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La Flagellation (Chapitre II - §II)

Petites et grandes filles - 7

Roman érotique (1890)



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Fuckwell (Alphonse Momas), Petites et grandes filles, [s.n.], Londres, Paris, [1890], 1907. (248 p. ; 19 cm).


II
DE LA MÊME AU MÊME

Me voici lancée dans la pleine vie de pension, et je sais maintenant bien des choses que j’ignorais encore, que je ne te cacherai pas, mon petit Paul, afin que tu juges de ma sincère affection.

Nos études et nos classes ressemblent à celles des autres institutions ; ce qui s’en éloigne ce sont les habitudes, et une tolérance extraordinaire accordée aux grandes, pourvu qu’elles n’enfreignent pas la discipline de la maison.

Le second soir de notre arrivée à la pension, comme j’achevais mes devoirs à l’étude, une demi-heure avant le dîner, je vis entrer mon amie Angèle, qui murmura quelques mots à l’oreille de ma maîtresse, Mlle Blanche, laquelle lisait, et qui m’appela.
- Vous avez terminé vos devoirs Adeline ? me demanda-t-elle.
- Oui, mademoiselle.
- Êtes-vous satisfaite de la façon dont vous les avez faits ?
- Oui, mademoiselle.
- Eh bien, nous le jugerons demain. Pour l’instant, Angèle désire que vous alliez lui tenir compagnie ; je vous autorise à la suivre.

J’aperçus les petits yeux de mes compagnes, qui brillaient avec malice, et je sortis avec Angèle.
- Je veux te montrer ma petite chambre, dit-elle.
- Tu as une chambre ?
- Oui, les sept plus anciennes parmi les grandes couchent dans leur appartement.
- Oh, que c’est agréable !
- Tu ne seras peut-être pas toujours de cet avis !

La chambre d’Angèle, petite, mais coquette et bien meublée, me plut beaucoup.

Elle m’invita à m’asseoir sur le lit, près d’elle, et me regarda avec des yeux si tendres, que je soupirai, et lui jetai les bras autour du cou.

Elle exhalait un doux parfum, que me plongea dans une demi-extase, et sans me rendre compte de mon mouvement, mes lèvres se posèrent sur les siennes.
- Dis, murmura-t-elle, ainsi tu t’es laissé surprendre chez tes parents à t’amuser ?
- Oui, répondis-je, et toi ?
- Moi aussi, mais il y a longtemps ; j’avais onze ans, j’étais bien plus jeune que toi, et je suis rentrée ici dans la petite classe.
- Avec qui t’amusais-tu ?
- Avec ma cousine Hélène.
- On s’amuse donc entre filles ?
- Oh oui, et bien, je t’assure.

Elle me tenait serrée contre son cœur, elle sentit le battement du mien, et sa main glissa sous mes jupes, à l’ouverture du pantalon.

Je ne résistais pas, un flot de désirs me bourdonnait aux tempes.

Elle souleva ma chemise, et me gratta délicieusement, tandis que nos bouches se becquetaient.

Je ne pensais plus du tout au danger d’être à nouveau surprise au milieu de ces agréables plaisirs !
- Tu es chaude, dit-elle, tu auras de nombreuses amies dans la maison.
- Dis, murmurais-je à mon tour, permets-moi de te voir.
Elle sourit, retira la main de mes cuisses, retroussa ses jupes, et étala à mes yeux ravis, un petit bouquet de poils des mieux fournis, me montra sa fente coquette et friponne, appelant le baiser, et la blancheur de son ventre.

Elle posa le doigt sur son nombril en me disant :
- Embrasse-moi, là !

La tête en feu, j’obéis ; j’appliquai un gros baiser sur le joli signe ; la vue de ses cuisses me fascina, je me penchai dessus, aspirant avec volupté les effluves de son corps, elle me caressa les cheveux avec les doigts, mon visage colla sur les chairs satinées, mes joues s’empourprèrent de la chaleur qui se dégageait et de l’émotion enivrante que j’éprouvais. Elle se recula en arrière, et ma langue vint caresser sa fente.

Elle tressaillit, et dit :
- Vas un peu plus vite, que nous ayons le temps de jouir.

Je compris, et je léchai, léchait avec une folle ardeur, me croyant transportée au Paradis.

Elle sautillait sur son cul, que je manœuvrais avec les mains, et, tout à coup, elle me mouilla toute la figure, elle jouissait et se tordait, et moi aussi.

Elle se releva prestement, courut à sa toilette et nous nous lavâmes, comme la cloche appelait pour le dîner.
- Mon ange, me dit-elle, tu as reçu le baptême d’amour, tu es bien maintenant ma petite amie ; ne t’étonne de rien de ce que tu verras, soumets-toi docilement aux punitions, ne parle jamais à personne des scènes auxquelles tu assisteras ; et tu considéreras cette pension comme un véritable Olympe sur terre.

Nous descendîmes au réfectoire et reprîmes chacune notre place.

Les maîtresses de classes dînent au milieu de leurs élèves : Mlle Blanche, déjà installée, me sourit et me demanda :
- Avez-vous récité votre leçon à votre grande amie ?
- Elle m’en a donné une, dont je me souviendrai toute la vie.

Ma réponse la satisfit ; elle reprit en me regardant avec des yeux très vifs :
- Vous êtes fille d’à-propos, tâchez de le prouver en tout.

Je m’assis, et ma voisine de droite, Marie Rougemont, une brune bouclée de 14 ans, laquelle au dortoir a son lit près du mien, me servit et me dit :
- Savais-tu la chose que t’a confiée Angèle ?

Devinant que le même lien amical unissait toutes les élèves de la classe moyenne aux élèves de la grande classe, je lui répondis :
- Quelle est ta grande amie ?
- Isabelle Parmentier, la plus forte pianiste de la maison, la petite châtaine blonde, assise à côté de Mme Lucienne.
- On dirait une gamine.
- Oui, mais une gamine qui a de rudes nerfs, elle a 16 ans, et en remontrerait à toutes les grandes. C’est un vrai diable !

Les conversations, comme tu le vois, sont permises à table, à la condition d’être discrètes, de ne pas troubler le service, et de ne pas gêner les tables voisines.

Mlle Juliette Géraud et sa sœur Mlle Fanny, celle-ci âgée de 27 ans, arrivent généralement vers le milieu du repas ; elles font l’inspection, lisent les notes que leur remettent les maîtresses, parlent à quelques-uns d’entre nous, et se retirent ensuite en nous souhaitant bonne nuit.

Après le dîner, qu’on sert à 7 heures, on reste jusqu’à 8 heures dans un salon, en demi-récréation ; les grandes lisent, où s’occupent de divers travaux d’aiguille, qu’elles continuent après notre coucher, car elles veillent plus tard ; une maîtresse ou une grande, déléguée, raconte des histoires aux petites ; les moyennes causent bas entre amies, ou lisent.

Nous aimons assez cette heure, qui nous procure une espèce d’illusion de ce qu’est le monde.

Nos maîtresses s’attachent à nous intéresser, et nous y donnent quelques conseils de bonne éducation.
- Pas d’éclat de voix, mes enfants, ne cessent-elles de nous répéter, cela ne sert à rien qu’à vous abîmer le gosier, à nous rendre ridicules, et à nous fatiguer. Dites gentiment, doucement, ce que vous désirez, soyez prévenantes les unes envers les autres, ainsi vous vous facilitez mille chances d’agrément et de plaisir. Ne vous disputez jamais, cédez-vous mutuellement, et redoutez par-dessus tout, les mauvais sentiments de défiance, de jalousie et d’envie.

La demie de huit heures sonne toujours trop tôt, mais comme le sommeil nous talonne, on monte au dortoir sans trop de regrets.

Nous couchons, les moyennes, sur deux rangées de sept lits, encadrés de grands rideaux.

Deux lanternes chinoises nous éclairent. Nous devons nous déshabiller en silence, pendant que notre maîtresse se promène de long en large, surveillant les divers détails de nos soins du corps, opérer derrière nos rideaux soulevés vers le pied du lit, et formant autour comme une véritable petite chambre.

À un coup qu’elle frappe dans les mains, nous entrons toutes dans nos draps, elle récite une prière, se promène encore quelques minutes, et se retire chez elle.

Ce soir-là, elle venait à peine de nous quitter, que mon rideau s’agita, et je vis émerger la tête de Marie Rougemont qui, un doigt sur les lèvres, me recommanda la prudence. Je ne bougeai pas, et j’attendis l’aventure. Marie, s’avançant avec précaution, pénétra dans l’espace libre s’étendant entre le rideau et le lit, et, courbée en deux, inspecta le dortoir pour se rendre compte si elle ne risquait pas d’être découverte.

La chambre de Mlle Blanche se trouvait en face de ma couchette.

Elle regarda vers cette chambre, et, ayant entendu le bruissement du corps de notre maîtresse, se mettant au lit, elle s’approcha de ma bouche, la baisa et me dit :
- Tourne-toi, et montre-moi ton cul, que je le lèche ; c’est ma toquade, et tu dois en avoir un bien joli, puisque les hommes s’en amusaient.

Notre légende se multipliait ; ce n’était plus un homme, un petit homme, mon frère, toi, Paul, qu’on m’attribuait, mais des hommes.

Je ne pensai pas à rétablir la vérité des faits, seul le plaisir me troublait les idées ; je me tournai, ainsi que le désirait Marie, relevai mes draps, ma chemise, et lui présentais mes fesses déjà en ébullition.

Ah ! quelle savante, mon chéri ! Non, tu ne peux te figurer avec quel art elle agissait. Elle ne mentait pas en confessant qu’elle adorait les culs.

Elle commença par encadrer le mien de ses bras, appuyant sur chaque fesse tantôt une joue, tantôt l’autre ; puis elle se pinça le nez en ouvrant et fermant successivement la raie avec les doigts ; elle chercha à l’enfouir au plus profond, comme tu le fis la première fois ; elle s’arrêta, se haussa sur les pieds, et le caressa avec la pointe des seins, très fermes ; enfin, elle l’embrassa avec tendresse, puis lécha toute la raie avec des soupirs et des tressaillements de plus en plus vifs ; elle ne ménagea plus sa félicité.

Le lit cria sous mes propres mouvements de jouissance ; tout à coup la foudre éclata, les rideaux s’ouvrirent, et Mlle Blanche, en peignoir, nous surprit.

Sans prononcer une parole, elle posa la main sur une épaule de Marie, et murmura tout bas :
- Marie, c’est très mal, vous pouviez réveiller vos compagnes et les pousser aux mêmes folies. Vous êtes deux fois coupables, parce que vous vous êtes adressé à une nouvelle, qui ne connaît pas encore le règlement. Habillez-vous et suivez-moi à la chambre de punition. Demain vous comparaîtrez devant Mlle Fanny. Quant à vous, Adeline, vous auriez dû repousser les propositions de votre voisine. Vous ne l’avez pas fait, vous méritez un châtiment. Pour cette fois vous supporterez la simple flagellation, sans apparition au tribunal. Demain matin vous m’accompagnerez chez Madame.

J’étais épouvantée.

Marie s’habilla sans protester et suivit Mlle Blanche.

Longtemps je m’agitai, le sommeil s’entêtait à me fuir ; la fatigue finit par l’emporter.

Ma lettre est déjà bien longue, je la coupe, mon petit Paul, et te renvoie à la suivante pour connaître mon sort.

Voir en ligne : Petites et grandes filles - 8

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS et Nathalie QUIRION d’après le roman érotique de Fuckwell (Alphonse Momas), Petites et grandes filles, [s.n.], Londres, Paris, [1890], 1907. (248 p. ; 19 cm).



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