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Les Offices Rouges (Chapitre IV - §II)

Petites et grandes filles - 18

Roman érotique (1890)



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Fuckwell (Alphonse Momas), Petites et grandes filles, [s.n.], Londres, Paris, [1890], 1907. (248 p. ; 19 cm).


II
DE LA MÊME AU MÊME

Tout dormait ; le silence le plus absolu m’entourait. Isabelle, en chemise, souleva mes rideaux, appuya les lèvres sur mes lèvres, et murmura :
- Merci, chérie ! Tu m’attendais ; viens vite.

Mes mains fouillèrent sous sa chemise ; elle sourit, se laissa peloter, et ajouta :
- Hâtons-nous. Nous serons mieux là-bas. Nanette a le sommeil plus dur que Blanche.

Avec précaution, je descendis du lit et suivi. Mon dortoir donnait sur celui des petites par une porte que recouvrait seule une tenture.

Les lanternes chinoises n’éclairaient presque pas ; tout nous favorisait. Nous glissâmes telle des ombres.

Clémentine occupait le quatrième lit de la seconde rangée.

La coquine nous attendait toute nue.
- Eh ! dit-elle dans un petit souffle, te voilà à la fin.

Comme un singe, elle sauta à terre, passa la tête sous ma chemise, appliqua la bouche sur mon conin et le tint un instant ainsi embrassé.

Isabelle me serrait les mains dans les siennes approchait ses lèvres des miennes et versait l’extase dans mon être par quelques gouttes de salive qu’elle échangeait avec la mienne.

Clémentine souleva nos chemises par devant et, avec ses mains, poussa nos ventres l’un contre l’autre ; dessous nous elle appuya une main sur mes fesses et, immobiles toutes les trois dans cette position, elle chauffait de son haleine nos conins tandis que nous nous becquetions.

Je m’oubliais dans une divine volupté. Soudain je sentis un peu d’humidité sur mes cuisses.

Etonnée, j’allongeai la main et eut l’explication. Isabelle, moins bégueule que moi, pissa sur la figure et les épaules de Clémentine, laquelle en avalait une bonne partie en se grattant avec furie son petit conin.

Me maintenant serrée contre elle à bras le corps, mon amoureuse m’empêcha de la quitter et, tout à coup, dardant le jet de son pissat, elle m’en inonda tout le bas ventre.

Il n’y a rien qui vous entraîne comme la grosse cochonnerie. L’exemple me gagna et je consentis à mon tour à cette scène dégoûtante. J’envoyai en plein sur la tête l’urine qu’elle désirait si vivement goûter, et Isabelle, à ma grande surprise, arrangea son ventre sous mes cuisses pour en être imbibée.

Clémentine jubilait ; le vertige m’envahissait. Bouche sur bouche, Isabelle me murmura :
- Attends ; arrête-toi. Pisse-moi, dans la fente du cul. Se retournant prestement, elle plaça les fesses entre mes jambes et, obéissant, j’épanchai la fin de mon pissat le long de sa raie. En dessous, Clémentine recevait cette douche d’un genre nouveau avec une telle allégresse qu’elle colla de suite les lèvres sur le cul de mon amie et le lécha pour le sécher, à ce qu’elle dit.
La turpitude se terminait.

Je constatai qu’on l’avait prévue, j’aperçus sur le tapis un linge placé par la rouée Clémentine, pour empêcher nos eaux de mouiller le sol.

Le corps souillé de cette petite ne m’engageait pas beaucoup, malgré mon effervescence.

Isabelle, moins délicate, poutonna le visage et les épaules de ce Chérubin ordurier, prétendant que cela décuplait ses envies.

Néanmoins, reconnaissant que nous manquions d’aise pour nous mouvoir derrière les rideaux du lit, toutes les trois nous déménageâmes et nous nous rendîmes à la salle de bains des élèves où nous trouverions le nécessaire pour nous rapproprier et ensuite nous amuser dans un boudoir que la précédait.

Nous nous lavâmes avec conscience et il ne resta plus trace du pissat.

Alors, toutes nues, nous nous livrâmes à nos passions réciproques.

Isabelle aimait Clémentine pour les horreurs que cette petite concevait, pour la saveur de ce corps encore non formé et, me retournant, la lascivité qu’elle en menait, elle s’électrisait à me caresser ; puis, revenant à l’enfant elle s’en fourrait à en mourir, la tortillant, l’enlaçant, la couvrant de son corps, la baisant, la léchant. Et elles luttaient de furibondes lubricités où elles se gouaillaient à coups de vilains mots et de propositions saugrenues.

La petite marchait de pair avec la grande.

Clémentine, cherchant la morsure qu’elle fit à mes fesses, morsure qui s’effaçait à peine, la découvrit vite et dit :
- Elle ne voulait pas que je tétasse son pipi au jardin et aujourd’hui elle y a consenti ; elle m’a chassée de son lit, et Marie m’a tellement sucé la raie du cul que je croyais qu’elle me l’avalerait avec tout ce qu’il y avait dedans. Dis, Isabelle, tu la dresses bien mal, ton amie !
- Toutes ne sont pas des goulues de ta force, petite onaniste ; toutes ne comprennent pas que si jeune, tu sois déjà si porcherie. Moi, ça me va ; Adeline est une sentimentale.
- Oh, là, là ! Sentimentale ! Quand on ne vit que pour sucer le cul, ton cul, où ça se niche-t-il le sentiment ? Moi, lorsque je m’amusais avec ma bonne, elle me disait que si l’on craignait le piment, il ne valait pas la peine de se mettre à table.

Elle appelait le piment ce que tu appelles des horreurs, et ce que tu fais cependant. Elle rigolait en me flanquant tous ses poils dans la bouche et me conseillait de bien sentir le jus de son mari qui venait de la tirer.
- Pouffiasse ! Elle a soigné ton instruction, cette catin.
- Je te crois ! Je n’ignore rien des choses ; et que j’ai été contente d’entrer dans cette boîte. Vraiment un joli jour de bonheur. Dis, Adeline, est-ce que je ne lèche pas aussi bien qu’Isabelle et tes autres amies ?

La friponne honorait mes fesses de ses plus savantes sucées, agenouillée derrière moi, tandis qu’elle tenait entre ses cuisses la tête d’Isabelle, laquelle, étendue sur le tapis, lui faisait minette et feuille de rose.

Je m’étirais les bras, je m’abandonnais, j’écoutais, et j’attendais mon moment pour m’emparer d’Isabelle, dont le corps sinueux se dessinait sous mon regard.
- Jacasseuse, reprit celle-ci, narre à Adeline comment on a voulu forcer ta perte ?
- Oh, ça c’est une bête d’histoire, et il faut que les hommes soient diantrement cochons pour aller courir après des choses impossibles !

Je m’amusais avec Annette, la femme de chambre de ma mère, ma bonne en même temps, à qui l’on me confiait sans cesse. Une gaillarde solide, qui avait toujours des démangeaisons quelque part sous les jupes. Elle m’emmenait dans sa chambre et, là, elle se roulait sur son lit, sans me rien dire, lançait des coups de jambes qui envoyaient en l’air ses vêtements, et je voyais ses poils très noirs, très épais, son cul bien blanc, ses cuisses qui s’ouvraient et se fermaient, en se claquant très fort. Je n’osais parler ni rien demander. Je regardais et je prenais goût à la chose. Puis, quand elle avait bien gigoté, elle se flanquait à quatre pattes, s’asticotait avec les bras, les jupes par dessus la tête, le cul allait et venait, et elle marmottait des mots où j’entendais toujours :

« Oh, mon chéri, mon chéri ! C’est bon. Ah, je jouis ! Oui, enfonce encore, mon chéri, toujours ! »

Je mourrais d’envie d’approcher et de toucher ses chairs ; je craignais qu’elle me sautât dessus. Il fallut qu’elle m’appelât tout près pour m’y décider. J’aperçus à travers les jambes sa tête qui, de l’autre côte, me souriait, et elle m’invita à venir l’embrasser en glissant entre ses cuisses. Ah, que j’en profitai ! Hein, la première fois que la cochonnerie mord la peau, comme on s’en régale. A partir de ce jour, elle m’apprit les plus délicieuses choses du monde et elle était rudement agaçante. Son mari, Joseph, la baisait souvent, et elle avait la manie de me faire sentir l’odeur de l’homme. Une fois que nous nous étions enfermés toutes les deux, Joseph arriva alors qu’elle ne l’attendait pas, et il nous surprit. Il ne dit rien, se déshabilla, et ne le voilà-t-il pas qu’il m’attrapa par une jambe, me fourra sous lui et m’appuya sa grosse machine entre les cuisses. D’abord, je crus à un nouveau plaisir et je me mis à rire. Annette se fâchait contre son mari, le bourrait de coups de poing, l’agonisait d’injures, essayait de m’arracher de dessous lui ; il me cramponnait, me serrait de plus en plus, et je commençais à avoir peur. Sa machine me faisait mal sous le ventre, je voulus me dégager. Il pesa lourdement sur mes épaules ; il me sembla qu’il allait m’ouvrir les cuisses. Je poussai des hurlements ; on les entendit, on accourut, il y eut du grabuge. Je ne vous dis que ça. Moi, je jouai l’innocente ; on renvoya les domestiques et on m’enferma ici. J’en avais appris long.

Elle racontait son histoire avec un aplomb, un sang-froid imperturbable, l’entrecoupant de farces extravagantes, et elle ne négligeait ni ses attouchements, ni ses léchades, envoyant des coups de pied aux fesses et aux jambes d’Isabelle qui se tordait de rire à ses mimes, à ses gestes, à ses gamineries, soulignant certains passages de son aventure.

À voir cette radieuse blondinette, nul n’eut soupçonné le vice dont elle faisait déjà parade. À côté d’Isabelle, réputée pour la chose, elle prenait de telles proportions que je me demandais jusqu’où elle n’irait pas.

Elle aimait la chair et elle se grisait de cochonnerie avec Isabelle, s’expliquant de vilains mois, se les répétant avec délices.

Mon amie s’abandonnait enfin à mes caresses. Clémentine lui dit :
- Tu n’as pas de cœur de l’avoir fait languir si longtemps ! Moi, quand on veut me sucer, je consens tout de suite, et aussi quand on veut que je suce, n’importe où et avec qui que ce soit, je suis toujours en train.

Nous formâmes bientôt le plus charmant des triangles ; ma tête reposait sur les cuisses d’Isabelle qui transmettait mes caresses au petit postérieur de Clémentine, laquelle me gratifiait de ses plus habiles coups de langue.

Nous eûmes la chance de rejoindre nos lits, sans que rien ne nous troublât ; mais le lendemain, de petits faits nous signalèrent.

Ayant abusé de l’heure, le lendemain au réveil, je dormais si profondément qu’on dû me secouer pour me décider à sauter à bas du lit. Et quel visage j’avais !

Dans le dortoir des petites, Clémentine ne songea pas au linge ayant servi d’éponge à nos urines ; elle s’endormit dans le garer, et sa voisine, en s’habillant, s’écria que ça sentait fort.

Nanette vint se rendre compte, découvrit le linge, interrogea Clémentine qui répondit ne pas avoir fait attention, et qu’à moitié endormie, elle y pissa sans doute dessus. La version incongrue ne satisfit pas la maîtresse. Dans la salle de bains, on constata notre passage ; des eaux oubliées, un de mes mouchoirs sentant l’urine, par cela que j’en avais essuyé les épaules de Clémentine, devinrent des pièces à conviction. On rapprocha les faits.

Clémentine et moi, nous fûmes accusées de rencontre nocturne. Je me défendis mal, ne sachant pas mentir ; seule Isabelle échappa.

On nous condamnait à la flagellation par le martinet jusqu’au sang.

La cruelle Nanette se vengea durement de mes négligences. Chargée de l’exécution, elle brandit le martinet avec toute la vigueur de son bras et cingla mon pauvre cul de si rudes coups que bientôt il fut criblé de cicatrices et que le sang en jaillit.

Clémentine et moi, nous subirent ensemble le supplice, toutes deux entièrement nues.

Ni l’une, ni l’autre, nous ne criâmes.

Je pleurai silencieusement au début ; puis je m’extasiai. Un étrange chatouillement me caressait l’épiderme et à mesure que le martinet retombait, que les chairs me cuisaient, un long frisson me parcourut l’épine dorsale, assouplissant la douleur pour la changer en une sensation âcre et violente me plongeant dans un divin ravissement.

En cela mon imagination aida beaucoup.

Je m’étais promis, sur les conseils d’Angèle et d’Isabelle, d’y chercher la jouissance et j’y réussissais.

Clémentine offrait un spectacle si alléchant par le tortillement de son cul aux coups de martinet que mes amies me racontèrent avoir vu nos maîtresses se gratter le conin à travers les jupes.

Ce diablotin de fille serrait les fesses et, le coup frappé, elle les écartait soudain en mille tressaillements, imitant les battements d’ailes d’un oiseau prêt à s’envoler.

Le comble de cette affaire fut la punition décrétée par le conseil de direction contre nos deux maîtresses, Blanche et Nanette, pour leur défaut de surveillance.

Toutes les deux reçurent la flagellation par la badine des mains des surveillantes, Elise et Georgette, sitôt après notre exécution et en notre présence.

On nous agenouilla de chaque côté, Clémentine près de Nanette, moi près de Blanche. On épingla leurs jupes aux épaules ; on leur attacha les mains et les jambes et, six fois, la badine s’abattit sur leur peau.

Leur titre de maîtresse les empêchait de s’émouvoir, mais leur visage et la contraction de leurs membres parlaient pour elles.

En dehors du châtiment, toujours pénible, lorsqu’on occupe une situation officielle, la souffrance est semblable pour toutes.

Blanche, très pâle, tressautait à chaque coup envoyé par Georgette Pascal ; son cul se zébrait de lignes rouges, et ses jambes tremblaient. Elle essayait de sourire ; ses lèvres s’amincissaient et elle se les mordait. Son regard errait dans le vague, évitant de s’arrêter sur nous, seules témoins ; l’exécution s’accomplissait en petit comité.

Quant à Nanette, elle affectait une fermeté stoïque ; Elise Robert tapait avec conviction, jouissant du spectacle, la main gauche carrément sous ses jupes où elle se grattait le bouton. Les fesses de cette suppliciée, moins dodues que celles de Blanche, frémissaient, se tortillaient, balancées sous l’impulsion du haut du corps. On s’apercevait que Nanette connaissait la méthode de la volupté de la flagellation et qu’elle la désirait.

Les six coups donnés, nous nous traînâmes sur les genoux vers ces fesses pour les embrasser et pour demander à nos maîtresses de nous pardonner, jurant de ne plus recommencer.
On nous réservait une autre expiation.

Attachées dos à dos avec Clémentine, nous vîmes les trois classes défiler devant nous en nous narguant.

La plus pénible apostrophe me fut lancée par Isabelle, sortie indemne de l’aventure, qui me cria en passant :
- Débaucheuse de petites, ne cours plus après les grandes ou gare à toi !

Comme conséquence, cette punition rompit mon lien d’amitié avec Angèle qui ne reçut pas la flagellation, amena une tension de rapports avec ma maîtresse, me valut une sévère admonestation des demoiselles Géraud qui m’accusèrent d’hypocrisie, ne s’expliquant pas ma folle équipée avec une enfant, une Fille Rouge, il est vrai, doublement sacrée à ce titre.

Tout n’est pas toujours rose dans la carrière des plaisirs ; nous en savons quelque chose, mon petit Paul. Un million de baisers.

Adeline.

Voir en ligne : Petites et grandes filles - 19

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS et Nathalie QUIRION d’après le roman érotique de Fuckwell (Alphonse Momas), Petites et grandes filles, [s.n.], Londres, Paris, [1890], 1907. (248 p. ; 19 cm).



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