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La Fête de Nuit (Chapitre III - §III)

Petites et grandes filles - 13

Roman érotique (1890)



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Fuckwell (Alphonse Momas), Petites et grandes filles, [s.n.], Londres, Paris, [1890], 1907. (248 p. ; 19 cm).


III
DE LA MÊME AU MÊME

Comme j’étais fiévreuse en jugeant mon pouvoir, tu ne saurais t’en faire une idée.

Une seule crainte me tourmentait l’esprit : celle d’exciter la jalousie des demoiselles Géraud et de mes maîtresses ; il n’en fut rien.

Dans la soirée, après le coucher des moyennes et des petites. Juliette et Fanny, qui s’étaient jointes aux grandes surveillantes, m’attirèrent dans an coin et nous causâmes.
- Votre éducation et votre instruction, ma chère enfant, me dit Juliette, ne laissent rien à désirer. Votre précepteur vous a poussé très bien et vous êtes en avance sur vos camarades. D’un autre côté, votre croissance physique marche en proportion. Vous seriez donc de nos grandes si notre règle n’imposait de façon absolue l’âge de 15 ans et la vacance créée par le départ d’une élève. En attendant qu’il nous soit possible de vous classer ainsi, nous vous considérons comme appartenant à une classe intermédiaire. La protection de l’aumônier, aussi ouvertement accordée (ce qui n’a encore été fait pour aucune autre élève), vous crée une situation à peu près exceptionnelle. Il deviendra indispensable que vous entriez dans la confrérie des Filles Rouges, nous en parlerons plus tard. Nous nous en rapportons jusque-là à tout votre tact, à toute votre gentillesse pour ne mécontenter ni froisser personne. Pourrons-nous compter sur vous.
- Oui, ma chère maîtresse ! Je ne demande qu’à vous obéir et à vous aimer.

Elles m’embrassèrent et Fanny ajouta :
- Pas trop de triomphes à la fois ; d’ici quelque temps, nous vous fêterons à notre tour, chez nous.

Je me couchai à 9 heures pour me lever à 7 heures, n’abusant pas de la permission.

L’occasion que je cherchai pour mettre fin à l’irritante persécution d’Isabelle se présenta ce matin-là.

Comme je m’apprêtais à sortir du dortoir, je me trouvai nez à nez, sur la porte, avec Isabelle.

Nous nous examinâmes un instant des pieds à la tête, puis, prenant son air méchant, elle me dit :
- Tu te figures peut-être que ton ruban bleu et la protection de ton sucé m’arrêtent ! Tu te trompes ; tu n’es qu’une salope et une mangeuse de couilles.

La crudité de ces mots, que je n’avais jamais entendus, dont je compris tout de suite la signification, me jeta dans une violente colère. Je me précipitai sur elle, la tirai par les oreilles, lui lançai deux à trois calottes et, avant qu’elle ne fût revenue de sa surprise devant cette brusque attaque, je la poussai contre un lit, retroussai ses jupes, la frappai du plat de la main et de toutes mes forces sur ses fesses, par-dessus le pantalon, en disant :
- Ah, tu m’appelles salope, ah, tu te sers de si vilains mots que, si Madame l’apprenait, elle sévirait durement ; tiens, tiens, défends-toi, puisque tu es si forte. Voilà un coup de poing sur ton cochon de cul, espèce d’enculée, de sodomite. Ah, que j’ai été bête de te le caresser. Si tu m’instilles encore, je ne te prends pas en traître, j’en référerai à Mlle Juliette, et ce sera tant pis pour toi.

Elle avait d’abord essayé de ruer, mais la rage décuplait mes forces et, de plus, comme elle était très petite malgré la vigueur de ses nerfs, par cela qu’elle se sentait fautive, elle se défendait mal.

Dans mes bourrades, je déchirai son pantalon et apercevant un morceau de chair, la méchanceté m’envahissant l’esprit, je la pinçai avec furie ; elle allait pousser un cri de douleur lorsque des sanglots la suffoquèrent et elle s’avoua vaincue.

J’appuyai de tout mon poids sur les reins et ma main la fustigeant sans pitié, ses pleurs finirent par suspendre mes coups. Elle murmura :
- Pardonne-moi, pardonne-moi. Je ne t’outragerai plus ; le dépit m’excitait pour deux raisons : d’abord parce que je voulais être ton amie préférée ; ensuite, parce que je guignais la faveur de l’aumônier. Ne me frappe pas, je suis ton aînée. Allons, ma méchante, faisons la paix.

Défiante, j’observais la défensive. Elle joignit les mains en me contemplant avec des yeux d’enjôleuse, et continua :
- Dis, Adeline, redevenons amies ; n’est-ce pas à mon rendez-vous que tu dois les bonheurs qui t’arrivent ? Sois gentille ! Veux-tu, je serai ton amoureuse selon ton accord.

Elle était vraiment à croquer, cette mignonne créature, dans sa pose rie suppliante ; je me souvins des ivresses éprouvées sur son cul, je me raidis et, me rappelant les conseils de Marie, je repris :
- Je ne demande qu’à oublier ; mais tu m’as si gravement insultée qu’il me faut une preuve convaincante de l’amitié amoureuse que tu m’offres.
- Celle que tu imposeras est acceptée d’avance.
Je cherchai quelques secondes, puis lui dit :
- Écoute, j’allais au cabinet, quand je t’ai rencontrée. Attends devant la porte que je t’appelle, lorsque j’aurai fini, pour me frotter le cul. Ensuite, tu le laveras et tu me le lécheras. Je pourrais exiger que tu le fisses après que tu aurais passé le papier.
- Si nous sommes surprises, nous risquons la flagellation avec la badine et la protection de l’aumônier ne t’en préservera pas.
- Tant pis ! je veux cela et pas autre chose.
- Soit, je consens.

Le petit réduit n’était pas loin. Elle fit le guet et dès que j’eus achevé, elle prit le papier et m’en essuya les fesses que je lui présentais.

Elle rit en me disant :
- Il n’y a pas de trace ; le travail n’est pas pénible. Du reste, le cul est si beau et si blanc, qu’il exclurait toute répugnance. Je te lèche de suite si tu l’ordonnes.
- Non, après l’eau seulement.

Nous revînmes nu dortoir, elle me lava, me bichonna, me parfuma ; me penchant le haut du corps sur le lit, elle glissa sa fine tête à l’entrebâillement du pantalon et me rendit au centuple les caresses dont je la dévorai au fameux rendez-vous de la chapelle.

L’extase ne nous était pas permise. L’heure de la classe approchait, nous nous séparâmes en nous promettant de fréquentes entrevues.

Hélas ? L’une et l’autre nous devions expier ma sotte exigence !
La petite Lise Carrin entendit notre discussion !

Elle courut raconter l’affaire à Mlle Robert et celle-ci assista à la fin de nos ébats, contrôlant ainsi la dénonciation de l’enfant.

Elle en adressa un rapport aux demoiselles Géraud.

À la fin de la classe, on me manda auprès de Mlle Juliette.

Très ennuyée de l’histoire, elle me dit :
- Vous avez commis, Adeline, de complicité avec Isabelle, l’une des plus grosses fautes dont cette maison ait été le témoin. Je voudrais vous soustraire l’une et l’autre au châtiment, qui ne manquera pas de provoquer la colère de deux des personnes dont l’appui m’est précieux ; cela m’est impossible à cause de l’élève qui vous a vu. Vous me trouvez chagrinée, irritée et, je vous le dis franchement, effrayée sur les conséquences de votre étourderie. Des mots ont été prononcés dont je ne m’explique pas la provenance. Je sais qu’Isabelle est une nature turbulente, parfois dangereuse, un esprit vicié dès la première heure et que nous avons eu beaucoup de mal à régler. Mais vous, élevée dans une famille honnête, pure, comment sûtes-vous les mots qu’on m’a répétés ? Probablement quelque camarade vous les aura soufflés, et je ne vous inciterai pas à la délation. Ne les employez plus à l’avenir. Croyez-en mon expérience. Le plaisir est une chose si belle et si douce qu’il ne faut jamais le ternir par des expressions grossières. Votre cas entraîne la flagellation par la badine, le retrait du ruban bleu, la séparation d’avec vos compagnes pour un mois et des pensums journaliers, jamais l’aumônier n’autorisera cette sévérité. En faveur de cette protection, je tournerai la difficulté. Sauf les heures de classe, vous n’aurez aucun contact avec vos amies et on vous ramènera dans mes appartements où l’on vous supposera en punition. Cela durera jusqu’au jour de la flagellation que vous ne pouvez éviter. Après, à cause de la fête de nuit que vous m’avez demandé, je lèverai toutes les punitions et vos camarades ne crieront pas à l’injustice puisqu’elles vous seront redevables de leurs plaisirs. Je vous en supplie, dans votre intérêt comme dans le nôtre, fuyez de pareilles algarades ou précautionnez-vous pour qu’aucun élève ne s’en doute. Vos maîtresses fermeront les yeux.

Si une certaine terreur m’emplissait l’âme au sujet des coups de badine promis à mon pauvre postérieur, je ressentais d’un autre côté une grande joie en constatant l’importance que me valait la protection de l’aumônier.

Il était mon amant avoué, reconnu, et ma volonté comptait beaucoup pour lui.

J’en eus la preuve le soir même.

Sur les six heures et demie, je travaillais à mes devoirs dans le petit salon de Mlle Fanny. L’aumônier entra, tout ému, m’apportant une jolie boîte de bonbons.

Il connaissait l’affaire et il me conta qu’il s’était vertement fâché, qu’il n’entendait pas qu’on n’abîmât mes gentilles fesses, qu’il avait menacé de ne plus mettre les pieds dans la maison si l’on ne profitait pas de la fête de nuit pour enlever sur-le-champ cette punition et toutes les autres.
- Mademoiselle a-t-elle consenti ? demandai-je.
- Non. Elle prétend que l’exemple est nécessaire. Je m’en moque de l’exemple. Ce n’est pas lorsque je rencontre une nature si délicate, si charmante que je l’abandonnerai à des coups de cravache.
- Laissez faire, je me soumets. Une petite a vu ce que nous aurions dû cacher. La souffrance ne durera qu’un moment ; je m’y résigne et si vous nourrissez quelque affection pour votre jeune amie, ne vous fâchez pas contre ma chère maîtresse.
- Elle est accomplie ! Ah, mon enfant, vous ignorez l’effet des coups ! Plus de vingt-quatre heures votre derrière endommagé refusera le plaisir !
- S’il vous plaît d’en user avant ou après, vous le frotterez dispos.

Il me baisa sur les yeux et répondit :
- Je dois le ménager. Il ne faut pas trop le fatiguer avec ma grosse queue ! Je vous aime vraiment, ma mignonne !

Sur ces mots, il guida sa main vers son terrible engin, et je le branlai (je deviens savante), selon ses indications.

Il ne voulut même pas que je le suçasse ; il s’essayait à dominer ses sens pour me pénétrer de l’empire qu’il m’autorisait à exercer sur lui.

Fanny nous surprit dans cette attitude et dit à l’aumônier :
- Vous nous gâterez cette chère enfant !
- Non, ma chère amie ! Elle vient de me demander elle-même de ne pas la soustraire à la flagellation, et la pension a fait dans sa personne une précieuse conquête.
- Il suffit que vous l’ayez remarqué, pour qu’elle affirme sa valeur.

La queue de l’aumônier, dure comme une pierre, se tendait dans mes doigts ; le désir me poursuivait. Une idée folle s’empara de mon esprit. Fanny se trouvait à portée de ma main, je la pris par sa robe, la retroussai brusquement par devant et lui poussai les cuisses contre celles de l’aumônier.

Ne l’espérait-elle pas ? Elle fut de suite à cheval et ses yeux humides me témoignèrent sa reconnaissance.

L’aumônier n’hésita pas. Il l’enfourna et, voulant jouir du spectacle, je m’accroupis sur le sol, par derrière Fanny, dont je relevai les jupes. J’aperçus la queue qui manœuvrait dans son conin.

Par dessous, je joignis mes coups de langue tantôt au cul de Fanny, tantôt aux couilles de l’aumônier, et bientôt ils tressautèrent dans des transports enragés.

Étendu sous eux, la jupe retroussée, je me grattais le bouton et je déchargeai comme l’extase les emportait.

Ses sens satisfaits, avant de partir l’aumônier ne perdit pas de vue le sujet qui le préoccupait.
- Je désire qu’on la venge, dit-il. Pour un fait quelconque, quatre petites paieront la dénonciation de l’une d’entre elles.
- Pardonnez, murmurai-je.
- Non, ma chérie ! On frappera ton cul avec la badine ; les petites seront fustigées.
- Le prétexte est tout trouvé, intervint Fanny : la dénonciatrice était en défaut. On ne peut la punir à cause de la faute révélée ; on appliquera la peine pour la responsabilité morale à un tiers de la classe.

Ses quelques lignes, mon Paul, te dépeignent la maîtresse situation que je suis en train d’acquérir dans la maison.

Ta sœur qui t’adore, Adeline.

Voir en ligne : Petites et grandes filles - 14

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS et Nathalie QUIRION d’après le roman érotique de Fuckwell (Alphonse Momas), Petites et grandes filles, [s.n.], Londres, Paris, [1890], 1907. (248 p. ; 19 cm).



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