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Les Délices de l’Amour

Pucelage destiné aux gros vits

L’Anti-Justine (chapitre XI)



Auteur :

Nicolas Edme Restif de La Bretonne, L’Anti-Justine ou Les Délices de l’Amour, Au Palais Royal chez feue la Veuve Girouard, Paris, 1798.


Chapitre XI
Pucelage destiné aux gros vits, pris par un petit.

- Non : comme nous en sommes convenus, passez dans la chambre éclairée ; faites-moi voir, en badinant avec elle, tétons, cul et con ; je me réserve pour la nuit.

- Oh ! ce coup-ci serait par-dessus le marché.

- Non : j’aime à foutre au lit, à suçoter langue et tétons ; à enconner, enculer, entétonner, etc., à mordre, arracher les bouts… Allez… Ayez le vit à l’air, et qu’elle soit bien chaussée… De la brutalité !

Vitnègre rentra déculotté auprès de sa femme toujours tremblante devant lui.

- Allons, bougresse, il me faut du plaisir ! Vois comme je bande, à la vue de ce joli soulier vert !… J’ai entendu hier un jean-foutre derrière toi qui disait qu’il aurait voulu décharger dedans… A bas ce fichu, que je voie tes tétons… Comme ils sont jolis ! blancs !… fermes ! Ah ! garce ! j’arracherais ce joli bouton, si je ne craignais de les gâter !… Marche…. Quel tour de croupion foutatif !… Troussée, putain, au-dessus des reins et du nombril, que je voie ce mécanisme-là !… Marche en avant, présentant le con… Retourne-t’en montrant le cul… Ah ! le joli mouvement !… Continue, garce à cul et à con, jusqu’à ce que je te dise, Holà… (Elle fit ainsi cent tours, montrant alternativement son cul, son con)…

Cependant le moine disait :

- Ce bougre-là n’a pas le vit si gros que moi, et il n’a pu la dépuceler ! Oh ! comme elle criera cette nuit !… Mais je n’y tiendrais pas ; je la tuerais ; elle crierait à faire venir le voisinage… Je m’en vais.

Et il sortit doucement, en murmurant :

- Elle est à tuer ; elle le sera !…

Au même instant, Vitnègre dit :

- Holà, garce engarcée.

Et il vint dans le cabinet…

- Qu’en dites-vous ? (dit-il) la voulez-vous essayer ?

Je bandais à n’en pouvoir plus. Je répondis bien bas pour le moine :

- Oui.

Vitnègre alla chercher sa femme ; et, la poussant brutalement :

- Allons, de par Dieu, garce, putain, que je te foute… Ah ! comme tu vas crier ! Mais songe, sacré connin de poupée, à ne pas faire venir ici les voisines ! ou je les laisse tous entrer, sans me déranger de sur ton sacré ventre !…

En achevant ces mots, il me la renversa troussée sur le foutoir mis là exprès, et se retira. Je me précipitai sur ma fille, qui se sentant enfilée presque sans douleur, ne criait pas.

- Crie donc ! (lui dis-je bien bas).

Et elle cria à tue-tête, en se reconnaissant enconnée par un étranger. Dès que j’eus déchargé délicieusement, en lui faisant osciller le con, je m’échappai, avant que les voisines arrivassent ; et comme elle continuait à crier, je les envoyai à son secours. On la trouva debout.

- C’est ma femme que je baisais (dit Vitnègre). Regardez-y ; il en est encore tout barbouillé. Mais elle est du naturel des chattes ; elle mord et crie, quand on la fait bien aise.

Les voisines rirent, et se retirèrent. Vitnègre dîna, et fut assez honnête ; il craignait que sa femme n’eût connu qu’elle était foutue par un moine, et qu’elle ne parlât. Je dînais dans un cabaret en face. Je le vis sortir, et aussitôt je retournai chez ma fille, qui me conta tout. Je me tus d’abord.

Je lui fis raconter la manière dont je croyais qu’elle avait été dépucelée ; parce que ce récit avait du haut goût pour moi, et qu’il me ranimerait assez, pour me la faire foutre encore. Elle le fit, dès que je l’eus mise en goût, en lui rappelant de son amant.

- Notre première nuit et les trois suivantes ont valu chacune cinq cents louis à Vitnègre, à ce qu’il m’a dit par la suite. Dès que nous fumes arrivés à sa demeure, il alluma quatre bougies, qu’il mit autour du lit, sur lequel il me renversa troussée jusqu’aux reins. Il me tourna, retourna, m’examinant, me baisant partout. Il me faisait lever les jambes en l’air, puis mettre debout sur le lit.

- Remue du cul (me disait-il), ainsi, ainsi (me montrant), comme si je te foutais.

Je lui observai que cela était indécent.

- Bast ! une femme est la putain de son mari…

Il me gamahucha. Il s’écria de toutes ses forces :

- Elle décharge !

Et il me fit empoigner son gros membre, de la couleur et de la grosseur de celui d’un cheval.

- Allons ! allons, que je te foute, à présent.

Il se jeta sur moi. Mais il ne put rien.

- Foutre ! Celles qui disent que ton père t’a dépucelée sont des garces ! tu es pucelle comme quatre. Je voudrais que tout le monde fût là, pour en être témoin…

Il me pommada… devant, derrière. Il éteignit les bougies (mon pucelage était vendu), et il parut se coucher. Mais ce fut un autre ; car toute la nuit je fus tourmentée par un gros membre, qui ne put rien…

Depuis le mot de son récit, Elle décharge ! elle décharge ! j’avais glissé une main entre les cuisses de ma fille, sans qu’elle s’en plaignît. Ici, je lui happais le con.

- Ah ! Papa ! ne me ménagerez-vous donc pas plus que les autres, un jour où… j’ai été dépucelée !

- Dépucelée ! Ah ! céleste fille !… Est-il bien vrai ?

- Jamais on n’est entré… dans ce que vous me tenez… qu’aujourd’hui !

- Ô fille adorée ! je suis un dieu, et non pas un homme… Mais tu m’as fait trop bander : ta précieuse faveur !… ou… j’aurais… une colique spermatique épouvantable !

Et je l’enlevai vivement dans mes bras ; je la portai dans le cabinet obscur.

Voir en ligne : L’Anti-Justine (chapitre XII)

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS d’après le roman érotique de Nicolas Edme Restif de La Bretonne, L’Anti-Justine ou Les Délices de l’Amour, Au Palais Royal chez feue la Veuve Girouard, Paris, 1798.



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