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Récits érotiques

Saïgon : le salon de massage

Carnet d’aventures I

par Alain Valcour

Alain Valcour, Carnet d’aventures I, « Saïgon : le salon de massage », Récit érotiques, Paris, juin 2015.


Carnet d’aventures I
Saïgon : le salon de massage

Je vous ouvre mon carnet d’aventures sexuelles, vénales et insolites. Les adresses ne sont pas publiées, mais je peux les communiquer sur demande, d’une manière discrète, à convenir.

Comme j’examinais avec attention l’affiche d’un salon de massage, un homme m’a abordé pour me proposer « Much better, very cheap, only 40 dollars, happy ending. This place, no happy ending. » J’avais en poche environ 180 dollars, ni trop ni trop peu pour ce genre d’aventure. Il me prend à l’arrière de sa moto Honda et pendant un quart d’heure qui m’a paru durer une heure, il s’est faufilé à toute vitesse dans le flot des vélos, des motos et des camionnettes, tout en brûlant la plupart des rares feux rouges. Dans quelle banlieue éloignée m’emmenait-il ? Dans quel coupe-gorge m’étais-je laissé entraîner ?

Il a fini par garer sa moto devant une porte anonyme en aluminium et en verre dépoli. Il a poussé la porte, et m’a conduit par un long couloir humide qui sentait l’ordure et l’eau de vaisselle jusqu’à une autre porte, qu’il a ouverte en habitué, sur un salon d’où a jailli un concert de cris de bienvenue. J’ai cru un instant que nous entrions dans une volière.

La patronne et ses filles qui regardaient une « série » en anglais sur un grand écran plat d’un modèle haut de gamme se sont empressées de nous saluer, chaque à son tour. La patronne nous a fait servir du thé vert.

J’ai payé 20 dollars pour le massage de base, les suppléments devant être discutés après. On m’a installé sur une table de massage professionnelle assez haute, dans une pièce carrelée de blanc, froide comme un cabinet de dentiste. Trois filles sont venues autour de moi, vêtues de courtes blouses de nylon blanc très mince sous lesquelles elles étaient nues. Ces oiselles se bousculaient en riant pour me faire tâter leurs fesses, leurs seins et leurs minous poilus. Elles voulaient toutes les trois s’occuper de moi. J’en ai retenu deux pour 70 dollars. Une jeune timide et frêle avec de tout petits seins dont les aréoles étaient très sombres, et une "grande sœur" plus charnue, avec des seins volumineux aux tétons roses et gonflés qu’elle avait glissés entre mes lèvres pour que je sente comme ils bandaient bien. Elles m’ont emmené dans une autre pièce plus chaleureuse, où brûlait de l’encens, et nous nous sommes installés tous les trois sur un grand « futon » japonais, posé sur une moquette tachée.

Elles ont commencé un classique massage à quatre mains qui s’est vite centré sur mon bas ventre. La petite a pris mon gland entre ses lèvres et m’a sucé délicatement avec un art tout oriental, sans presser la cadence. Je pétrissais ses cuisses et j’introduisais mes doigts dans la moiteur de ses grandes lèvres, cachées au creux d’un buisson noir et touffu. L’autre me caressait la poitrine et le visage avec ses seins. La petite s’est accroupie sur mon visage. Elle a présenté sa chatte à ma langue. Sentant ma gourmandise, elle m’a offert son œillet à lécher. Sa copine a pris ma main et l’a menée jusqu’à sa chatte, tout aussi visqueuse que celle de la jeune. Elle l’a guidée avec autorité jusqu’à son trou du cul, qu’elle avait largement graissé de vaseline pour que je puisse y enfoncer mes doigts. J’y ai enfourné l’index et le majeur de ma main gauche pendant que mon pouce pénétrait son vagin, et j’ai vigoureusement remué ces trois doigts. Cela ne semblait pas lui déplaire, car elle accompagnait mes caresses déjà profondes de mouvements du bassin, comme si elle souhaitait que je m’enfonce en elle encore plus. La jeune se branlait sur mon nez et sa chatte me jutait abondamment dans les narines. Elle a repris ensuite son travail de la langue et des lèvres. À mesure qu’elle accélérait la cadence, je serrais de plus en plus fort le téton gauche de la grosse entre mes dents, que j’enveloppais de mes lèvres pour ne pas le blesser. Par contre, elle me mordait l’oreille sans la moindre précaution.

Est arrivé ce qui s’annonçait peu résistiblement. La pipeuse a tout avalé, après avoir prolongé ma jouissance le plus longtemps possible avec sa langue experte. Cette langue divine a nettoyé mon gland, et puis la fille m’a enfilé mon slip et mes chaussettes. Gentille attention. J’en profitais pour continuer à la caresser. Elle riait en tentant de cacher sa bouche avec sa main. Délicieuse timidité factice enseignée aux femmes orientales.

Elles ont ensuite réclamé des « tips » en minaudant. 30 dollars après discussion. Nous sommes redescendus au salon où les autres, avec force sourires et caresses, m’ont demandé en s’accrochant à mes bras « Come with me, nice girl, very sweet » ce que j’étais prêt à croire, mais mes bourses étaient vides, de dollars comme de sperme.

« Look at her, virgin » m’a déclaré la patronne en appelant une toute jeune qui cachait son visage. Elle l’a couchée sur un canapé (défoncé), lui a relevé la jupette plissée bleu-marine (sans doute a-t-elle souvent des clients japonais) et lui a fait écarter les jambes pour que la vue de ses lèvres roses et couvertes d’un mince duvet me convainque de sa virginité. « 400 dollars, very cheap for a virgin. Her parents badly need money. »  La fille était mignonne. Même si elle n’était pas vierge, ce devait être un coup délicieux à tirer. « I will think. Later, another day perhaps ». Méfiance, ce pouvait être un piège. Je ne connaissais pas assez cette maison pour me risquer jusque là. Il me restait 20 dollars pour le chauffeur. Il en réclamait 50 mais après une longue discussion, il s’est estimé satisfait.

Cette expérience très positive m’a incité à y retourner seul (l’utilisation au Vietnam des caractères latins nous permet de mémoriser les adresses). J’ai été accueilli avec le même enthousiasme. Je n’ai pris qu’une fille. Elle avait une longue chevelure noire, un regard très doux et des manières nonchalantes.

Massage préliminaire, caresses, vrais baisers (pour l’encourager dans cette voie prometteuse : « I will give you a good tip », le « good tip » facilite bien des choses) et 69. Je l’ai chatouillée en promenant ma langue dans son dos. Je l’ai longuement sucée. Son adorable clitoris était tout gonflé, mes lèvres le retenaient prisonnier pour son plus grand bonheur. La jouissance lui a tiré de grands soupirs du fond du ventre, elle a gigotté comme une folle et m’a griffé le dos de ses grands ongles, mais je la tenais solidement par les fesses et j’ai continué en écrasant son clitoris avec ma langue pour prolonger le plus possible son orgasme. Profitant alors de ce qu’elle reprenait son souffle, je l’ai pénétrée sans lui demander son avis. Étroite, glissante, et gémissante comme si c’était sa première fois. Elle a joui intensément comme dix minutes auparavant, et moi avec elle.

Nous sommes restés enlacés, continuant à nous embrasser à la française, mais la patronne est venue pour me rappeler que les meilleures choses ont une fin. J’ai donné 100 dollars à cette douce chatte, cela faisait 120 avec la mise initiale, et 30 à la patronne, pour qu’à l’avenir elle me réserve ses meilleures filles. J’y suis retourné.

Conclusion générale : Excellente adresse. Prix très corrects par rapport à la qualité des prestations. On peut trouver moins cher à Saïgon, mais pour des passes expédiées.

Accueil : Très chaleureux, mais prestations un peu chrono, sauf promesse de « good tip ».

Propreté des lieux : correcte sans plus.

Propreté des personnes : excellente. Rapports non protégés (j’aime ainsi). Aucun désagrément n’en est résulté.

Saïgon, juillet 2008.



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