Eros-Thanatos Bibliothèque de littérature érotique : histoires, textes, récits et confessions érotiques

Accueil > Romans érotiques > Petites et grandes filles > Petites et grandes filles - 16

Navigation



La Fête de Nuit (Chapitre III - §VI)

Petites et grandes filles - 16

Roman érotique (1890)



Auteur :

Mots-clés :

Toutes les versions de cet article :

Fuckwell (Alphonse Momas), Petites et grandes filles, [s.n.], Londres, Paris, [1890], 1907. (248 p. ; 19 cm).


VI
DE LA MÊME AU MÊME

À la fin de cette mazurka, Nanette m’enleva pour une autre valse. Elle souriait gentiment, en me disant :
- Je parie que tu as vu la petite scène d’Isabelle.
- Non, non ! répliquai-je.
- Tu crains de la compromettre ? Ne t’inquiète pas ; je ne lui ferai aucun mal. Les caprices ne se commandent pas, et malgré sa vicieuse et inconstante nature, c’est encore un bon morceau. Les affections personnelles n’empêchent pas le désir des voluptés. Blanche m’a conté que tu lui as mis le godemiché. Dis : tu me le feras ?
- Oh, quand tu voudras !
- Même si Isabelle se place en travers ?
- Elle n’est qu’une élève, et tu es maîtresse de classe.
- Ce n’est pas une raison chérie ! Seul le plaisir doit inspirer ton cœur.
- Je l’ai prouvé. N’ai-je pas joui sur ta personne ?
- Ceci est mieux. Tu as beaucoup de tact naturel. Ecoute tes fantaisies personnelles ; tes maîtresses et tes amies ne s’en plaindront pas.
- Une pensée me tourmente depuis tantôt.
- Dis vite laquelle ?
- Les petites n’offrent-elles pas de danger ?
- Non ! Elles sont bien stylées, tenues, surveillées, et savent qu’elles perdraient ces occasions de s’amuser, si elles jasaient. Les trois quarts ne s’en vont pas en vacances, parce que leurs familles auraient peur de les voir recommencer la faute qui nous les amena. Et puis, en général petites, moyennes et grandes, n’aspirent qu’à ne pas quitter nos murs.
- Ce ne sont pas les demoiselles Géraud qui ont fondé cette maison ; elles sont trop jeunes, n’est-ce pas ?
- Elles ne l’ont que depuis cinq ans. Elles l’achetèrent à la sœur de l’aumônier qui s’est retirée, parce qu’elle s’échauffait trop ; Mlle Juliette dirigeait la classe des grandes.
- Je m’en doutais.

Soudain mes yeux s’effarèrent, et Nanette, suivant leur direction, ne put s’empêcher de sourire.
- Es-tu jalouse ? murmura-t-elle.
- Non, oh non ! Il me semble seulement que c’est raide.
- Allons donc ! Je m’étonnais qu’on n’eût pas déjà commencé.

Je venais d’apercevoir Liza Carrin, à deux genoux entre les cuisses de l’aumônier, et le suçant, debout à son côté, la sentimentale Lucienne d’Herbollieu, les jupes retroussées, se prêtait à son pelotage, et lui, il clignait des yeux, les lèvres épaisses, haletant comme un homme, approchant de la jouissance.

En ce moment, l’évolution de la valse m’entraînait près du piano, les regards d’Isabelle croisèrent les miens. Elle me désigna d’un air ironique le groupe de l’aumônier et de ses deux complices. Je ressentis, je l’avoue, quoique j’en eusse dit à Nanette, un accès de jalousie.

La danse touchait à sa fin. Cette valse termina la première partie de la tête. Il était temps de penser au souper, la licence se déchaînait partout, encouragée par les maîtresses.

Devant les tableaux qui se déroulaient, Nanette me fournissait des détails sur les mystères de la maison.

Fanny Géraud aimait beaucoup les femmes, et sa passion la plus chère, sa plus tendre amie, son amante de prédilection se trouvait être Elise Robert, dont le tempérament fougueux et lesbien la bouleversait. Les deux femmes couchaient souvent ensemble, vivant comme mari et femme, pimentant parfois leurs plaisirs par l’appoint d’une ou deux petites.

Juliette, en revanche, avait pour amant le mari d’une ancienne élève, qui la visitait fréquemment. Cette élève, fut son amoureuse, à l’époque où elle dirigeait la grande classe et leurs relations se continuaient, s’étalant aux Offices et aux Fêtes des Filles Rouges.

Lucienne d’Herbollieu, la beauté sentimentale jouissait d’une nature très lascive, et recherchait fort les relations avec Nanette, ne négligeant pas quelques-unes de ses élèves, parmi lesquelles on citait Isabelle et Josèphe de Brongier.

Le nom d’Isabelle revenant encore sur le tapis. Nanette ne manqua pas de s’écrier :
- Tu le vois on est sûr de la rencontrer dans toutes les histoires.

Les dernières mesures de la valse se jouaient : elle suspendit ses racontars.

Rapidement j’examinai l’ensemble du salon, la fièvre amoureuse courait dans tous les coins. On ne parlait pas, on n’entendait presque plus de bruit, on se groupait pour satisfaire ses sensualités.

Elise Robert tenait sur ses genoux Juliette, la becquetait sur les lèvres et celle-ci, apercevant Marie Rougemont, qui patouillait le cul de la petite Anne Flavand, l’appela en ces termes :
- Marie, je te donne le mien, puisque tu les aimes tant !
Se couchant en travers sur les cuisses d’Elise, elle se retroussa par derrière, et Marie, heureuse, fière de cette autorisation, gratifia le joli cul de Juliette de ses mignardes caresses.

Comme Elise était installée sur un canapé, Blanche grimpa à son côté, et, se plaçant debout en face d’elle, lui présenta le conin pour recevoir des minettes.

Une petite de douze ans, Clémentine de Burcof, une blondinette élancée, assez grande pour son âge, déhanchée, comme nue dans sa toilette sommaire, allait de groupe en groupe, pelotant, pelotée, hardie, effrontée, soulevant les jupes rebelles, demandant de ci de là des suceuses, des baiseuses de cul. Extravagante et folle, elle s’échappait aussitôt qu’on l’avait satisfaite pour courir à d’autres.

Angèle, ma grande amie, était avec Georgette Pascal ; toutes les deux enlacées, égaraient leurs mains entre leurs cuisses.

Si Isabelle m’avait narquoisement désigné l’aumônier, Liza Carron et Lucienne d’Herbollieu, j’aurais pu lui rendre la pareille pour M. Gandin, folâtrant avec une élève de ma classe, Marguerite Déchelle, une brune de 13 ans, grande, forte, un peu boulotte, mais très gracieuse, déjà femme, avec des fesses accentuées qu’il paraissait fort apprécier, sans doute par opposition à celles d’Isabelle.

Fanny frappa dans ses mains, tout s’arrêta par enchantement. Le souper nous attendait.

Le repas était servi au réfectoire, où l’on avait organisé, bien en dehors de nos trois tables, rangées en long, une quatrième table en travers, la précédant toutes les trois la table d’honneur.

La fête de nuit se donnant sur ma demande, j’y pris place entre l’aumônier et Angèle.

Cette partie de la fête s’offrait comme très agréable.

Magnifiquement couvertes de fleurs, de gâteaux, de mets délicats, brillamment éclairées de multiples lumières, les tables activèrent la joie générale.

Le service se faisait par des élèves, sous la direction de Georgette. Il ne laissa rien à désirer.
- Eh bien, ma petite amie, me dit l’aumônier, vous amusez-vous bien, vous, pour qui brille cette exubérance de vie ?
- J’ai beaucoup dansé, répondis-je simplement. Il me prit le menton, et me demanda :
- Il n’y a pas de peine cachée derrière ce joli front ?

J’avoue vraiment que je faisais la moue.
- Petite coquette, ajouta-t-il tout bas, ce soir je vous abandonne à vos plaisirs, ne vous privez pas de vos fantaisies ; l’agrément de cette fête, une véritable saturnale consiste en ce que les élèves deviennent les maîtresses. Nous nous retrouverons ensuite pour fixer nos divins rapports.

Mlle Juliette, au commencement du repas prononça ces quelques mots :
- Mes chères enfants, nous ne désirons que vos plaisirs et votre bonheur. Je vous recommande d’éviter le tapage et les cris, afin que nous ne regrettions ni notre complaisance, ni la confiance que nous avons en votre tact. Après le souper, toute permission vous est accordée pour vos caprices. Vous vous coucherez sans bruit et sans désordre à minuit, au signal de vos maîtresses. Mangez maintenant comme des personnes raisonnables, et vous nous encouragerez à renouveler ces fêtes.
- Vive nos maîtresses, s’exclama-t-on à toutes les tables.
- Chut, chut, mes amies, pas de tumulte.

Ma description de notre repas, mon petit Paul, ne t’intéresserait pas. Je te la supprime. Il dura plus d’une heure ; puis on s’éparpilla un peu partout.

Le noyau principal se maintint dans le salon des danses.

Je m’y rendis. Là, Marie, qui était ma meilleure camarade de la classe, me dit au nom de plusieurs de mes compagnes :
- Ma chère Adeline, nous te sommes redevables de cette soirée. Consens à l’amuser quelques instants avec nous, pour que nous te prouvions notre amitié sincère. Dicte-nous les caresses que tu désires. Dis, veux-tu que je débute par ton cul ? Toutes.
- Il faudrait toute la nuit !
- Non, non, histoire de rigoler, dit Léonore. Montons à notre dortoir : cela marchera le mieux du monde.

Sitôt proposé, sitôt exécuté.

En un instant les jupes furent retroussées, et j’aperçus une ravissante collection de cuisses et de fesses. Marie s’accroupissant derrière moi, s’octroya les miennes.

Bientôt je me livrai avec furie à la fantaisie. Je pelotai la plus proche, la suivante, une autre, ainsi de suite : je reçus des caresses, et en prodiguai, et, nous nous échauffant à ce jeu, nous nous agenouillâmes à la file les unes des autres, nous léchant réciproquement le cul et le conin.

Un bruit de pas dans l’escalier nous dispersa comme une bande de canards effarouchés.

Les grandes personnes avaient quitté les salons, c’est-à-dire que les élèves, grandes, moyennes et petites, pas toutes encore, quelques-unes ayant été amenées dans les appartements réservés pour les conseils de direction, agissaient à leur guise.

On ne songeait plus qu’à la sensualité.

Isabelle, les yeux perdus dans le vague, jouissait sous les minettes de Berthe Lytton.

Deux petites, natures précoces et prématurées, au milieu du salon, entourées d’un groupe les excitant, se tortillaient avec crânerie dans la figure du 69. C’était Pauline Marbeuf et Clémentine de Burcol. Angèle, parmi les spectatrices, dirigeait les ébats des deux enfants, lesquelles se délectaient à leurs caresses, ne s’arrêtant que pour lancer quelques apostrophes à leur cercle :
- Montre comment tu es faite, toi !

Et, l’apostrophée, se retroussait sur le champ Athénaïs Caffarel s’approcha de moi et me dit :
- Veux-tu m’accompagner ?
Je me disposais à accepter. Isabelle se dégageant de Berthe, se précipita et intervint brutalement :
- Je l’ai retenue avant toi.
- On ne s’en serait pas douté, répliqua Athénaïs, et je ne te cède pas.
- Adeline est ma petite amoureuse, et comme telle, c’est avec moi qu’elle a affaire, de préférence aux autres.
- Est-ce vrai, Adeline ? interrogea Athénaïs.
- Oui, répondis-je, nous sommes d’accord avec Isabelle ; mais je ne te refuse pas.
- Et moi, j’entends que tu refuses, s’écria Isabelle avec dureté.
- Oh ! ces airs, répliqua Athénaïs. Elle n’est pas ta chose, et avant tes caprices, elle est la protégée de l’aumônier, qui se fâchera, si tu lui cours après.

Je ne savais trop quelle contenance tenir dans cette discussion. Je trouvais mes amies ridicules, et moi aussi.

Isabelle me saisit par le bras, et m’entraîna à son dortoir. Elle n’avait pas sa chambre à elle.
- Pourquoi n’as-tu pas refusé ? dit-elle.
- Tu ne m’avais pas prévenue que ma qualité de petite amoureuse de la personne m’interdisait d’autres plaisirs. Je ne suis pas du tout résignée à m’en priver.
- Même, si je t’en supplie ?
- Ce n’est pas sérieux ! Pourquoi ne pas jouir de toutes les façons ?
- Parce que j’ai envie de tes caresses, et que tu ne les donnes pas.
- Nous voici ensemble, profitons !
- Tu es énervée, tu me caresseras mal.
- Tu es tout de même drôle ! Ne parlons pas et agissons.
- Tu sais ce que j’aime ?
- Oui, tu me l’as dit la première fois. Tu aimes qu’on te lèche le cul ; Marie t’en a inspiré le goût. Tu mérites bien que je lui prodigue mes tendresses, après ce que tu m’as fait ! D’ailleurs, il est si gentil, si beau, si habile, que je brûle de le bien adorer.

Elle sauta sur son lit se retroussa, et me montra l’objet.

La chaleur qu’il dégageait me pénétrait tous les pores, et je pris à cœur de me surpasser dans mes baisers.

J’acquérais de plus en plus l’expérience de ce jeu. Entre les hommages rendus à celui de Nanette, entre les caresses reçues sur le mien par Marie et d’autres, je commençais à apprécier les voluptés de ces charmantes jumelles, et je crois sincèrement que la passion de mon amie me gagnait.

Quand j’eus devant les yeux les délicieuses rotondités d’Isabelle, et qu’elle me murmura doucement de désirer mes ardeurs, je les contemplai un instant avec émotion, puis les caressai de la paume de la main, le cœur tressautant dans la poitrine.

Isabelle se tut, balançant lentement une jambe, et le cul courut en ligne serpentine, suivant l’ondulation du mouvement.

Elle se tenait couchée sur le côté gauche, me le présentant de trois quarts.

Comprenant à une pression de ma main, le repoussant un peu plus en avant, que je voulais approcher le visage de son plein épanouissement, elle se retourna tout à fait sur le ventre.

Alors, ma langue voltigea des reins aux cuisses, mes doigts glissèrent au clitoris, je la branlai, je le baisai, la suçai, enfiévrée par les contorsions du cul, du dos, des jambes, des bras, allant et venant, par le déhanchement de tout le corps, se jouant en mille poses fébriles, par la volte-face soudaine de l’énamourée Isabelle, se mettant sur le dos, et ayant soin d’aplatir le cul sur mon visage, pour m’en donner des coups précipités, tandis qu’elle se grattait elle-même.

Puis me l’enlevant, elle se poussa vers le haut du lit et murmura :
- Cours après, empares-t’en.

Mes mains crispées la saisirent à la taille, et la ramenèrent à portée. Elle se pelotonna en boule, et ma langue pénétra comme la pointe d’un sabre, enfilant l’orifice du trou, et le délectant de mille soubresauts.

Elle jouit trois fois dans ce fougueux assaut, et moi-même, je déchargeai presque tout le temps.

Gentille au possible, elle me mignarda, me prit dans ses bras, contre son cœur, me disant :
- Avec qui éprouverais-tu pareille extase, Adeline ? Tiens-t’en à moi. Je suis très chaude, et tu l’es aussi ; nous nous convenons sous tous les rapports. Viens, que je te lèche à mon tour ; tu verras que je suis aussi active à la caresse qu’à être caressée. Mes baisers te sécheront, puisque tu es toute mouillée, et tu n’auras plus que moi. Dis que tu ne le feras pas avec Athénaïs ; je ne puis la sentir. Me le promets-tu ?
- Si je te le promets pour Athénaïs, tu l’exigeras pour les autres, et quand l’envie de jouir me tourmentera, il me faudra solliciter la permission, à quoi je ne consentirai jamais.
- Rien que pour Athénaïs !
- Et Nanette ?
- Ah ! tu m’en parles la première. Oui, pour elle aussi.
- Ça, non ! Nanette me plaît.
- Plus que moi ?
- Non ! mais elle est maîtresse de classe. J’ai du goût pour ses charmes ; je ne veux pas que tu me la défendes.
- Écoutes ! fais-le-lui en cachette. Cela me contrarierait de le savoir.
- Tu as de la folie dans le caractère !
- Un peu, je me connais. Maintenant que tes caresses me produisent plus d’effet que celles des autres, je tiens à les conserver. Tu as jugé ma nature emportée ; je ne puis me dominer. Malgré toute mon affection, je te ferai du mal en apprenant que tu t’amuses ailleurs, alors qu’avec moi tu n’as qu’à parler pour satisfaire toutes tes fantaisies.

Elle était ensorcelante ! Elle jouait avec mes lèvres, avec mon corps, m’affolait de ses caresses, buvait mon âme dans ses baisers, et ses suçons, et je faillis souscrire à toutes ses tyranniques volontés.

Que t’importent les scènes qui s’accomplissaient à droite, à gauche ? Minuit sonna, on se retira successivement dans les dortoirs, dans les chambres, on éteignit les lumières, le silence s’établit, on s’endormit le cœur encore à la fièvre, on dormait tard le dimanche matin.

Me voici acclimatée, mon trésor chéri ! Mille tendres caresses de ta sœur.

Adeline.

Voir en ligne : Petites et grandes filles - 17

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS et Nathalie QUIRION d’après le roman érotique de Fuckwell (Alphonse Momas), Petites et grandes filles, [s.n.], Londres, Paris, [1890], 1907. (248 p. ; 19 cm).



 RSS 2.0 | Mode texte | Plan du site | Notice légale | Contact
Psychanalyse Paris | Psychanalyste Paris | Annuaire Psychanalystes Paris | Annuaire Psychanalyste Paris | Blogs Psychanalyse Paris