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Pybrac (IV)

Pybrac - Je n’aime pas à voir la mère sans prudence…

Quatrains érotiques (1894)



Auteur :

Pierre Louÿs, Pybrac, Manuscrit autographe, Paris, 1894.


PYBRAC

IV

 
Je n’aime pas à voir la mère sans prudence
Qui fait coucher Yvonne avec son frère aîné,
Puis entre en entendant gémir le lit qui danse
Et les trouve la pine au con, et l’air gêné.
 
Je n’aime pas à voir la vierge qui se trousse
Debout devant la glace, une brosse à la main,
Brosse jusqu’au nombril sa longue toison rousse
Et se fourre le manche à fond dans le chemin.
 
Je n’aime pas à voir la gourmande Christine
Sucer le con diva que le foutre inondait,
Laper comme une enfant qui lèche une tartine
Et lui prêter sa bouche en guise de bidet.
 
Je n’aime pas à voir deux filles du même âge
Tête-bêche au milieu de leur lit virginal
Lécher leurs petits cons encore sans plumage
En avalant des vits par l’orifice anal.
 
Je n’aime pas à voir une célèbre grue
Entrouvrir son derrière au-dessus du balcon
Et pisser un torrent d’urine dans la rue
Devant quinze gamins qui lui zyeutent le con.
 
Je n’aime pas à voir la gosse qui babille
Dire qu’elle a pas de poils, qu’elle fait tout, tout,
Mais ne peut pas sucer sans qu’elle dégobille
Et que pour l’enculer, faut bien mouiller le trou.
 
Je n’aime pas à voir le potache qui passe
Une photographie obscène de sa soeur
Pour faire brusquement bander toute la classe
Et (quand il est surpris) bander le professeur.
 
Je n’aime pas à voir dans les rocs de Sallanches
La Savoyarde en rut qui se trousse debout,
Montre sa vulve noire entre deux cuisses blanches
Et soupire : « Merci » chaque fois qu’on la fout.
 
Je n’aime pas à voir une obscène pucelle
Qu’on déflore aux deux trous et morceau par morceau
Et qui veut qu’on la foute un coup sous chaque aisselle
Pour n’avoir plus un poil qui reste encore puceau.
 
Je n’aime pas à voir un vieux garçon morose
Prendre dans un bordel la bonne de son choix
Qui se laisse enculer et fait feuille de rose
Dix-sept heures par jour pour trente francs par mois.
 
Je n’aime pas les moeurs des îles Philippines
Où l’on voit en public, sur le seuil des maisons,
Des filles s’enfiler avec de fausses pines
Dès qu’elles ont vidé les couilles des garçons.
 
Je n’aime pas qu’Iris, quand sa motte est coiffée,
Considère son cul dans une glace à main,
Poudre ses cuisses d’ange, ouvre sa chair de fée,
Puis s’avive l’anus au crayon de carmin.
 
Je n’aime pas qu’Iris, de ses tétons en poire,
Se fasse un autre con pour mon vit plus nerveux.
Le foutre qui jaillit et qu’elle voudrait boire
Se perd sur son visage et dans ses purs cheveux.
 
Je n’aime pas à voir la princesse de Grèce,
Qui, menée au bordel par sa fille d’honneur
Frotte sa bouche obscène au cul de la négresse
Et crie en déchargeant : « C’est là qu’est le bonheur ! »
 
Je n’aime pas à voir la pauvre maquerelle
Qui, sur le tard, s’éprend d’une de ses putains,
Lui baise le derrière et se branle sur elle
Sans émouvoir le con ni raidir les tétins.
 
Je n’aime pas à voir la souple Marceline
Qui dit à son cousin : « Mon chéri, bandes-tu ?
Viens m’enculer, mais oui j’ai pris ma vaseline. »
Ce langage est lascif et blesse la vertu.
 
Je n’aime pas à voir la pucelle qui gueule
« Je suis trop en chaleur, maman je vais baiser
C’est crevant de toujours me branler toute seule
Quand j’ai partout du poil qui commence à friser. »
 
Je n’aime pas à voir le garçon sur la fille
Donner des coups au cul et danser le galop
Aux applaudissements de toute la famille
Qui dit : « Ça vient, putain ! Fais-la jouir, salop ! »
 
Je n’aime pas à voir le potager plein d’ombre
Où la fille de ferme, accroupie à l’écart,
Célèbre ses amours avec un vert concombre
Dans un con large et chaud qui gante seize un quart.
 
Je n’aime pas à voir deux bras en fil d’Écosse
Composer sur mon lit le vêtement complet
De l’impubère enfant, de la très sale gosse,
Qui tête encore mon vit pour me tirer du lait.
 
Je n’aime pas à voir l’époux à la mairie
Qui, dès que son désir reçoit le sceau légal,
Flanque sa pine au con de sa femme chérie
Pour remplir en public le devoir conjugal.
 
Je n’aime pas à voir la jeune mariée
Dire au jeune mari : « Mon petit Adrien,
Sur les lèvres du con, je suis avariée.
Encule-moi plutôt, tu n’attraperas rien. »
 
Je n’aime pas à voir la dame très bien mise
Qui, sitôt qu’un monsieur demande : « De qui c’est ? »
Relève son manteau, sa jupe et sa chemise
Et dit : « Mes poils du cul viennent de chez Doucet. »
 
Je n’aime pas à voir la vieille phallophore
Plonger un godmiché bénit par Sa Grandeur
Dans l’honorable con de Lucy Phélix Phaure
Qui minaude : « finis, vilain petit bandeur ! »
 
Je n’aime pas qu’un prêtre, absolvant ses ouailles,
Trouve dix-sept garçons qui, du soir au matin,
Ont gaiement enfilé Madame de Noailles
Et disent avec un soupir : « Quelle putain ! »
 
Je n’aime pas à voir la jeune sous-préfète
Qui dit en se troussant à la fin d’un dîner :
« Si je montre mon cul, c’est que je suis bien faite,
Messieurs, mais ce n’est pas pour le faire piner. »
 
Je n’aime pas à voir, gravée en frontispice,
Une Agnès qui se branle, et cette inscription :
« Papa, quand je décharge on dirait que je pisse. »
C’est mal d’encourager la masturbation.
 
Je n’aime pas Philis, tendre violoniste,
Qui répond, en fermant ses admirables yeux :
« En musique, monsieur, je ne suis qu’onaniste,
Et c’est encore Yseult qui me branle le mieux. »
 
Je n’aime pas à voir la chrétienne économe
Qui baise avec son fils dans le sein du péché
Parce que c’est trop cher de payer un jeune homme
Et qu’elle a déchiré son dernier godmiché.
 
Je n’aime pas à voir la rêveuse peintresse
Qui, fière de son poil récemment épaissi,
Se peigne à fond, l’allonge et s’en fait une tresse
Pour être tout à fait Léonard de Vinci.
 
Je n’aime pas à voir dans un bal triste et piètre
La jeune fille en bleu baiser sur le balcon
Et prendre ingénument des rideaux de fenêtre
Pour essuyer la pine et se torcher le con.
 
Je n’aime pas à voir deux jeunes lycéennes
Écrire bouche à bouche un volume de vers
Intitulé : « Les Poils pleureurs des lesbiennes
Ou l’art de regarder les vulves à l’envers. »
 
Je n’aime pas à voir la fille au con hirsute
Qui s’expose en levrette et se branle dessous
En criant : « Ha !, Ça vient ! lèche mon cul, je jute ! »,
Au vieux miché qui lèche, et qui donne cent sous.
 
Je n’aime pas à voir la petite gamine
Qui dit au vieux pinceur : « Espèce de poussah !
Si vous voulez mon cul pour vous laver la pine
Faudrait le demander plus poliment que ça. »
 
Je n’aime pas à voir la malheureuse arpète
Qui ne peut plus s’asseoir et pleure à l’atelier :
« Ils me font tous l’amour par le trou que je pète,
J’en fais caca partout, jusque dans mes souliers. »
 
Je n’aime pas à voir au con d’une danseuse
Le sperme du coiffeur qui vient de la farder,
S’il me fallait la foutre encore toute poisseuse
Pas un poil de son cul ne me ferait bander.
 
Je n’aime pas à voir dans les « Dames seules »,
Deux filles de quinze ans, allant en pension,
Frottent leurs petits culs sur leurs petites gueules
Et se fassent minette avant la station.
 
Je n’aime pas à voir quand j’achète un cantique
La vendeuse passer la langue entre ses dents,
Faire un signe de l’oeil vers l’arrière-boutique
Et me sucer le vit sitôt qu’elle est dedans.
 
Je n’aime pas à voir une sainte nitouche
Paisible à sa fenêtre et d’un air innocent,
Cracher le foutre épais qui lui remplit la bouche
Pour le regarder choir sur la tête d’un passant.
 
Je n’aime pas à voir, que par économie,
Un garçon qui pourrait payer une putain
Donne à sa jeune soeur des goûts de sodomie
Et soit toujours planté dans son gros intestin.
 
Je n’aime pas à voir quand je joue une aubade
La dame de mon coeur apparaître au balcon
Toute nue à minuit avec une tribade
Qui porte un godmiché bandant sur l’os du con.
 
Je n’aime pas à voir la fille qui décharge,
Qui s’agite et qui crie en se gorgeant la chair
Avec une aubergine extravagamment large,
Les cuisses sur le ventre et les deux pieds en l’air.
 
Je n’aime pas à voir la fille peu farouche
Qui, près du piano, suce son professeur
Et puis, comme un bonbon, de la bouche à la bouche,
Fait avaler le foutre à sa petite soeur.
 
Je n’aime pas à voir, la nuit, près de la darse,
Les jambes dans la boue et le vit dans la « M »,
Un matelot brutal enculer une garce
Avec une momifie en guise de cold-cream.
 
Je n’aime pas à voir dans un bal de familles
Que l’hôtesse dispose une chambre d’ami
Et des lits de repos, au gré des jeunes filles,
Pour sucer leurs danseurs ou se faire mirai.
 
Je n’aime pas à voir une enfant qui pleurniche
Et qui dit qu’un monsieur qu’elle ne connaît pas
À pissé du blanc d’oeuf au bord de sa moniche
Et que ça lui fait mal dans le cul par là-bas.
 
Je n’aime pas à voir ces petites grenouilles
Qui rôdent sous la pluie et qui parlent gascon
Avec une main prête à vous prendre les couilles
Sous une bouche en fleur prête à servir de con.
 
Je n’aime pas à voir ces gamines, en outre,
Qui branlent les messieurs sur des tranches de pain
Et qui font sucrer leurs tartines de foutre
Par un petit marchand de gaufres suburbain.
 
Je n’aime pas à voir les pâles apprenties
Raccrocher les flâneurs, se trousser le chiffon
Pour montrer qu’elles n’ont pas de poils aux parties
Et ne pas se vanter d’avoir un chancre au fond.
 
Je n’aime pas à vair la fillette morose
Turbiner par la bouche et par le troufignon
Et faire le travail avec feuille de rose
Avant son catéchisme et sa communion.
 
Je n’aime pas à voir qu’une fille se plaise
À suivre au cabinet son frère, et non sans goût,
Pour se faire enculer sur le siège à l’anglaise
Et noyer l’embryon dans le tout-à-l’égout.
 
Je n’aime pas à voir sous les yeux d’une aïeule
La mère et les trois fils faire un papa cocu.
Le premier par le con, le second par la gueule
Et le petit dernier par le tuyau du cul.
 
Je n’aime pas à voir la fillette morose
Que sa marraine exerce au culte de Sapho
Mais qui ne sait pas bien faire feuille de rose
Ni mordiller les lèvres comme il faut.
 
Je n’aime pas à voir la gosse qu’on enferme
Dans un cabinet noir parce qu’elle a tété
Son frère, et que, la bouche encore pleine de sperme,
On l’a vue au salon cracher ça dans le thé.
 
Je n’aime pas à voir la sale galopine
Qui fait signe d’en face au gamin du second
Et qui prend vivement son doigt pour une pine
Quand le petit bandeur prend sa main pour un con.
 
Je n’aime pas la dame aux formes de statue
Qui se fait reconduire et dit en arrivant :
« J’ai deux filles. Montez. Je vous les prostitue,
Cette nuit par-derrière, et bientôt par-devant. »
 
Je n’aime pas à voir qu’avant une enculade
Carmen se plante au cul vers la fin du repas
Le bouchon de l’huilier prévu pour la salade.
Quelque raison qu’elle ait, cela ne se fait pas.
 
Je n’aime pas qu’Hélène au centre de la table
Se fasse foutre en cul plus d’une heure durant
Par quinze femmes, record peut-être inimitable
Qui donne un triste exemple aux culs du restaurant.
 
Je n’aime pas à voir comme une double poutre
En chevron, l’un vers l’autre implantés dans le cul,
Deux membres monstrueux soulever pour la foutre
Rachel qui crie en l’air : « Quel est le plus cocu ? »
 
Je n’aime pas, au bal, la jeune fille étrange
Qui murmure : « Enculez ma gousse, on vous attend.
Votre foutre lui donne un petit goût d’orange
Au trou du cul. Faut-il qu’on vous en dise tant ? »
 
Je n’aime pas à voir qu’un jeune homme se vautre
Sur ses deux soeurs et prenne un plaisir toujours neuf
À foutre l’une et l’autre en cul l’une sur l’autre
Sitôt qu’elles se font un peu soixante-neuf
 
Je n’aime pas à voir la lycéenne exclue
Répondre au professeur en passant devant lui :
« Je ne me branle pas, monsieur, je me pollue.
Je vais recommencer dehors, mais j’ai joui. »
 
Je n’aime pas à voir cette rue en virgule,
Où chambres, mastroquets, trottoirs, bordels, balcons
Sont exclusivement aux filles qu’on encule
Et qui font de leurs culs des espèces de cons.
 
Je n’aime pas qu’au bal une vierge articule :
« Si vous ne comprenez que les points sur les i,
Flirtons au parc. Demandez-moi si l’on m’encule.
Si vous avez la pine bien raide, allez-y. »
 
Je n’aime pas à voir la famille ouvrière
Où sur le même pieu trois soeurs et leur maman
Reçoivent quatre vits dans le trou du derrière,
Quadruple inceste à poil et non sans mouvement.
 
Je n’aime pas à voir chez une couturière
L’arpète de treize ans qui dit à l’atelier :
« Avec un dans la bouche et deux dans le derrière,
Il ne m’en faut pas plus pour me faire mouiller. »
 
Je n’aime pas à voir la jeune fille infâme
Qui dit : « Oh ! moi, j’enfile et j’encule maman.
Elle me sert de tante, elle me sert de femme,
Et quand sa langue bande, elle me sert d’amant. »
 
Je n’aime pas qu’une âme innocente se joue
Du bouton qu’elle doit à la bonté de Dieu,
Se branle, des dix doigts, se déflore, se troue
Et pisse soudain le sang. Vraiment, c’est odieux.
 
Je n’aime pas qu’Yvonne, à l’affût d’une farce,
Publie au jour le jour ce que fut sa maman :
« Ma mère mise à nu, par une enfant de garce. »
Et pourtant, c’est un fort bon titre de roman.
 
Je n’aime pas ce 12 en chiffres majuscules
Sur ce bordel d’Alger où la bonne me dit :
« Vingt-deux putains. Ti prends la belle et ti l’encules.
Toutes nikoniko dans le cul, mon pitit. »
 
Je n’aime pas qu’au bal une vierge indiscrète
Toute rouge à l’écart murmure à son danseur :
« Jamais je ne me laisse enculer qu’en levrette,
La posture où jamais tu n’encules ta soeur. »
 
Je n’aime pas qu’un vit monstrueux, large et rude,
Un vit ivre de viol s’engouffre tout entier,
D’un seul coup, dans le saint trou du cul d’une prude
Qui depuis vingt-sept ans n’a pas d’autre métier.
 
Je n’aime pas la couche ample et familiale
Où trois filles se font enculer à la fois
Par leurs frères, devant leur maman qui chiale,
Se masturbe et s’encule avec ses propres doigts
 
Je n’aime pas la jeune Anglaise un peu tribade
Qui dit, montrant ses soeurs, sa tante et sa maman :
« Leur coup de langue est bon, mais leur foutre est si fade
Que je préfère la pine de mon amant. »
 
Je n’aime pas à voir, puissamment enculée,
La fille florentine à poil, creusant les reins,
Ses deux fesses, couleur chair de Sienne brûlée
Et l’anus cramoisi dans le cul noir de crins.
 
Je n’aime pas la môme aux fleurs, si pâle et mince,
Qui sourit : « Sucer, m’sieur ? Avaler le siphon ?
Voulez-vous m’enculer dans le pissoir, mon prince ?
J’ai pas de poils. Cent sous, m’sieu, et la queue au fond. »
 
Je n’aime pas à voir la mariée en tulle qui dit :
« Je suis pucelle et je ne sais par où.
On me retourne à poil, tout le monde m’encule,
Mais j’en connais plus d’un qui se trompe de trou. »
 
Je n’aime pas qu’Esther, dans une sombre allée,
Dise : « Oh non, pas de flirt ! je suis trop en chaleur
Jamais je ne me branle avant d’être enculée
En levrette et faut pas qu’on se trompe de fleur. »
 
Je n’aime pas à voir la duchesse douairière
Qui s’éveille à midi sans autre vêtement
Qu’un large godmiché dans le trou du derrière
Et qui ne comprend bien ni pourquoi ni comment.
 
Je n’aime pas au bal la vierge qui murmure :
« Ne sauriez-vous bander sans me foutre en chaleur ?
Zut ! je vais me branler dans le parc. Je suis mûre.
Venez, si vous voulez me servir d’enculeur. »
 
Je n’aime pas à voir la famille ouvrière
Où quatre soeurs à poil veulent soir et matin
Avoir le même vit dans le trou du derrière.
C’est prendre trop à coeur le métier de putain.
 
Je n’aime pas à voir sur le lit d’une vierge
Deux filles s’enculer tour à tour le matin
Avec je ne sais quelle horrible fausse verge
Qui donne à leurs vertus chrétiennes l’air putain.
 
Je n’aime pas la dame aux paupières de sainte
Qui n’a que ses trois fils pour amants nuit et jour
Et dit : « Je ne sais pas duquel je suis enceinte,
Ma bouche et mes deux trous leur servent tour à tour. »
 
Je n’aime pas à voir la fille aux fesses vierges
Mise à poil devant un client, au bistro,
Sept fois jusqu’au matin fessée à coups de verges
Et sept fois enculée avec fureur. C’est trop.
 
Je n’aime pas Toinon qui, d’une bouche ovale,
Suce un vit jusqu’aux poils, décharge coup sur coup,
Rugit quand elle pompe et mord quand elle avale,
Puis lève ses yeux bleus vers le ciel. C’est beaucoup.
 
Je n’aime pas à voir la duchesse économe
Qui cherche tout l’amour avec son étalon
Et qui se fait rater comme par un jeune homme
Aux rires de l’office et du petit salon.
 
Je n’aime pas qu’au bal une vierge soupire :
« Monsieur, vous sucerai-je ou m’enculerez-vous ?
Car je ne ferais pas l’amour pour un empire,
Mais la bouche ou par-derrière, je m’en fous. »
 
Je n’aime pas qu’au bal une vierge soupire :
« Je jouis. Je voudrais vous sucer au jardin.
Ah ! je ne ferais pas l’amour pour un empire,
Mais vous m’enculerez après. C’est anodin. »
 
Je n’aime pas qu’Esther, de sa croupe compacte,
Avale un membre énorme en s’asseyant dessus,
Crispe sur les couillons son muscle, se rétracte
Et réclame cent sous qu’elle n’a pas reçus.
 
Je n’aime pas Nini qui se désarticule,
Rit, le cul sur la bouche et la langue dedans,
Mordille les couillons du miché qui s’encule
Et lui arrache trois poils d’un fort coup de dent.
 
Je n’aime pas qu’au bal, Maud me dise : « Je rentre.
Vous m’avez fait jouir autant que vous vouliez
Et je n’ai plus qu’un fil de foutre dans le ventre.
Je m’en suis inondé les bas jusqu’aux souliers. »
 
Je n’aime pas qu’Irma, petite mijaurée,
Gueule comme un putois qu’on écorche vivant,
Que deux nègres l’ont mise à nue et déflorée
Ensemble, un par-derrière et l’autre par-devant.
 
Je n’aime pas qu’un môme encule sa maîtresse
Devant ses quatre soeurs qui s’en font faire autant
Et quand sa mère à poil sous une mulâtresse
Semble attendre une queue et n’a pas l’air content.
 
Je n’aime pas à voir une fillette infâme
Traire un col de matrice atteint profondément
Pour en faire jaillir le foutre d’une femme.
C’est un jeu défendu, même avec sa maman.
 
Je n’aime pas à voir loin de tous les villages
Pleurer le long d’un arbre une fille en haillons
Qui bafouille : « Ah ! Jésus ! dans mes deux pucelages
La bite et les couillons dans le cul ! les couillons ! »
 
Je n’aime pas qu’un homme écrive, même en prose,
« L’Art d’enculer sa fille à huit ans comme à vingt,
Dressage au casse-noix comme aux feuilles de rose,
Avec l’art d’avaler le foutre, pour la fin. »
 
Je n’aime pas qu’un soir une vierge m’assure
« Tout le monde au château m’encule excepté vous »,
Ni qu’à mes premiers mots sur l’Enfer, la Luxure,
Elle crie à mourir de rire : « Je m’en fous ! »
 
Je n’aime pas qu’Éva, gamine pénitente,
Confesse : « On couche à poil. C’est mon petit frangin
Qui l’a toujours en l’air et que j’y sers de tante »,
Quand le curé demande ici : « Par le vagin ? »
 
Je n’aime pas que, nu sur ses deux soeurs obscènes,
Un bel adolescent qui dit avec douceur :
« Retire-toi, maman, tu gueules, tu nous gênes,
J’ai pas besoin de toi pour enculer ma soeur. »
 
Je n’aime pas qu’un père après une raclée
Flanque sa fille à poil devant ses trois gamins
La traite de fumier, de vache et d’enculée,
Puis l’encule par terre, à genoux sur les mains.
 
Je n’aime pas à voir trois soeurs à pleine bouche,
La langue dans la vulve et le cul sur les dents,
Peau sur peau, tous les soirs mouiller la même couche,
S’embarbouiller de foutre et s’endormir dedans
 
Je n’aime pas à voir porter le linge en ville
Par une arpète immonde et qui dit : « Je m’en fous.
Trente-six fois par jour on m’encule, on m’enfile.
J’ai pas de poil au cul, mais j’ai toujours deux trous. »
 
Je n’aime pas qu’au bal toute pudeur se perde
Et qu’une vierge dise à l’un de ses danseurs :
« J’aime le foutre, mais je n’aime pas la merde.
Je crains que vous n’ayez enculé mes deux soeurs. »
 
Je n’aime pas à voir qu’une môme articule :
« Pucelle ? oh ! oui, monsieur, mais je sais pas par où.
J’ai pas de pantalon, tout le monde m’encule,
Mais sans le faire exprès on se trompe de trou. »
 
Je n’aime pas à voir la vierge un peu novice
A qui je ne dis rien mais qui me prend le vit
Et soupire : « À seize ans on a si peu de vice !
Je décharge quand on m’encule. Ça suffit. »
 
Je n’aime pas la grande et souple jouvencelle
Qui valse en murmurant : « Oui, je mouille pour vous.
Je ne sais plus par où je suis encor pucelle.
Enfilez-moi par où vous voudrez. Je m’en fous. »
 
Je n’aime pas à voir une vierge qui tangue
Ventre à ventre et qui dit à son jeune danseur :
« Un mélange enragé parfume encor ma langue :
Le foutre de ta mère et celui de ta soeur. »
 
Je n’aime pas que Miss fasse traire à la ferme
Le taureau, l’étalon, le bouc et le fermier,
Savoure avec lenteur quatre cocktails de sperme
Et délibérément préfère le premier.
 
Je n’aime pas à voir la jeune chevrière
Se trousser à genoux entre deux tas de foin
Et se planter le vit du bouc dans le derrière.
C’est péché. Les docteurs concordent sur ce point.
 
Je n’aime pas à voir ce bordel de Narbonne
Où les putains font grève à neuf heures du soir
Pour que tous les michés retournant la patronne,
La privent pour toujours du plaisir de s’asseoir.
 
Je n’aime pas à voir la dame qui frissonne
Au service divin d’un culte protestant
Et murmure à mi-voix : « Petite polissonne ! »
Le pasteur qui parlait s’interrompt, mécontent.
 
Je n’aime pas au temple et vers la fin du prêche
Certains mots : « Oui, ma gousse. À minuit. — Dans mon pieu ?
- Oui, putain. Qu’on t’encule avant que je te lèche. »
Ces frivoles discours me détournent de Dieu.
 
Je n’aime pas à voir le grand godmiché double
Forcer par les deux trous les nouvelles Saphos.
Jamais fille d’honneur souffrit-elle sans trouble
Deux membres à la fois dans le cul ? Vrais ou faux ?
 
Je n’aime pas qu’un pâtre encule une bergère
Jusqu’au milieu du corps, à treize ans, dans les foins,
Puis lui décharge dans la bouche. Il exagère.
La sagesse en amour se contente de moins
 
Je n’aime pas qu’au « sept », patronne et sous-maîtresse
Pour gagner trente francs offerts par un miché,
Se laissent enculer trois fois par la négresse
Et pour cent sous de plus, sucent le godmiché.
 
Je n’aime pas à voir sous leurs blanches cagoules
Ces Mauresques du soir qui disent : « Viens chez nous.
Petite fille à poil, un douro, ti l’encoules.
Dix ans, makach tétés, ti l’encoules six coups. »
 
Je n’aime pas à voir la jeune péronnelle
Qui ne veut plus danser mais jouir à Bullier,
Enfourche un rapin, sous la septième tonnelle,
Et s’empale au hasard par le goulot culier.
 
Je n’aime pas à voir qu’une vierge en levrette
Se coule au trou du cul le vit de son danseur.
Puis s’écrie en montrant une joie indiscrète :
« Quel puceau ! T’as donc pas même enculé ta soeur ? »
 
Je n’aime pas à voir une femme qui souffre
De n’avoir pas encor fait son mari cocu
Et qui, faute d’amant bénévole, s’engouffre
Le membre monstrueux d’un âne dans le cul.
 
Je n’aime pas à voir qu’un jeune homme du monde
Encule avec lenteur et branle par-dessous,
La nuit, sur les remparts, une gamine immonde
Et lui décharge dans la bouche pour deux sous
 
Je n’aime pas qu’au lit une souple écuyère
Monte à poil sur un vit, coure le grand galop,
Rompe le vit qu’elle a dans le trou du derrière
Et décharge en criant au jeune homme : « Salop ! »
 
Je n’aime pas que Maud, grande fille indolente,
Le ventre découvert, les yeux évanouis,
Se branle contre un mur, d’une main longue et lente,
Soupire et tout le jour, murmure : « Je jouis. »

Voir en ligne : Pybrac I

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS d’après le manuscrit autographe de Pierre Louÿs, Pybrac (Paris, 1894-1895) : Cahier in-8 (218 x 170 mm) de 67 pages.



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