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La Flagellation (Chapitre II - §IV)

Petites et grandes filles - 9

Roman érotique (1890)



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Fuckwell (Alphonse Momas), Petites et grandes filles, [s.n.], Londres, Paris, [1890], 1907. (248 p. ; 19 cm).


IV
DE LA MÊME AU MÊME

J’en suis restée, mon Paul à cette enivrante béatitude, qui s’empara de tout mon être en extase sur le cul de Fanny.

Peu à peu le calme renaquit ; on souleva une tenture ; un magnifique cabinet de toilette se trouvait à côté ; nous y passâmes, et on se lava.

Mlle Fanny se retira en nous embrassant, et comme je croyais la séance terminée, à ma grande joie, Mlle Blanche me pria de l’accompagner dans sa chambre, pendant que Nanette emmènerait dans la sienne Marie.

Chez elle, Blanche, qui m’autorisa à l’appeler de la sorte en dehors des classes, me fit mettre toute nue, et elle m’imita. Nous grimpâmes sur son lit, elle me prit dans ses bras, tenant mes fesses dans ses mains ; je pris également les siennes. Elle me tendit ses lèvres que je me dépêchai de baiser et de sucer ; ses seins des plus délectables, s’appuyèrent contre ma poitrine, son ventre se colla au mien, ce fut une véritable extase infinie, où, sans bouger, serrées l’une contre l’autre à nous fondre mutuellement dans nos chairs, nous aspirâmes notre haleine dans une série ininterrompue de baisers suceurs de nos langues.

Au Paradis, les joies et les félicités ne sauraient être plus grandes, que celles ainsi éprouvées !

Nos mains ne quittaient nos fesses que pour se promener sur nos corps, que pour permettre à nos bras de nous enlacer.
Pour une pareille fin de punition, je rêvais à me rendre coupable toutes les nuits de pareille faute.

Blanche devina ma pensée, et dit :
- Chère Adeline, malgré tout ton bonheur actuel et le mien, ne pêche plus. Pour être digne de l’ivresse que je te procure, et qu’on te procurera dans cette maison au fur et à mesure de tes progrès, il est indispensable de soigner sa santé, et de ne pas compromettre celle de ses amies.

Nous aurions pu sévir, et ne pas de convier à cette volupté qui t’ouvre le ciel ; nous ne l’avons pas fait pour te prouver que tes désirs trouveront satisfaction à leur heure, mais à la condition de ne pas transgresser les règles de sagesse qui maintiennent l’harmonie entre toutes nos élèves, en nous garantissant leur soumission et leurs efforts à nous contenter ; si nous n’interdissions pas ces contacts nocturnes, pas une de nos élèves ne se reposerait. Te voilà au courant de notre facilité de plaisir, n’abuse pas des mystères. Puis-je compter sur ton obéissance ?
- Oui, chère maîtresse.
- Nous savons que tu jouis d’une robuste santé, et nous réparerons tes fatigues par une hygiène que prescrit un de nos docteurs. Certaine de ton zèle, de ta bonne volonté, on ne te ménagera pas les occasions de t’amuser. Défie-toi des petites aventures avec des camarades capricieuses. Je te le confie ici, un rien nous avertit de la faute et elle est arrêtée à son début. Tu étais nouvelle, tu as bénéficié de l’indulgence de la direction, il n’en irait pas de la sorte la prochaine fois.

Nous ne cessions de nous becqueter, de nous chatouiller le conin et Blanche s’échauffait.

Sautant à bas du lit, elle ouvrit un tiroir.
- Tiens, me dit-elle, passe-toi ça à la ceinture, et je vais t’apprendre à devenir mon petit amant.
- Oh ! répondis-je, je sais comment ça se pratique, on l’enfonce dans le cul.
- On te l’a mis dedans ? dit-elle, en éclatant de rire.
- Oui, répliquai-je.
- Oh ! la pauvre petite, tu as dû joliment souffrir !
- Non, cela me plaisait beaucoup.
Vraiment ! Nous essayerons une autre fois. Pour l’instant, ce n’est pas de côte qu’il s’agit de l’enfoncer, mais par ici entre les cuisses.
- Ça entrera ?
- Viens vite sur moi, et remue-toi en même temps. Ce joujou s’appelle un godemiché, et ça remplace l’homme. Tu m’as versé une telle chaleur dans les veines, qu’il faut que tu me prennes.

Ces leçons ne sont difficiles à retenir.

Blanche avait placé le bout de l’instrument sur son conin, elle se dandina, je l’imitai avec une folle ardeur ; bientôt la machine, assez grosse, disparue en entier dans son ventre.

Nous nous tenions enlacées, nous sautions en cadence, elle me dévorait de baisers, que je rendais avec passion, une chaleur pénétrante me brûlait la moelle des os, nous jouîmes ensemble, et nos décharges se mêlèrent dans nos poils.
- Tu me promets d’être bien sage, me dit-elle, en nous rhabillant.
- Je le jure.
- Je compte sur ta parole, et tu ne t’en repentiras pas.

Nous retournâmes alors à nos classes.

Deux des plus anciennes parmi les grandes, Berthe Litton et Josèphe de Branzier avaient remplacé les maîtresses.

Marie Rougemont était déjà à sa place. Elle ne me parla de rien, ni les autres élèves non plus. Tout marcha, comme si rien ne s’était passé.

Je m’étonnai à la récréation de ne pas voir mon amie Angèle. J’appris avec chagrin que ma faute retombait en partie sur elle, qu’elle serait châtiée le lendemain à cause de moi, et que pour la journée elle subissait les arrêts et des corvées.

On agissait ainsi sur notre moral, sur notre cœur, pour que nous ne persévérions pas dans nos erreurs.

Le lendemain, se trouvant le jour du tribunal, j’allais entrer tout à fait dans la vie de la maison.

Le tribunal se rassemblait à cinq heures de l’après-midi.

Ma maîtresse, Mlle Blanche, m’amena dans un petit salon, où l’on me présenta à l’aumônier, M. l’abbé Jacquart, à MM. Camille Gaudin, un juge, Jules Galles, propriétaire et Bernard de Charvey, médecin de la pension, tous hommes âgés de 35 à 40 ans, et formant le grand conseil de la maison.

Très intimidée, je les saluai avec gaucherie, et ne tardai pas à me rassurer devant leurs gracieusetés.

Mlle Juliette et Fanny Géraud, les deux autres maîtresses, et une élève de la grande classe, Mlle Berthe Litton, nous rejoignirent bientôt.

On se dirigea vers la salle de punition, organisée d’une autre manière que le matin précédent.

En haut, cinq fauteuils servirent de sièges à l’aumônier au milieu, ayant à sa droite Mlle Juliette, à sa gauche Mlle Fanny, lesquelles eurent de l’autre côté, la première M. Camille Gaudin, la seconde M. Bernard de Charvey.

Les trois maîtresses s’assirent sur des chaises du côté gauche ; Berthe Litton, M. Jules Galles et moi, nous nous installâmes de même au côté droit.

Vis-à-vis des cinq fauteuils se trouvaient des rangées de chaises, l’autre extrémité, pour les élèves, qui ne les occupèrent pas pour le début des punitions.

On commença en effet par celles ayant mérité la flagellation sans la présence de leurs amies et la petite classe ouvrit la séance par une jolie brouette, Lisa Carrin, une gamine de 17 ans, qu’amena toute nue, une des deux surveillantes Mlle Elise Robert, une grande et superbe fille de 19 ans ; l’autre, Mlle Georgette Pascal, une mignonne et gentille blonde de 18 ans, forme d’antithèse de la première, solide brune avec un léger duvet sur la lèvre supérieure, ne lui allant pas mal.

La petite Lisa, toute rouge, toute mièvre, toute embarrassée, à demi pleurnichante, fut attachée à un socle, placé au milieu de la salle, le dos tourné vers le conseil.

Berthe se leva, prit une feuille de papier et lu :
- Mlle Lisa Carrin a donné une gifle à une de ses camarades, a mal répondu à sa maîtresse, qui la réprimandait, a refusé de copier les dix pages infligées comme pensum, a subi la privation de récréation, a été condamnée à recevoir en plus cinq claques sur les fesses devant l’assemblée, Mlle Adeline Mirzan est chargée de l’exécution.

Ainsi après avoir souffert la flagellation, je devais à mon tour l’appliquer, et cela devant tout le monde.

Une peur atroce me cloua à ma place, mes jambes tremblaient. Le silence régnait, la chair de la pauvre petite condamnée miroitait à mes yeux. Mlle Juliette m’apostropha en ces termes :
- Eh bien Adeline, décidez-vous. N’allongez pas le supplice de cet enfant par une cruelle et inutile attente. Fouettez-la et ferme, elle l’a bien mérité.

Tous les regards pesaient sur moi, je ne pouvais davantage reculer.

Je me dressai et m’approchai du terrible poteau.

Pauvre petite Lisa ! Ses jambes frêles supportaient un petit cul blanc et mignon ; elle tressaillait d’effroi ; elle me dit tout bas :
- Ne frappe pas trop fort, je t’en prie, je crains beaucoup les coups.

Mon cœur se serrait, Mlle Juliette reprit :
- Voyons, voyons, Adeline, vous apportez une déplorable lenteur à votre mission, nous n’en finirons jamais si vous ne vous hâtez pas davantage. Ce n’est cependant rien à côté des autres.

Refuser de frapper, j’y pensai un instant. J’entrevis que non seulement il m’en cuirait, mais encore à toutes celles qui devaient être châtiées ce jour-là.

Je fermai les yeux, et vlan, vlan, les cinq claques retentirent sur le petit cul. Lisa poussa on hurlement, je ne l’avais pas ménagée comme je l’aurais voulu, son cul ressortait cramoisi.

On la détacha et on l’emmena.
- Restez là, m’ordonna Mademoiselle Juliette, il y en a deux autres à expédier de la sorte.

Hélas, la suivante n’était autre qu’Angèle, qui apparut tout habillée et toute triste.

On lia ses bras, ses jambes, et on appuya le haut de son corps sur le dossier d’un prie-Dieu.

Berthe lut :
- Mademoiselle Angèle de Noirmont, condamnation par ricochet à douze claques sur les fesses, pour lubricité nocturne de sa jeune amie Adeline, surprise en flagrant délit avec Marie Rougemont. Privation de plaisirs une journée pour ne pas avoir appris à Adeline la nature du lien moral qui les attache l’une à l’autre.

On retroussa les jupes d’Angèle, on les épingla sur les épaules, son joli cul apparut divin, enchanteur, fascinateur ! Ah, comme j’eusse préféré le baiser : il fallut obéir, Mademoiselle Juliette prononça :
- Frappez, Adeline, et marchez plus vite que tantôt. J’allongeai deux, trois claques, avec une évidente mollesse : l’aumônier protesta :
- Ce n’est plus un châtiment si vous tapez aussi doucement. N’épargnez pas votre amie, Mademoiselle, sans quoi vous l’exposeriez à être fustigée par les verges.

Angèle ne soufflait pas mot, je m’exécutais et fouettais plus fort.
Il me sembla que sa peau frissonnait, les fesses tressaillirent, les cuisses s’agitèrent ; soudain, à mon grand étonnement, au onzième coup elle déchargea.

Quoi, cette commotion devenait pour elle un bonheur ? Je ne pouvais en croire mes yeux, et par un effet de sympathie, je me sentis moi aussi toute chatouillée par le plaisir. Je frappais la douzième claque avec une violence inouïe.

On détacha Angèle, qui m’embrassa et partit.

La troisième coupable se trouvait être une autre grande, Mademoiselle Eve Philippe, condamnée à la flagellation avec verges, pour une discussion avec sa maîtresse, Mademoiselle Lucienne d’Herbollieu.

On la plaça comme Angèle et on remit un martinet à cinq ou six lanières.

Eve était magnifiquement faite, et d’une blancheur éblouissante, coquette et fine au possible, avec des yeux bleus d’une pureté angélique, elle représentait la plus idéale des blondes. Le cul bien pris, moins épais que ceux de mes maîtresses, entrevus la veille, n’en offrait pas moins une perfection absolue, et j’éprouvai encore de l’indécision à flétrir de si ravissantes chairs.

On me commanda, mon bras se leva et s’abaissa, les coups se précipitèrent, cinglant les deux fesses, pénétrant à l’entrecuisse, excitant les cris de la patiente qui se tordit, sollicitant sa grâce.
- Non, non, pas de grâce, s’écria Mademoiselle Juliette frappez plus fort. À l’âge d’Eve, il n’est plus permis de commettre des fautes, de se disputer avec une maîtresse qui s’ingénie à être agréable à ses élèves. Plus on approche du jour où l’on quittera cette maison, plus il convient de se montrer déférente pour les bontés qu’on y rencontra.
- Je vous promets, Madame, de ne plus recommencer, j’en demande pardon à Lucienne.
- Frappez, Adeline, jusqu’à ce que le sang coule.

J’allais à tour de bras ; mes yeux se voilèrent. Les chairs de ce cul si charmant dansaient, je jouissais en tapant, mon teint s’animait, malgré moi, ma main libre se crispait sur ma robe entre mes cuisses, et à mesure que je frappais, je me grattais.

Personne ne paraissait s’en apercevoir. Ma folie m’envahissait le cerveau ; Eve pleurait, sanglotait, murmurait :
- Méchante, méchante, qui l’eut soupçonné ! Aïe, assez, pas plus, je vous en supplie tous.

Le sang coula, le supplice cessa, la pâleur sur mon visage remplaçait les couleurs ; on essuya et on pensa Eve, et détachée, elle dut m’embrasser en signe d’oubli de peine. Elle sortit et on m’appela devant le conseil. Alors, mon petit Paul, Juliette me retroussa, constata mon émotion, et je passai entre les mains de tous ces Messieurs, qui me caressèrent les cuisses et les fesses, me tapotèrent les joues, me prédirent mille félicités si je me montrais bien docile et bien discrète.

J’étais heureuse comme tu ne saurais l’imaginer et ils auraient exigé n’importe quoi, que je n’eusse rien refusé.
Mais la séance allait continuer, chacun retourna à sa place, toutes les classes entrèrent.

En voilà assez pour aujourd’hui mon chéri, à demain les autres détails.

Ta sœur qui t’aime, Adeline.

Voir en ligne : Petites et grandes filles - 10

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS et Nathalie QUIRION d’après le roman érotique de Fuckwell (Alphonse Momas), Petites et grandes filles, [s.n.], Londres, Paris, [1890], 1907. (248 p. ; 19 cm).



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