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Départ pour la pension (Chapitre I - §V)

Petites et grandes filles - 5

Roman érotique (1890)



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Toutes les versions de cet article :

Fuckwell (Alphonse Momas), Petites et grandes filles, [s.n.], Londres, Paris, [1890], 1907. (248 p. ; 19 cm).


V

Au cabinet, elle accomplissait ses ablutions avant de regagner sa chambre.

Comme elle ouvrait la porte, les ayant terminées, elle se trouva nez à nez avec Paul qui, une lumière à la main, se disposait à y pénétrer.

Fille de résolution, ne lui laissant pas le temps de revenir de sa surprise, elle souffla la bougie, et murmura :
- As-tu bien besoin ?
- Non, je ne pouvais dormir, et je donnais ce prétexte pour diminuer les heures de lit.
- Dans ce cas, profitons-en. Accompagne-moi dans ma chambre. Maman dort, elle ne se doutera de rien.

Le tapis étouffait le bruit des pas.

En bon frère, bien éduqué, Paul obéit à sa sœur.

Elle le fit se mettre tout nu, comme elle-même, le coucha à terre, s’accroupit sur son visage pour lui complaire, puis s’allongea peu à peu, et les deux innocents découvrirent la position du délectable soixante-neuf.

Le cul d’Adeline conservait la saveur pimentée de l’éjaculation de l’abbé ; il enragea Paul dont la queue se développa et prit des proportions énormes.

À cette vue, la fillette interrompit son suçage, approcha les lèvres de l’oreille de Paul et lui dit :
- Enfouis-la dans mon cul, tu seras bien, bien heureux.

Tout ignorant qu’il fût de la chose, il pressentit l’excellence du conseil et il glissa sa quéquette dans la rainure d’où elle parvint facilement au trou.

Celui-ci, à peine refroidi de l’assaut de l’abbé, brûlait d’aise à cette nouvelle visite ; ce lui fut un jeu de supporter l’attaque de Paul.

Se pétrissant les chairs de leurs mains crispées, échangeant de folles lippées par-dessus l’épaule, ils ne reculèrent pas dans leurs plaisirs, et le jeune Paul perdit son pucelage dans le cul de sa sœur.

Il jouit et éjacula brusquement, retenant à grand-peine l’explosion de cris que faillit soulever la volupté.

Contente de sa nuit, Adeline le combla de caresses, et lui recommanda le sommeil s’il voulait récidiver. Il la quitta sans que Mme Mirzan eut interrompu son sommeil.

Le meilleur moyen de perpétuer ses félicités consiste à ne pas les prodiguer, afin de se garer des dangers qui les menacent.

L’abbé, homme mûr, de caractère sérieux et sage, se maintenait en quiétude par ses infinies précautions. Les deux enfants, manquant d’expérience, ne l’imitèrent pas.

Une fois qu’on a goûté au fruit d’amour, on en vent toujours.

Paul éprouva cette nécessité et Adeline ne demandant pas mieux ne lui refusa pas la satisfaction.

Dans les mille circonstances de la vie quotidienne, tout leur devint un prétexte à plaisir, une occasion de s’exciter.

L’hypocrisie qu’ils cultivèrent en présence de leurs parents et de leur professeur attisait le feu de leurs amours.

Un regard à la dérobée, un signe, un frôlement de main, une pression, et ils mangeaient des yeux les vêtements cachant les parties sexuelles.

Ils ne pouvaient pas toujours s’isoler dans le jardin, ils n’osaient recommencer la scène nocturne ; Paul, à son retour dans sa chambre, ayant failli être surpris par son père qui descendait à la salle à manger pour échapper à une faim inopportune l’empêchant de dormir.

Ils profitaient d’une seconde, d’une minute et dirigeaient la main, l’une dans le pantalon de son frère, l’autre aux fesses de sa sœur, et quelquefois, faute de mieux, s’entendaient pour se réfugier ensemble au cabinet où, vite, ils échangeaient quelques suçons et quelques feuilles de rose. Ils dénichèrent enfin un petit réduit au grenier où se trouvaient des matelas dans un coin et ils s’en contentèrent pour s’y rencontrer de temps en temps après la leçon, en y montant l’un après l’autre afin d’éviter les soupçons.

Cela se passa bien une fois, deux fois ; la troisième fois, Mme Mirzan, qui avait surpris sa fille grimpant avec mystère, s’étonna de voir peu après Paul suivre le même chemin, avec le même luxe de précautions.

Un moment indécise, elle se demanda ce qu’il convenait de faire.
Puis, poussée par une forte impulsion intérieure, elle monta et, constatant que les enfants s’étaient enfermés dans le petit réduit, elle regarda par le trou de la serrure et demeura interdite.

Adeline, couchée sur le dos, les jupes retroussées, se faisait lécher le conin par Paul.

Atterrée, Mme Mirzan n’eut qu’une pensée, descendre et appeler son mari.

Celui-ci, avant même qu’elle ne s’expliquât, comprenant qu’il s’accomplissait quelque chose de grave, la suivit sur le signe qu’elle lui adressa, et apparut dans le grenier comme maître Paul, la queue en l’air, se disposait à se placer en soixante-neuf avec sa sœur.

La fureur du père fut épouvantable.

Une canne se trouvait à sa portée, il la brisa sur les deux coupables qui dégringolèrent l’escalier.

Ils n’esquivèrent pas la mercuriale.

La mère pleurait ; le père, animé d’une grande fureur, les accablait des plus dures invectives.

On les enferma dans leur chambre où, pendant deux jours, on les servit au pain sec et à l’eau.

De toute une semaine on ne leur parla pas.

Ils continuèrent cependant leurs leçons avec l’abbé, en attendant la confection des trousseaux nécessaires pour les établissements où ils termineraient leurs études.

Leur professeur observa une réserve des plus excessives, les abandonnant, sans aucun remords, dès le cours terminé.

En vain Adeline essaya-t-elle de l’émouvoir par quelques regards en dessous ; il semblait être mort à tout sentiment. Il tremblait que l’orage ne s’étendit jusqu’à lui.

Paul partit le premier avec son père qui le confia aux Jésuites, à Londres.

La mère consulta l’abbé pour Adeline.

Il lui conseilla de la faire entrer chez les demoiselles Géraud, à Paris, qui, justement, jouissaient de la réputation de réfréner les passions précoces chez les enfants.

Au retour de Londres, M. Mirzan s’arrêta donc à Paris pour causer avec ces dames, après avoir obtenu à leur sujet les meilleurs renseignements sur leur autorité et leur sévérité.

Il fut enchanté de leur gracieux accueil, de leur sympathique attendrissement à sa confession, d’autant plus qu’on ne pouvait rêver d’aussi charmantes et d’aussi séduisantes personnes.

Il eut la chance qu’il se trouva une vacance dans les classes de la pension. Les demoiselles Géraud ne recevaient qu’un nombre limité de jeunes filles et fillettes. Il fallait attendre le départ de l’une pour être acceptée, ce qui rendait très recherchées les admissions.

À son tour, Adeline, que son père et sa mère refusèrent d’embrasser, quitta la maison de Chartres et vint goûter la vie d’internat.

Le premier moment serra le cœur de l’enfant ; mais elle s’accoutuma vite à sa nouvelle existence.

Voir en ligne : Petites et grandes filles - 6

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS et Nathalie QUIRION d’après le roman érotique de Fuckwell (Alphonse Momas), Petites et grandes filles, [s.n.], Londres, Paris, [1890], 1907. (248 p. ; 19 cm).



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