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Confession priapale

Première leçon de masturbation

Roman érotique (Chapitre V)



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Mots-clés :

Le Nismois (Alphonse Momas), Confession priapale, G. Lebaucher, Libraire-éditeur, Montréal, 1899.


CHAPITRE V

Le dénouement de cet amour jeta du froid dans le tempérament de Julien.

J’eus beau l’asticoter, il me rabroua de façon ridicule, et je baissais la tête, pleurant de honte et de désespoir.

Etait-il juste de rendre toutes les femmes responsables de la peccadille de l’une d’entr’elles !

Il posa à l’homme sérieux, désireux de faire une fin.

Le pauvre garçon n’avait pas terminé ses études de droit !

Il fila l’amour parfait avec une coquette qui se moqua de lui.

Comme je le tourmentais de plus en plus, pour m’imposer silence, il me masturba.

Désespoirs des désespoirs !

Je n’aimais pas cet exercice. J’avais déjà trop fréquenté de conins et de fesses, pour me contenter du jeu de ses doigts.

Il s’en lassa enfin, et nous grimpâmes de compagnie les six étages d’une petite modiste.

J’allais donc retrouver ces parages oubliés, que nous cachent hélas les jupes des femmes.

La petite était gentille.

Elle avait su à propos lutter de la prunelle, et elle arrivait à l’heure propice.

Ce que le sang lui bouillait en se rendant au premier rendez-vous de la donzelle, moi seul puis en témoigner.

Il eut vite collé ses lèvres, sur celles de la charmante enfant, et expédié en exploration ses mains sous la chemise.

Que se passa-t-il ?

Cela est confus dans mes souvenirs.

Il me semblait déjà tenir à ma discrétion ce conin si longtemps convoité, la vilaine résista comme un beau diable, et ça me dégoûta.

Je courbai le gland avec dépit, et quand mon maître enfin victorieux m’approcha des cuisses de la méchante, je refusai de les honorer.

En vain elle me tripota, s’arcbouta pour m’ouvrir les barrières de son conin, je glissais dessous et m’entêtais à ne pas y pénétrer.

Le sperme, arrêté dans les couilles et irrité, eut beau me maudire, je me moquais de ses sottises.

Julien pleura comme un enfant, et la modiste narquoise, lui dit :
- Tu n’as pas une queue entre les cuisses, mais bien un pinceau, bon tout au plus à mouiller la chemise d’une garce.
- Je la ferai couper, hurla mon maître.

La peur me saisit, et je me décidai à sortir de mon inaction.

Je me gonflai soudain, appelai toutes mes troupes de nerfs et de chairs, et devins superbement beau.

J’enfonçai les portes du con, et entrai tout d’une haleine jusqu’au plus profond de la matrice.

Ah, la mijaurée, qu’elle savait bien pourquoi elle se défendait au début !

Aux parois du local, je reconnus le passage récent d’au moins trois queues.

J’y lançai mon jet de sperme, et rassortis sur le champ de cet abominable logis, humilié d’avoir été conduit en un pareil dépotoir.

Une putain est une putain, on sait à qui on se frotte, mais une gueuse qui pose à la vertu et vous offre une hospitalité déjà épuisée, mérite qu’on la méprise et qu’on la redoute.

Evadé de cet antre, je regrettai de toutes mes forces notre chère Clotilde.

Faut-il que les hommes soient serins !

Se fâcher après avoir poussé soi-même aux ébats de sa maîtresse avec un rival !

Certes, rappelant mes souvenirs, j’eus alors la certitude, grâce à l’expérience acquise, que mon maître arriva souvent bon second auprès de Clotilde.

Mais elle était si jolie, si gentille, si bien faite, si propre, si aimante et avenante, si sincère dans son affection, que le sperme de Chrétien ne narguait pas le nôtre, et nous saluait même en frère dans les entrailles de notre bonne amie.

Julien me garda rancune de l’obstination que j’avais apportée à ne pas me mettre sous les armes.

Il me livra à l’examen d’un pharmacien qui me flanqua une salle drogue.

Heureusement, il ne revit plus la péronnelle, et peu après nous eûmes une délicieuse revanche.

C’était à la campagne, chez l’oncle de Julien, M. Dieudesfois, notaire retiré, en pleine maturité d’âge.

Là se trouvaient les trois filles du brave homme, trois demoiselles ensorcelantes, cousines germaines de mon maître.

L’aînée, Mina, avait dix-huit ans : la cadette, Jane, en avait seize ; et la troisième, Marcelline, en dépassait à peine quatorze.

Déjà, elles écoutaient les sollicitations de la chair, et dès le soir de notre arrivée, comme tout le monde venait de se retirer dans les chambres, Julien rencontra, dans un couloir, la cadette.
- Avez-vous sommeil, mon cousin, demanda l’espiègle enfant, une châtain-blonde à la mine très éveillée ?
- Mais non, ma cousine.
- Voulez-vous être mon cavalier pour un tour au parc, le temps est magnifique.
- Volontiers.

Les trois demoiselles Dieudesfois, élevées à l’américaine, ne connaissaient aucun obstacle à leurs fantaisies.

On descendit, et on se lança, bras-dessus bras-dessous, à travers les allées, en devisant de mille fadaises, abordant sans malice les questions les plus ardues de la philosophie géométrique.

On analysa les contours des étoiles, du soleil, de la lune, par rapport aux sphères perceptibles de notre pauvre monde.

Ô ces sphères.

La lune, prêta à mille sortes de plaisanteries, d’abord inoffensives, puis badines, enfin épicées.

Jane tenait tête à son cousin, et le décousu de la conversation ne laissait pas que de me chatouiller très agréablement.

On s’assit sur un banc, et Jane dit à brûle pourpoint, toujours au sujet de l’astre nocturne :
- Cette lune a un grand défaut, pour si belle qu’elle soit !
- Lequel, ma cousine ?
- C’est qu’on ne peut pas l’approcher, tandis que celles qui sont sur terre, on n’a qu’à étendre la main pour...
- Vraiment, ma cousine !

L’invitation était directe. Un petit cri étouffé de Jane montra qu’on l’avait comprise.
- Où voyagez-vous donc là dessous, Julien, s’écria-t-elle pour la forme !
- Je vais à la découverte de celles qu’on peut rencontrer et toucher.
Ô le mauvais sujet !

Il l’attira dans ses bras, et l’assit à cheval sur ses genoux.
- L’avez-vous trouvée, interrogea la malicieuse enfant ?
- Je parcours son signe équatorial.

Elle se pencha sur son épaule en riant et murmura :
- N’exagérez pas vos chatouilles, je les crains beaucoup.

Alléché par un aussi joli début, mon maître voulut me mettre de la partie.
- Que faites-vous, murmura la belle enfant en arrêtant sa main ?

Je cherche un compas qui me donnera les proportions de cet astre divin.
- Point n’est besoin, la main et les doigts suffisent.
- Oh, Jane, vous ne serez pas assez cruelle pour me présenter un aussi fin régal et me le retirer de la bouche.
- La bouche, Monsieur mon cousin, pas plus que ce que vous cherchez, n’a rien à démêler ici. Si vous ne vous contentez pas de ce qu’on vous accorde, rentrons, et n’en parlons plus.

Qui fut sot, tout le monde le devine.

Le ton péremptoire de la petite ne permettait pas la moindre illusion.
- On entendait s’amuser, mais ne pas amuser.

Julien commit une nouvelle lâcheté. Il passa sous ces fourches caudines, et répondit :
- Soit, ma cousine, vous êtes bien dure de cœur, on se contentera des miettes que vous offrez. Marquez de suite, je vous en prie, les limites que vous entendez ne pas franchir.
- Vous êtes gentil, vous serez récompensé. Laissez-moi asseoir sur le banc à côte de vous, et je toucherai de la main ce que vous vous apprêtiez à sortir du pantalon. Vous me toucherez avec la vôtre autant que le commanderont vos désirs. Ainsi nulle conséquence à redouter pour l’avenir, et nous aurons encore du plaisir.
- Fi de cette sagesse à longue vue !
- Je connais vos fredaines, et il ne me plaît pas de figurer au nombre de vos victimes.
- Si je demandais votre main à mon oncle ?
- Il refuserait. Vous n’êtes pas mûr pour le mariage.
- Et vous ?
- Moi non plus.

Assis côte à côte, Jane les jupes retroussées, Julien le pantalon ouvert, le conin reçut les caresses que ne lui ménagea pas le doigt de mon maître, tandis que sur ma personne désolée la méchante prit sa première leçon de masturbation.

Elle ne s’en acquitta pas mal, et faute de mieux, bien heureux encore de cette faveur, j’éjaculai une bonne dose de sperme.

On se bécota un brin, et on retourna à la villa.

Nul ne s’était inquiété de nous. Puisque tout le monde dormait plus ou moins bien.

Comme mon maître se disposait à quitter sa friponne de cousine, celle-ci lui souffla dans le tuyau de l’oreille :
- Non, ce n’est pas le moment de vous retirer, grand nigaud, suivez-moi, il ne faut pas être égoïstes.

Le cœur de nouveau ouvert à l’espérance, mon maître s’empressa sur les talons de Jane, et voilà qu’elle l’introduisit dans la chambre de Mina qui, couchée, lisait un roman.
- Je suis une bonne sœur, dit Jane dès que nous eûmes refermé la porte, j’ai fait avec lui ce que je voulais, il a été bien sage, et je te l’amène, pour que tu en profites.

C’était carré, c’était franc.

Bien des gens, en lisant ces lignes, crieront à l’impossibilité.

Si au lieu d’écrire ma confession, j’écrivais ce que j’ai entendu raconter, soit par les amis de Julien, soit par ses maîtresses, je prouverais sans peine, que nombre de Sainte Nitouche, auxquelles dans les familles on n’oserait pas soulever le bas de la jupe, ont déjà forniqué avant même la puberté, reçu minettes et feuilles de roses, échangé ces caresses avec leurs amies et souvent sucé nombre de gamins qui les pelotaient ferme.

Ce ne sont pas mes affaires, il y aurait indélicatesse à révéler ces confidences.

Mina sourit très gentiment, posa son livre, s’étira les bras, et répondit :
- Est-ce que c’est bien bon, cette chose là ?
- Pas mauvaise, je t’assure. Ça produit un drôle d’effet !
- Quelle farceuse tu fais !

Jane tira les draps de sa sœur qui essaya de se défendre, souleva la chemise, et dit à Julien :
- Vous serez mieux servi ici : vous verrez l’astre auquel vous adressiez tantôt de si ravissants madrigaux.

Mina était brune, potelée, de taille moyenne, mutine à l’excès, possédant une motte des mieux fournies.

Mon maître appliqua incontinent la main sur cette luxuriante toison.
- Alors, vous voulez m’amuser, mon cousin, demanda la délicieuse jeune fille.
- Vous et Jane, vous me rendez fou, surtout si vous observez la même règle de continence. Peu m’importe ! Voir et caresser ces trésors constitue un bonheur inappréciable.
- Vous êtes galant, on ne se montrera pas méchante. Voyons, apprenez-moi les plaisirs d’amour.

Mon maître se pencha sur le lit, et déposa sur le conin de la friponne le plus chaud des baisers.

Oh, murmura-t-elle, cela correspond au cœur !

Jane grimaça un sourire et s’écria :
- Je n’en ai pas eu autant !
- Pourquoi avez-vous proscrit la bouche, répliqua mon maître ?

Mina ouvrit les cuisses et reçut en princesse les minettes dont la dévora Julien.
- Je vous laisse et vais me coucher, dit Jane.
- Demain, répondit Mina, nous nous entendrons pour que ce soit complet.

Jane partie, mon maître pelota, caressa, embrassa, lécha, suça Mina, espérant obtenir davantage d’elle que de sa sœur.

Il n’eut pas trop lieu de se plaindre de sa bonne volonté.

Elle le pria de lui expliquer en quoi consistaient tous les plaisirs de l’homme et de la femme ; puis instruite, elle dit :
- Mon cousin, nous ne pouvons décemment faire un enfant ensemble. Pour cela il faudrait être mariés. Prenez avec moi tout le plaisir que vous désirez, mais ne dépassez pas les limites dangereuses.

Les cousines étaient décidément très fortes. Julien répondit avec un gros soupir :
- Permettez-moi seulement de chatouiller vos cuisses et vos poils avec ce pauvre sire, et je me contenterai de ma part.
- Venez vite dans mon lit, et agissez à votre guise.

Je jouis au moins de Mina à la charbonnière, et je m’en montrai satisfait.

Voir en ligne : Chapitre VI : Ardentes lippées à la porte de Sodome

P.-S.

Texte établi par Nathalie Quirion et EROS-THANATOS d’après le roman érotique de Le Nismois (Alphonse Momas), Confession priapale, G. Lebaucher, Libraire-éditeur, Montréal [Paris], 1899.



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