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Les Offices Rouges (Chapitre IV - §V)

Petites et grandes filles - 21

Roman érotique (1890)



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Toutes les versions de cet article :

Fuckwell (Alphonse Momas), Petites et grandes filles, [s.n.], Londres, Paris, [1890], 1907. (248 p. ; 19 cm).


V
DE LA MÊME AU MÊME

Mon petit Paul, les Offices Rouges ont été célébrés et me voici de la Confrérie des Filles Rouges. Cela ressemble à une plaisanterie, mais c’est très sérieux et je t’assure que j’en conserverai le souvenir toute ma vie.

Cette Confrérie consacre et perpétue les habitudes sensuelles de la maison. On y fait entrer les natures qui paraissent les plus sûres, et c’est une espèce de franc-maçonnerie qui engage les anciennes et les nouvelles élèves, les maris de quelques-unes d’entre elles et les maîtresses.

La religion et le profane s’allient pour pimenter l’institution : la néophyte qu’on reçoit est sensée prendre le voile.

Une trentaine d’anciennes élèves, dont une douzaine accompagnées de leurs maris, ont assisté aux Offices Rouges exécutés en mon honneur.

Tout d’abord, je fis une retraite de trois jours avec les Filles Rouges, actuellement à la pension, retraite pendant laquelle on m’instruisit des diverses cérémonies où je ne pourrais jamais plus tard refuser mon concours. On me communiquait l’importance des engagements que je contractais.

On m’apprit toutes sortes de signes pour me reconnaître avec mes frères et sœurs Rouges, ainsi que pour se demander entre soi quelques plaisirs.

Je ne te les cite pas ; j’espère que tu entreras dans la confrérie, et tu les apprendras alors.

Cette retraite où la continence la plus absolue fut observée, afin de communier dignement le dimanche matin, exaspéra nos sens, d’autant plus qu’on nous servit une nourriture substantielle.

Après la communion, une collation réunit les invités ; puis on me mena chez Juliette pour m’habiller en mariée.

On avait décoré les murs de notre petite chapelle de grandes draperies de velours rouge, démonté l’autel et élevé à la place une espèce de trône où, sur un fauteuil, se tenait toute nue Mme Noémie Breton, une superbe brune de 26 ans, ayant le titre de chancelière de la Confrérie et mariée à un bijoutier très riche, un de nos confrères.

Clémentine de Burcof et Pauline de Marbeuf, les deux plus jeunes adeptes, nues aussi, étaient assises sur un escabeau, chacune d’un côté.

Toutes les dames et les élèves avaient revêtu une toilette rouge, d’apparence sévère ; d’apparence seulement, car si elle montait jusqu’au cou, cachant le corps des pieds à la tête, la jupe était fendue sur la droite, de façon à se retrousser facilement et à se boutonner à grande ouverture sur le devant et sur l’arrière, et on n’avait qu’à détacher du corsage une pèlerine pour que les seins, les bras et les épaules fussent nus. Les cavaliers portaient le costume monacal, aussi de couleur rouge.

On s’installa dans des rangées de chaises. Les demoiselles Géraud étaient sur leur banc, en avant. Un siège spécial m’était réservé, en face du chœur, avec un tabouret de chaque côté pour mes marraines, Nanette et Eve.

L’aumônier apparut, vêtu de ses ornements sacerdotaux, tout nu par dessous, accompagné de deux moyennes, remplissant les fonctions de lévites.

En même temps, l’orgue préluda à une marche symphonique.

L’aumônier s’agenouilla devant Noémie, imité par ses deux suivantes, murmura quelques paroles latines, toute l’assistance se trouvant debout.

La marche de l’orgue terminée, il baise les deux cuisses de Noémie, se releva, souleva sa chasuble, présenta la queue à ses lévites qui la baisèrent, et il dit :
- Baisez, mes filles, la source de vie, et baisez la Puissance créatrice.

Dans l’assistance, on se baisa sur les lèvres entre voisin et voisine ; prosternée, je baisai le conin de Nanette et les fesses d’Eve qu’elles me présentèrent l’une après l’autre.

L’aumônier s’avança vers Noémie, posa la main sur ses seins, et chanta le premier verset d’un cantique disant :

Béni soit ton sein,
Bénit soit ton conin !
Verse la volupté,
Verse l’éternité !

L’orgue accompagnait. On entonna ce chant d’une quinzaine de versets pendant lesquels les attouchements aux seins s’exécutèrent, les dames enlevant leur pèlerine.

L’aumônier lançait la première phrase, l’assistance la reprenait. Il tournait autour de Noémie, se prosternait, baisait le conin, se relevait pour recommencer en portant les mains aux seins.

Les lévites exécutaient le même exercice sur les petites.

Le cantique achevé, au milieu du silence succédant au chant, l’aumônier fit trois pas en avant et s’écria :
- Oh, femme, pour mes péchés, pour leur expiation, je me prosterne et, nu comme un verre de terre, je te supplie de me flageller afin d’obtenir grâce et pardon !

Les lévites l’aidèrent à se dépouiller de ses vêtements sacerdotaux et, nu, il se mit à quatre pattes sur le seuil du chœur, en face de moi.

Nanette et Eve me prirent par la main et me conduisirent devant son postérieur.

Je m’agenouillai et lui appliquai trois fortes claques, après quoi je baisai en croix ses fesses, le dernier baiser sur le trou.

L’orgue joua une marche douce et voluptueuse. Toutes les femmes de l’assistance, les unes après les autres, vinrent le fustiger, le baisant avant de retourner à leur place, ainsi que je l’avais fait, lui et Noémie, sur les cuisses, le conin et le nombril.

De retour à leurs chaises, elles retroussaient la robe et recevaient feuilles de rosés du cavalier le plus près ou, à son défaut, de la plus jeune fillette assise sur la rangée.

Toutes ayant défilé, Noémie se leva, descendit les marches du trône, s’approcha de l’aumônier, sortit le pied droit de la babouche qui l’enfermait et, promenant le pied nu sur toute la raie du cul, dit :
- Au nom de mes sœurs, je te déclare absous de tes pochés et je te pardonne.

Elle s’assit à cheval sur son dos, en sens inverse, de face à l’auditoire, appuya une main sur les fesses, frotta son conin sur ses chairs et ajouta :
- Que par mes appas l’amour entre dans ton être et l’incite à la volupté.

Elle se glissa ainsi tout le long du corps, en partant du postérieur et remontant vers la tête, et là, se soulevant peu à peu, elle entonna ce nouveau cantique :

Gloire à Priape,
Gloire au Coït !
Homme, femme,
Vivre, aimer.
Vivre, jouir !

L’aumônier se redressa, lui offrit la main et, tous les deux, suivis des lévites, des deux petites, firent le tour de la nef. Au milieu des couplets de ce chant, ils me saluèrent en passant et revinrent au trône.

Noémie se rassit, l’aumônier reprit ses ornements sacerdotaux et s’installa à sa stalle avec ses suivantes.

Ce cantique avait une douzaine de versets.

Quand il fut achevé, quatre messieurs allèrent chercher un magnifique dais, tout fermé de draperies de satin blanc argent, s’avancèrent vers mon siège et m’enfermèrent dessous avec mes marraines.

Nous nous trouvâmes séparées du reste de l’assistance.

Les quatre cavaliers gardaient les quatre bigues.

L’aumônier entonna ce nouveau chant :

La vérité est nue,
Et la beauté aussi.
La fille du Prêtre
Veut la vérité,
Que son corps soit nu !

À mesure qu’un verset succédait à un autre, Nanette et Eve m’enlevaient quelque chose de ma toilette et le passaient en dehors pour le déposer sur la rampe du chœur. Dès que je fus en corset, Nanette frappa des mains et l’orgue continua seul la mélodie du chant.

On frappa du pied de l’autre côté de la draperie, on releva un rideau et j’aperçus Noémie qui me tendait la main.
- Va, me dirent Nanette et Eve.

Déconcertée de ma tenue, j’obéis et accompagnai Noémie à son trône. Là, me tournant de face à l’assistance, elle prit dans les mains mes seins et dit :
- Voyez et aimez ! Elle est femme par ceci. La voulez-vous dans le Temple ?
- Nous la voulons, répondit-on en cœur.

Elle me retourna, écarta les bords de mon pantalon, releva ma chemise, exhiba mes fesses, et dit encore en posant un doigt au trou du cul :
- Voyez et aimez ! L’homme a passé par ici. L’acceptez-vous dans le Temple ?
- Nous l’acceptons.
Elle me replaça de face, me découvrit le ventre, posa la main sur mon conin et dit :
- Voyez et aimez ! L’autel est fermé. L’honorerez-vous dans le Temple ?
- Nous l’honorerons.

Elle délaça mon corset, l’enleva, le confia à Pauline, m’ôta mon pantalon, le donna à Clémentine, me retroussa la chemise jusqu’aux aisselles, me pria de la tenir, s’agenouilla, me baisa sur le conin, les fesses, en disant :
- Au nom de toutes et de tous, nous t’admettons sur le seuil du Temple ! Que tes lèvres me rendent ces caresses et consacre ton désir de vivre pour nos félicités.

À mon tour, je m’inclinai devant ses trésors, et leur rendit l’hommage sollicité.

Elle s’installa sur son trône et, ma chemise retirée, elle me mit à cheval sur ses cuisses, le dos contre sa poitrine, ses deux mains s’appuyant sur mon ventre, l’extrémité de ses doigts me caressant le conin.

On transporta près des autres le vêtement que je venais de quitter. L’aumônier prit un encensoir et les encensa, tandis que toute l’assistance, défilant, les baisait.

II s’approcha du trône et nous envoya trois à quatre nuages de fumée. Les petites descendirent près de lui prirent dans la main sa queue, tandis qu’on chantait :

Le ciel s’ouvre
Pour l’élue qui arrive.
Le temple est en fête,
Une fille se donne.

Il fit le tour du trône en nous encensant, déposa l’encensoir, gravit les marches et nous délecta de minettes l’une et l’autre tout le temps que dura le cantique. Les petites agissaient de même à l’égard des lévites et, dans l’assistance, les couples se formaient pour ces caresses.

Les minettes finies, il me retira mes bottines et mes bas, me chaussa de simples babouches, comme toutes celles qui étaient nues, et me reconduisit sous le dais où je trouvais Nanette et Eve en 69.

Il entonna ce nouveau chant :

L’allégresse est en nous !
Le mariage, s’accomplit.
Les filles s’accouplent.
Pour nos félicités.

L’assistance reprenait le chant. Il sépara Nanette et Eve qui retroussèrent leurs jupes et les boutonnèrent pour les maintenir relevées, ôtèrent leur pèlerine et demeurèrent décolletées, imitées par toutes les autres dames et demoiselles.

Debout sous le dais, je reçus les minettes de mes marraines et les feuilles de rose de l’aumônier.

Toutes les femmes se placèrent par deux, défilèrent par la Chapelle, s’approchèrent de ma personne, m’examinèrent et se firent examiner sous toutes leurs faces.

Mes cavaliers leur succédèrent et deux de ceux-ci apportèrent un lit de fer, muni d’un matelas et d’un oreiller, recouvert d’une draperie de velours rouge, sur lequel on m’étendit.

On referma les côtés du dais et l’on m’y laissa seule.

L’orgue exécutait divers motifs. J’entendis un grand bruit de pas ; je ne savais rien de ce qui se passait.

Un cavalier tout nu entra sous le dais ; je reconnus le docteur Bernard de Charvey.

Il se coucha à mon côté, me prit dans ses bras, me becqueta les lèvres et je lui rendis ses caresses. Vaguement, les paroles de l’aumônier officiant près du trône me parvenaient. Elles s’incrustèrent cependant dans mes oreilles, avec les réponses qu’elles provoquaient.

Juges-en. Voici le dialogue textuel, coupé des silences de quelques secondes :
- Je te rends grâce, ô chère divinité, et je te salue dans tes beautés. Honneur à tes charmes que rien ne me cèle.
- Honneur, honneur au cul qui resplendit sur le trône. Vers l’extase en ses mystérieux plis par le jus de tes lèvres, dit l’assistance.
- Ma langue te pénètre et se délecte dans ta céleste voie sacrée. Ton cul est rond comme le globe qui nous porte ; le trou ouvre la porte du bonheur.
- Le bonheur t’appartient. Que ta langue s’enfonce dans le Temple, dont les assises nous apparaissent lumineuses par les blanches rotondités des fesses.
- Ma langue le chatouille, délicieusement, et le frisson le parcourut. Oyez, fidèles ! Le Temple s’élève à nos regards. Il monte vers le Ciel ; chantez mes louanges.
- Que le Temple s’abaisse et que ton épée le touche. Tu es l’ointe des Filles Rouges ; sacrifice, ô, Prêtre !
Ici le silence le plus long, puis grand brouhaha dans l’assistance, et le docteur me murmura :
- L’oint encule Noémie et dans le Temple tous les cavaliers enculent une fidèle. Les petites elles-mêmes, armées d’un godemiché, enculent les moyennes. Le sacrifice s’accomplit. Ta porte est ouverte ; veux-tu que je salue l’autre et que je la force ?

II me serrait dans ses bras. Ses lèvres parlaient, appuyées sur les miennes ; son ventre me brûlait de sa chaleur. Je ne m’effrayai pas de la grosseur de sa queue ; je répondis :
- Force ma porte, dépucelle-moi. Fais que je connaisse toutes les voluptés.

Oh, mon chéri, quelle souffrance et quelle extase !

La lutte fut longue et pénible mais semée de spasmes enlevant la douleur.

Dans une confusion de voix, j’entendis ces exclamations :
- Oh, encore ! Recommence, oui ! Tiens-moi bien ; serre plus fort mon cul. Oui, oui, encore ! Enfonce davantage. Ah, ah ! tu me le fends. Écarte tes fesses ; que ton ventre s’y frotte. Ah, s’il pouvait entrer dans le trou ! Ah, ah, je meurs.

Et moi, attaquée, à ces mots délirants me parvenant de la chapelle, je sautais dans des transports frénétiques. Mes cuisses s’ouvraient le plus possible ; la machine du docteur les déchirait comme avec des tenailles. Je ne quittai pas ses bras ; il s’enrageait à me percer, et il y parvint enfin.

Oui, mon Paul, ta sœur est dépucelée. A cette heure, elle sait tout de l’amour. Jamais je n’eusse supposé pouvoir enfermer entre mes cuisses un si gros volume de chair. La queue du docteur disparut en entier en moi.

Je dois dire qu’il avait humecté mon conin de divers ingrédient et qu’il avait mis sur sa queue force cold-cream.

Ajoute à cela que mon excitation, savamment entretenue, me prédisposait à des tortures autrement violentes.

Je crois que le martyre ne m’eût pas épouvantée.

Dans l’extase la plus complète, tous les deux enlacés, nos corps n’en faisant qu’un, nous attendîmes qu’un calme relatif s’établit au dehors.

Puis le docteur, me baisant les yeux, le nez, les joues, les oreilles, les lèvres, la pointe des seins, se leva et frappa des mains.

Nanette et Eve apparurent, apportant tous les objets nécessaires à ma toilette, et on entendit un nouveau cantique :

La vierge s’est livrée.
Hosannah à la nature !
L’amour immortel
Est pour ses fidèles.

Ma toilette terminée, on enleva le dais. Mes marraines me prirent par la main. Nous exécutâmes le tour de la chapelle et je vins m’asseoir sur une chaise, en face du trône.

Mes vêtements n’étaient plus sur la rampe du chœur et je me demandais si j’allais rester nue lorsque l’aumônier, les lévites, Clémentine et Pauline, que je n’avais pas aperçus, rentrèrent de la sacristie, portant divers effets.

L’orgue lança des modulations et l’on chanta :

Parez la néophyte
De ses habits de fête.
Ses sœurs l’attendent,
Qu’elle règne avec elles.

Pendant ce cantique, l’aumônier, après s’être prosterné à mes pieds, me baisa sur tout le corps. Puis, s’étant relevé, il me passa au cou une chemisette en tulle rouge, laissant le sein libre et descendant tout juste au nombril. À la chemisette s’ajoutèrent deux jupes, la robe, le corsage, la pèlerine, des bas, des petits souliers, costumes complets rouges.

La chanoinesse, debout, étendit la main sur ma tête. On fit silence et elle dit :
- Fille Rouge, dès ce moment et pendant toute ton existence, quel que soit l’instant où l’on t’appellera, tu appartiens aux membres de la Confrérie, et à ses règlements qu’on t’a enseignés. Y consens-tu ?
- J’y consens.
- Partout notre protection t’accompagne ; mais partout aussi tu protégeras les nôtres. Ton âme, ton cœur, tes sens sont pour toujours unis en nous tous. Acceptes-tu ?
- J’accepte.

Alors nous nous embrassâmes avec tendresse et un pelotage général commença, entrecoupé de caresses, de sucées, de léchées, de chûtes, de jouissances et de possessions.

Mais que doit être ton état en me lisant, mon petit Paul ! Le feu dévore ton sang, tu soupires après nos plaisirs si brutalement suspendus ! Le paradis ne s’est pas ouvert pour toi comme pour moi. Ah, si nos parents te mettaient dans un lycée de Paris, nous nous verrions souvent ! Les sympathies des demoiselles Géraud, d’Eve te sont acquises. Les vacances approchent !

Nous réunira-t-on ? Et si l’on nous réunit, trouverais-je l’occasion de t’inculquer ma science en gentilles cochonneries ? Souhaite-le, je suis prête à tout pour t’emmener ensuite au milieu des Filles Rouges ! Hein, que d’extravagantes séances ! Adieu mignon, un million de suçons de mes lèvres partout où tu voudras.

Ton Adeline.

FIN

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS et Nathalie QUIRION d’après le roman érotique de Fuckwell (Alphonse Momas), Petites et grandes filles, [s.n.], Londres, Paris, [1890], 1907. (248 p. ; 19 cm).



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