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Récit érotique

Trash-TV

Télé sexuelle – Télé poubelle

par Myriam Brunot

Myriam Brunot, « Trash-TV », Récit érotique, Paris, mars 2016.


Trash-TV

Face à une cinquantaine de spectateurs prêts à applaudir sur commande, l’animatrice vante les charmes de Trash-TV dont elle rappelle le slogan : « Télé sexuelle – Télé poubelle ». Ses gros seins s’agitent librement sous un chemisier à paillettes largement décolleté, sa mini-jupe d’un bleu électrique, fendue sur les côtés, découvre les trois quarts de ses grosses cuisses et elle colle ses lèvres à son micro comme à un sexe en pleine érection jubilatoire.

- Bonsoir à toutes et à tous sur Trash-TV, votre télé poubelle préférée. C’est la télé qui recycle les fantasmes sexuels les plus sordides, les secrets le plus inavouables, les expériences les plus honteuses, et qui les transforme en bons gros chèques de 1000 euros, [applaudissements] de 2000 euros, [les applaudissements redoublent] de 10000 euros, [applaudissements et cris]. Mais attention, 10000 euros, c’est seulement pour un viol ! Qu’est-ce que vous croyez les agneaux !

- Chers amis et ami-e-s qui découvrez cette émission, sachez que vous ne pourrez plus vous en passer ! Parlez-en autour de vous ! Plus il y aura d’audience, et plus les chèques seront gros.

- Moi, c’est Christine, ancienne pute de trottoir, mais toujours pute dans l’âme, si tant est que j’en ai une, et 100 % putain sur le plateau de Trash-TV, votre télé poubelle préférée ! Avant de montrer mes seins devant les caméras [elle se les tripote], j’en ai sucé des bites ! Des grosses, des petites, des dures, des molles, des qui puent ! Mes poulettes, je pourrais vous donner des leçons ! J’en ai léché des trous du cul. Oui mes bécassines, des trous du cul bien gras, c’est ça la putasserie ! J’en ai vidé des paires de couilles, dans ma chatte et dans mon cul !

- Bon, maintenant que vous me connaissez, je vous demande d’applaudir Myriam et Rébecca, qui vont nous raconter sans la moindre honte leurs aventures sexuelles les plus trash. Vous voterez sur le hashtag #TrashTV pour désigner le récit le plus sordide. La gagnante touchera 1000 euros ou plus, ça dépendra de vos votes, et l’autre emportera un gode Blutooth synchronisé avec TrashMusic, qui la fera jouir aux rythmes endiablés de votre radio trash préférée.

- Trash-TV, c’est la télé à regarder d’une seule main. Celle qui tient le smartphone, pas l’autre ! Encore que certaines font un usage très particulier de leur smartphones mais Trash-TV décline toute responsabilité en cas d’accident survenu au téléphone ou au vagin !

- Applaudissons Myriam et Rébecca !

Entrée sur scène de deux femmes élégantes. Applaudissements nourris. Bises bruyantes.

- Qui es-tu Rébecca ? Nos spectateurs sont impatients de te connaître !
- Je suis ingénieure en matériaux souples…
- Ah, tu fabriques des capotes ?

Rires gras dans la salle. Rébecca rit aussi, surprise de cette intervention.

- Non ! Je n’aime pas les capotes. D’ailleurs, je n’en ai pas besoin.
- Dois-je comprendre que tu es… ?
- Euh, oui !
- Très bien Rébecca, mais tu es quand même un peu bi j’espère ? Sinon, les hommes ne vont pas voter pour toi !
- Ben, non, moi les hommes…

Protestations dans la salle.

- Tu as tort ! Moi je ne me sens vraiment femme que quand une bonne grosse bite bien dure me fouille le bénitier.

Applaudissements.

- Rébecca va nous raconter pourquoi elle n’aime pas les hommes, mais avant d’écouter son récit, nous allons faire connaissance avec Myriam. Myriam, tu es mignonne comme tout ! Avec les seins nus sous ton chemisier transparent ! Les miens aussi d’ailleurs. Est-ce que tu t’es déjà fait violer ?

- Euh... non !
- C’est dommage pour toi ! Tu aurais pu gagner 10000 euros, et nous à Trash-TV, on aime bien les viols ! N’est-ce pas mes canards ?

Applaudissements, des femmes comme des hommes.

- Parfait, la salle est prête à tout entendre ! Rébecca, tu nous racontes ta baise la plus trash ?

Rébecca, un peu intimidée, commence son récit.

J’ai intégré une école d’ingénieurs il y a six ans. Mon anniversaire tombait exactement le jour de la « nuit d’intégration », c’est-à-dire du traditionnel bizutage. Les « anciens », celles et ceux de la promotion précédente, ont décidé de fêter dignement mon anniversaire, au champagne. Nous avons mangé des pizzas, vidés quelques bouteilles au son d’une musique infernale, puis nous avons chanté des chansons paillardes. Nous étions quatre filles dans une promotion d’une trentaine. Ils ont décidé d’élire la « petite nouvelle » la plus sexy. Chacune de nous quatre a dû rouler des patins longs et baveux à chacun des mecs qui en profitaient pour nous tâter les seins, et même aussi aux « anciennes ». Je m’y attendais et je n’avais pas mis de soutien-gorge. Sans surprise puisque c’était mon anniversaire, c’est moi qu’ils ont élue. Ça nous avait donné soif à tous, et nous avons vidé d’autres bouteilles.

C’est alors qu’une « ancienne » a annoncé solennellement « Que la fête commence ! Pour Rébecca, hip-hip hourra ! » Elle m’a installée sur un fauteuil bas et m’a bandé les yeux. Alors les mecs se sont mis à pisser sur moi, dans mon cou, dans mes cheveux, dans ma figure. L’urine me piquait les yeux à travers le bandeau. Ils visaient ma bouche, le décolleté de mon chemisier. Le tissu collait à mes seins, ça n’en finissait pas. Une fois vidés de tout leur champagne, ils m’ont forcée à les sucer, et j’ai bien avalé cinq ou six giclées. Après chacune d’elle, on me faisait boire encore du champagne. J’en ai été dégoûtée pendant plusieurs années.

Les « anciennes » m’ont ôté le bandeau et m’ont déshabillée. Ils ont alors chanté « Elle est des nô-ô-tres, elle suce comme les au-au-tres ! Pour Rébecca la pute, hip-hip-hip hourra ! » Rébecca la pute, ça promettait ! Les trois autres « nouvelles » étaient étalées par terre, saoules, à peu près nues, et les mecs en profitaient pour les enfiler à tour de rôle. Les « anciennes », nues elles aussi, avaient fait attention à ne pas trop boire, ce qui leur permettait de choisir avec qui elles allaient baiser.

Applaudissements.

- Magnifique ton histoire, tout à fait comme on les aime à Trash-TV ! Et ensuite, comment as-tu vécu ce baptême ? Tu as certainement beaucoup souffert ! Raconte-nous ça !
- Chaque fois que je voyais un élève de l’école, je me demandais s’il m’avait pissé dessus et s’il m’avait fait avaler son sperme. J’ai ressenti un grand dégoût pour tous les mecs.
- C’est pour ça que tu préfères les femmes ?
- Oui, voir un homme bander me donne la nausée.
- Rébecca, on est tristes pour toi que tu n’aimes pas les queues bien raides qui s’enfoncent dans ta chatte visqueuse. Applaudissons très fort ton courage de nous avoir raconté cette expérience, tout à fait répugnante — n’est-ce pas les pucelles qui nous regardez de toutes leurs oreilles ! — devant une bonne centaine de spectateurs et surtout, devant des milliers de téléspectateurs qui vont voter pour te faire attribuer, peut-être, un gros chèque !

Nouveaux applaudissements.

- Myriam, à toi de nous dire si tu aimes les hommes.
- Et bien pas vraiment. Sauf les très jeunes. Ceux qui ne savent pas très bien quoi faire de leur zigounette.
- Raconte-nous ! Plus c’est scandaleux et plus on aime à Trash-TV, la télé poubelle qui monte, qui monte comme la sève en l’homme au printemps.
- Mon récit, je le garantis authentique…
- J’espère bien ! L’authenticité trash, c’est une clause du contrat !

C’est un souvenir de vacances que j’ai passées avec ma cousine Sonia. Sa mère recevait des hommes, quatre ou cinq par jour, et nous laissait, Sonia et moi, faire toutes les sottises, notamment sexuelles, qui nous passaient par la tête. Elle se réjouissait de nous voir faire la sieste, toutes les deux toutes nues.

Sonia avait 17 ans et moi 15. Elle était fière de ses petits seins coniques qu’elle massait longuement chaque jour — je suivais son exemple —, de leurs aréoles qui bourgeonnaient et du duvet soyeux qui tapissait son bas-ventre et ses aisselles. Elle prenait un malin plaisir, pervers si l’on veut, à se montrer nue à un petit voisin de 13 ans qui s’ennuyait lui aussi dans cette bourgade où il n’y avait rien à faire. Julien était en pleine crise d’adolescence. J’ai imité Sonia. Devant Julien, nous n’hésitions pas à nous caresser et à coller nos lèvres en longs baisers sensuels. Nous nous amusions ouvertement à le voir bander sous son maillot qu’il n’osait pas retirer.

Sonia qui dirigeait tout a pris l’initiative d’inviter Julien à s’allonger avec nous. « Aller, tout nu ! Le soleil veut voir ton zizi ! » Julien était tout rouge, muet d’émotion. Sonia lui a retiré son maillot et l’a installé entre nous deux. Il s’est alors senti autorisé à tout faire ! Il s’est mis à nous caresser fiévreusement les seins, le ventre, les cuisses. Lui si timide quelques minutes auparavant, glissait sur nous ses mains malhabiles. Il tentait de fouiller nos chattes. Sonia riait, ce qui encourageait Julien et, en même temps, elle lui écartait la main. « Julien, rien n’est gratuit sur Terre ! Si tu joues avec nos fesses, nous, on jouera avec les tiennes ! D’accord ? »

Sans trop se demander à quoi il s’engageait, Julien a continué son exploration manuelle de nos corps. Sonia s’est emparée de sa quéquette dotée d’un petit gland rose qui pointait son méat à travers le prépuce. Elle l’a maniée, puis sucée. Il a joui. Elle a tout avalé avec un grand sourire qui a réjoui Julien. Nous avons continué à nous caresser à trois. Je n’étais pas en reste car Julien avait fouillé ma chatte d’une main impatiente et délicieusement maladroite. Sonia a décidé « Ça suffit pour aujourd’hui ! Demain, c’est toi qui nous léchera ! »

Le lendemain, Julien était allongé sur le gazon bien frais, tout juste tondu. Sonia, accroupie, lui offrait sa chatte à lécher. « Sors bien ta langue ! » Elle frottait vivement sa fente dont les petites lèvres émergeaient et son entrefesse sur la langue consciencieuse pendant que je le branlais. J’ai encore en mémoire le buste redressé de Sonia et ses seins qui valsaient en cadence. Au moment où Julien jouissait, Sonia lui a pissé dru dans la figure. Julien s’étranglait de recevoir dans la gorge un jet sifflant d’urine jaune, longtemps macérée dans la vessie de Sonia. Cette vicieuse avait préparé son coup. « Ça t’a plu ? » Julien n’avait pas fini d’expulser en toussant l’urine de ses bronches. « Baiser, c’est meilleur quand c’est bien sale. » Une leçon de Vie pour le jeune Julien, qui n’a pas été la dernière.

Applaudissements. L’animatrice intervient.

- Superbe récit ! Julien a bénéficié d’une initiation de première qualité ! Nous avons tous des souvenirs de vacances un peu crades, tu nous les fais ressurgir du plus profond de notre inconscient, mais les tiens ont une fraîcheur… c’est comme si une odeur de sperme adolescent se répandait dans la salle ! [Applaudissements pour cette envolée lyrique] Et ensuite ?

- Ça s’est mal passé ! Sonia est tombée enceinte, forcément de Julien, car elle n’avait rencontré aucun autre homme ou garçon. De jeunes paysans pleins d’envie nous avaient aperçus, tous les trois nus, sur la pelouse, et l’ont bien sûr raconté. Julien était en fait le fils du curé et non pas son neveu, mais tout le monde le savait. Son père a payé avec le denier du culte l’avortement de Sonia, et il a préféré étouffer l’affaire. Il a envoyé Julien dans un collège religieux très dur où, étant le plus jeune, il a servi de « chèvre » [ricanements dans la salle] aux autres élèves et aux professeurs. Cela se passait dans une pièce sans fenêtre, éclairée vaguement par des cierges et qu’on nommait le « Purgatoire ». Ses cris traversaient les portes. Il a fini par se suicider !

- Merci Myriam, ton récit est super-trash. À Trash-TV, on adore le sang, et pas seulement celui des règles [rires gras]. Le mois dernier, on a eu le récit d’une femme qui avait châtré son mec ! Même pas mariés ! Mariés, on aurait mieux compris. Elle lui avait carrément coupé les couilles ! Avec le couteau électrique à découper les poulets ! [Frémissements d’horreur dans la salle]. Mais Sonia, qu’est-elle devenue ?

- Elle est entrée au service personnel de Désiré Suss-Khonin, le grand patron d’une chaîne d’hôtels où les hommes d’affaires trouvent des chambres avec filles. Mais il s’en est lassé et l’a envoyée, à titre de pot de vin pour obtenir un contrat profitable, à un émir en Arabie Saoudite qui l’a excisée en grande pompe avant de l’intégrer à son harem.
- Tu as des détails sur la cérémonie de l’excision ?
- Oui, mais c’est trop affreux ! Il m’est impossible de donner les détails.
- Myriam, tu sais bien que tout se dit sur Trash-TV ! Nous sommes toutes prêtes au pire, et n’oublie pas le gros chèque que tu vas peut-être emporter !
- L’excision cannibale… [1] [Myriam se met à pleurer. Toute la salle est émue. Myriam s’effondre sur une chaise, proche de l’évanouissement].
- Sur Trash-TV, on aime le sang, mais on respecte les émotions et la douleur. Laissons Myriam retrouver ses esprits. Vous toutes et tous qui nous écoutez, vous qui branlez vos chattes et vos zigounettes — mais pas dans cette salle bien sûr, car c’est formellement interdit et nos caméras de « sécurité » vous surveillent ! — vous allez voter pour décider qui de nos deux charmantes candidates va toucher le gros chèque et qui le gode Bluetooth…

- C’est tout pour ce soir !

J’éteins le poste, et je vais me coucher. Je les laisse débattre, voter, applaudir, minauder, se congratuler. Quelle émission répugnante, elle devrait être interdite ! Mais des millions de personnes la suivent pour s’offusquer de la noirceur humaine en se disant « ce n’est pas moi qui ferait ça ! » et raconter le lendemain à voix basse et horrifiée les saletés qui y ont été dites ! Triste époque ! Il n’y a rien à espérer de la Nature Humaine.

Notes

[1Sur l’excision cannibale, voir mon récit L’enseignement mène à tout, repris dans mon recueil Mes Folies, disponible sur GoogleDrive



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