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Les Délices de l’Amour

Souper d’adieux

L’Anti-Justine (chapitre XLV)



Auteur :

Nicolas Edme Restif de La Bretonne, L’Anti-Justine ou Les Délices de l’Amour, Au Palais Royal chez feue la Veuve Girouard, Paris, 1798.


Chapitre XLV
Souper d’adieux ; grâces que dit Mme Vitnègre.

On soupa. Les tétons étaient couverts ; les propos furent décents…..

- Mais, me dit Minone, on dit que vous avez eu 8 jolies femmes connues, et on les nomme !

- Oh ! interrompit Conquette, ne faites plus lire de ces histoires-là. La journée de volupté est finie, et nous sommes à présent des personnes ordinaires.

- Il faut donc les remettre, répondit Traitdamour, pour une interruption de séance.

Comme on se disposait à sortir, et qu’il n’y avait plus de danger de nous faire bandocher, on me pria d’exiger que nos 6 cons et nos 12 tétons fussent mis à l’air, et baisés à discrétion pour les adieux ! J’y consentis. Aussitôt Conquette, Tendrelys, Rosemauve, Minone, Conette et la Brideconnin, furent défichutées, troussées et renversées sur les foutoirs par les 4 dernières, qui se défichutèrent, se troussèrent et se renversèrent elles-mêmes. On leur lécha le con ; les 5 hommes sucèrent les 12 tétons. Les belles prirent, décalottèrent et baisèrent les 5 vits, embouchèrent seulement le mien, en disant :

- Vit incomparable… adieu… pour huit jours…

On allait sortir, quand on vit la belle épouse de Vitnègre se prosterner toute dététonnée, en s’écriant :

- Sainte et jolie Vierge Marie ; que Panthère branlait, gamahuchait, enculait, entétonnait, embouchait, et qu’il enconna enfin, une nuit, à côté du cornard endormi, le bon Saint Joseph ; duquel cocufiage provint le doux Jésus, ce bon fouteur de la putain publique, la belle Madeleine, marquise de Béthanie, dont le vagabond Jésus était en outre le souteneur, autrement le maquereau, lequel, au grand regret de la sainte garce, enculait encore Saint Jean, son giton. Sainte et jolie Marie, vierge comme moi, nous vous remercions de cette heureuse journée de fouterie. Faites-nous la grâce, par les mérites de votre fils, d’en avoir une pareille dimanche prochain !… Et vous, Sainte Madeleine, que foutait l’abbé Jésus, ainsi que Jean l’enculé, obtenez-moi la grâce de foutre autant que vous, soit en con, soit en cul, 15 ou 20 fois par jour, sans être épuisée, mais toujours déchargeant… Vous foutiez avec des Pharisiens, avec Hérode, et même avec Ponce-Pilate, pour avoir de quoi nourrir le gourgandin Jésus, votre greluchon, et les vagabonds qui lui servaient de Chouans. Obtenez-moi de votre maquereau Jésus, qui, étant dieu, a sans doute quelque pouvoir, d’avoir, sous peu, ce riche entreteneur, qui est un jour descendu de carrosse bandant à mon intention, comme je revenais de chez mon amie Mme Congrêlé ; à celle fin qu’au moyen de l’argent que je gagnerai, à votre imitation, avec mon con, mon cul, mes tétons et ma langue dardée, je puisse soulager mon digne père dans sa vieillesse ; non seulement en foutant avec lui, pour lui donner le plaisir, mais en me laissant vendre, comme la pieuse fille d’Eresictton le famélique, ou la pieuse Ocyrhoé, fille du centaure Chiron, qui toutes deux devinrent cavales, c’est-à-dire montures d’hommes ou saintes putains !… Modèle des maquereaux, doux Jésus ! fouteur acharné, greluchon complaisant de la brûlante et exemplaire putain Madeleine, qui était si amoureuse de votre vit divin et de vos sacrées couilles, maintenez, par votre toute puissance, mon connin toujours étroit et satiné, mes tétons toujours fermes, ma peau, mon cul, mes fesses, mes bras, mes mains, mon cou, mes épaules, mon dos ou mes arrière-tétons, toujours blancs, mes reins toujours élastiques ; les vits de mes amants, celui de mon père compris, toujours roides, leurs couilles toujours pleines ; car vous teniez en cela du saint roi David, si fort suivant le coeur de Dieu, parce qu’il était le premier fouteur de son temps !… Faites, ô Jésus ! que mes hauts talons, qui me prêtent tant de grâces, et font bander tant de monde, ne me donnent jamais de cors aux pieds, mais que ces pieds tentatifs restent toujours foutatifs, comme ils le sont !… Amen !

- Amen ! s’écria toute la société, vits et cons.

Tout le monde sortit édifié de la piété éclairée de ma fille, et, en s’en allant, on disait :

- Voilà ce qui s’appelle connaître la vraie religion, et prier Dieu comme il convient, en lui demandant des choses raisonnables ! Oh ! c’est une fille exemplaire !

Voir en ligne : Première négociation du con de ma fille (chapitre XLVI)

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS d’après le roman érotique de Nicolas Edme Restif de La Bretonne, L’Anti-Justine ou Les Délices de l’Amour, Au Palais Royal chez feue la Veuve Girouard, Paris, 1798.



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