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L’École du libertinage

Suceuses, extases et chatouilles lubriques

Les 120 journées de Sodome (3e journée)



Auteur :

Le Marquis de Sade, Les 120 journées de Sodome, ou l’École du libertinage, Éd. Club des bibliophiles, Paris, 1904.


VII — Troisième journée

Le duc se leva dès neuf heures. C’était lui qui devait commencer à se prêter aux leçons que la Duclos devait donner aux jeunes filles. Il se campa dans un fauteuil et éprouva pendant une heure les divers attouchements, masturbations, pollutions et postures diverses de chacune de ces petites filles, conduites et guidées par leur maîtresse, et, comme on l’imagine aisément, son tempérament fougueux se trouva furieusement irrité d’une telle cérémonie. Il lui fallut d’incroyables efforts sur lui-même pour n’y pas perdre son foutre, mais assez maître de lui, il sut se contenir et revint triomphant se vanter qu’il venait de supporter un assaut qu’il défiait ses amis de soutenir avec le même flegme. Cela donna lieu à établir des gageures et une amende de cinquante louis imposée à celui qui déchargerait pendant les leçons. Au lieu du déjeuner et des visites, cette matinée-là s’employa à régler le tableau des dix-sept orgies projetées pour la fin de chaque semaine, ainsi que la fixation en dernier ressort des dépucellements, que l’on se trouva mieux en état de statuer, après avoir un peu mieux connu les sujets, qu’on ne l’eût pu auparavant. Comme ce tableau réglait d’une manière décisive toutes les opérations de la campagne, nous avons cru nécessaire d’en donner copie au lecteur. Il nous a semblé que, sachant après l’avoir lu la destination des sujets, il prendrait plus d’intérêt aux sujets dans le reste des opérations.

Tableau des projets du reste du voyage

Le sept de novembre, révolution de la première semaine, on procédera dès le matin au mariage de Michette et de Giton, et les deux époux, à qui l’âge ne permet pas de se conjoindre, non plus qu’aux trois hymens suivants, seront séparés dès le soir même, et sans plus avoir égard à cette cérémonie qui n’aura servi qu’à divertir pendant la journée. On procédera dès le même soir à la correction des sujets marqués sur la liste de l’ami de mois.

Le quatorze, on procédera de même au mariage de Narcisse et d’Hébé, avec les mêmes clauses que ci-dessus.

Le vingt et un, de même, à celui de Colombe et de Zélamir.

Le vingt-huit, également, à celui de Cupidon et de Rosette.

Le quatre de décembre, les narrations de la Champville devant avoir prêté aux expéditions suivantes, le duc dépucellera Fanny.

Le cinq, cette Fanny sera mariée à Hyacinthe, qui jouira de sa jeune épouse devant l’assemblée. Telle sera la fête de la cinquième semaine et, le soir, les corrections à l’ordinaire, parce que les mariages se célébreront dès le matin.

Le huit décembre, Curval dépucellera Michette.

Le onze, le duc dépucellera Sophie.

Le douze, pour célébrer la fête de la sixième semaine, Sophie sera mariée à Céladon et avec les mêmes clauses que le mariage ci-dessus. Ce qui ne se répétera plus pour les suivants.

Le quinze, Curval dépucellera Hébé.

Le dix-huit, le duc dépucellera Zelmire, et le dix-neuf, pour célébrer la fête de la septième semaine, Adonis épousera Zelmire.

Le vingt, Curval dépucellera Colombe.

Le vingt-cinq, jour de Noël, le duc dépucellera Augustine, et le vingt-six, pour la fête de la huitième semaine, Zéphire épousera Augustine.

Le vingt-neuf, Curval dépucellera Rosette, et les arrangements ci-dessus ont été pris pour que Curval, moins membré que le duc, ait les plus jeunes pour sa part.

Le premier janvier, premier jour où les narrations de la Martaine auront mis en état de songer à de nouveaux plaisirs, on procédera aux déflorations sodomites dans l’ordre suivant :

Le premier janvier, le duc enculera Hébé.

Le deux, pour célébrer la neuvième semaine, Hébé ayant été dépucelée par devant par Curval, par derrière par le duc, sera livrée à Hercule qui en jouira comme il sera prescrit devant l’assemblée.

Le quatre, Curval enculera Zélamir.

Le six, le duc enculera Michette, et le neuf, pour célébrer la fête de la dixième semaine, cette Michette, qui aura été dépucelée en con par Curval, en cul par le duc, sera livrée à Brise-cul pour en jouir, etc.

Le onze, l’évêque enculera Cupidon.

Le treize, Curval enculera Zelmire.

Le quinze, l’évêque enculera Colombe.

Le seize, pour la fête de la onzième semaine, Colombe, qui aura été dépucelée en con par Curval et en cul par l’évêque, sera livrée à Antinoüs qui en jouira, etc.

Le dix-sept, le duc enculera Giton.

Le dix-neuf, Curval enculera Sophie.

Le vingt et un, l’évêque enculera Narcisse.

Le vingt deux, le duc enculera Rosette.

Le vingt-trois, pour la fête de la douzième semaine, Rosette sera livrée à Bande-au-ciel.

Le vingt-cinq, Curval enculera Augustine.

Le vingt-huit, l’évêque enculera Fanny.

Le trente, pour la fête de la treizième semaine, le duc épousera Hercule comme mari et Zéphire comme femme, et le mariage s’accomplira, ainsi que les trois autres suivants, devant tout le monde.

Le six février, pour la fête de la quatorzième semaine, Curval épousera Brise-cul comme mari et Adonis comme femme.

Le treize février, pour la fête de la quinzième semaine, l’évêque épousera Antinoüs comme mari et Céladon comme femme.

Le vingt février, pour la fête de la seizième semaine, Durcet épousera Bande-au-ciel comme mari et Hyacinthe comme femme.

À l’égard de la fête de la dix-septième semaine qui tombe le vingt-sept de février, veille de la clôture des narrations, on la célébrera par des sacrifices dont messieurs se réservent in petto le choix des victimes.

Moyennant ces arrangements, dès le trente janvier tous les pucelages sont pris, excepté ceux des quatre jeunes garçons que messieurs doivent épouser comme femmes et qu’ils se réservent intacts jusque-là, afin de faire durer l’amusement jusqu’au bout du voyage. À mesure que les sujets seront dépucelés, ils remplaceront les épouses sur les canapés, aux narrations, et, les nuits, près de messieurs alternativement à leur choix, avec les quatre derniers gitons, que messieurs se réservent pour femmes dans le dernier mois. Du moment qu’une fille ou qu’un garçon dépucelé aura remplacé une épouse au canapé, cette épouse sera répudiée. De ce moment, elle sera dans le discrédit général et n’aura plus rang qu’après les servantes. A l’égard d’Hébé, âgée de douze ans, de Michette, âgée de douze ans, de Colombe, âgée de treize ans, et de Rosette, âgée de treize ans, à mesure qu’elles auront été livrées aux fouteurs et vues par eux, elles tomberont de même dans le discrédit, ne seront plus admises qu’aux voluptés dures et brutales, auront rang avec les épouses répudiées et seront traitées avec la plus extrême rigueur. Et dès le vingt-quatre janvier, toutes quatre se trouveront au même taux sur cet objet.

Par ce tableau, on voit que le duc aura eu les pucelages des cons de Fanny, Sophie, Zelmire, Augustine, et ceux des culs d’Hébé, Michette, Giton, Rosette et Zéphire ; que Curval aura eu les pucelages des cons de Michette, Hébé, Colombe, Rosette et ceux des culs de Zélamir, Zelmire, Sophie, Augustine et Adonis ; que Durcet, qui ne fout point, aura eu le seul pucelage du cul d’Hyacinthe, qu’il épousera comme femme ; et que l’évêque, qui ne fout qu’en cul, aura eu les pucelages sodomites de Cupidon, de Colombe, de Narcisse, de Fanny et de Céladon.

La journée entière s’étant passée, tant à dresser ces arrangements qu’à en jaser, et personne ne s’étant trouvé en faute, tout se passa sans événements jusqu’à l’heure de la narration, où les arrangements se trouvant les mêmes, quoique toujours variés, la célèbre Duclos monta sur sa tribune et reprit en ces termes sa narration de la veille.

« Un jeune homme dont la manie, quoique bien peu libertine à mon avis, n’en était pas moins assez singulière, parut chez Mme Guérin à fort peu de temps de la dernière aventure dont je vous ai parlé hier. Il lui fallait une nourrice jeune et fraîche ; il la tétait et déchargeait sur les cuisses de cette bonne femme en se gorgeant de son lait. Son vit me parut très mesquin et toute sa personne assez chétive, et sa décharge fut aussi douce que son opération.

« Il en parut un autre, le lendemain, dans la même chambre, dont la manie vous paraîtra sans doute plus divertissante. Il voulait que la femme fût entortillée dans un voile qui lui cachât hermétiquement tout le sein et toute la figure. La seule partie du corps qu’il désirait voir et qu’il fallait lui trouver dans le dernier degré de supériorité, c’était le cul ; tout le reste lui était indifférent, et l’on était sûr qu’il aurait été bien fâché d’y jeter les yeux. Mme Guérin lui fit venir une femme du dehors, d’une laideur amère et âgée de près de cinquante ans, mais dont les fesses étaient coupées comme celles de Vénus. Rien de plus beau ne pouvait s’offrir à la vue. Je voulais voir cette opération. La vieille duègne, bien embéguinée, fut se placer tout de suite à plat ventre sur le bord du lit. Notre libertin, homme d’environ trente ans et qui me parut être de robe, lui lève les jupes jusqu’au-dessus des reins, s’extasie à la vue des beautés de son goût qui lui sont offertes. Il touche, il écarte ce superbe fessier, il baise avec ardeur, et son imagination s’enflammant bien plus pour ce qu’il suppose que pour ce qu’il aurait vu sans doute effectivement si la femme eût été dévoilée et même jolie, il s’imagine avoir affaire à Vénus même, et au bout d’une assez courte carrière, son engin, devenu dur à force de secousses, darde une pluie bénigne sur l’ensemble du superbe fessier qu’on expose à ses yeux. Sa décharge fut vive et impétueuse. Il était assis devant l’objet de son culte ; une de ses mains l’ouvrait pendant que l’autre le polluait, et il s’écria dix fois : "Quel beau cul ! Ah ! quel délice d’inonder de foutre un tel cul !" Il se leva dès qu’il eut fini et décampa sans seulement témoigner le moindre désir de savoir à qui il avait eu affaire.

« Un jeune abbé demanda ma sœur quelque temps après. Il était jeune et joli, mais à peine pouvait-on distinguer son vit, tant il était petit et mou. Il l’étendit presque nue sur un canapé, se mit à genoux entre ses cuisses, lui soutenant les fesses des deux mains et lui chatouillant avec une le joli petit trou de son derrière. Pendant ce temps-là, sa bouche se porta sur le con de ma sœur. Il lui chatouilla le clitoris avec la langue, et s’y prit si admirablement, fit un usage si compassé et si égal de ses deux mouvements, qu’en trois minutes il la plongea dans le délire. Je vis sa tête se pencher, ses yeux s’égarer, et la friponne s’écria : "Ah ! mon cher abbé, tu me fais mourir de plaisir." L’habitude de l’abbé était d’avaler exactement la liqueur que son libertinage faisait couler. Il n’y manqua pas, et se secouant, s’agitant à son tour tout en opérant contre le canapé sur lequel était ma sœur, je lui vis répandre à terre les marques certaines de sa virilité. J’eus mon tour le lendemain, et je puis vous assurer, messieurs, que c’est une des plus douces opérations où je me sois trouvée de ma vie. Le fripon d’abbé eut mes prémices, et le premier foutre que je perdis fut dans sa bouche. Plus empressée que ma sœur de lui rendre le plaisir qu’il me faisait, je saisis machinalement son vit flottant, et ma petite main lui rendit ce que sa bouche me faisait éprouver avec tant de délices. »

Ici le duc ne put s’empêcher d’interrompre. Singulièrement échauffé des pollutions auxquelles il s’était prêté le matin, il crut que ce genre de lubricité, exécuté avec la délicieuse Augustine dont les yeux éveillés et fripons annonçaient le tempérament le plus précoce, lui ferait perdre un foutre dont ses couilles se sentaient trop vivement picotées. Elle était de son quadrille, il l’aimait assez, elle lui était destinée pour la défloration : il l’appela. Elle était, ce soir-là, vêtue en marmotte et charmante sous ce déguisement. La duègne lui retroussa les jupes et l’établit dans la posture qu’avait dépeinte Duclos. Le duc s’empara d’abord des fesses, s’agenouilla, introduisit un doigt au bord de l’anus qu’il chatouilla légèrement, saisit le clitoris que cette aimable enfant avait déjà très marqué, il suça. Les Languedociennes ont du tempérament ; Augustine en fut la preuve : ses jolis yeux s’animèrent, elle soupira, ses cuisses s’élargirent machinalement ; et le duc fut assez heureux pour obtenir un jeune foutre qui coulait sans doute pour la première fois. Mais on n’obtient point deux bonheurs de suite. Il y a des libertins si tellement endurcis dans le vice que plus la chose qu’ils font est simple et délicate, moins leur maudite tête s’en irrite. Notre cher duc était du nombre ; il avala le sperme de cette délicieuse enfant sans que le sien voulût couler. On vit l’instant, car rien n’est inconséquent comme un libertin, l’instant, dis-je, où il allait en accuser cette pauvre petite malheureuse qui, toute confuse d’avoir cédé à la nature, cachait sa tête dans ses mains et chercha à refuir à sa place. « Qu’on en place une autre, dit le duc en jetant des regards furieux sur Augustine, je les sucerais plutôt toutes que de n’y pas perdre mon foutre. » On amène Zelmire, la seconde fille de son quadrille et qui lui était également dévolue. Elle était du même âge qu’Augustine, mais le chagrin de sa situation enchaînait dans elle toutes les facultés d’un plaisir que, peut-être sans cela, la nature lui eût également permis de goûter. On la trousse au-dessus de deux petites cuisses plus blanches que l’albâtre ; elle fait voir une petite motte rebondie, couverte d’un léger duvet qui commençait à peine à naître. On la place ; obligée de se prêter, elle obéit machinalement, mais le duc a beau faire, rien ne vient. Il se relève furieux au bout d’un quart d’heure et, se jetant dans son cabinet avec Hercule et Narcisse : « Ah ! foutre, dit-il. Je vois bien que ce n’est point là le gibier qu’il me faut, dit-il en parlant des deux filles, et que je ne réussirai qu’avec celui-là. » On ignore quels furent les excès où il se livra, mais au bout d’un instant on entendit des cris et des hurlements qui prouvaient que sa victoire était remportée et que des garçons étaient, pour une décharge, des véhicules toujours bien plus sûrs que les plus adorables filles. Pendant ce temps-là, l’évêque avait également chambré Giton, Zélamir et Bande-au-ciel, et les élans de sa décharge ayant aussi frappé les oreilles, les deux frères qui, vraisemblablement, s’étaient à peu près livrés aux mêmes excès, revinrent écouter plus tranquillement le reste du récit que notre héroïne reprit en ces termes.

« Près de deux années s’écoulèrent sans qu’il parût chez la Guérin d’autres personnages, ou que des gens à goûts trop communs pour vous être racontés, ou que de ceux dont je viens de vous parler, lorsque l’on me fit dire de m’ajuster et surtout de bien laver ma bouche. J’obéis, et descends quand on m’avertit. Un homme d’environ cinquante ans, gros et épais, était avec Guérin. "Tenez, la voilà, dit-elle, monsieur. Ca n’a que douze ans et c’est propre et net comme si ça sortait du ventre de sa mère ; de ça je puis vous en répondre." Le chaland m’examine, me fait ouvrir la bouche, examine mes dents, respire mon haleine et, content du tout sans doute, il passe avec moi dans le temple destiné aux plaisirs. Nous nous asseyons tous les deux bien en face l’un de l’autre et fort près. Rien de si sérieux que mon galant, rien de plus froid et de plus flegmatique. Il me lorgnait, me regardait avec des yeux à demi fermés, et je ne pouvais comprendre où tout cela allait aboutir, lorsque, rompant le silence à la fin, il me dit d’attirer dans ma bouche le plus de salive que je pourrais. J’obéis, et des qu’il juge que ma bouche en est pleine, il se jette avec ardeur à mon col, passe son bras autour de ma tête afin de me la fixer et, collant ses lèvres sur les miennes, il pompe, il attire, il suce et avale avec empressement tout ce que j’avais amassé de la liqueur enchanteresse qui paraissait le combler d’extase. Il attire ma langue à lui avec la même fureur et, des qu’il la sent sèche et qu’il s’aperçoit qu’il n’y a plus rien dans ma bouche, il m’ordonne de recommencer mon opération. Il renouvelle la sienne, je refais la mienne, et ainsi huit ou dix fois de suite. Il suça ma salive avec une telle fureur que je m’en sentis la poitrine oppressée. Je crus qu’au moins quelques étincelles de plaisir allaient couronner son extase ; je me trompais. Son flegme, qui ne se démontait un peu qu’aux instants de ses ardentes succions, redevenait le même dès qu’il avait fini, et, dès que je lui eus dit que je n’en pouvais plus, il se remit à me lorgner, à me fixer, comme il avait fait en commençant, se leva sans me dire un mot, paya la Guérin et sortit. »

« Ah ! sacredieu, sacredieu ! dit Curval, je suis donc plus heureux que lui, car je décharge. » Toutes les têtes se lèvent, et chacun voit le cher président faisant à Julie, sa femme, qu’il avait ce jour-là pour compagne au canapé, la même chose que Duclos venait de raconter. On savait que cette passion était assez de son goût, à quelques épisodes près, que Julie lui procurait au mieux et que la jeune Duclos n’avait sans doute pas si bien fournis à son galant, s’il faut en croire au moins les recherches qu’exigeait celui-ci et qu’il s’en fallait bien que le président désirât.

« Un mois après, dit Duclos, à qui on avait ordonné de continuer, j’eus affaire au suceur d’une route absolument opposée. Celui-ci était un vieil abbé qui, après m’avoir préalablement baisé et caressé le derrière pendant plus d’une demi-heure, enfonça sa langue au trou, l’y fit pénétrer, l’y darda, l’y tourna et retourna avec tant d’art que je crus presque la sentir au fond de mes entrailles. Mais celui-ci, moins flegmatique, en écartant mes fesses d’une main, se branlait très voluptueusement de l’autre et déchargea en attirant à lui mon anus avec tant de violence, en le chatouillant si lubriquement, que je partageai son extase. Quand il eut fait, il examina encore un instant mes fesses, fixa ce trou qu’il venait d’élargir, ne put s’empêcher d’y coller encore une fois ses baisers, et décampa, en m’assurant qu’il reviendrait me demander souvent et qu’il était très content de mon cul. Il m’a tenu parole et, pendant près de six mois, il vint me faire trois ou quatre fois de la semaine la même opération à laquelle il m’avait si bien accoutumée qu’il ne l’entreprenait plus sans me faire expirer de plaisir. Episode, au reste, qui me parut lui être assez indifférent, car il ne me parut jamais ou qu’il s’en informât, ou qu’il s’en souciât. Qui sait même, tant les hommes sont extraordinaires, s’il ne lui aurait peut-être pas déplu. »

Ici Durcet, que ce récit venait d’enflammer, voulut, comme le vieil abbé, sucer le trou d’un cul, mais non pas celui d’une fille. Il appelle Hyacinthe : c’était celui de tous qui lui plaisait le plus. Il le place, il baise le cul, il branle le vit, il gamahuche. Au tressaillement de ses nerfs, au spasme qui précédait toujours sa décharge, on croit que son vilain petit anchois, que secouait Aline de son mieux, allait enfin dégorger sa semence, mais le financier n’était pas si prodigue de son foutre : il ne banda seulement pas. On imagine de le changer d’objet, Céladon est offert et rien n’avance. Une cloche heureuse qui annonçait le souper vient sauver l’honneur du financier. « Ce n’est pas ma faute, dit-il en riant à ses confrères, vous le voyez, j’allais remporter la victoire ; c’est ce maudit souper qui la retarde. Allons changer de volupté. Je n’en reviendrai que plus ardent aux combats de l’amour, quand Bacchus m’aura couronné ». Le souper, aussi succulent que gai, et lubrique comme à l’ordinaire, fut suivi d’orgies où l’on fit beaucoup de petites infamies. Il y eut beaucoup de bouches et de culs sucés, mais une des choses à quoi l’on s’amusa le plus fut de cacher le visage et la gorge des jeunes filles et de parier de les reconnaître rien qu’en examinant leurs fesses. Le duc s’y trompa quelquefois, mais les trois autres avaient une telle habitude du cul qu’ils ne s’y trompèrent pas une seule fois. On fut se coucher, et le lendemain ramena de nouveaux plaisirs et quelques nouvelles réflexions.

Voir en ligne : 4e journée :
- Sperme écumeux et foutre chaud

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS d’après le roman érotique du Marquis de Sade, Les 120 journées de Sodome, ou l’École du libertinage, Éd. Club des bibliophiles, Paris, 1904.



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