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Par le Fouet et par les Verges

Un cul de toute beauté à lécher avec amour

Le Secret de Miss Sticker (Chapitre II)



Auteur :

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Tap-Tap (Alphonse Momas), Par le fouet et par les verges : Le Secret de Miss Sticker, Liseux, Paris, 1907. (187 p. ; 21 cm).


CHAPITRE II

Les plans les mieux combinés sont souvent ceux qui réussissent le moins bien. La charmante petite Reine se proposait de faire pincer ses deux compagnes Eva et Alexandra, en détournant la vigilance de Lisbeth ; les circonstances ne favorisèrent pas son subit accès de méchanceté.

Sitôt ses élèves installées à leurs pupitres, miss Grégor debout près de la porte, de façon à empêcher toute oreille indiscrète de saisir son discours, leur dit :
- Miss, cette division se trouve en état de suspicion. Depuis hier je remarque qu’une surveillance toute particulière s’exerce autour de nous. Le danger qui menace plane aussi bien sur ma tête que sur la vôtre. Je vous recommande donc la plus scrupuleuse tranquillité, la plus parfaite tenue, surtout si on m’éloigne de l’étude pour une cause ou l’autre. Soyez‑en certaines, si vous vous livrez à ce moment‑là à la plus légère incartade, il y aura des yeux pour voir, et ces yeux assisteront ensuite à votre châtiment. Vous devez comprendre ce que je veux dire. Sagesse et méfiance, saisissez‑moi bien, Eva, Alexandra, et vous aussi, Reine. Au travail. Quand l’orage s’éloignera, je serai la première à donner le signal de la fête.

Dans cet assemblée de fillettes, ce fut miracle que pas un vivat ne s’élevât. Le silence régnait, chacune s’appliquait à ses devoirs.

L’imminence de la classe, la somnolence non encore bien dissipée depuis le lever, empêchaient les élèves de penser aux distractions. L’après‑midi seulement, en approchant du goûter, les esprits s’ouvraient aux folichonneries. Miss Sticker l’avait bien pensé, et ce fut ce moment qu’elle choisit pour attirer miss Grégor hors de son étude.

Guettant son départ derrière une porte, elle était prête à survenir comme une bombe au milieu de la division. Mais le speech de la sous‑maîtresse avait porté. Aucune élève ne bronchait. Reine dépitée vit entrer la directrice, sans que rien ne clochât dans l’attitude d’Alexandra, d’Eva, ou de toute autre.

Troublée à la pensée de s’être trop avancée, elle demeura la tête plongée sur ses cahiers, se sentant peu à peu envahir par une peur atroce. Si miss Sticker allait la traiter de menteuse et la condamner à la correction sollicitée pour ses compagnes ?

La directrice, en silence, passait devant chaque rangée de pupitres, étudiait la tenue des élèves, ne s’arrêtant devant aucune ; l’aspect aussi sévère, aussi rigide que dans le passé, revenue devant la porte, elle commanda de se lever et de rester debout, tandis qu’elle circulerait de nouveau dans les rangs.

Elle s’arrêta devant deux élèves, qu’elle examina plus minutieusement, depuis la coiffure jusqu’à la robe, aux bottines, et Alexandra se trouvant une des deux, elle lui dit :
- Vous aussi, miss, vous avez adopté un genre spécial de coiffure ; vous avez sans doute voulu faire opposition aux frisons de miss Reine, vous représentez bien ainsi une madone, et je vous adresse mes compliments. Je pense que les qualités de l’âme sont à la hauteur de l’image. Vous ne devez nourrir que de pieuses idées et de sages desseins. Allons, c’est très bien. Vous grandissez beaucoup, ma chère enfant, il faudra diminuer le raccourcissement de vos jupes. Dites‑moi, n’étiez‑vous pas la voisine de miss Reine, il y a quelques jours ?
- En effet, Miss Sticker, j’ai changé pendant son absence.
- Très bien, très bien, voyons votre cahier.
- Voilà, Miss.

La directrice s’assit au bureau d’Alexandra ; toutes les élèves restaient debout sous le poids de l’inquiétude. Elle lut quelques lignes du devoir, se tourna brusquement, et reprit :
- On dirait que vous avez peur !
- Je crains toujours de vous mécontenter, vous et mes maîtresses.
- Ce sentiment vous honore. Miss Reine, venez par ici. Placez‑vous à côté de Miss Alexandra. Tiens, tiens, auriez‑vous peur, vous aussi ?
- Oh non, miss Sticker, pourquoi aurais‑je peur ?
- Vous êtes de même taille ; mettez‑vous l’une en face de l’autre, et regardez‑vous.

Elles obéirent ; Reine regarda dans les yeux d’Alexandra, mais les yeux de celle‑ci papillonnaient et ne fixaient pas.
- Pourquoi ne regardez‑vous pas miss Reine ? interrogea miss Sticker.
- Je la regarde.
- Je veux que vous la fixiez dans les yeux, vous m’entendez.
- Mais…
- C’est bon, ça suffit. Cela n’est pas dans votre caractère, je le regrette. Approchez, Reine. Pourquoi miss Alexandra a‑t‑elle quitté la place voisine de la vôtre ?
- Je l’ignore ; cela n’a pas d’importance.
- Vous le supposez, et ce n’est pas mon avis. Alexandra a quitté votre voisinage parce qu’elle était jalouse de votre genre de coiffure, de votre travail, et qu’elle se réjouissait de votre punition.
- Oh ! miss Sticker ! s’écria Alexandra.
- Je n’aime pas ces arrière‑pensées. Je vous préviens, miss, que si on a inauguré dans la maison un système plus large d’éducation, je conserverai l’oeil sur cette division et me montrerai implacable pour celle que je surprendrai en faute. Je consens bien à pactiser avec les licences du jour, j’exige qu’elles préservent vos jeunes esprits des tentations bêtes. Vous me comprendrez en réfléchissant. Retournez à votre place Reine. J’ai des présomptions sur le mal qui règne ici, vous avez été châtiée, d’autres le seront.

En ce moment, miss Grégor rentra dans l’étude, et vit avec surprise ses élèves debout, miss Sticker assise au pupitre d’Alexandra.
- Miss Grégor, dit la directrice en se dressant, je sais bien des choses, retenez‑le bien, rien ne m’échappe de ce qu’il me plaît de connaître, je vous engage à ne pas oublier que vous avez la charge morale du monde que je vous confie. Ceci est un premier avertissement.

Miss Grégor changea de couleur, et répondit :
- J’agis pour le mieux, miss Sticker, et je ne pense pas mériter des reproches.
- Il y a commencement à tout. Vous êtes avisée.

Miss Sticker partit, irritée au fond d’avoir manqué l’occasion que Reine lui signalait comme si sûre, et aussi de ne pas avoir osé sévir contre Alexandra, dont l’embarras manifesté accusait le mauvais cas.

Une peur subite suspendit sa sévérité, celle de démasquer sans le vouloir la dénonciation de Reine, et elle s’en prit à miss Grégor. Aussi, dès qu’on eut entendu son pas s’éloigner, la sous-maîtresse dit à demi‑voix :
- Vous le voyez, mes chères petites, le danger est sur vous et sur moi. Observez‑vous.

Reine avait bien compris que la directrice visait à embarrasser Alexandra, pour parvenir à prendre une revanche. Elle la seconda de tout son pouvoir. Réinstallée à sa place, elle parut s’absorber dans ses devoirs et se dégager de ce qui se passait tout autour. Miss Grégor vint s’asseoir à son côté, et lui dit, mais de façon à être entendue :
- Travaillez avec ardeur et persévérance, Reine, et oubliez pour quelque temps ce que vous savez, on ne vous épargnerait pas.

Ces paroles retentirent dans son coeur, elle devina que leurs relations se trouvaient compromises, elle posa son porte‑plume, et murmura :
- Oh ! miss, miss !

Elles échangèrent un long regard, et miss Grégor se sauva à sa table‑bureau, pour ne pas être tentée de donner le fâcheux exemple.

La sagesse, la sagesse ! Allait‑elle la semer ? Reine se le demandait, et souriait en pensant à miss Sticker, à Mme Clary ! Elle avait là de l’aliment pour ses besoins de luxure. Malheureusement, le soir, lorsqu’elle se disposait à se rendre à sa répétition, Mme Clary l’arrêta à la porte du réfectoire, et l’attirant dans un coin, lui dit :
- Ma petite chérie, renvoyons à cinq jours les leçons supplémentaires. La date que je te fixe t’en explique la raison.
- Vous avez vos affaires ?
- Veux‑tu bien vite te taire ! Si on t’entendait ! Bonsoir.

Reine se coucha, espérant la venue de miss Sticker ; elle en fut pour son attente.

Des jours s’écoulèrent, une surveillance implacable pesait sur la maison, rendant impossible non seulement les folies entre élèves, mais aussi les écarts avec les maîtresses.

Les leçons supplémentaires de Mme Clary, par ordre de miss Sticker, se donnèrent dans une salle de travail et à plusieurs fillettes à la fois.

À son tour, Reine eut ses époques ; un voile sembla s’étendre sur cette fougue qui la fit débaucher à droite et à gauche. Ses sens s’assoupissaient‑ils, ou bien l’idée lancinante de la visite de miss Sticker la hantait‑elle ? Miss Grégor effrayée ne lui proposait plus rien.

Un jour, dans une récréation, le vent lui ayant emporté une cravate à travers les allées du jardin, elle s’élança après pour la rattraper. Soudain elle s’arrêta ; derrière un bosquet, à quelques pas, elle apercevait un étrange mouvement de jupes. Elle se glissa sans bruit sous un buisson qui bordait le bosquet, et reconnut une grande assise sur une table rustique, toute retroussée, avec Alexandra, la tête entre ses cuisses, lui faisant minettes.

Elle ressentit l’effet d’une secousse électrique. Quoi, tandis quelle se privait de ses plaisirs, cette compagne, qui lui devait sa science du bien et du mal, se faufilait, et s’adressait aux grandes ! Elle ne pouvait douter. L’entente se révélait, et déjà ancienne.

La grande écartait les cuisses, se couchait sur les reins, pesait des mains sur la tête d’Alexandra, et murmurait :
- Encore un petit peu, je sens que ça vient, précipite, précipite.

Alexandra, retenue par force, embrassait, léchait, mais répondait :
- Tu es trop longue, j’ai promis à Gio et à Ellen, elles attendent leur tour.

Leur tour ! Reine prit ses précautions pour bien se dissimuler. La grande, enragée, frottait avec violence la tête d’Alexandra contre son ventre et sur son clitoris, s’en branlait ; elle sursauta et dit :
- Ah, ah, ah, ça y est, petite cochonne, ce n’est pas ta faute, tu te marchandes trop, et tu veux trop en voir, ah, ah, ta langue, ta langue, ça va venir, je jouis, ah la la !

Elle serra des cuisses dans deux ou trois battements, se souleva, essuya son conin au visage d’Alexandra, et descendit de la table. C’était une très jolie fille ; elle se rajusta et se retira, tandis que sa suceuse réparait sa coiffure, légèrement dérangée dans les exercices auxquels elle venait de se livrer.

Une autre grande, une blonde assez forte, et effrontée, aux yeux hardis, accourrait et grimpait sur le table, relevant ses jupes, ouvrant son pantalon, présentant son conin, garni d’un minet très fourni, une blonde châtain qui dit :
- Vite, vite, vas‑y, Gio ne passera qu’après.
- Tu es toujours pressée, Ellen, et ton chat est le plus beau.
- Lèche, lèche, ne parle pas.

Un entrecuisse de toute beauté s’étalait sous les yeux d’Alexandra, et aussi de Reine tapie dans son buisson. Alexandra recommença ses minettes, Ellen la souffleta de ses cuisses, jetées autour de son cou, et commanda :
- Chatouille‑moi le petit trou du derrière avec ton doigt, cela marchera plus vite.

Alexandra obéit, et la décharge en effet se produisit instantanément ; puis, comme l’autre, Ellen sauta à bas de la table, et en se sauvant dit :
- À une autre fois, petite cochonne.

Une blonde dorée, fine, élancée, aux yeux de pervenche, apparut, toute souriante, échela sur la table, et, suivant le programme, se troussa, ouvrit son pantalon, tendit son conin.
- Branle‑moi d’abord, demanda‑t‑elle.
- Oh ! oui, Gio, répondit Alexandra.
- Doucement, doucement, je suis venue la dernière pour que tu me serves bien.
- Oui, oui, je lécherai aussi ton derrière.
- Tiens, oui, tout de suite, tu me branleras en même temps par‑dessous.

Gio se tourna sur les genoux ; Alexandra lui repoussa les jupes sur le dos, lui exhiba le cul hors du pantalon, nouvel astre bien blanc et appétissant, lui darda la langue dans la fente, et, les doigts écartant les cuisses, saisit le clitoris, en murmurant :
- Ma Gio chérie, tu sais bien que tu es ma préférée, ne jouis pas trop vite.
- Si, si, je veux jouir vite, je ne veux pas qu’on nous surprenne.
- N’es‑tu pas venue la dernière pour que je te serve bien ?
- Parle moins, cochonne, et travaille davantage de la langue et du doigt.

Reine ne vivait plus dans sa cachette ; tous ses instincts de luxure se ravivaient, et elle prenait en grippe Alexandra. Quoi, elle se faisait la gougnotte de toutes ces jolies miss, auxquelles elle n’osait pas s’adresser ! Oh, elle ne resterait pas inactive, elle les lui disputerait ! Il lui fallait connaître tous ces dessous de jupes, il fallait qu’elle aspirât ces conins, qu’elle se délectât de ces fesses un peu plus accentuées que chez ses compagnes ; miss Grégor, Mme Clary ne lui suffisaient plus : le succès d’Alexandra l’horripilait, depuis trop longtemps on l’oubliait, on l’abandonnait, et elle‑même devenait trop indifférente ! Et d’abord, elle parlerait à miss Grégor.

Elle réfléchissait encore que Gio et Alexandra étaient déjà reparties. Elle entendit la cloche qui rappelait pour l’étude. Elle s’élança pour rejoindre ses compagnes, et aperçut miss Grégor inquiète qui la cherchait des yeux.
- Où étiez‑vous ? demanda‑t‑elle.
- Je courais après ma cravate que le vent avait emportée, et je me suis laissée tomber.
- En effet, vous êtes couverte de poussière.
- Je vous prierai de m’accorder l’autorisation d’aller me nettoyer dans ma chambre.
- Allez‑y, et revenez vite.
- À moins que vous ne vouliez venir me retrouver, murmura Reine.

Miss Grégor ne put s’empêcher de tressaillir, et répondit tout bas.
- Quelle imprudence !
- On est trop prudent pour quelques‑unes qui ne le sont pas du tout.
- Que dites‑vous là, Reine ?
- Je vous parlerai dans ma chambre, si vous venez.

La tentation était trop forte ! A peine Reine mettait‑elle les pieds dans sa chambre, que miss Grégor y pénétrait sur ses talons.
- Ah ! enfin, s’écria la fillette, donne vite tes trésors, que je te fasse jouir, on parlera après.
- Nous n’aurons pas le temps.

Reine, déjà accroupie devant miss Grégor, glissait la tête sous ses jupes, dans son pantalon, découvrait les cuisses, le con, envoyait des coups de langue enragés, avalait le clitoris entre ses lèvres, et une infinie jouissance la gagnait, où tout son être s’exaltait, où il lui semblait atteindre la béatitude céleste dans l’extase qui engourdissait ses membres. Oh ! non, jamais elle ne renoncerait à de pareilles félicités. Par le Fouet et par les Verges, elle était prête à tout supporter pour infiltrer son vice à tout ce qui vivait entre les murs de l’institution de mis Sticker.
- Ça y est, ça y est, murmura miss Grégor sous la fougue des caresses qui poursuivaient ses parties sexuelles, oh, oh, tu es l’ange adoré, tu es toujours la plus chérie !
- Quand pourrons‑nous tout, tout recommencer ? répondit Reine.
- Ah, assez, ah, ah, mignonne, sois raisonnable, il nous faut retourner à l’étude.
- Oui, oui, sauve‑toi, chère maîtresse, je ne serai pas longue, et je te parlerai là‑bas.

La disparition de miss Grégor et de Reine provoqua subitement les instincts pervers dans l’étude livrée à elle‑même.
- Le danger n’existe donc plus, remarqua Eva ; miss Grégor est allée avec Reine ! Veux‑tu que nous recommencions, Alexandra ?
- Non, répondit sèchement celle‑ci, j’ai trop peur.
- Fi de cette cochonne, qui fait sa chipie !
- Je ne la fais pas du tout, mais le danger n’a pas disparu ! Croyez‑moi, travaillez ; miss Sticker peut survenir, et elle m’en veut à moi particulièrement.
- Ne sois pas sotte, Alexandra, regarde, mon minet a fleuri depuis la dernière fois.
- Tu m’ennuies, Eva.
- Laisse‑la donc tranquille, intervint May, on peut vous surprendre, et ce ne sera pas amusant pour nous toutes.
- Ah ! si Reine était là, elle n’hésiterait pas.
- Oui, mais elle est avec miss Grégor, qui a un chat encore plus fourni que le tien.
- Tu ne sais pas ce que tu dis, May, viens voir le mien.
- Moi je ne marche pas au jeu.
- Tu préfères que Reine te lèche le cul ! Alexandra te le lécherait bien.
- Mêle toi de tes affaires, riposta Alexandra.
- Allons, ma petite May, répartit Eva sans s’arrêter à l’apostrophe d’Alexandra, veux‑tu que je vienne te montrer mon minet ?
- Reste donc à ta place.
- Je me fiche de la punition ! Tu le reluquais de l’oeil lorsque je le présentais à la langue de Reine.
- Veux‑tu te taire, s’impatienta May.

Eva s’était approchée d’elle, les jupes retroussées, étalait son chat sous ses yeux, en disant :
- Vois, j’ai les poils noirs, je t’assure qu’ils sont fins comme de la soie, touche, pour t’en rendre compte.
- Non, je ne veux pas.
- Écoute, fais un bécot dessus, et je te le rendrai à ton derrière ! Tu sais que tu aimes bien ça.
- Eva, tu es insupportable !

May regardait cependant avec attention les poils de son amie ; elle les regardait même avec un certain plaisir ; Eva tendit le ventre en avant dans un mouvement ravissant de polissonnerie, May ne résista plus, envoya la main, palpa, et dit :
- Un bécot, soit, puis tu t’en iras, je te tiens quitte pour mon derrière. J’aurais trop peur.

Elle se pencha et baisa le minet. Eva voulut lui retenir le visage sur le conin, elle la repoussa, se dégagea, et toute rouge, s’écria :
- Non, non, moi, je ne suis pas pour faire ces caresses.
- Zut ! répliqua Eva regagnant sa place.

Elle s’était à peine installée que miss Grégor rentrait, et disait :
- Il y a moins de danger ; observez néanmoins encore de la prudence.
- Je pensais bien qu’on pouvait ne pas se gêner, murmura Eva.

Peu après, Reine revint, et May lui jeta un coup d’oeil en dessous, qui la fit se baisser et lui souffler :
- Oui, je te le lécherai bientôt, ton joli petit cul !

Miss Grégor exultait ; elle avait retrouvé sa petite gougnotte ; dans sa fièvre, elle allait et venait par l’étude ; un moment où elle sortit sur le vestibule, Eva se retourna et dit à Reine :
- Tu me le feras, dis, Alexandra ne veut plus.
- Alors, je suis un pis‑aller !
- Oh ! non, tu sais bien qu’il n’y a que toi de vraiment amoureuse.
- On verra ! Je n’aime pas qu’on me lâche.
- Tu ne pensais pas ainsi l’autre fois.
- J’ai changé d’avis.

Miss Grégor reparut ; personne ne parut avoir bronché, et la journée se passa sans plus d’incidents. La sous‑maîtresse et sa gougnotte, comprenant le danger de courir d’une chambre à l’autre, s’étaient mises d’accord pour ne pas encore se visiter la nuit.

Dans son cour, Reine jalousait Alexandra de ses succès auprès des grandes, déjà puissant pour la satisfaction de ses passions, étudiait de quelle manière elle arriverait à la supplanter.

L’air de Madone qu’elle adoptait, et qu’elle outrait maintenant sous une profonde hypocrisie, exerçait son charme sur ces natures nébuleuses qui s’y viciaient l’imagination. Reine savait de son côté que son genre tout opposé réussissait tout aussi bien dès qu’elle voulait s’en donner la peine ; elle n’avait donc qu’à reprendre ses allures franches de perversité pour attirer les désirs, elle résolut de marcher de nouveau de l’avant, malgré le fouet et les verges, et, ayant rencontré Ellen dans un couloir, elle n’hésita pas à attaquer. Un coup d’oeil, un sourire, et la proposition :
- Je te ferai minettes, quand tu voudras.
- Toi, Reine !… On te prétendait sage comme une sainte.
- Comme une sainte qui cache son jeu ; moi mon air dit que je ne demande pas mieux que de faire de la cochonnerie partout et avec toutes !
- Certes que je te demande tes minettes. Ta gentille frimousse vous chatouille déjà rien que par les yeux. Pendant la récréation, faufile‑toi dans la salle d’études, il n’y a que là que nous serons tranquilles.
- J’y serai, mais à une condition, tu ne te le feras plus faire par Alexandra.
- Elle t’a raconté qu’elle me suçait !
- Je sais tout ce qu’elle fait.
- Oh ! la saloperie ! Je préviendrai les autres, on lui fichera une fessée, et tu nous bicheras toutes.

Déjà elle triomphait ! On l’eût décorée pour une belle action qu’elle n’aurait pas été plus fière ! A ces quelques mots, elle devinait que ses cochonneries avaient transpiré, qu’on l’appréciait, et qu’elle réussirait avec les grandes comme avec ses compagnes.

Elle ne rencontra aucune difficulté à s’introduire dans la salle d’études, lieu de son rendez-vous. Ellen l’y attendait.
- Que tu es adorable, petite, de demander à me le faire, dit‑elle tout de suite. Tiens, vois, j’ai quitté mon pantalon, pour mieux sentir ta figure sur mes cuisses. Oh ce petit air de démon tentateur que tu as ! Tu as bien raison de faire comprendre qu’on peut te rechercher ! Puis tu es plus belle, plus entrante qu’Alexandra. Dis, comment me trouves‑tu ?
- Oh ! tu as des cuisses magnifiques, et aussi un cul de toute beauté, que je te lécherai avec amour ! Tu vas voir comme j’aime la cochonnerie.
- Laisse‑moi m’asseoir que je te juge mieux à l’ouvre.
- Non, debout pour commencer. Je tiens à bien te voir, ça m’excite, parce qu’en te voyant, j’aime de toucher, de sentir et de lancer ma langue dans toutes les directions.
- Oh ! la délicieuse friponne, tu n’es pas comme Alexandra qui fourre ses coups de langue on ne sait pas pourquoi ! Oh, la, la, que tu es habile, déjà tout me tremble !

Reine, à deux genoux, entre les cuisses d’Ellen, tenant ses jupes bien retroussées, lui plaquait les mains sur les fesses, en chatouillait la fente de ses doigts, attirant lentement le clitoris sur ses lèvres, envoyant la langue au colin. Ellen se tortillait, bombait le ventre pour favoriser les minettes, développait le cul pour répondre au pelotage, se débraillait de plus en plus pour retenir Reine dans ses parties sexuelles.
- Là, là, dit celle‑ci, tu commences à mouiller, donne ton cul.
- Ce que tu nous rends folles, en appelant les choses par leur nom !
- Oh ! quel cul de délices ! Qu’il épais et gros ! Tu es aussi forte qu’une femme !
- En as‑tu vu ?
- Oui, et j’en ai aimé.
- Oh ! la jolie coquine ! Ici ? Oh ! je parie que c’est Clary ou Grégor !
- Ne remue pas. Laisse bien courir ma langue.

Là, là, elle te tapote le petit trou, quoi qu’il soit bien profond ; arrondis les reins que j’admire encore ta pleine lune. Ah ! nous allons revenir au devant.

Les caresses sérieuses se multiplièrent ! Reine s’y livrait de toute son âme. Un autre divin instrument vibrait sous ses suçons, et elle s’émouvait à l’ampleur de ces cuisses blanches et grasses de jeune fille, ne ménageant aucun de ses secrets, offrant le conin frétillant de plaisir, le clitoris grossissant, gonflant sous le minet, pour devenir sensible aux lèvres qui le poursuivaient. Ellen se laissa aller sur une chaise, les jambes en l’air, sur les épaules de sa suceuse, qui se frotta en chatte contre l’entrecuisse sous lequel apparaissaient les fortes rotondités des cuisses.

Reine happait, léchait, suçait, sans négliger le pelotage, et bientôt Ellen jouissait, disant :
- Quelles délices ! quelles délices ! Oh ! Mary me l’avait bien assuré que tu savais caresser !
- Mary !
- Oui, et elle voudrait que vous redeveniez amies, pour recommencer.
- Jamais plus avec elle.
- Ah, ah, ma petite Reine, je jouis encore, on le fera souvent, n’est‑ce pas ? nous trouverons des endroits pour nous réunir sans qu’on s’en doute.
- Au bosquet d’Alexandra, si tu veux.
- Elle s’y tient tout le temps ; ne la gênons pas, si nous tenons à jouir ensemble.
- Il est curieux qu’on ne la surprenne pas.
- Elle sait s’arranger.

Reine pensa que si jamais elle revoyait en tête à tête miss Sticker, sa compagne n’y retournerait plus souvent ; mais la directrice ne se montrait pas, même dans les salles d’études.

Cependant, tous les bonheurs survenant à la fois, Reine, en se couchant, vit, épinglé à son traversin, une page de livre ; elle se dépêcha de lire, et s’arrêta vers le milieu, à cette phrase :

« Les vierges doivent toujours être prêtes pour le jour où l’époux les rejoindra : ce jour n’est peut‑être pas proche, mais il est peut‑être aussi à la veille de luire. »

Les mots « à la veille », étaient soulignés ; elle comprit. Le lendemain, l’époux, miss Sticker en l’occurrence, viendrait.

Voir en ligne : Le Secret de Miss Sticker (Chapitre III)

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS.COM d’après le roman érotique de Tap-Tap (Alphonse Momas), Par le fouet et par les verges : Le Secret de Miss Sticker, Liseux, Paris, 1907. (187 p. ; 21 cm).



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