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Passion sexuelle et folie érotique

Troubles à la suite du coït

Les Troubles physiologiques (Chapitre VIII)



Mots-clés :

Docteur Gastyano, Passion sexuelle et folie érotique, New-Editions, Paris, 1929.


VIII
TROUBLES À LÀ SUITE DU COÏT

La suractivité physique et morale qui accompagne l’éréthisme génésique s’accompagne quelquefois d’actes de violence. C’est ce qu’on nomme l’ivresse érotique. Chez quelques individus, la dépression consécutive s’accompagne d’une véritable antipathie sexuelle qui peut être assez intense pour se manifester par des violences (Feré).

L’excitation générale qui accompagne l’acte sexuel peut provoquer un grand nombre de troubles nerveux.

Le coït peut provoquer l’épilepsie. Sauvage cite une personne chez laquelle il était constamment suivi d’un accès. Zimmerman a connu un homme qui avait un accès chaque fois qu’il s’était livré à l’onanisme. Moriac cite un chien qui était atteint d’épilepsie chaque fois qu’il s’accouplait.

La folie peut être la conséquence des premiers rapports sexuels, surtout chez les jeunes femmes prédisposées. Le docteur Feré (l’Instinct sexuel) dit « que l’éréthisme général qui accompagne les excitations peut déterminer un très grand nombre d’accidents liés aux conditions physiques du complexus : tremblements local ou général, crampes, grincement de dents, toux, éternuements, borborygmes, éructations, émission de gaz intestinaux. »

Brantôme avait ouï parler d’une grande dame « que, quand on lui fesait cela, elle se compissait à bon escient ».

Mac Gilliendy cite une femme qui vidait sa vessie chaque fois que son mari l’approchait.

Les anciens auteurs ont signalé le danger du coït pendant le travail de la digestion : chez certains individus, le coït après le repas, provoque un épuisement des activités gastriques et tous les phénomènes de l’indigestion.

« L’organe génital, dit Feré, est suivi d’une diminution brusque de la tension artérielle qui peut amener la syncope et la mort subite. »

Hutchinson cite un malade qui, à la suite du coït, éprouvait une sensation effroyablement douloureuse derrière la tête, se sentait menacé de mort et restait quelques minutes inconscient.
On observe des cas de paralysie momentanée, chez certains individus, après le coït. Chez les hystériques, ces cas ne sont pas rares.

Chez certains tempéraments névrosés, les phénomènes d’épuisement ne se bornent pas aux fonctions motrices ; on peut les observer dans le domaine de l’intelligence et du sentiment, comme toutes les conditions de fatigue. Après la satisfaction du besoin, certains individus éprouvent pour leur partenaire un sentiment contraire, leur sympathie fait momentanément place à un sentiment qui peut varier du dégoût jusqu’à la haine.

Voir en ligne : chapitre IX : L’Éducation préventive

P.-S.

Texte établi par Nathalie Quirion et EROS-THANATOS, d’après l’ouvrage sur l’érotisme du Docteur Gastyano, Passion sexuelle et folie érotique, New-Editions, Paris, 1929.



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