicte un de tes ordres et on l’exécutera. Tu peux me tutoyer dans le plaisir.
- Alors, c’est bien vrai que je suis comme ta petite sultane ?
- Qui t’a dit ça, chérie ?
- Une de mes amies.
- Nomme-la-moi.
- Pourquoi ? Tu penserais peut-être à elle et, moi, je veux rester ta petite sultane.

Ma réponse l’enchanta. Il envoya sa langue dans ma bouche et je me pressai contre son cœur.
- Tu es une petite rouée, et je ne crois pas qu’ici malgré tous leurs succès, il t’en arrive une à la cheville.
- Tu dis ça parce que je suis nouvelle.
- Oh, la coquette ! Elle me damnerait, si ce n’était déjà fait. Voyons, que demandes-tu ?
- Une fête de nuit.
- On te l’a indiqué. Je voudrais quelque chose qui te plut en particulier.
- Mais je m’amuserai à la fête de nuit.
- Soit ! C’est entendu pour la fin de la semaine. On se reposera dimanche matin. Maintenant, suce-moi un peu. Puis tu t’abandonneras comme avec l’abbé Dussal.

Un frisson me parcourut tout le corps.

Assise sur ses genoux, je sentais sa queue qui courait partout sous mon cul. La reniflant au milieu de la raie, sur les fesses, il me semblait qu’elle était encore plus grosse qu’en réalité par la facilité avec laquelle elle me poussait de côté et d’autre.

Je lui jetai les bras autour du cou et il me répliqua :
- Ne crains rien, ma mignonne. Les chairs se prêtent, et si cela t’écorche un peu la première fois, il n’y paraîtra plus ensuite. Je te lécherai. Avant de t’approcher, je mettrai beaucoup de salive au trou et ça entrera comme dans du beurre.

Il ne me déshabilla pas. Il dégrafa mon corsage, me tripota les seins, et je m’agenouillai entre ses jambes pour le sucer.

Il ne prolongea pas trop ce plaisir. Il m’étendit sur un divan et, avec la langue entre mes fesses, il me donna de rapides coups sur le trou qui l’excitèrent et l’enragèrent.

Il bava dessus et quand il l’eut enduit de sa salive épaisse, comme le boa pour sa victime, il m’attira entre ses cuisses et m’imprima un premier mouvement. Le gland ne parvint pas à disjoindre l’orifice. Il le dirigea avec la main, je m’arc-boutai et la chair céda, mais je ne poussais pas un cri, j’éprouvais une forte douleur.

Il était lancé, il n’écoutait plus rien.

Il appliqua la main sur ma bouche comme pour étouffer mes cris. Je baisai et mordis cette main, mon cul répondait à son assaut, la douleur luttait avec la volupté, sa queue pénétra mieux que dans ma bouche, sa rosée m’inonda, elle me produisit l’effet d’un baume merveilleux, cicatrisant la blessure.

II avait joui et bien joui.

Satisfait, il me contemplait avec une admiration qui me gonfla d’orgueil.

Je devinai que mon empire s’assurait sur les sens de cette autorité de la maison, et qu’une nouvelle ère de félicités allait s’ouvrir pour moi.

Il me confessa le pouvoir que j’acquérais sur sa pensée.
- Ma petite, dit-il, tu es une enfant et tu es une femme. Tu réunis dans ta personne l’agrément de tes maîtresses et de tes camarades. Tu es une nature qu’a deviné et formé mon vieil ami Dussal. Je ne veux pas être jaloux. Ces Messieurs te disputeront à mes plaisirs. Rappelle-toi que je suis le plus puissant d’entre tous et que, si tu sais te modérer avec eux, sinon les éconduire, pour te conserver à mes voluptés, tu seras plus maîtresse dans cette pension que les dames Géraud elles-mêmes.

Penses-tu à cela, mon Paul, penses-tu à ce pouvoir accordé à ta chère sœur ? Ah ! que ne puis-je solliciter qu’on t’amène ici ; je voudrais que tu partageasses mes joies et mes ivresses.

Déjà femme par tout ce que j’apprenais, à cette boutade de l’aumônier, je répondis de la seule façon possible. Je posai mes lèvres sur les siennes et j’eus le bonheur de lui arracher ce gros soupir :
- Je ne veux pas que tu manques tes études ; ne me pousse pas à recommencer. Je te verrai souvent. Fais vite ta toilette et sauve-toi, petit démon.

À bientôt d’autres nouvelles, mon petit frère.

Ta sœur, Adeline.

Voir en ligne : Petites et grandes filles - 13

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS et Nathalie QUIRION d’après le roman érotique de Fuckwell (Alphonse Momas), Petites et grandes filles, [s.n.], Londres, Paris, [1890], 1907. (248 p. ; 19 cm).



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