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Récit érotique

Pisser en public : mon étrange plaisir

Fantaisies ondinistes et exhibitionnistes

par Myriam Brunot

Mots-clés :

Myriam Brunot, « Pisser en public : mon étrange plaisir », Récit érotique, Paris, avril 2011.


Mon étrange plaisir

Tout a commencé il y a trois ans, par une chaude journée de Juillet. Je me promenais au Jardin du Luxembourg à Paris, avec un livre sous le bras pour faire bien dans ce quartier « intellectuel ». Plutôt que de lire, je m’amusais des touristes japonais en groupe, des allemands gorgés de bière qu’on entendait rire à 20 mètres, des américains bouffis de graisse et des mères de familles escortées d’enfants criards. En fait je cherchais des toilettes. Un thé glacé au gingembre et au citron vert m’avait donné brusquement une pressante envie. Pas de panneau salvateur, rien que la foule bourdonnante. De plus en plus ennuyée, je parcourais les mêmes allées depuis dix minutes, assez loin d’une sortie. Je me suis assise sur un banc, les cuisses serrées, sans espoir. Mon bas-ventre gonflait, de plus en plus douloureusement.

- Tant pis.

En écartant les cuisses, j’ai laissé ma vessie se vider. J’ai respiré à fond et fermé les yeux pour oublier la situation. Mon pantalon blanc a immédiatement été trempé. L’urine tiède avait coulé le long de mes deux jambes, jusqu’à remplir mes mocassins. Ce pantalon ajusté, presque transparent en temps « normal », me collait aux jambes. Des enfants passaient :

- Maman, la dame elle a fait pipi dans son pantalon.

- Taisez-vous, ça ne se fait pas de montrer les gens.

Cela m’a amusée. Plutôt que de chercher un taxi, j’ai décidé de continuer ma promenade sans me soucier de « l’accident », et de guetter les réactions des promeneurs. J’ai entendu ricaner dans mon dos. J’ai surpris des regards moqueurs. Mes fesses mouillées étaient bien visibles car le tissu me collait à la raie. Mon petit buisson de poils noirs également, et c’est lui qui attirait le plus les regards. J’ai repéré des érections. Nonchalante, je circulais dans les allées, l’air absent, indifférente aux voyeurs qui me photographiaient plus ou moins discrètement avec leurs téléphones. Je me sentais libérée des impératifs habituels de politesse et de propreté, comme Diogène, dans l’antique Athènes, qui se masturbait en public.

Cette aventure m’avait terriblement excitée. J’ai peu dormi la nuit suivante, je me remémorais la tiédeur de l’urine qui coulait le long de mes jambes et mouillait mes fesses. Je me suis fait jouir plusieurs fois en repensant à ces regards en coin qui se camouflaient derrière une indifférence polie. Et j’ai longuement planifié d’autres « coups » de ce genre, en mini-jupe, en short, en leggings, et je me suis finalement endormie en passant en revue le contenu de mes tiroirs.

Les jours suivants, j’ai pissé en public, assise, debout, en mini-jupe, avec ou sans slip, en short, en jean. Le tissu épais du jean une fois mouillé colle à la peau et sèche mal. J’ai fait de mon seul jean un short très court, peu ajusté et à porter sans slip. Un fort jet d’urine se divise en deux cascades qui m’arrosent les cuisses.

J’ai commencé par pisser loin des gens, l’air absent comme si j’étais malade ou folle. Puis je me suis rapprochée, d’abord en achetant des fleurs à un kiosque (deux vieilles femmes derrière moi ont manifesté bruyamment leur surprise), puis au milieu d’enfants, dans une queue pour acheter une glace (« Elle est cinglée ! Quel exemple pour les enfants ! C’est peut-être pour un gag pour la télé », etc.) Mieux encore, en demandant mon chemin à un homme, souriante et décontractée. J’ai failli éclater de rire à la vue de son air effaré.

En jupe et sans slip, je me suis assise sur les marches de l’église du Sacré-Cœur de Montmartre, absorbée dans la lecture d’un plan de Paris. J’écartais assez les cuisses pour offrir aux touristes qui montaient les marches une belle perspective sur ma fente rose encadrée de poils noirs. Par un trou de mon plan, je guettais les regards des voyeurs. Un groupe de japonais s’est exclamé bruyamment. Ils ont sorti leurs caméscopes. J’ai d’abord lâché un mince filet qui a coulé sur deux ou trois marches. Nouvelles exclamations japonaises, et rires excités des femmes. Puis j’ai lancé un beau jet qui a sauté 4 ou 5 marches. Les caméscopes n’en ont pas perdu une goutte. J’ai alors sorti un mouchoir en papier pour m’essuyer la chatte comme si j’étais aux toilettes. J’avais rabattu le plan sur mes cuisses, pas tant par pudeur que pour voir en face les japonais : surpris, rougissant et murmurant des excuses, des « sumimasen » embarrassés. Un grand moment. Pour eux aussi.

Je voulais faire toujours plus fort, comme une droguée qui a besoin d’augmenter les doses. Le soir, je me branlais frénétiquement en pensant au lendemain. Le short en jean gardait sa couleur bleue foncée révélatrice toute l’après-midi. Le pantalon blanc du premier jour ou une mini-jupe séchait très vite, et les journées était chaude en ce Juillet. En buvant du thé vert que j’emportais dans une thermos, je pouvais pisser en public trois ou quatre fois par jour. En fin de journée, même si j’étais sèche, les gens s’écartaient de moi repoussés par l’odeur qui m’enveloppait.

Je contrôlais très bien ma vessie. Même si elle était pleine, je pouvais laisser couler un mince filet pendant plusieurs minutes, ce qui convenait bien pour la moquette d’un long couloir d’hôtel ou un supermarché, ou bien lâcher la vanne, par exemple sur un banc public et arrêter le flot brusquement en cas de nécessité.

Dans la rue, au téléphone avec Pierre-Yves (mon mec) parti en stage de formation (?) pour 3 semaines, j’étais en jupe sans culotte, j’ai bien écarté les jambes. Ça a coulé dru et tout droit sans presque me mouiller les cuisses. (« Elle est folle ! On appelle la police ? Non, c’est un truc à avoir des emmerdes »). Le jour suivant, un homme « généreux » m’a proposé d’aller chez lui pour me changer. J’ai fait comme si j’allais me mettre à vomir. Il n’a pas insisté.

À une terrasse de café, en écrivant des cartes postales, je pissais tranquillement. J’avais mis un short bleu pastel. L’urine me coulait lentement le long des jambes et s’étalait sur le trottoir.

- Myriam, comment ça va ?

C’était Maeva, une amie, une belle noire qui s’habillait toujours de manière à attirer les regards des hommes. Et même des femmes, jalouses de son style aguicheur. Elle m’a vue en pleine vidange.

- Tu es malade ?

J’ai piqué un fard.

- Non pourquoi ?

Et je me suis levée pour l’embrasser.

- Mais enfin…

Elle a regardé, atterrée, mon short et mes cuisses.

- Ah oui ! ça m’arrive de temps en temps. J’étais concentrée sur autre chose.

- Tu devrais consulter un médecin.

- J’ai déjà fait des radios, des échographies ; rien à signaler. C’est psychologique m’a-t-il dit. Mais je ne vais me mettre dans les sales pattes d’un psy.

- Et si tu es virée !

- Cela ne m’arrive jamais au boulot.

- Sans doute parce que tu ne te concentres pas !

Sans insister sur mes incohérences, elle m’a emmenée chez elle, nous nous sommes douchées ensemble, et nous avons fini l’après-midi dans son lit.

Le lendemain, je suis restée tranquille, honteuse de m’être laissée surprendre par une amie. Mais la nuit, j’ai préparé un plan pour le Métro ! Pas pour les couloirs, où les clochards le font souvent. Non, pour une rame, au milieu des gens. Le jour suivant, j’ai mis une jupe assez courte et un ample décolleté. À l’heure d’affluence de fin d’après-midi, le cœur battant, j’étais sur un quai. J’ai laissé passer 3 rames, en allant et venant, comme pour racoler. Les regards des hommes caressaient mes seins, se délectaient de mes longues jambes et sans doute aussi de mes fesses, que je balançais pour leur plaire. Je suis montée dans une rame, on était très serrés. J’ai senti une main toucher ma cuisse, puis la caresser. Je n’ai pas réagi. La main est montée sous ma jupe, l’a relevée jusqu’au niveau de la hanche. Je fixais le schéma de la ligne, indifférente aux caresses de plus en plus insistantes, afin de les encourager.

Un arrêt. Descente et montée de voyageurs. On était toujours aussi serrés. La main a repris le chemin qu’elle avait déjà exploré, elle a remonté ma jupe, s’est glissée dans ma culotte de coton, a atteint mon buisson touffu. Un doigt a cherché la fente. Nouvel arrêt. C’est reparti et le jeu a continué. Les doigts baladeurs et impatients ont atteint les lèvres de ma chatte humide et se sont mis à la branler. J’ai fermé les yeux, je respirais un peu plus vite comme si un orgasme approchait. Après avoir malaxé mon clito, le doigt s’est introduit dans mon vagin gluant. Toujours impassible, mais tout en surveillant les visages qui m’entouraient, j’ai commencé à pisser à petits jets dans la main branleuse, bien décidée à me vider complètement. À sa surprise, j’ai identifié mon « coupable ». C’était un homme d’environ 50 ans aux cheveux déjà gris. Malgré les secousses du métro, j’ai perçu comme une agitation autour de moi. Quelques voyageurs ont senti sur leurs jambes une humidité imprévue.

Je suis descendue à l’arrêt suivant, imperturbable malgré quelques protestations. « Elle nous a pissé dessus, la salope ! » Mes cuisses et le devant de ma jupe étaient humides. Dans les escaliers, je me cambrais, ma jupe était courte, et les gens qui montaient derrière moi ont du avoir une belle vue de ma culotte qui me collait aux fesses. J’ai retrouvé le soleil qui allait vite sécher tout ça. Mais je me suis aperçue que mon branleur m’avait suivie. Sûr de son fait, il m’a abordée :

- Nous pourrions faire un peu connaissance.

- Pourquoi pas ? Mais un autre jour, je suis pressée.

- Bien sûr, vous rentrez vous changer.

Il se sentait maître de la situation. Sans relever son ironie, je lui ai demandé son numéro de téléphone. Il m’a donné une carte professionnelle que j’ai enfoui dans mon sac.

- Vous pouvez m’appeler aux heures de bureau. Quand vous voulez. [Large sourire].

- En fait, vous allez m’accompagner à la police. Je vais porter plainte. Vous avez vu dans quel état vous m’avez mise ?

- Vous n’avez pas de preuve.

- La parole d’une femme harcelée est toujours mieux reçue que les dénégations de celui qu’elle accuse. Vous êtes marié ?

Sa voix s’est mise à trembler.

- Vous n’avez sans doute pas trop envie d’être convoqué pour un interrogatoire ! J’ai votre carte professionnelle.

- Vous voulez combien pour me la rendre ?

- Rien du tout ballot ! Pensez donc à moi en baisant votre chère épouse. Elle ne se doute pas que, dans le métro, vous faites comme un ado tout juste pubère, qui n’a utilisé sa queue jusque là que pour pisser. Je garde votre carte en souvenir.

Je lui envois en riant un baiser sur deux doigts. Un excellent coup.

Pour respirer un peu d’air, j’avais décidé d’aller courir un dimanche matin au parc des Buttes-Chaumont. Je me suis achetée un short en lycra bleu nuit, moulant de manière à révéler les lèvres renflées de ma chatte et mes jolies fesses. J’ai acheté aussi un soutien-gorge de sport du même bleu, décolleté, qui me remontait bien les seins. J’y ai été vers 9 heures. J’ai couru plutôt lentement, en m’arrêtant souvent pour faire des grandes respirations comme si j’étais essoufflée, et des exercices d’assouplissement destinés à attirer l’attention des autres « sportifs ». Ça n’a pas manqué, mais dès qu’un homme s’approchait, je repartais à petite allure en balançant des fesses. C’est toujours amusant de frustrer les hommes. Un peu plus loin, je me suis massé les cuisses et le bas du ventre, comme si j’avais des courbatures. Et j’ai lâché un grand jet qui a traversé le tissu. Sans m’en soucier, ni des regards étonnés, j’ai continué mes exercices et je suis repartie à petites foulées. À travers le tissu mouillé, mes lèvres se dessinaient parfaitement. J’ai continué pendant une petite heure à m’exhiber. À l’occasion d’une pause, une femme est venue me parler. Elle voulait me signaler un club de gymnastique naturiste exclusivement féminin. Cette adresse me sera bien utile en hiver, quand mes jeux humides ne seront plus possibles.

Quelques jours après, Pierre-Yves est revenu de son stage de formation et de remise en forme, organisé en Croatie, dans un centre de thalassothérapie. Nous nous sommes arrêtés dans une cafétéria. J’écoutais distraitement sa description du luxe de l’hôtel, des jeux de rôles d’entreprise, des bains d’eau de mer chauffée à 35 degrés et enrichie en algues, des massages (il a été très rapide sur les massages). Il me tripotait les seins et me pinçait les tétons à travers le tee-shirt. Il avait l’habitude de me peloter dans le métro ou dans la rue. Ça m’amusait. Les regards réprobateurs étaient pour lui. Il n’hésitait pas, notamment dans le métro, à me caresser les cuisses ou les seins en glissant ses mains sous ma jupe ou mon pull. Dans cette cafétéria, j’étais en jupe, assise sur un siège rembourré de mousse et de tissu. Je me suis lâchée, de façon très progressive. Le rembourrage de mousse a vite été gorgé d’urine, et elle s’est mise à couler entre mes jambes et sur le côté. Une serveuse s’en est aperçue.

- Il y a des toilettes ! C’est au fond.

- C’est trop tard ! [Mon grand sourire ne l’a pas calmée !]

- C’est un peu fort tout de même, vous vous croyez où ? Vous êtes malade ?

Pierre-Yves s’est aperçu de la chose, m’a excusée platement auprès de la serveuse. « Elle a une case de vide, je suis désolé ». J’ai protesté, il m’a fait taire très sèchement. Il a donné 10 euros à la serveuse et nous sommes sortis.

- C’est incroyable ! Tu es malade ? Ou folle ? As-tu été voir un urologue ?

- Oui, il n’a rien trouvé. (C’était faux.) C’est psy-cho-lo-gique.

- Et bien va consulter. Tu prendras rendez-vous dès cette après-midi !

Il était menaçant. J’ai pris rendez-vous pour trois jours plus tard. Avec une femme. Il avait insisté pour m’accompagner. Il voulait même assister à l’entretien mais elle n’a pas voulu. Il a dû attendre dans le salon d’attente.

J’avais préparé une belle histoire comme les psys les adorent. À 11 ans, je passais mes vacances chez un oncle autoritaire qui méprisait sa fille Amélie, née d’un premier mariage. Sa seconde femme, une grosse noire, la détestait visiblement. La pauvre Amélie, mouillait très souvent son lit, à 14 ans. Chaque matin, il la fessait vigoureusement, cul nu devant tout le monde, et même le facteur s’il passait par là. Elle pleurait, honteuse d’être fessée devant les trois jeunes fils de la grosse noire. Ces terribles fessées me fascinaient. Je dois avouer que les attendais avec impatience. Ensuite Amélie devait laver son pyjama et ses draps et puis j’allais la consoler dans la grange. Elle m’avait montré comment elle se masturbait. Et jouissait. Nous nous embrassions à pleines bouches et je la masturbais aussi. Quand elle jouissait, un long frisson me cambrait le dos, comme si je jouissais avec elle. Elle aimait jouir la vessie pleine. Elle me pissait sur les doigts, je continuais mes caresses. Moi-même je n’arrivais pas à jouir, même après une patiente masturbation pratiquée par Amélie. L’année d’après, j’y arrivais, et je jouissais en pensant à l’urine d’Amélie qui jaillissait toute chaude sur mes mains. Ensuite, à l’occasion de mes rapports avec des hommes et des femmes, j’ai toujours eu la crainte d’être trahie et ridiculisée par ma vessie au cœur de l’action.

Mon récit avait ému la psy. Elle transpirait, les joues rouges. Elle s’est excusée pour aller aux toilettes. J’avais réussi à réveiller chez elle quelque pulsion ondiniste refoulée. Elle m’a demandé si j’avais du plaisir avec les hommes. Je lui ai dit que Pierre-Yves (le mec dans le salon d’attente) baisait comme un pied. Que je préférais les femmes. Elle a paru intéressée, elle s’est vaguement troublée. Elle m’a proposé un « stage de libre parole », dans sa ferme. Sans doute avec d’autres « urophiles anonymes », je ne lui ai pas fait préciser. Cela m’aurait amusée, mais 1200 euros, pour trois jours, c’est trop cher.

J’ai inventé une salade pour Pierre-Yves, mais je lui ai parlé du stage. Il n’a rien fait pour m’y pousser. Je lui ai dit qu’elle m’avait conseillé de prendre de la Viscéralgine et de faire de la méditation. Il a eu l’air sceptique. Plus tard, j’ai tout raconté à Maeva, nous avons ri comme des folles.

La semaine suivante a été froide et maussade. J’ai dû mettre en sourdine mes fantaisies ondinistes. Le samedi soir, j’ai accompagné Pierre-Yves chez des amis (à lui, je précise). Pendant tout le repas, ils n’ont parlé que de marchés financiers, de valeurs à suivre et de manières de diminuer ses impôts. Je n’ai pas dit un mot pendant deux heures. Personne n’a fait attention à mon joli décolleté. Force bouteilles ont été vidées. Après avoir parlé de ce qui leur tenait à cœur (c’est-à-dire au portefeuille, tout proche), ils se sont mis à parler de ce qui leur tenait au cul. Nous étions passés « au salon ». Armagnac ambré de 20 ans, vieux rhums de la Martinique, rien que pour ça, je n’avais pas perdu ma soirée. Pierre-Yves a vanté son hôtel en Croatie et les massages. Des filles très jeunes (« les anciens pays de l’Est, c’est la Thaïlande tout près de chez nous »), qui massaient les seins nus, qui glissaient voluptueusement leurs lèvres sur le dos du client, et aussi sur le ventre, et plus bas. Rires approbateurs.

- À propos, vous aimez sucer ?

Cette question s’adressait à moi ! Elle venait de l’hôte qui visiblement n’avait pas eu le souci d’avoir à reprendre le volant, et qui m’adressait la parole pour la première fois de la soirée.

- Pourquoi « à propos » ? Pour vous, je suis une pute ?

Il a bafouillé :

- Mais non. Euh… C’est Pierre-Yves, il nous a mis…

- En érection ? Malgré tout ce que vous avez bu ! Chapeau. Pour tout vous dire, j’aime surtout sucer les transsexuelles, bien membrées. [J’ai fixé Pierre-Yves avec ironie.]

Silence étonné. Regard furieux de Pierre-Yves. Rires. Une voix pâteuse, du fond de la pièce :

- Ah, vous avez rencontré Pierre-Yves au Bois de Boulogne !

La conversation a repris sans moi, confuse. Sur Pigalle et les touristes japonais, sur les clubs où l’on peut s’offrir une vierge asiatique de 15 ans pour 10 000 euros (« oui mais les risques ! » ), sur Internet et la pédophilie (« la technique vaincra » ; qui ou quoi ?). Je m’ennuyais. J’ai eu envie. J’ai pissé dans le grand fauteuil de velours où j’étais assise, un verre de vieux rhum à la main. Ils ne s’en sont aperçus que quand je me suis levée pour partir, impassible. J’ai ai raconté leurs têtes effarées à Maeva. Je n’ai plus revu Pierre-Yves après cette soirée, mémorable sur la fin.

J’ai finalement associé Maeva à mes jeux humides. Le beau temps est revenu pour une semaine, et c’est à deux que nous avons pissé dans les jardins publics et dans les rues. À deux pisseuses, nous ne pouvions plus prétexter la maladie. « Vous avez vu ces malades mentales ? Il faut les interner ! Mon Dieu, quelle époque ! Moi, j’te leur foutrais à chacune une bonne fessée, si on n’avait pas tout le temps des flics féministes sur le dos. ».



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