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Récit érotique

Provocs ferroviaires

Myriam s’exhibe dans les trains Corail et TGV

par Myriam Brunot

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Myriam Brunot, « Provocs ferroviaires », Récit érotique, Paris, avril 2011.


Provocs ferroviaires

Pour prendre le train, je mets lorsqu’il fait chaud, une robe légère, courte et décolletée, fermée devant par 5 ou 6 boutons. Hisser les bagages dans le filet en montant sur la banquette me permet de montrer mes cuisses. Me pencher pour fouiller au fond d’un sac me permet de montrer à la fois mes seins et mes fesses. Les vibrations du train ont pour effet « malencontreux » de faire remonter ma robe et de donner tout loisir à l’homme assis en face de moi de contempler la couleur ou la transparence de mon string. Ce sont les compartiments de 6 ou 8 places des « trains Corail » que je préfère pour mes exhibitions, encore que les voitures de Train à Grande Vitesse (TGV) offrent également d’intéressantes ressources.

Le voyage est un vide temporel, spatial et relationnel propice aux aventures sans lendemain. C’est un vide temporel entre les repères établis du travail, des repas, des distractions, et l’on n’a rien d’important à faire durant le temps du voyage. C’est la traversée d’un vide spatial, car on n’a pas (le plus souvent) de point de chute entre les villes de départ et d’arrivée. Pour ceux qui voyagent seuls, c’est un vide relationnel. Ils restent plusieurs heures à côté de gens auxquels dans la plupart des cas ils ne disent rien. C’est dans ce triple vide que je me glisse pour montrer mes seins, mes fesses, mes cuisses et provoquer les réactions des voyageurs.

Tout d’abord comme étudiante, ensuite pour des raisons professionnelles, j’ai eu à prendre le train pendant plusieurs années, toutes les semaines et même parfois plus. J’ai mis au point quelques méthodes et scénarios que je vous livre.

J’ai déjà indiqué comment la maladresse simulée me permettait de montrer un maximum de mon anatomie. J’y ajouterai les boutons qui craquent, la transpiration qui plaque sur mes seins nus le fin tissu d’une robe ou d’un tee-shirt. La lecture assidue d’un journal de grand format est prétexte à ouvrir mes cuisses et à laisser aux voyageurs assis en face tout loisir de les mater. Un sommeil inconfortable sur une banquette de 2 ou 3 places m’oblige à replier les jambes, laisse ma robe remonter haut sur mes cuisses et ouvre mon décolleté sur mes seins charnus et avachis.

Pour faire plus fort, face à un homme ou une femme seul, je me tripote machinalement les tétons à travers le chemisier, je me masse le ventre comme si j’avais une douleur et ce massage se termine en masturbation.

J’ai un petit scénario bien au point. Après avoir babillé des banalités sur la chaleur et l’inconfort des sièges, tout en écartant largement les cuisses face à un homme seul avec moi dans le compartiment, je passe aux toilettes où j’enlève ma culotte et mon soutien-gorge. Je reviens et je continue le bavardage en ouvrant toujours les cuisses pour lui montrer les poils noirs de ma chatte. Il me reste à observer le délai de la réaction et sa nature.

À l’expérience, le délai peut aller de 2 à 20 minutes pour aboutir à une masturbation mutuelle ou à un bon coup tiré dans les toilettes. Mais il y a d’autres possibilités. Le timide change de compartiment sans rien dire. Le voyeur impuissant ne dit rien mais se rince l’oeil sans s’en cacher. Le père-de-famille-à-principes me fait de la morale et peut même parfois m’engueuler. Le vieux con genre militaire en retraite peut aller se plaindre au contrôleur.

Si vous tentez le coup, les coquines, faites attention au macho vexé de se sentir excité, manipulé, pris à l’hameçon du fait de son propre désir. Il peut devenir brutal et se sentir autorisé à violer la fille qui lui offre le spectacle de sa chatte et de sa chair.

J’ai souvent fait ce coup devant de jeunes femmes. Ou bien elles accrochent et en 2 ou 3 minutes nous en sommes à nous branler mutuellement pour ensuite nous gougnotter, ou bien c’est l’absence de réaction, par indifférence réelle ou simulée.

J’ai fait aussi ce joli coup dans un train bondé, devant une mère de famille, épaisse de corps et certainement d’esprit, fatiguée par plusieurs grossesses, et entourée de sa marmaille. Je l’ai vue rougir, pleine de fureur rentrée, il lui était impossible de changer de compartiment car toutes les places étaient prises. Je la fixais d’un air narquois. Elle brûlait de me faire de la morale, mais se trouvait retenue par la présence de ses gosses qu’elle ne voulait sans doute pas « perturber » encore plus que je ne l’avais fait. Ils n’avaient certainement rien remarqué, car autrement, vu leur jeune âge, ils ne seraient pas gênés pour crier : « Dis Maman, pourquoi la dame elle a pas de culotte ? » Je referai ce coup, et j’espère bien qu’un jour j’aurai cette réplique.

Avec un complice, on peut faire aussi des trucs très drôles.

Deux places voisines sont réservées, mais nous nous installons à 5 minutes d’écart, faisant semblant de ne pas nous connaître. Je sors un magazine « pour homme » du genre Newlook ou FHM, et lui sort Marie-Claire, Cosmopolitan ou Jeune et Jolie. Nous guettons les réactions des autres et leurs sourires en coin. Nous nous mettons à bavarder au sujet de nos lectures. Il commente les filles à poils (ou leurs chattes rasées) de mon magazine et moi les crèmes à raffermir les seins présentées dans le sien. Tout en parlant il met familièrement sa main sur mon genou, je ne réagis pas, il monte sa main, me pétrit les cuisses, nous nous embrassons longuement et profondément, tout en guettant l’air gêné des autres voyageurs, qui néanmoins, le plus souvent, n’osent rien dire.

Sauf esclandre (cela est arrivé), il s’attaque ensuite à mes seins et les pelote ouvertement à travers ma robe. On peut s’attendre à des commentaires à voix basse : « Jusqu’où oseront-ils aller ? », « Y-a plus d’morale, plus de tenue », « Le sexe envahit tout », « Le monde court à sa perte, c’est la faute de la télé. »

Mon ami a une fois même déboutonné le haut de ma robe, pour mieux caresser mes seins.

Nous sortons ensuite pour aller ensemble aux toilettes, nous en revenons ébouriffés, les joues rouges, essoufflés, après de nouveaux baisers, nous nous réinstallons, sa tête sur mon épaule ou l’inverse, nous faisons semblant de dormir (légers ronflements), nous écoutons les commentaires. « La garce, c’est elle qui l’a provoqué », « C’est sans doute une pute », « Si jeune ? — Vous savez maintenant, elles fument à 10 ans, et je vous passe le reste. »

Le plus difficile est de ne pas éclater de rire.

Voici une variante, avec un copain qui fait de l’improvisation théâtrale : aucun geste déplacé, mais tout est en paroles. Nous arrivons en couple, et il se met à me raconter à mi-voix mais de façon parfaitement audible par tous les autres d’interminables séances de baise et récits de partouzes entremêlés d’anecdotes sur des couples qui se séparent, des tentatives de suicide, des histoires de femmes droguées et battues, d’enfants violés, etc. Je vous laisse imaginer l’air gêné des autres passagers.

À mon tableau de chasse, j’ai mis un groupe de scouts. Je leur ai montré ma chatte qu’ils regardaient médusés. J’en ai attrapé un qui semblait déluré :

- Vas-y, caresse-la moi !

Et le lui mets la main entre mes cuisses, je plonge ses doigts dans le fouillis de mes poils humides.

Je fais semblant de jouir (ému comme il l’était, il ne me caressait pas bien).

- Allez-y entre vous.

Je leur ai baissé leurs shorts beiges et les ai encouragés à se masturber mutuellement. Il en restait un tout seul dans son coin. Mon instinct maternel m’a commandé de lui faire une pipe. À peine entré entre mes lèvres, il a giclé. Comme c’était bon ce sperme de gamin dépourvu de l’âcreté de celui des grands garçons et des hommes. Il ne savaient pas où essuyer leurs mains pleines de sperme, je leur ai fait lécher. L’un d’eux a vomi.

Il m’est arrivé aussi de branler des vieux (pas des vieux-vieux, des vieux de 50 ans), en queue de train, dans une voiture à compartiment collectif, ce qui leur permet de surveiller l’arrivée éventuelle d’un contrôleur ou d’un voyageur allant pisser. Ils sont alors tellement anxieux qu’ils mettent un temps fou à jouir.

Je me suis faite un contrôleur. Mon billet n’était pas en règle (c’était vraiment un hasard). Il m’a fait venir dans son compartiment réservé de première classe qu’il a verrouillé, nous avons baisé longuement et tranquillement pendant que son collègue contrôlait l’autre bout du train. Mais ensuite, cet enfoiré a raconté le bon coup à l’autre, qui a voulu en profiter comme si j’étais la pute à la disposition de tout le personnel. Je l’ai menacé de porter plainte, il était vert, il s’est défendu en disant que l’autre contrôleur, lui, avait eu droit à une faveur.

- Ce n’est pas vrai, il vous a fait une blague de très mauvais goût pour vous mettre dans le pétrin. Quel est votre nom, je vais déposer une plainte pour harcèlement sexuel.

Bien sûr, je n’ai pas porté plainte, mais son air décomposé était sublime.

J’ai fait une fois le coup de la culotte ôtée aux WC devant un jeune homme assez terne, dans les 23 ou 25 ans, habillé en gris. Je n’avais pas remarqué une discrète petite croix sur le revers de son veston. C’était un jeune prêtre ou un séminariste. Il tremblait comme une feuille, de tout son corps, j’ai cru qu’il allait s’évanouir. Comme dans un état second, il s’est penché vers moi, il a osé mettre ses mains sur mes cuisses, les a montées toutes frissonnantes jusqu’à ma chatte. À peine commençait-il à la farfouiller que son collègue, habillé de même est arrivé. Le voilà qui s’est mis à genoux sur le plancher pendant que l’autre lui faisait un sermon sur la Puissance du Mal, la Résistance à Satan incarné dans mon Âme en perdition etc. Je les regardais en souriant ironiquement, indifférente à leurs discours, prières et contritions. Je suis persuadée que le moralisateur aurait aimé être à la place de l’autre.

Pour terminer quelques scénarios pour les voitures de TGV dont les porte-bagages sont en verre épais ce qui permet de voir ce que font les passagers assis côté fenêtre quelques places plus loin.

Certains hommes ne se privent de mater ainsi les grands décolletés. À plusieurs reprises j’en ai repéré qui se masturbaient en lisant des revues pornographiques. Une fois, dans une voiture pratiquement déserte, un homme au lieu de se branler comme les autres à travers son pantalon, avait carrément sorti sa queue. Que faire du sperme qui lui poissait la main droite. Il l’a essuyée sur le tissu du siège à côté de lui. Le porc ! C’est alors que j’arrive, il n’avait pas terminé de rentrer son instrument. Je commence à m’asseoir à côté de lui.

- Non, pas ici.

Il était tout rouge, mais incapable d’expliquer pourquoi je ne devais pas m’asseoir à côté de lui.

- Vous n’êtes pas très galant. Je pensais pourtant que vous aimiez les jolies femmes !

Je vous laisse deviner sa tête. Une autre fois, dans une voiture presque vide, j’ai repéré un homme qui choisissait une place lui permettant de mater mon généreux décolleté. J’ai pu vérifier qu’il me lorgnait avec mon miroir à maquillage. Je lui ai offert le spectacle d’une masturbation digne du meilleur de théâtre porno, la robe relevée sur le ventre, à deux mains dans le slip, en exagérant les mouvements annonciateurs de l’orgasme. Un orgasme d’ailleurs que me suis vraiment offert. Il n’en avait pas perdu une miette. Mais c’était un pur voyeur, peut-être même un impuissant. Car quelques minutes après, je suis venue m’asseoir en face de lui (il était au centre, sur l’une de ces banquettes qui en ont une en face). Il s’est plongé en rougissant dans sa revue porno, et il a changé de place quand j’ai cherché à commencer une conversation. Dommage.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Si vous avez des anecdotes de sexualité ferroviaire, n’hésitez pas à me les envoyer.





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