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Les Offices Rouges (Chapitre IV - §IV)

Petites et grandes filles - 20

Roman érotique (1890)



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Fuckwell (Alphonse Momas), Petites et grandes filles, [s.n.], Londres, Paris, [1890], 1907. (248 p. ; 19 cm).


IV DE LA MÊME AU MÊME

La petite soirée de Fanny me posa définitivement dans la maison. D’un autre côté, j’atteignais mes quinze ans, et de droit, par l’âge, par l’instruction, j’appartins à la grande classe, dans laquelle je ne prendrai rang qu’après les vacances.

J’ai une vigueur de tempérament qui s’impose. Je trouvai les amitiés qui me boudaient, sauf Isabelle qui s’entêta à me dédaigner.

On célébrera dans quelques jours les Offices Rouges, et je serai reçue membre de la Confrérie. En attendant, on m’initia à mille petites choses, qui me plongent dans le ravissement. Il y a des cérémonies de toutes sortes qui sont amusantes et enivrantes.

L’autre soir, chez Juliette, j’ai assisté à une réunion : les quatre messieurs du Conseil de direction, les maîtresses sept grandes, quatre moyennes et trois petites. Notre toilette t’en dira long.

Pour tout costume, une courte blouse noire, s’arrêtant à la ceinture, laissant nu le ventre, les fesses, les jambes, les bras, les épaules ; sur la tête une capuche cachant le visage, avec des trous pour les yeux et la bouche. On a exécuté une drôle de figure.

Les petites se sont placées au centre, et ont été entourées par les moyennes, les grandes, les maîtresses ; les messieurs se sont placés aux quatre pôles du cercle ainsi formé. Laissée seule en dehors, l’aumônier et le docteur me prirent chacun par une main, me conduiront près des femmes, en m’ordonnant de toucher les fesses et le conin à chacune.

Et à mesure que j’obéissais, l’un approchait un doigt de mon conin, l’autre, du trou de mon cul.

Parvenue devant les trois petites, je m’étendis tout de mon long sur le tapis, et toutes les femmes s’agenouillèrent autour de moi, en me tournant le dos.

Camille Gaudin et Jules Callas s’accroupirent par-dessus moi ; l’un sur ma tête pour que je suçasse sa queue, l’autre sur mes cuisses, pour chatouiller mon conin avec la sienne.

On me requit ensuite d’aller en rampant caresser toutes les femmes.

Puis on se releva. Les petites dansèrent une espèce de gavotte, en tortillant le cul ; les moyennes fessèrent quatre grandes, les maîtresses et les autres grandes se gamahuchèrent, et moi, je suçai les quatre cavaliers.

Cela se termina par une farandole échevelée, où les blouses tournoyaient ; les yeux devenaient phosphorescents derrière l’ouverture des capuches, les chairs tressautaient de désirs, et l’on roula pêle-mêle, pour se satisfaire de n’importe quelle façon.
De cette soirée, ce qui me causa le plus grand bonheur, ce fut la proposition de Fanny de m’emmener passer un instant avec elle.
Tu comprends, mon chéri, si j’acceptai.

Elle me fit raconter l’équipée de l’escapade avec Isabelle et Clémentine, et rit beaucoup de cette petite de vouloir boire le pipi.

Elle ne s’en étonna pas, disant que, parfois dans les plaisirs, les choses les plus fantasques apportent du stimulant, et que, lorsqu’on lèche le conin, et qu’on se délecte de la liqueur d’amour, on peut parfaitement, dans l’excès de la volupté, goûter au pissat.

Comme elle me parlait ainsi, il m’entra dans l’esprit de le solliciter de sa tendresse ; je n’osai.

Hein, j’en ai fait du chemin ! Que veux-tu ? Les nerfs tendus poussent aux plus violentes satisfactions.

Elle causait de sa douce et claire voix ; j’étais étendue sur son ventre, dans ses bras, lèvres contre lèvres, et nous nous becquetions.

Ses seins picotaient les miens, bien formés maintenant, sa langue me chatouillait le palais. Elle m’enivrait de sa gentillesse, et me dit :
- Une fois seulement j’ai eu cette fantaisie. Nous débutions dans la direction de cette institution. Il y avait parmi les grandes une blonde dorée de 17 ans et demi qui touchait au terme de son instruction. Nuageuse, vaporeuse, sensitive, un rien la jetait dans des extases infinies. Il semblait impossible qu’une aussi fine créature pût avoir des besoins matériels comme les autres et, folle d’elle, la dévorant de minettes, de feuilles de rose, qu’elle me rendait avec usure, je cherchais à renifler quelque odeur... douteuse. La coquette se parfumait avec de douces essences qui s’alliaient à merveille à sa beauté idéale. Une obsession s’empara de mon esprit : celle d’obtenir qu’elle me fit pipi dans la bouche. Au milieu de nos délicieuses étreintes, soudain je le lui demandai. Elle tremblait comme une feuille et me répondit que cela lui serait impossible.
- Tu ne m’aimes plus, ajouta-t-elle avec tristesse, si tu penses que j’y apporte mauvais vouloir. Cela est au-dessus de mes forces. Je ne comprends pas que la nature nous inflige une pareille horreur et je mourais de honte s’il me fallait t’obéir.

Je n’insistais pas. Je tenais à mon amie et je la savais incapable de mentir. Je l’aimais comme une déesse et elle partit sans m’avoir satisfaite sur ce point. Je ne supposais pas que dans la passion, des élèves se procuraient cette bizarre volupté.

Je jetai les bras autour de son cou et murmurai :
- Oh, je voudrais goûter la tienne ! Elle tressauta, me prit la tête dans ses mains, et répondit :
- Répète un peu, Adeline.
- Oui ! Je voudrais la goûter. Chasse-moi si je te dégoûte.
- Non, ma mignonne, tu ne me dégoûtes pas, mais je ne puis te satisfaire. Ces choses-là ne se commandent pas à volonté, et le refus de Laurette me légua pour toujours une certaine gène dans cette fonction.
- Je l’aurai bu comme du lait du Paradis.
- Vilaine, contente-toi de nos plaisirs et, si un jour cela me dit, je ne te refuse pas de façon définitive. Et nos plaisirs terminés, je réintégrai le dortoir. Je me couchais à peine que je vis trembloter mon rideau. Je m’accoudai pour en reconnaître la cause, espérant encore que Fanny me faisait rappeler. Je demeurai stupéfaite devant Isabelle qui, parvenue près de mon lit, laissa tomber sa chemise, et toute nue, tenant un sein dans une main, impérieusement le pencha vers mon visage et le présenta à mes lèvres.

Toute ma passion se raviva comme un éclair et, reprise des fous désirs qu’elle m’inspirait, j’obéis, suçai ce sein d’un modelé parfait, fermant les yeux d’extase et de bonheur. Elle ne bougea pas. Je ne distinguai pas son regard à cause de la faible clarté des veilleuses ; je suçai le sein, sans me livrer à aucun autre exercice.

Elle le retira, se retourna, chercha ma main et la dirigea vers ses fesses.

Je ne me contins plus. Je descendis du lit et la couvris de caresses ardentes, brûlantes, ininterrompues.

Elle se laissait faire, impassible statue ne se tortillait pas comme les autres fois ; aucun muscle ne remuait Je m’abîmai dans le délire de mes sucées, désirant presque la mort sur cette Circé, effrayante par son immobilité.

Je glissai un doigt entre ses cuisses ; elle les écarta. Je chatouillai son conin ; elle ouvrit davantage les jambes. Ma tête passa par dessous, mes lèvres se collèrent sur son con, mes mains pressèrent ses fesses, je m’affolai dans mes minettes, enfonçai un doigt dans chacun de ses trous, attirai ses cuisses contre mes épaules et mes seins. Elle se prêtait à tous mes mouvements, mais ne répondait à aucune de mes ivresses.

Entraînée, éperdue, me souvenant de ma prière à Fanny, au paroxysme de la félicité, je lui dis tout bas :
- Oh, pisse, pisse dans ma bouche et ne reste pas si froide, toi si chaude !

Et voilà qu’un petit fil d’urine coula entre mes lèvres et je le happai avec délice ; petit fil soigneusement dirigé par petites gouttes, m’enrageant, me bouleversant, me jetant le feu dans le sang.

Ma bouche entourait son con et ne le lâchait pas ; mes mains pelotaient ses fesses. A demi-renversée en arrière, le ventre en avant, la motte en relief, son gentil trou de devant bien détaché, ses mains s’appuyèrent sur ma tête, pour m’empêcher d’abandonner ce vertige. Elle continua de pisser presque goutte à goutte et chaque goutte me produisit l’effet de mille coups d’épingle, activant nies ardeurs.

Mes sens s’exaspérèrent, ma raison menaçait de s’égarer, la folie bourdonnait dans mon cerveau ; je voulus échapper à cette fascination, arracher mes lèvres. Elle me serra brusquement dans ses cuisses, me maintint collée contre son conin et, précipitant son pissat, m’en éclaboussa le cou et les seins.

Elle se plaça à cheval par-dessus ma tête et, sur mes cheveux, sur mes épaules, une véritable cataracte s’abattit.

Quand elle s’arrêta, cela dégoulinait tout le long de mon corps et, un peu ahurie de cette douche inattendue, je me hâtai de quitter ma chemise pour qu’elle séchât et je m’emparai de mes linges de toilette pour réparer mon désordre.

Assise sur mon lit, je devinai qu’elle avait son mauvais sourire sarcastique.

J’achevai de m’approprier, sans s’occuper de son attitude ; puis, résolue à dompter cette nature rebelle, renonçant à ma douceur habituelle, je la tirai violemment par la jambe et lui dis :
- À toi maintenant et obéis si tu ne veux pas que je renouvelle la correction de jadis. Je me moque du bruit tout autant que toi.

Debout, face à face, elle me répondit :
- Quelle mouche te pique ! Est-il nécessaire de te fâcher pour me demander le plaisir ? Ne suis-je pas venue de moi-même ?
- Et n’ai-je pas consenti à tout ce que tu m’as dicté ?
- Je désire tes caresses, tout comme je te les ai faites.
- Mais volontiers.
- Je te pisserai dans la bouche.
- Tout de suite, si cela te plaît.

Elle s’accroupit entre mes cuisses, plaqua la bouche sur mon conin, me prit les fesses, me dévora de caresses et attendant mon pipi.

Plus vicieuse, elle me prévint qu’elle me réservait un plaisir que j’ignorais, me recommandant de suivre son impulsion.
- Ne pisse que d’une seconde, murmura-t-elle, quand je te toucherai le trou du cul avec le doigt et présente-le-moi.

Elle recueillit une gorgée d’urine, me fit tourner, pencher en avant presque couchée devant elle, écarta mes fesses, découvrit le trou et, habilement, me rejeta dedans la gorgée qu’elle détenait. J’en ressentis le plus agréable des chatouillements.

Puis elle sortit mon vase de nuit et, me le tendant, elle dit :
- Je ne crains pas que tu m’inondes, mais je crois qu’il est préférable de verser là ce qui te reste de pipi, afin d’éviter les surprises. Je me rince la bouche et nous nous amuserons ensuite sur ton lit.

Elle s’humanisait, je n’insistai pas davantage, et elle se faufila dans mes draps, entre mes bras.

Alors je retrouvai l’ardente Isabelle que j’aimais tant.
- Dis, murmura-t-elle, ne m’en veux pas si parfois je t’injurie ou si quelques-unes de mes amies te tracassent. Ma nature est ainsi faite ; il faut que je sois désagréable à celles que je préfère et c’est toi que j’aime par dessus toutes les autres. Tu peux me croire, et tu le sens aux frissons de mon corps, uni au tien. Ce que j’ai été heureuse quand tu m’as demandé de pisser dans ta bouche, tu ne peux te l’imaginer. J’ai bien vu que tu me conservais toujours le même goût. Et quand tu te lavais, que tu me menaçais, je redoutai que tu fusses aussi bête que les autres fois pour ne pas exiger de moi la même chose. Moi, si tu l’ordonnais, je boirais plus que ton urine. Les sens me travaillant pour quelqu’un, j’accomplirais les plus extravagantes fantaisies. Tu ne sais pas que j’ai chipé le godemiché de Lucienne et si tu veux, nous nous dépucellerons.

Nous nous becquetions ventre contre ventre, seins contre seins, et cette adorable créature me suçotait les épaules, les moindres parcelles de chair à sa portée m’enlevant toute raison ; je résistai cependant à sa proposition.
- En cachette, répondis-je, cela nous expose trop ; jouissons par nos lèvres, mais ne passons pas à des moyens trop violents :
- Et si je te supplie de me le mettre dans le cul, dis, me refuseras-tu ?

Elle souligna sa demande d’un coup de langue si habile dans ma bouche que tout mon corps tressaillit, et je murmurai :
- Décide, mon amour, ta volupté me grise.
- Oh, alors, répliqua-t-elle, c’est chose gagnée.

Vite, glisse vers mon cul et prépare-le par tes petites caresses.
Oh, le délice de cette jouissance ! La coquine se surpassa.

N’en déplaise à Camille Gaudin, n’en déplaise aux fidèles des nus dodus, rien ne rivalise avec les mille ressources du cul délicat et fin d’Isabelle. Il avait de ces attitudes, de ces poses, de ces soubresauts, à enflammer les êtres les plus froids. Il triompha sans peine de mes dernières hésitations.

Isabelle m’ajusta à la ceinture le fameux instrument, me donna quelques conseils pratiques, se plaça dans mes cuisses, et je la manœuvrai avec une réelle adresse.

Quoi, je possédais réellement mon amie ? Je ne pouvais en douter.

Dans ses coups de dos, dans ses extases, dans ses contorsions félines, elle ne cessait de dire :
- Oui, ma douce Aline, ma petite colombe, prends-moi, fais-moi tienne, jouis de moi, de mon cul, comme je jouis sous tes coups de ventre. Tu es mon amant, mon bien ; je t’adore, je t’adorerai toujours. Tout à l’heure, je te mangerai les lèvres de baisers, de baisers tels que tu n’en as jamais reçus. Oui, chérie, enfonce bien, tu ne me fais pas mal. Bien au contraire, tu m’ouvres le Paradis. Ton ventre me brûle les fesses. Dis que tu m’aimes ; je t’adore. Je me violentais en te témoignant tantôt de la froideur. Je brûlais d’envie de partager ton amour. Là, là ! Ne bouge pas d’un instant, tu es bien au fond. Recommence, tire ! Ah, je me meurs.

Les spasmes succédaient aux spasmes ; j’enfonçais dans ce cul bien-aimé le godemiché et, mes mains le pelotant avec ivresse, ne le quittaient que pour gratter le bouton, la pointe des seins. Mes lèvres se joignaient aux siennes.

Parfois elle me saisissait une main et, dans ses tressaillements, la portait à sa bouche pour en sucer tous les doigts, l’un après l’autre.

Quelle nuit, mon Paul ! Nous la passâmes presque toute entière ensemble. Elle ne se retira que lorsqu’il eut été dangereux de rester plus longtemps. Nous ne dormîmes pas. Tu vois nos têtes aux classes du lendemain. Mes plus chaudes caresses !

Adeline.

Voir en ligne : Petites et grandes filles - 21

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS et Nathalie QUIRION d’après le roman érotique de Fuckwell (Alphonse Momas), Petites et grandes filles, [s.n.], Londres, Paris, [1890], 1907. (248 p. ; 19 cm).



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