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Thérèse philosophe

Thérèse échappe d’être violée

Histoire du Père Dirrag et de Mlle Éradice (7)



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Jean-Baptiste de Boyer Marquis d’Argens, Thérèse philosophe ou Mémoires pour servir à l’histoire du père Dirrag et de mademoiselle Éradice, Paris, 1748.


Thérèse part pour Paris avec sa mère, qui y meurt de chagrin

Nos jours s’écoulaient dans tette campagne en témoignages réciproques d’amitié, lorsque ma mère vint subitement un matin m’annoncer que notre voyage de Paris était fixé pour le lendemain. Nous dînâmes encore, ma mère et moi, chez l’aimable Madame C***, que je quittai en versant un torrent de larmes. Cette femme adorable, peut-être unique dans son espèce, m’accabla de caresses et me donna les conseils les plus sages, sans y mêler des petitesses accablantes et inutiles. L’abbé T*** était allé dans une ville voisine où il devait passer huit jours. Je ne le vis point. Nous retournâmes coucher à Volnot. Tout était préparé pour notre voyage. Nous nous mîmes le lendemain dans une chaise qui nous voitura jusqu’à Lyon, d’où la diligence nous conduisit à Paris.

J’ai dit que ma mère s’était déterminée à faire ce voyage parce qu’il lui était dû une somme considérable par un marchand de sa connaissance, et que du paiement de cette somme dépendait toute notre fortune. D’autre part, ma mère était endettée, son commerce languissait. Avant de partir de Volnot, elle avait laissé toutes ses affaires entre les mains d’un avocat, son parent, qui acheva de les perdre. Ma mère apprit que tout était saisi chez elle le même jour que, pour comble d’infortune, on vint lui annoncer que son débiteur de Paris, obéré et pressé trop vivement par une multitude de créanciers, venait de faire une banqueroute frauduleuse et complète. On ne résiste pas à tant de chagrins à la fois : ma mère y succomba, une fièvre maligne l’emporta en huit jours.

Me voilà donc au milieu de Paris, livrée à moi-même, sans parents, sans amis, jolie, à ce qu’on me disait, instruite à bien des égards mais sans connaissance des usages du monde.

Ma mère, avant de mourir, m’avait remis une bourse dans laquelle je trouvai quatre cents louis d’or. Étant d’ailleurs assez bien en linge et en habits, je me croyais riche. Mon premier mouvement fut cependant de me jeter dans un monastère et de me faire religieuse. Mais les réflexions que je fis sur ce que j’avais souffert autrefois dans un pareil gîte, jointes aux conseils d’une dame, ma voisine, avec qui j’avais ébauché un commencement de connaissance, me détournèrent de ce fatal dessein.

Thérèse se lie d’amitié avec Madame Bois-Laurier, ancienne courtisane retirée du service

Cette dame, qui se nommait Bois-Laurier, avait un appartement à côté de celui que j’occupais dans un hôtel garni. Elle eut la complaisance de ne me presque point quitter pendant le premier mois qui suivit la mort de ma mère, et je lui dois une reconnaissance éternelle des soins qu’elle se donna pour soulager l’affliction dont j’étais accablée. Madame Bois-Laurier était, comme vous l’avez vu, une de ces femmes que la nécessité avait contrainte pendant sa jeunesse de servir au soulagement de l’incontinence du public libertin et qui, à l’exemple de tant d’autres, jouait alors incognito le rôle d’honnête femme, à l’aide d’une rente viagère qu’elle s’était assurée de l’épargne de ses premiers travaux.

Cependant, l’affliction qui me dévorait fit place aux réflexions. L’avenir me fit peur. Je m’en ouvris à mon amie, je lui confiai l’état de mes finances et ce que j’envisageais d’affreux dans ma situation. Elle avait un esprit solide et affermi par l’expérience.
- Que vous êtes peu sage, me dit-elle un matin, de vous inquiéter aussi vivement d’un avenir qui n’est pas plus certain pour les plus riches que pour les plus pauvres, et qui doit vous paraître moins critique qu’à un autre ! Est-ce qu’avec du mérite, une taille, une mine comme celle que vous portez là, une fille est jamais embarrassée, pour peu qu’elle y joigne de prudence et de conduite ? Non, mademoiselle, ne vous inquiétez point : je vous trouverai ce qu’il vous faut, peut-être même un bon mari, car il me paraît que votre manie est de vouloir tâter du sacrement. Hélas, ma pauvre enfant ! Vous ne connaissez guère la juste valeur de ce que vous désirez là. Enfin, laissez-moi faire : une femme de quarante ans, qui a l’expérience d’une de cinquante, sait ce qui convient à une fille comme vous. Je vous servirai de mère, ajouta-t-elle, et de chaperon pour paraître dans le monde. Dès aujourd’hui, je vous présenterai à mon oncle B*** qui doit venir me voir. C’est un riche financier, un honnête homme, qui vous trouvera bientôt un bon parti.

Je sautai au cou de la Bois-Laurier que je remerciai de tout mon cœur, et j’avoue de bonne foi que le ton d’assurance avec lequel elle me parlait me persuada que ma fortune était certaine.

Qu’une fille sans expérience, avec beaucoup d’amour-propre, est sotte ! Les leçons de l’abbé T*** m’avaient bien dessillé les yeux sur le rôle que nous devons jouer ici-bas eu égard à Dieu et aux lois des hommes, mais je n’avais aucune espèce de connaissance de l’usage du monde. Tout ce que je voyais, ce qu’on me disait, me paraissait rempli de la probité que j’avais trouvée dans Madame C*** et dans l’abbé T***, et je croyais le seul Dirrag un méchant homme. Pauvre innocente ! Que je me trompais grossièrement !

Le financier B*** arriva chez Madame Bois-Laurier vers les cinq heures du soir. On employa sans doute les premiers quarts d’heure de cette visite à tout autre chose qu’à s’entretenir de moi. La nièce était trop fine pour ne pas mette l’oncle dans un état de tranquillité qui ne lui laissât rien à redouter de l’effet de mes charmes, qu’elle disait être dangereux. La besogne fut longue. Vers les sept heures, je fus présentée à Monsieur B***, à qui je fis en entrant une profonde révérence, sans qu’il daignât se lever. Il me fit asseoir cependant sur une chaise à côté d’un fauteuil dans lequel il était à demi couché, poussant un gros ventre en avant, qui n’était couvert que de sa chemise, et il me reçut avec l’air et les manières de la plupart des gens de son état. Tout m’en parut néanmoins admirable, jusqu’aux louanges qu’il donna à la fermeté de ma cuisse, sur laquelle il appuya brutalement sa main en serrant de toute sa force, au point de me faire jeter un cri.
- Ma nièce m’a parlé de vous, me dit-il sans faire attention à la douleur qu’il m’avait causée. Comment, diable ? Vous avez des yeux, des dents, une cuisse dure ! Oh ! nous ferons quelque chose de vous. Dès demain, je vous fais dîner avec un de mes confrères qui a de l’or plein cette chambre. Je connais son humeur, il sera d’abord amoureux. Ménagez-le, je vous réponds que c’est un bon vivant dont vous serez contente. Adieu, mes chers enfants, ajouta-t-il en se levant et boutonnant sa veste, embrassez-moi toutes deux et me regardez comme votre père. Toi, ma nièce, envoie dire à ma petite maison qu’on nous y prépare à dîner.

Aussitôt que notre financier fut sorti, Madame Bois-Laurier me témoigna combien elle était chapée qu’il m’eût trouvée de son goût.
- C’est un homme sans façon, me dit-elle, un cœur excellent et un ami essentiel. Laissez-moi faire, j’ai pris pour vous une sincère amitié. Suivez seulement mes conseils : surtout, ne faisons pas la bégueule, et je vous réponds de votre fortune.

Je soupai avec mon nouveau mentor qui sonda adroitement quelle était ma façon de penser et la conduite que j’avais tenue jusqu’alors.

Son épanchement de cœur pour moi excita le mien. Je jasai plus que je ne voulais. On fut d’abord alarmé d’apprendre que je n’avais jamais eu d’amant, mais on se rassura dès qu’on fut persuadé, par les réponses qu’on m’arracha finement, que je connaissais la valeur des plaisirs de l’amour et que j’en avais tiré un honnête parti. La Bois-Laurier me baisa, me caressa, elle fit tout ce qu’elle put pour m’engager à coucher avec elle. Je la remerciai et je rentrai chez moi, l’esprit très occupé de la bonne fortune qui m’attendait.

Utilité des bidets

Les Parisiennes sont vives et caressantes. Dès le lendemain matin, mon obligeante voisine vint me proposer de me friser, de me servir de femme de chambre, de faire ma toilette. Mais le deuil de ma mère m’empêcha d’accepter ses offres, et je restai dans mon petit bonnet de nuit. La curieuse Bois-Laurier me fit mille polissonneries, et parcourut tous mes charmes des yeux et de la main en me donnant une chemise qu’elle voulut me passer elle-même.
- Mais, coquine ! me dit-elle par réflexion, je crois que tu prends ta chemise sans avoir fait la toilette à ton minon ! Où est donc ton bidet ?
- Je ne sais, en vérité, ce que vous voulez me dire avec votre bidet. Comment ! dit-elle, point de bidet ? Garde-toi bien de te vanter d’avoir manqué d’un meuble qui est aussi nécessaire à une fille du bon air que sa propre chemise. Pour aujourd’hui, je veux bien te prêter le mien, mais demain, sans plus tarder, songe à l’emplette d’un bidet.

Celui de la Bois-Laurier fut donc apporté. Elle me campa dessus, et malgré tout ce que je pus dire et faire, cette femme officieuse, tout en riant comme une folle, lava elle-même abondamment ce qu’elle nommait mon minon. L’eau de lavande ne lui fut pas épargnée. Que je soupçonnais peu la fête qui lui était préparée et le motif de cet exact lavabo !

Thérèse est conduite par la Bois-Laurier dans une petite maison où elle échappe d’être violée par un financier

Vers le midi, un honnête fiacre nous conduisit à la petite maison de Monsieur B*** où il nous attendait avec Monsieur R***, son confrère et son ami. Celui-ci était un homme de trente-huit à quarante ans, d’une figure assez passable, richement habillé, affectant de montrer tour à tour ses bagues, ses tabatières, ses étuis, jouant l’homme d’importance. Il daigna néanmoins s’approcher de moi et, me prenant par les mains en me considérant attentivement face à face :
- Elle est parbleu jolie ! s’écria-t-il, d’honneur elle est charmante et je veux en faire ma petite femme.
- Oh ! monsieur, vous me faites bien de l’honneur, répliquai-je, et si…
- Non, non, reprit-il, ne vous embarrassez de rien, j’arrangerai tout cela de façon que vous serez contente.

On annonça qu’on avait servi, on se mit à table. La Bois-Laurier, qui connaissait le jargon, les propos usités dans ces sortes de repas, y fut charmante. Elle eut beau m’agacer, j’étais totalement déplacée, je ne disais mot, ou, si je parlais, c’était dans des termes qui parurent si maussades aux deux financiers que la première vivacité de R*** se perdit : il me regardait avec de grands yeux qui annonçaient l’idée qu’il concevait de mon esprit. On ne paraît ordinairement en avoir qu’avec les personnes qui pensent et qui agissent comme nous. Cependant, quelques verres de vin de Champagne réparèrent bientôt, dans l’imagination de R***, les torts que la stérilité de ma conversation y avaient faits.

Il devint plus pressant et moi plus docile. Son air d’aisance m’en imposa. Ses mains larronnesses voltigeaient un peu partout, et la crainte de manquer à des égards que je croyais d’usage m’empêchait d’oser lui en imposer sérieusement. Je me croyais d’autant plus autorisée à laisser aller les choses leur train que je voyais sur un sofa, à l’autre bout de la salle, Monsieur B*** parcourant encore un peu plus cavalièrement les appas de madame sa nièce. Enfin, je me défendis si mal des petites entreprises de R*** qu’il ne douta pas de réussir, s’il en tenait de plus sérieuses. Il me proposa de passer sur un lit de repos qui faisait face au sofa.
- Je le veux bien, monsieur, lui dis-je bonnement, je pense que nous serons mieux et je crains que vous ne vous fatiguiez trop dans la situation où vous êtes là, à mes genoux (il venait en effet de s’y mettre).

Aussitôt, il se lève et me porte sur le petit lit.

Dans ce mouvement, je m’aperçus que Monsieur B*** et sa nièce sortaient de l’appartement. Je voulus me relever pour les suivre, mais l’entreprenant R***, me disant en quatre mots qu’il m’aimait à la folie et qu’il voulait faire ma fortune, avait troussé d’une main ma chemise jusqu’à la ceinture et, de l’autre, sortait de sa culotte un membre roide et nerveux. Son genou était passé entre mes cuisses qu’il ouvrait le plus qu’il lui était possible, et il se disposait à assouvir sa brutalité lorsque, portant les yeux sur le monstre dont j’étais menacée, je reconnus qu’il avait à peu près le même physionomie que le goupillon dont le père Dirrag se servait pour chasser l’esprit immonde du corps de ses pénitentes. Je me souvins, en ce moment, de tout le danger que Monsieur l’abbé T*** m’avait fait envisager dans la nature de l’opération dont j’étais menacée. Ma docilité se changea sur-le-champ en fureur ; je saisis le redoutable R*** à la cravate et, le bras tendu, je le tins dans une posture qui le mit hors d’état de prendre celle qu’il s’efforçait de gagner. Alors, tenant la vue fixée, de peur et de surprise, sur la tête de l’ennemi dont je craignais l’enfilure, j’appelai de toutes mes forces à mon secours Madame Bois-Laurier qui, de moitié ou non des projets de R***, ne put se dispenser d’accourir et de blâmer son procédé. Furieuse de l’affront que je venais de recevoir de la part de R***, j’étais au moment de lui arracher les yeux, je lui reprochais sa témérité dans les termes les plus vifs. B*** avait joint la Bois-Laurier. Tous deux ensemble ne retenaient qu’avec peine les efforts que je faisais pour leur échapper et tomber sur R***, lorsque celui-ci, après avoir remis tranquillement le meuble critique dans son gîte, rompit tout à coup le silence par un éclat de rire désordonné.
- Parbleu, la petite provinciale ! dit-il en affectant le mauvais plaisant, convenez que je vous ai fait grand peur. Vous avez cru sérieusement que je voulais ?… Oh ! la singulière chose qu’une fille de province qui n’a pas le soupçon des usages du beau monde ! Imagine-toi, mon cher B***, continua-t-il, que j’ai couché mademoiselle sur le lit, j’ai levé ses jupes, je lui ai montré mon… La petite bégueule ne s’est-elle pas imaginé qu’il y avait quelque chose d’irrégulier dans ce procédé ? Elle fait du lutin, vous êtes venus. Voilà toute l’histoire qui met cette belle enfant dans les convulsions que vous voyez. N’y a-t-il pas là de quoi mourir de rire ? ajouta-t-il en redoublant ses éclats. Mais, la Bois-Laurier ! reprit-il tout à coup avec un grand sérieux, je vous prie de ne plus me mettre avec de pareilles sottes, je ne suis point fait pour être maître d’école ni professeur de civilité, et vous ferez fort bien d’apprendre à vivre à mademoiselle avant de la présenter en compagnie de gens comme B*** et moi.

Les bras, je vous l’avoue, m’étaient tombés pendant cette singulière harangue. J’écoutais R*** la bouche béante, je le regardais avec des yeux hébétés, et je ne disais mot.

B*** disparut avec R*** sans que, pour ainsi dire, je m’en aperçusse, et je restai comme une stupide entre les bras de la Bois-Laurier, qui marmottait aussi entre ses dents certains petits mots qui visaient à me faire entendre que je ne laissais pas d’avoir quelque tort. Nous montâmes dans notre fiacre et nous retournâmes chez nous.

Je ne résistai pas longtemps à l’agitation de mes sens. En arrivant, je versai un torrent de larmes. Ma chaste compagne, qui n’était pas tranquille sur les idées qui me resteraient de mon aventure, ne me quittait point. Elle chercha à me persuader que les hommes étaient toujours curieux de sonder jusqu’à quel point une fille qu’ils ont en vue d’épouser connaît les plaisirs de l’amour. La conclusion de ce beau raisonnement fut que la prudence aurait dû m’engager à affecter plus d’ignorance, et qu’elle voyait avec chagrin que ma vivacité m’avait peut-être fait manquer ma fortune. Je lui répondis avec feu que je n’étais pas assez peu instruite pour ignorer ce que l’indigne R*** voulait faire de moi. J’ajoutai assez sèchement que la plus haute fortune ne me tenterait jamais à ce prix-là. Emportée par mon agitation, je lui contai ensuite ce que j’avais vu du père Dirrag et de Mademoiselle Éradice, les leçons que j’avais reçues à ce sujet de Monsieur l’abbé T*** et de Madame C***. Enfin, de propos en propos, la rusée Bois-Laurier sut tirer de moi toute mon histoire. Ce détail la fit changer de ton : si je lui avais paru peu instruite des manières, des usages du monde, elle ne fut pas peu surprise de mes lumières dans la morale, la métaphysique et la religion.

La Bois-Laurier a le cœur excellent.
- Que je suis enchantée, me dit-elle en m’embrassant étroitement, de connaître une fille telle que toi ! Tu viens de me dessiller les yeux sur des mystères qui faisaient tout le malheur de ma vie. Les réflexions que je ne cessais de faire sur ma conduite passée en troublaient le repos. Qui est-ce qui devait plus appréhender que moi les châtiments dont on nous menace pour des crimes que tu m’as démontré être involontaires ? Le commencement de ma vie a été un tissu d’horreurs. Mais, quoiqu’il en coûte à mon amour-propre, je te dois confidence pour confidence, leçon pour leçon. Écoute donc, ma chère Thérèse, le récit de mes aventures, en t’instruisant des caprices des hommes, qu’il est bon que tu connaisses pour contribuer aussi à te confirmer qu’en effet le vice et la vertu dépendent du tempérament et de l’éducation.

Et tout de suite cette femme commença ainsi son histoire.

Voir en ligne : Une libertine de profession encore pucelle (8)

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS d’après le roman érotique de Jean-Baptiste de Boyer Marquis d’Argens, Thérèse philosophe ou Mémoires pour servir à l’histoire du père Dirrag et de mademoiselle Éradice, publié à Londres en 1782-1783.



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