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Confession priapale

Une moisson de sperme féminin

Roman érotique (Chapitre I)



Auteur :

Le Nismois (Alphonse Momas), Confession priapale, G. Lebaucher, Libraire-éditeur, Montréal, 1899.


CHAPITRE I

Dès ma première enfance, j’eus des frétillements pour toutes les petites filles qui passèrent à côté de mon maître.

Je dois dire qu’il ne perdit aucune occasion de montrer que j’étais son plus cher bijou. Il écouta religieusement tous mes précoces désirs.

Bien des fois, caché derrière une haie, ou même dans une cave, voire dans un grenier, il m’exhiba en présence de jeunes culs qui ne demandaient pas mieux que de se laisser frotter du bout de mon panache.

Ce fut une belle période, pas trop agitée, je l’avouerai, qui se termina brusquement.

L’internat dans un lycée nous réclamait : hélas, nous y observâmes une sagesse exemplaire.

Mon maître méritait l’auréole d’un saint lorsqu’il fit sa première communion.

De cette époque, je ne me rappelle que mes longues somnolences.

Existais-je ? Je ne le sais, mais rien ne troublait ma morte quiétude.

Soudain, des chatouillements inconnus me grattèrent au dedans, je redressai la tête, adieu le sommeil, il se dissipa par enchantement.

Tout à fait éveillé, je me rendis compte de mon importance, et ma vraie vie commença. Des années s’étaient écoulées, pendant lesquelles je ne sortis du pantalon de mon maître que pour rejeter l’urine qui l’incommodait.

Enfin, je vivais !

Notre excessive réserve prit fin, un beau soir à la cuisine, où Julien (c’était le nom de mon maître), saisit tout à coup par la taille Mariette, la cuisinière, et l’embrassa sur la nuque.

Cette taille ainsi pressée me produisit l’effet d’un coup de foudre.

Je m’allongeai démesurément dans la culotte, et quand mon maître l’embrassa, je faillis briser tous les boutons qui s’opposaient à mon impérieux désir de bondir en avant.

Mariette était une belle fille de vingt ans, endiablée créature, experte non seulement dans l’art de confectionner ses ragoûts, mais aussi très ferrée sur tous les chapitres de l’amour.

Elle reçut bravement le baiser, se retourna dans l’intention de se fâcher, de rabrouer le jeune audacieux, et il arriva que ses lèvres rencontrèrent celles de mon maître.

Oh la coquine ! Elle les mordit, et Julien daignant comprendre les excellents conseils que suggéraient entre ses cuisses mes entrechats, attrapa les doigts de la perfide et me les expédia.

Ce que je fis le superbe, vous vous en doutez, jeunes mâles qui courrez après les fillettes, et leur retroussez les atours !

Mariette s’apprivoisa, me palpa, me caressa gentiment, rendit ses caresses à mon maître, et lui dit :
- Quittez vite ma cuisine, Monsieur Julien, il ne faut pas que vos parents nous surprennent, je vous attendrai cette nuit dans ma chambre.

Cette douce promesse ne me satisfit qu’à demi.

Des doigts de Mariette, je comptais bien glisser, séance tenante, sous ses jupons je respirais déjà la femme, de toute la force de mon gland.

Elle me gratifia d’une dernière tape amicale, et ajouta :
- À bientôt, mauvais sujet.

Man maître enragé essaya de lui rendre sa politesse, en envoyant la main sous ses atours afin de peloter les fesses et le conin, elle pirouetta sur elle-même avec mille grâces (les femmes qu’on désire sont toujours gracieuses), et esquiva la visite.
- Non, non, s’écria-t-elle, pas de bêtises, ne compromettons rien, ayez de la patience.

Une maîtresse créature que Mariette !

La soumission s’imposait.

Si le temps me parut long, point n’est besoin de le démontrer !

En tapinois, sur les onze heures du soir, Julien pénétra dans la chambre de la belle.

Dormait-elle, à l’abri de ses yeux fermés !

Nous nous en inquiétâmes fort peu.

La moitié du buste reposait hors des draps, découvrant une des plus jolies paires de tétons que puisse rêver un collégien émancipé.

La porte refermée, mon maître, pas du tout un imbécile, s’approcha de ces nénés tentateurs, les embrassa, et vit alors s’ouvrir les yeux de la soi-disant endormie.

Que faites-vous là, Monsieur Julien, demanda-t-elle ?
- Je baise tes tétés.
- Et vos mains dans mes cuisses !
- Caressent ton minet.
- Il y a de quoi garnir un manchon.
- Montre-moi la couleur qu’ils ont.
- Fourrez-y le nez, vous le saurez.
- Ce n’est pas le nez que j’y fourrerai, mais bibi.
- Bibi !

Bibi, c’était moi ! Mon maître me donna ce jour-là ce nom d’amitié, et me le conserva pour les grandes occasions.

Il se déshabilla en moins d’une minute, et se coula dans le lit de Mariette.

Pour la première fois, j’approchai d’un ventre féminin.

L’impression fut des plus agréables.

Je perdis mon pucelage, et, je le dirai à ma louange, j’eus tous les honneurs de la fête.

Pas de faribolages qui auraient retardé mon action.

Dans toute la personne de mon maître, aucun rival, à l’exception des mains, ne disputa mon plaisir ! Celles-ci pelotèrent ferme et facilitèrent ma besogne.

J’enfourchai gaillardement un con tout bouillant, et qui s’ouvrît largement pour me recevoir.

J’entrai et sortis en coq de cette fournaise.

Entre deux assauts, j’examinai les poils et le cul.

L’examen me plut beaucoup, et je montrai à ma gentille compagne que je savais me comporter en gentleman.

Mon maître me laissa la bride au cou, il ne se repentit pas de ma vaillance.

Je répandis des flots de sperme à inonder les matelas et la paillasse ; on ne se sépara qu’au bon matin.

Entré dans ce premier ventre de femme, je n’aspirai qu’à y retourner.

Je n’eus pas à me plaindre de ce début. La belle Mariette, satisfaite de mon service, ne perdit aucune occasion de me témoigner tout son contentement.

Dès que le plus petit isolement se produisait autour de nous, elle fourrait la main dans la culotte de Julien, me prenait dans ses doigts, me sortait hors de ma cachette, et me caressait, en disant :
- Comment va mon gentil mignon ? Sera-t-il bien dur cette nuit ? il ne se fatiguera pas de sa Mariette ! veux-il que je l’embrasse bien tendrement ?

Et en joignant l’action à la parole, elle approchait les lèvres de mon gland.

Une savante sucée, trop rapide hélas, pour éviter d’être pincés terminait le discours. Cette sucée exaltait mon orgueil. La nuit, nous ne songions qu’au con, et on ne se régalait pas des morceaux sucrés de la grande oie.

Les lèvres m’abandonnaient après trois ou quatre lippées, je me gonflais, devenais magnifique, tant et si bien que sur les supplications de mon maître, la charmante enfant se décidait à se retrousser une seconde par devant, et à me serrer le temps d’échanger un baiser, entre ses cuisses brûlantes.

Oh, quelle toison et quelles cuisses !

Certes, depuis j’en ai bien contemplées, et des fines, et des aristocrates, et des fortes et des maigres, et des grasses et des fluettes, et des plébéiennes, et des blanches, et des brunies, aucune ne me semblèrent jamais renfermer tant de promesses !

J’aimais à baisoter les poils, à me reposer sur la chair douce et satinée du ventre, à aspirer les plis avant-coureurs de la mystérieuse grotte où m’attendait une ample moisson de sperme féminin ! J’aimais à m’égarer sous les jambes, à apercevoir les promontoires inexplorés des fesses ! Je poussais la hardiesse jusqu’à saluer le trou du cul, mais je n’allais pas plus loin !

Le soir, dans le lit, lorsque je me livrais à de savantes investigations, avec la ferme espérance de découvrir de nouvelles régions voluptueuses, mon maître se hâtait de me rappeler à l’ordre, en me dirigeant dare dare sur le con, et je m’y engloutissais, tout affamé de sensualités.

Puis, mes ébats accomplis, les deux amants discouraient de cochonneries. Mariette achevait l’éducation de Julien, lui apprenait les mots qui me désignaient et dont il ne connaissait encore qu’une faible partie, elle nomenclaturait ceux du con, mes ardeurs se ravivaient, nos joyeux et interminables trémoussements reprenaient, en jouissant sans se lasser.

Nous abusâmes de ces bonnes choses.

La santé de mon maître s’altéra, ses parents s’en émurent, un médecin fut mandé.

Son œil expérimenté ne s’égara pas sur la cause de nos fatigues.

On nous surveilla, on nous surprit, et on flanqua Mariette à la porte.

Ah, nous ressentîmes un chagrin si grand que nous boudâmes plusieurs jours.

Impossible de retrouver la pauvre fille !

Je crois qu’on l’expédia à son village, avec une forte somme, qu’elle s’y maria, et… qu’elle nous oublia.

Ainsi va la vie !

Voir en ligne : Chapitre II : Différence entre le con d’une putain et celui d’une honnête femme

P.-S.

Texte établi par Nathalie Quirion et EROS-THANATOS d’après le roman érotique de Le Nismois (Alphonse Momas), Confession priapale, G. Lebaucher, Libraire-éditeur, Montréal [Paris], 1899.



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