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L’École du libertinage

Torcher le cul des petites filles

Les 120 journées de Sodome (11e journée)



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Mots-clés :

Le Marquis de Sade, Les 120 journées de Sodome, ou l’École du libertinage, Éd. Club des bibliophiles, Paris, 1904.


XV — Onzième journée

On se leva fort tard, et supprimant absolument pour ce jour-là toutes les cérémonies d’usage, on se mit à table en sortant du lit. Le café, servi par Giton, Hyacinthe, Augustine et Fanny, fut assez tranquille. Cependant Durcet voulut absolument faire péter Augustine, et le duc le mettre en bouche à Fanny. Or, comme du désir à l’effet il n’y avait jamais qu’un pas avec de telles têtes, on se satisfit. Heureusement qu’Augustine était préparée ; elle en fit près d’une douzaine dans la bouche du petit financier, qui faillirent presque le faire bander. Pour Curval et l’évêque, ils s’en tinrent à manier les fesses des deux petits garçons, et on passa au salon d’histoire.

« "Regarde donc, me dit un jour la petite Eugénie, qui commençait à se familiariser avec nous, et que six mois de bordel n’avaient rendue que plus jolie, regarde, Duclos, me dit-elle en se troussant, comme Mme Fournier veut que j’aie le cul toute la journée. Et en disant cela, elle me fit voir un placard de merde d’un pouce d’épaisseur, dont son joli petit trou de cul était entièrement couvert. — Et que veut-elle que tu fasses de cela ? lui dis-je. — C’est pour un vieux monsieur qui vient ce soir, dit-elle, et qui veut me trouver de la merde au cul. — Eh bien, dis-je, il sera content, car il est impossible d’en avoir davantage." Et elle me dit qu’après avoir chié, la Fournier l’avait barbouillée à dessein. Curieuse de voir cette scène, dès qu’on appela cette jolie petite créature, je volai au trou. C’était un moine, mais un de ceux qu’on appelle des gros bonnets ; il était de l’ordre des Cîteaux, gros, grand, vigoureux et approchant de la soixantaine. Il caresse l’enfant, la baise sur la bouche, et lui ayant demandé si elle est bien propre, il la trousse pour vérifier lui-même un état constant de netteté qu’Eugénie lui assurait, quoiqu’elle sût bien le contraire, mais on lui avait dit de parler ainsi. "Comment, petite coquine ! lui dit le moine en voyant l’état des choses ; comment, vous osez me dire que vous êtes propre avec un cul de cette saleté-là ? Il faut qu’il y ait plus de quinze jours que vous n’ayez torché votre cul. Voyez un peu la peine que ça me donne ; car enfin, je veux le voir propre, et il faudra donc d’après cela que ce soit moi qui en prenne le soin". Et en disant cela, il avait appuyé la jeune fille contre un lit et s’était placé à genoux, en bas des fesses, en les écartant de ses deux mains. On dirait d’abord qu’il ne fait qu’observer la situation ; il en paraît surpris ; peu à peu il s’y apprivoise, sa langue approche, elle en détache des morceaux, ses sens s’enflamment, son vit dresse, le nez, la bouche, la langue, tout semble travailler à la fois, son extase paraît si délicieuse qu’à peine lui reste-t-il le pouvoir de parler ; le foutre monte à la fin : il saisit son vit, le branle et achève en déchargeant de nettoyer si complètement cet anus, qu’il ne semblait seulement plus qu’il eût pu être sale un instant. Mais le libertin n’en restait pas là, et cette voluptueuse manie n’était pour lui qu’un préliminaire. Il se relève, baise encore la petite fille, lui expose un gros vilain cul sale qu’il lui ordonne de secouer et de socratiser ; l’opération le fait rebander, il se rempare du cul de ma compagne, l’accable de nouveaux baisers, et comme ce qu’il fit après n’est ni de mon ressort, ni placé dans ces narrations préliminaires, vous trouverez bon que je remette à Mme Martaine à vous parler des déportements d’un scélérat qu’elle n’a que trop connu et que, pour éviter même toutes questions de votre part, messieurs, auxquelles il ne me serait pas permis, par vos lois mêmes, de satisfaire, je passe à un autre détail. »

« Qu’un mot, Duclos, dit le duc. Je parlerai à mots couverts : ainsi tes réponses n’enfreindront point nos lois. Le moine l’avait-il gros et était-ce la première fois qu’Eugénie... — Oui, monseigneur, c’était la première fois, et le moine l’avait presque aussi gros que vous. — Ah, foutre ! dit Durcet, la bonne scène, et comme j’aurais voulu voir cela ! »

« Peut-être eussiez-vous eu la même curiosité, dit Duclos en se reprenant, pour le personnage qui me passa quelques jours après par les mains. Munie d’un vase contenant huit où dix étrons pris de toute part et dont il eût été bien fâché de connaître les auteurs, il fallait que, de mes mains, je le frottasse tout entier de cette pommade odoriférante. Rien ne fut épargné, pas même le visage, et quand j’en fus au vit que je branlais en même temps, l’infâme cochon, qui se regardait ainsi avec complaisance dans une glace, me laissa dans la main les preuves de sa triste virilité.

« Enfin nous y voilà, messieurs, enfin l’hommage va se rendre au véritable temple. On m’avait fait dire de me tenir prête ; je me réservais depuis des jours. C’était un commandeur de Malte qui, pour pareille opération, voyait tous les matins une fille nouvelle ; c’était chez lui que se passait la scène. "Les belles fesses, me dit-il en embrassant mon derrière ; mais mon enfant, continua-t-il, ce n’est pas tout que d’avoir un beau cul, il faut encore que ce beau cul-là chie. En avez-vous envie ? — À tel point que je m’en meurs, monsieur, lui répondis-je. — Ah, parbleu ! c’est délicieux, dit le commandeur ; c’est ce qu’on appelle servir son monde à souhait ; mais voudrez-vous bien chier, ma petite, dans le pot de chambre que je vais vous présenter ? — Ma foi, monsieur, lui répondis-je, je chierais partout, de l’envie que j’en ai, et même dans votre bouche... — Ah ! dans ma bouche ! elle est délicieuse ! Eh bien, c’est précisément là le seul vase que j’aie à vous offrir. — Eh bien ! donnez, monsieur, donnez bien vite, répondis-je, car je n’en puis plus." Il se place, je monte à califourchon sur lui ; en opérant, je le branle ; il soutient mes hanches de ses mains et reçoit, mais en le rendant morceau par morceau, tout ce que je lui dépose dans le bec. Cependant il s’extasie ; à peine mon poignet put-il suffire à faire jaillir les flots de semence qu’il perd ; je branle, j’achève de chier, notre homme s’extasie, et je le quitte enchanté de moi, à ce qu’il eut au moins la complaisance de faire dire à la Fournier en lui en redemandant une autre pour le lendemain.

« Celui qui suivit, avec à peu près les mêmes épisodes, y joignait celui de garder plus longtemps les morceaux dans sa bouche. Il les réduisait en fluide, s’en rinçait longtemps la bouche et ne les rendait qu’en eau.

« Un cinquième avait une fantaisie plus bizarre encore, s’il est possible. Il voulait trouver quatre étrons sans une seule goutte d’urine dans le pot d’une chaise percée. On l’enfermait seul dans la chambre où était ce trésor : jamais il ne prenait de fille avec lui, et il fallait avoir le plus grand soin que tout fût bien clos, qu’il ne pût être ni vu ni aperçu d’aucun côté. Alors il agissait : mais de vous dire comment est ce qu’il m’est impossible de faire, car jamais personne ne l’a vu. Tout ce qu’on sait c’est que lorsqu’on retournait dans la chambre après lui, on trouvait le pot très vide et extrêmement propre : mais ce qu’il faisait des quatre étrons, je crois que le diable lui-même aurait de la peine à vous le dire. Il avait la facilité de les jeter dans des lieux, mais peut-être en faisait-il autre chose. Ce qui semble faire croire qu’il n’en faisait point cette autre chose que vous pourriez supposer, c’est qu’il laissait à la Fournier le soin de lui fournir les quatre étrons sans jamais s’informer de qui ils venaient et sans jamais faire sur eux la moindre recommandation. Un jour, pour voir si ce que nous allions lui dire l’alarmerait, alarme qui aurait pu nous donner quelque lumière sur le sort des étrons, nous lui dîmes que ceux qu’on lui avait donnés ce jour-là étaient de plusieurs personnes malsaines et attaquées par la vérole. Il en rit avec nous sans s’en fâcher, ce qu’il est pourtant vraisemblable qu’il eût fait s’il eût employé ces étrons à autre chose qu’à les jeter. Lorsque nous avons voulu quelquefois pousser plus loin nos questions, il nous a fait taire et nous n’en avons jamais su davantage.

« C’est tout ce que j’ai à vous dire pour ce soir, dit Duclos, en attendant que j’entre demain dans un nouvel ordre de choses, au moins relativement à mon existence ; car pour ce qui touche ce goût charmant que vous idolâtrez, il me reste encore au moins deux ou trois jours, messieurs, à avoir l’honneur de vous en entretenir. »

Les opinions se partagèrent sur le sort des étrons de l’homme dont on venait de parler, et tout en en raisonnant on en fit faire quelques-uns ; et le duc, qui voulait que tout le monde vît le goût qu’il prenait pour la Duclos, fit voir à toute la société la manière libertine dont il s’amusait avec elle, et l’aisance, l’adresse, la promptitude accompagnée des plus jolis propos, dont elle avait l’art de le satisfaire. Le souper et les orgies furent assez tranquilles, et comme il n’y eut aucun événement de conséquence jusqu’à la soirée d’ensuite, c’est par les récits dont la Duclos l’égaya que nous allons commencer l’histoire de la douzième journée.

Voir en ligne : 12e journée :
- Le plus beau cul du monde

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS d’après le roman érotique du Marquis de Sade, Les 120 journées de Sodome, ou l’École du libertinage, Éd. Club des bibliophiles, Paris, 1904.



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