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Éveline

Vider les couilles de mon bien-aimé

Aventures et intrigues d’une jeune Miss du grand monde (I)



Mots-clés :

Éveline. Aventures et Intrigues d’une jeune Miss du grand monde, traduit de l’anglais Evelina, Chez tous les Marchands de Nouveautés, Paris, 1907.


Éveline

CHAPITRE PREMIER
Mes parents — Mon éducation — Mes premières amours — Trahison de mon amoureux

Je suis la fille unique de Lord S. G., lieutenant général dans l’armée britannique et fus de bonne heure placée dans une pension renommée près de Portman square, où je devins bientôt un modèle accompli dans tous les arts et les études de mon âge. La danse, le dessin, la harpe, le piano, le luth m’étaient aussi familiers que les langues française, allemande et italienne. À seize ans, toutes les finesses de ces langues m’étaient connues, et j’avais fait une étude si constante de Milton, Shakespeare, Dryden, Pope, Voltaire, Racine, Molière, Corneille, Arioste, Casso Cafieri et autres auteurs célèbres français, anglais et italiens, que je pouvais citer leurs plus beaux passages aussi facilement que je pouvais nommer les constellations du ciel et les régions de toute la Terre. L’arithmétique, la géométrie, la botanique, l’histoire naturelle et les éléments de la chimie même n’avaient plus de secret pour moi.

À cet âge où les jeunes filles anglaises sont encore en bouton, j’étais déjà une femme parfaitement formée et une des plus belles qui aient jamais traversé la Manche. Que le lecteur s’imagine une jeune fille de moyenne taille, mince comme une sylphide, dont le cou, les bras, les mains égalaient en perfection, si elles ne les surpassaient pas, ceux de la Vénus de Médicis ; des seins blancs d’un contour adorable, fermes comme une pomme et brûlant d’un feu ardent de désirs ; qu’il se représente tout cela éclairé par deux yeux lumineux, plus bleus que l’azur du ciel, ombragés par des sourcils sombres et arqués, un nez qui descendait d’un front uni, des lèvres purpurines semblables à des pétales d’une rose nouvellement éclose et un menton fin et délicat finissait l’ovale de la figure, dont les joues rosées annonçaient la brillante santé. Des cheveux châtains, souples et brillants, tombaient en boucles, découvrant parfaitement le front élevé ; si à cela on ajoute un pied et une jambe, l’envie de toutes les femmes, on aura une légère idée de l’auteur de ces mémoires.

Mon frère, un garçon de quatorze ans, étant à Eton, mes parents résolurent de me conduire à Paris pour y faire mon éducation pendant un couple d’années ; en conséquence, nous partîmes donc de Douvres le 5 mai 18.. sur la Louise, paquebot français, et nous devions arriver à Calais le même jour sur les trois heures de l’après-midi.

Notre suite se composait de deux femmes de chambre, d’un cocher et de deux valets de pied, de trois voitures, de chevaux de trait et de quatre chevaux de selle.

Le temps étant mauvais et la mer agitée, les femmes furent horriblement malades du mal de mer, et furent obligées de quitter le pont. Je me jetai moi-même sur un sofa dans ma cabine, si malade que mon père envoya pour me prêter assistance son domestique, un beau gars de vingt-deux ans. Il me trouva couchée sur le côté, souffrant horriblement, et presque suffoquée par mon corset très serré.
- Voulez-vous que je vous délace votre corset, miss ? me dit-il, il empêche votre respiration, et vous fera certainement beaucoup de mal.

Une simple inclination de tête lui accorda l’autorisation qu’il sollicitait.
- Je ne puis pas défaire le nœud, puis-je le couper ?

Un autre assentiment muet lui permit d’user de son canif pour trancher la difficulté, puis mettant sa main dans mon corset, il dégagea mon sein droit ; le choc fut électrique, tout mon corps fut parcouru d’une sensation exquise, délicieuse, qui me fit frissonner de la tête aux pieds. William s’aperçut de mon agitation et par un autre mouvement de son doigt il se mit à caresser gentiment mon petit nichon. Cette nouvelle sensation me fit presque évanouir, mais, ce qui est fort étrange, mon mal de mer disparut comme par enchantement. Voyant le désordre de mes sens, et l’incapacité dans laquelle j’étais de me dégager, il se pencha sur moi et me déposa un baiser sur la nuque (car je lui tournais le dos). Ce baiser, le premier qu’un homme, excepté mon père, m’eût donné, me fit monter le sang au visage ; William enhardi par ma passivité et mon silence, voyant que son baiser avait été reçu avec plaisir, resserra son étreinte, et par un rapide mouvement de son bras, il retira sa main de ma poitrine pour la porter à un endroit que je ne savais pas encore nommer, mais que je sentais brûler d’une chaleur intense. Mon premier mouvement fut de retirer sa main, mais son attouchement m’ôta toute force et je restai dans ses bras, tremblante et inerte. Les rideaux étaient tirés de façon à ce que l’on ne puisse nous voir. William, la main sur le siège du plaisir, écarta mes cuisses que j’ouvris même légèrement pour lui en faciliter l’accès.

Quelle délicieuse sensation ! Pourquoi ne dure-telle pas toujours ? Que peut égaler le premier attouchement d’un homme ? Quelle joie sur terre peut être comparée au bonheur que je ressentis ?

Sentant que je ne faisais aucun mouvement pour me retirer, William introduisit son doigt entre les lèvres de mon mont et les chatouilla doucement, ce qui me fit soupirer. Mais, peu satisfait de me toucher par-dessus mon linge, il releva ma robe et ma chemise et introduisit cette fois son doigt dans le bon endroit, il baissa la tête en même temps et chercha mes lèvres avec les siennes. Délicieux baiser ! Céleste sensation !
- Ma douce Éveline !
- Oh ! assez William.
- Je vous adore.
- Oh !

Et je m’évanouis.

Combien de temps restai-je insensible ? Je ne sais, mais la première chose que je vis en revenant à moi, ce fut Mary, ma femme de chambre, qui me disait :
- Levez-vous, Miss, nous sommes arrivés, et Lord et Lady vous attendent sur le pont pour débarquer.
- Je ne peux, Mary, il faut que vous m’aidiez, lacez mon corset.
- Le lacet est coupé, Miss.
- C’est vrai, je me rappelle que je me suis servie d’un canif, me sentant incapable de le dénouer.
- Souffrez-vous, mon amour, dit ma mère, vous êtes excessivement pâle.
- Ma pâleur est le résultat du mal de mer, chère maman, et je vais être tout à fait bien quand je serai à terre.
- William, aidez Miss Éveline à descendre.

À demi-couchée sur sa poitrine, je m’avançai sur le plat-bord, sentant la pression de sa main, que je savourai silencieusement. J’aurais volontiers souffert qu’il me portât ainsi jusqu’à l’hôtel, mais les lois de la société sont contraires à une telle familiarité, et mon père m’offrit son bras.

En arrivant à l’hôtel, je me retirai dans ma chambre pour changer d’habits, puis je me rendis au salon où William était occupé avec les bagages. Aussitôt qu’il me vit, il vola vers moi, saisit une de mes mains, et, pliant un genou devant moi, il me dit d’une voix suppliante :
- Me pardonnerez-vous la violence de mon amour ?
- Il ne faudra pas recommencer William, vous savez bien que je ne puis vous écouter.
- Céleste charmeuse ! Quel homme pourrait vous voir sans vous adorer ?
- Et si mes parents nous surprenaient ?
- Pouvez-vous supposer que je vous exposerais à leur colère ?
- Chut ! j’entends quelqu’un qui vient.

Au dîner, je mangeai peu. J’avais la fièvre, je me sentais mal à l’aise, craignant les regards de mon père et de ma mère, et évitant soigneusement les yeux de William, mais le morceau de poulet qu’il me servit était le plus tendre que j’aie jamais mangé, et le verre de vin qu’il me versa était le plus délicieux que j’aie bu. Après dîner, nous fîmes une courte promenade pour visiter les environs, mais je trouvai que les marais qui entourent Calais sont plus humides que les marais ordinaires. Les fleurs que je cueillis semblaient sans couleur et sans odeur, et les oiseaux ne me semblaient pas chanter de la même façon que ceux de mon pays natal.

Cette promenade me parut longue, insipide, ennuyeuse, et c’est avec joie que j’obéis quand mes parents me commandèrent de tourner mes pas du côté de l’hôtel.

Pendant toute la soirée, je fus agitée et incapable de rester un moment en place ; je sentais un but nouveau à mon existence, quelque chose de manquant à mon être, que je ne pouvais définir nettement, et je me retirai dans ma chambre avec plaisir quand la pendule sonna dix heures, heure habituelle de notre retraite.

Quand ma femme de chambre fut partie, j’essayai de dormir, mais ce fut en vain ; il m’était impossible de fermer les yeux, je me tournai et me retournai sans pouvoir trouver le sommeil. J’entendis la cloche de la cathédrale sonner onze heures, puis douze, et j’étais sur le point de me lever pour appeler Mary, quand la porte de ma chambre s’ouvrit doucement et quelqu’un entra.
- Est-ce vous, Mary ? demandai-je.
- C’est moi, charmante Éveline, murmura une voix douce et musicale, l’homme qui vous adore !
- Ciel ! William ! Qu’est-ce qui vous amène dans ma chambre à cette heure de la nuit ?
- Je voulais savoir, belle Éveline, si vous aviez besoin de quelque chose.
- Mon Dieu, si mes parents, qui sont là à côté, vous entendaient !
- Ils dorment trop profondément pour cela. Oh ! je vous en prie, ne retirez pas cette jolie main !
- Non, non, William, il faut vous en aller !
- Vous ne serez pas si cruelle que de me renvoyer.
- Vous ne pouvez pas rester, vous m’étouffez avec vos baisers, non, ne mettez pas votre main là ; eh bien ! que faites-vous ? vous vous couchez dans mon lit, non ; non, ne mettez pas votre genou entre mes cuisses, laissez ma chemise, oh ! vous me faites mal, vous me faites terriblement mal, oh ! mon Dieu, vous me déchirez. Oh ! Dieu ! Oh ! Seigneur ! Oh ! Oh !
- Un peu de patience, chère Éveline, je ne vous ferai pas mal longtemps !
- Oh ! mon Dieu ! Oh ! Ciel !
- Chère, chère Éveline, quel paradis !
- Oh ! mon William bien-aimé, comme vous m’avez fait souffrir !

Et j’inondai son sein d’un torrent de pleurs.

Il n’essaya pas de me consoler, mais me laissa pleurer pendant deux minutes, sachant bien que les larmes d’une femme, dans une telle occasion, sont de courte durée et qu’elles se sèchent même naturellement.

Mes sanglots ayant cessé, il commença de me caresser par tout le corps, imprimant de chauds baisers sur mes lèvres, sur mon cou, sur ma poitrine, et murmura tout bas à mon oreille :
- Ma chère Éveline me permettra-t-elle de lui donner une autre preuve de mon amour ardent ?
- Vous me faites beaucoup trop souffrir, mon cher William.
- J’irai très doucement.
- Vous allez me promettre de ne plus me faire de mal !
- Je vous le jure, mon adorée, couchez-vous sur le dos.
- Oh ! vous me faites mal.
- Ouvrez un peu plus vos cuisses.
- Allez doucement.
- Mettez vos bras autour de mon cou, voyez, il est entré complètement.
- Oh ! cher... cher !...
- Mon adorée ! quel céleste bonheur d’être dans vos bras !
- Lui serez-vous fidèle, au moins, à votre Éveline ?
- Jusqu’à la fin de mes jours.
- Oh ! cher William, je le sens jusqu’au cœur !
- Vous fais-je mal, maintenant ?
- Non, mon bien-aimé, vous me donnez un plaisir délicieux. Ah !... Ah !...

Et je sentis qu’il versait en moi un torrent de délices ; la sensation fut trop forte et je m’évanouis.

Quand je revins à moi, je me trouvais entre ses bras. Il avait élevé une de mes jambes sur lui, nos chemises étaient relevées à nos tailles, nos chairs se touchaient et je sentais son affaire dure et raide tout contre mon petit orbite.
- Éveline aimera-t-elle bien son William ?
- Oui, si William promet d’être fidèle à son Éveline !
- Pourrai-je venir vous voir la nuit ?
- Oui, si vous prenez bien vos précautions pour ne pas être vu.
- Ma chère, permettez-moi de jouir de vous encore une fois ?
- Oui, mon amour, aussi souvent que vous voudrez.
- Voulez-vous rester couchée, ou voulez-vous que je me mette à votre place ?
- Couchez-vous sur le dos, mon cher William, je vais monter sur vous.

Je me levai, je l’enjambai, et, mettant mon petit orifice en contact avec cette grosse chose dure, je la fis glisser dans moi. Je ressentis d’abord une légère petite douleur et de la difficulté, mais la souffrance s’évanouit bientôt quand il commença à bouger ; il entrait et sortait avec beaucoup de facilité ; nos lèvres étaient collées, nous sucions mutuellement nos langues, et, quand au bout de quelques minutes, je sentis son membre se gonfler, je précipitai mes mouvements.
- Qu’est-ce qui fait grossir comme cela, tout d’un coup, mon cher William ?
- Parce que je suis prêt à décharger dans vous la liqueur divine ; sentez-vous plus de plaisir à ce moment, mon amour ?
- Certainement, chéri, c’est le moment d’un délice exquis ; serrez-moi sur votre cœur, cher William !
- Oh ! chérie, je vais décharger !
- Versez-le dans votre petite Éveline. Oh !... Oh !...

Quand nous nous fûmes calmés, je fis remarquer à William qu’il ne serait pas prudent de rester plus longtemps, que nous nous endormirions, et que si on nous surprenait, ce serait notre perte à tous deux ; et que devant partir à six heures, il fallait prendre un peu de repos auparavant. Il n’y consentit qu’après m’avoir fait promettre de le recevoir la nuit suivante. J’y consentis avec plaisir, et après beaucoup de tendres baisers et d’adieux répétés, il me laissa.

Aussitôt qu’il fut parti, je m’endormis d’un profond sommeil réparateur, rempli de songes délicieux, et quand l’alouette annonça l’aurore, je me levai plus fraîche et plus belle que la déesse dont les doigts rosés ouvrent les portes de l’Orient. Les souvenirs des joies de la nuit répandaient une douce langueur sur toute ma personne.

Je songeais avec délices aux embrassements de mon bien-aimé, et j’aurais volé avec joie dans ses bras pour recevoir sa rosée divine si j’avais pu le faire sans obstacle.

Ciel ! qu’est-ce ceci ? du sang sur ma chemise. C’est donc vrai qu’une femme saigne quand elle voit un homme pour la première fois ; que vais-je faire ? Comment vais-je cacher cela à ma femme de chambre ? Bah ! je vais simplement la mettre en pièces.

Aussitôt dit, aussitôt fait, et la chemise déchirée en mille morceaux, s’envola sur les ailes du vent.
- Là ! partez, comme cela vous ne direz rien.

En entrant dans le salon, mon cher père me prit dans ses bras, déclarant que j’étais la plus jolie fille qu’il eût jamais vue. Je rougis avec modestie. Qu’est-ce qui rend une femme plus belle, le matin de ses premières voluptés ? Est-ce le souvenir de ses plaisirs ou est-ce le jus rafraîchissant de l’homme ? Dites-moi cela vous, savants et philosophes.

Pendant le déjeuner, je rencontrai plusieurs fois les yeux de William attachés sur moi ; ils étaient pleins d’amour, les miens lui disaient mille choses !

Mon père étant sorti immédiatement après déjeuner pour donner quelques ordres, et ma mère étant allée payer la note de l’hôtel, je me trouvai un moment seule avec l’objet de mon amour.

Nous volâmes dans les bras l’un de l’autre et si nous avions eu le temps et l’occasion, nous aurions encore sacrifié à l’autel de cette puissante déesse dont les lois gouvernent le monde, depuis le roi de la création jusqu’aux animaux invisibles qui naissent en une heure.
- Comment vous sentez-vous ce matin, ma bien-aimée ?
- Un peu meurtrie, mon cher ami.
- Je vous ai apporté un peu de miel. Quand vous le pourrez, frottez-vous un peu avec, cela vous empêchera de souffrir et vous n’éprouverez plus aucune douleur quand je vous prendrai dans mes bras.
- Je vous remercie mon bien-aimé, je ferai ce que vous dites.
- Cachez-le bien, car si on le voyait, cela pourrait éveiller les soupçons.
- Donnez-moi un baiser avant que je m’en aille !
- Un million, mon amour !
- À ce soir.
- À ce soir.

Nous quittâmes Calais à six heures, et nous arrivâmes vers deux heures à Boulogne où nous prîmes notre second déjeuner. Dans la soirée, nous arrivâmes à Amiens, où nous devions passer la nuit. Pendant toute la journée, je n’avais pu échanger une seule parole avec William, mais j’avais rêvé tout le jour au moyen de passer la nuit dans ses bras.

Aussi quelle fut ma déception et mon désappointement, en m’apercevant qu’il fallait passer dans la chambre de mes parents pour entrer dans la mienne. Le désespoir s’empara de moi, et quand Mary m’eût quittée, je me jetai sur mon lit, pleurant et sanglotant de dépit et de colère ; la séparation me semblait éternelle ! Je m’imaginais que je pourrais peut-être trouver une porte secrète qui permettrait à l’adoré de mon âme de venir me trouver, je cherchai dans tous les coins de l’appartement, mais hélas, je ne trouvai rien, absolument rien ! J’arpentai la chambre de long en large jusqu’à environ trois heures du matin, moment où, la fatigue l’emportant, je me jetai sur mon lit, et m’endormis d’un sommeil agité.

Mary, en entrant dans ma chambre le lendemain vers six heures, observa mes yeux rouges et gonflés, et me conseilla de les laver avec un peu d’eau de Cologne. J’essayai, mais je ne pus leur enlever leur rougeur suffisamment pour échapper à l’attention de mes parents qui s’informèrent tendrement de la cause de cette inflammation.
- Je n’ai pas pu dormir de la nuit, maman, cette ville est si bruyante.
- Mais nous n’avons entendu aucun bruit, mon amour, et votre père et moi avons dormi profondément.
- Si nous restions ici un jour de plus, ma chère ? Éveline est trop fatiguée pour continuer le voyage.
- Mais non, papa, quittons cette ville le plus tôt possible, au contraire.
- Au moins, ma chère, prenez un repos de quelques heures avant de partir.
- Il me serait tout à fait impossible de dormir, papa, et je vous en prie, ne reculons pas notre voyage, je déteste cette ville, et je ne voudrais pas pour tout au monde passer une autre nuit ici.
- Bon, bon, ma chère, nous ferons comme vous voudrez, mais si vous êtes fatiguée sur la route, aucune considération ne m’empêchera de m’arrêter, car je ne veux pas abîmer la précieuse santé de mon petit ange.
- Vous êtes vraiment trop bon pour moi, papa, je ne mérite pas tant d’indulgence, mais, je vous en prie, faites ce que je veux pour une fois et ne nous arrêtons pas en route.
- Bon, venez toujours déjeuner, William va aller commander la voiture pour six heures et demie.

Pour ajouter à la cruauté de ma situation, je ne trouvai aucun moyen de parler à William, dont je voyais clairement le dépit et le désappointement. Nos regards se rencontrèrent plusieurs fois et parlèrent pour nous plus que les mots auraient pu le faire.

Nous dînâmes à Chantilly, et arrivâmes dans la soirée à Luzarches, où mon père voulut s’arrêter pour la nuit.
- Je vous en prie, cher père, ne nous arrêtons pas, je serai beaucoup moins fatiguée de continuer le voyage que de nous arrêter ici, où nous ne trouverons que des mauvais lits.
- Mais, ma chérie, nous avons encore huit heures à faire avant d’arriver à Paris, et rappelez-vous que vous n’avez pas dormi la nuit passée. Il est huit heures passées, et nous n’arriverons à Paris que vers onze heures, avec nos mauvais chevaux, vous serez morte de fatigue, ma chère enfant.
- Oh non, papa, je ne suis pas si délicate que vous le pensez.
- Eh bien, alors, prenez quelque chose avant de repartir.
- Oui, je prendrai volontiers un verre de Négus.
- William, allez chercher un verre de Négus pour Miss Éveline.

J’étais assise au côté droit de la berline de voyage, la nuit était sombre. Lorsque William me tendit le verre, il glissa sa main sous ma robe entre mes cuisses, je les écartai légèrement pour lui laisser toucher mon petit orifice, et je sentis qu’il y introduisait son doigt ; l’attouchement fut délicieux et produisit instantanément un flot de jouissance qui me fit répandre presque tout mon verre de liqueur que je sirotais lentement. Cette action cependant me rendit ma sérénité, et j’arrivai à Paris tranquille et remplie de délicieuses espérances.

En arrivant à l’hôtel Maurice, rue Saint-Honoré, je vis avec joie que ma chambre, quoique contiguë à celle de mes parents, ne communiquait pas avec elle, et que rien ne m’empêcherait de recevoir la nuit le bien-aimé de mon âme.

Je fis ce soir-là une toilette minutieuse, et même, lorsque Mary fut retirée, je me lavai encore une fois avec de l’eau de Cologne. La lumière avait été laissé allumée par mon ordre, et j’étais en train d’arranger mes cheveux devant la glace, quand ma porte s’ouvrit doucement et William entra.

Je me précipitai dans ses bras, aussi ardents l’un que l’autre au plaisir, nous relevâmes nos chemises, et me plaçant contre le mur, j’ouvris mes cuisses, et je reçus dans mon petit con le cher objet qui me donnait de si paradisiaques délices. Je le tenais par la taille, tandis qu’il me tenait par les fesses ; travaillant vigoureusement, j’allais à sa rencontre avec une vigueur égale, et bientôt il versa en moi la manne céleste. Le plaisir fut si grand, que je laissai tomber ma tête sur son bras dans un état complet d’inconscience.

Ses baisers me rappelèrent à la réalité.
- Avez-vous fermé la porte à clef, mon cher William ?
- Je ne crois pas.
- Quelle imprudence mon aimé, allez vite mettre le verrou.

Pour m’obéir, il dut se retirer, et pour la première fois, je vis le cher objet en pleine lumière : il avait environ six pouces de longueur, était gros en proportion, rouge, raide et encore humide de ses récents exploits. En regardant sur le parquet, je vis une large tache de quelque chose de blanc.
- Qu’est-ce que c’est que cela ?
- C’est mon foutre que j’avais fait jaillir en vous, et que vous avez répandu.
- Comment, vous avez versé tout cela dans moi ? Cela ne m’étonne plus si j’ai éprouvé tant de plaisir.
- Donnez-moi quelque chose, ma chère Éveline, pour que je puisse l’essuyer.
- Prenez mon mouchoir de poche.
- Cela va le salir.
- Qu’importe, ne vous occupez pas de cela, et venez vite vous coucher, mon cher ami.

Il obéit, et se coucha à travers le lit ; quand je m’approchai pour en faire autant, il me prit par les cuisses, leva ma chemise, et plaçant sa tête entre mes jambes, il suça mon petit bouton, introduisit sa langue dans mon con, me donnant ainsi une autre espèce de plaisir dont je n’avais aucune idée. Je me penchai sur lui, et prenant entre mes lèvres le cher objet, je mordis doucement la tête.
- Je vais décharger, mon amour.
- Qu’est-ce que vous appelez décharger ?
- C’est-à-dire répandre de la liqueur.
- Faut-il me coucher dans le lit pour la recevoir dans moi ?
- Oui, cela vaudra mieux.

En un clin d’œil, je fus couchée ; un instant après, j’introduisis le doux prisonnier, et en moins de deux minutes, je le sentis grossir et brûler.
- Oh ! cher William, allez plus doucement, ne déchargez pas tout de suite, vous me tuez de plaisir. Oh ! versez-le maintenant. Oh ! Oh ! Oh !...

Quand il se fut retiré, il se coucha à côté de moi. Tout à coup, une pensée horrible me saisit de terreur et m’épouvanta.
- Ciel ! mon cher William, si je devenais enceinte je serais perdue, mon père se tuerait, et je serais cause de la mort du plus digne des hommes. Mon Dieu ! l’enfant qu’il adore le déshonorer, le tuer de chagrin !
- Tranquillisez-vous, ma bien-aimée, un tel malheur ne vous arrivera pas.
- Comment ferais-je pour l’empêcher sans me priver de vos embrassements, ce qui pour moi serait pire que la mort.
- Ma chérie, il n’est pas question de cela, il faudra prendre seulement quelques jours avant l’apparition de vos règles, une potion de sabine et de rue, mêlées avec de la thériaque de Venise que vous prendrez par petites doses jusqu’à ce que vos époques reparaissent.
- Etes-vous sur que le remède agit toujours ?
- Cela ne manque jamais.
- Qu’est-ce qui vous a appris ce secret précieux ?
- Une dame veuve avec laquelle j’ai vécu quelque temps.
- C’était votre maîtresse, William ?
- Mais oui, ma chérie.
- Alors, je ne suis pas votre premier amour.
- Vous êtes ma chérie.
- Comment pouvez-vous aimer tant de différentes femmes ?
- Notre nature, ma chère Éveline, est si grossière et si différente de la vôtre que nous pouvons jouir de certaines femmes sans les aimer.
- Vilain polisson, je suis sûre que vous avez joui de presque toutes les femmes avec lesquelles vous avez vécu.
- Pas du tout, il y en a beaucoup qui m’ont résisté.
- Est-ce que toutes les femmes sont pareilles ?
- En aucune façon, il y en a qui sont fidèles à leurs maris, en petit nombre il est vrai, il y en a d’autres qui paraissent quelquefois très vertueuses, et qui sont les plus acharnées au jeu d’amour. Je puis vous donner un exemple ici.
- Dans ma famille, que voulez-vous dire William ?
- Ce que je dis, et si vous étiez un peu plus dans le secret, vous verriez qu’une lady qui vous est très proche parente, se console souvent dans les bras d’un très heureux coquin.
- Quoi ! ma mère ! Prenez garde à ce que vous affirmez là, William ! Je ne souffrirai pas que l’on calomnie mes parents, et je vous haïrai et ne vous regarderai de ma vie si vous avancez une chose fausse.
- La perte de votre amour serait un très grand malheur pour moi, ma chère Éveline, mais je suis sûr de ce que je dis. Si vous regardiez d’un peu plus près dans les affaires de votre mère, vous verriez que Thompson notre cocher prend souvent la place de votre père quand il est absent.
- Impossible, William, je ne peux pas croire cela. Une femme si vertueuse déshonorer un homme si digne de tous les respects, ce n’est pas possible.
- Sur mon âme, je vous jure que c’est vrai et vous pourrez vous en convaincre vous-même la première fois que Sir John s’absentera. Faut-il vous apporter demain une bouteille de la potion ?
- Certainement, mais faites bien attention de la cacher.
- N’ayez pas peur, mais laissez-moi encore jouir de vos charmes divins.

Il monta sur moi, introduisit son vit et nous allâmes lentement pour faire durer la jouissance plus longtemps.
- Qu’est-ce que c’est que cela, mon bien-aimé ?
- Cela, ce sont les boules qui contiennent le foutre que je répands dans votre petit con.
- Sont-elles toujours pleines ?
- Pas toujours, excepté quand je suis près de vous, et elles ne sont dures que lorsqu’elles sont pleines.
- Ne pourriez-vous pas les faire entrer aussi ?
- C’est tout à fait impossible, mon ange.
- C’est vraiment dommage, enfoncez-les au moins autant que vous pouvez.
- Je ne peux pas davantage, je suis enfoncé jusqu’à la racine.

Nos mouvements augmentèrent, je sentis ses couilles battre contre mes fesses, mes jambes étaient en l’air, je saisis ses couilles, les pressant légèrement, les chatouillant ; elles semblaient grossir et durcir sous mes attouchements. Je sentis la tête de sa pine s’enfler, et collant mes lèvres à ses lèvres, j’attendis en extase la liqueur céleste.
- Avez-vous une montre, William ? lui demandai-je.
- Non, ma chérie.
- Voulez-vous me permettre de vous en faire cadeau ?
- Vos présents auront toujours une double valeur pour moi, ma chère Éveline.
- Seulement, je crois qu’il serait plus prudent que je vous donne l’argent et que vous l’achetiez vous-même, qu’en pensez-vous ?
- Je crois que cela serait en effet beaucoup plus prudent.
Je me levai immédiatement et allant à mon secrétaire, je pris une poignée de billets que je lui tendis en disant :
- Tenez William, achetez une belle montre et du joli linge ; mon amour doit être bien habillé, et je peux vous offrir cela, n’ayez aucune crainte, mon grand-père m’a laissé environ deux millions, et je peux dépenser à ma fantaisie, aussi ne vous privez de rien, quant à moi, je préviendrai vos désirs, je satisferai même vos folies, mais il faut continuer à m’aimer, tout mon bonheur est en vous, et ma vie dépend de votre fidélité. N’oubliez pas la potion surtout mon bien-aimé.
- Vous l’aurez demain matin, ma chère.
- Viendrez-vous demain soir ?
- Est-ce que nous partons d’ici ?
- Certainement, papa a loué un hôtel dans le faubourg Saint-Honoré et j’ai choisi une chambre contiguë à celle de mes parents mais parfaitement indépendante, vous pourrez venir chaque soir.
- Je n’y manquerai certainement pas.
- Maintenant, il faut que vous vous en alliez, il est trois heures passées.
- Bonne nuit, ma chère Éveline.
- Bonne nuit, William.

Quand il fut parti, je réfléchis profondément à ce qu’il m’avait dit sur ma mère. Je ne pouvais pas le croire, trahir mon père, un homme si fidèle et si noble était une action impossible, William certainement la calomniait. Mais il m’avait offert de me donner des preuves, de me convaincre en me faisant voir de mes propres yeux sa trahison. Je lui en voulais de m’avoir révélé ce secret, j’aurais préféré ne pas le savoir ; mille pensées me traversaient l’esprit ; tantôt, je craignais que ce ne fût vrai. Telle est la puissance de l’amour qu’il sape les plus douces et les plus tendres affections de nos jeunes années !

Au milieu de ces pensées contradictoires, je m’endormis et quand le lendemain matin, j’embrassai comme d’habitude les joues de ma mère, ce fut avec un sentiment de pitié mélangé de dégoût. Je reçus au contraire les caresses de mon père avec tout le respect et la vénération de l’amour filial et de l’admiration, et mes yeux, mouillés de pleurs, auraient pu le convaincre que sa fille rendait justice à ses qualités, mieux que la femme qu’il avait adorée pendant tant d’années.

Nous nous installâmes dans l’après-midi à notre hôtel du faubourg Saint-Honoré, où je pris possession de la chambre que j’avais choisie pour deux raisons : premièrement parce qu’elle faisait le coin de la maison et avait vue sur une avenue étroite, secondement parce qu’elle était tout près du corridor où étaient situés les appartements des domestiques.

Mon père étant allé chez l’ambassadeur faire connaître notre arrivée à Paris, plusieurs Anglais et Français vinrent nous rendre visite. La première semaine, notre maison fut littéralement encombrée de princes, de ducs, de marquis, de comtes, vicomtes, barons, lords, chevaliers et beaucoup d’autres qui désiraient être présentés à la jolie et riche jeune fille de Sir John C... Nous fûmes invités à des bals, des dîners, des concerts, des raouts ; nous fûmes même présentés à la cour. J’étais constamment entourée d’une légion d’admirateurs, jeunes et vieux, qui semblaient rivaliser d’ardeur à celui qui me recevrait avec le complément obligé de cent mille livres sterling, ou deux millions et demi de francs. Quelle fortune ! comme on me trouvait belle ! Cent vingt-cinq mille francs de rente ! Quelle charmante créature ! On pourrait devenir pair de France ! Quelle est gracieuse dans ses mouvements ! on serait qualifié pour la députation ! Comme elle parle bien français ! on pourrait avoir de beaux chevaux ! Comme elle danse avec élégance !

Au bois de Boulogne et aux Champs-Elysées, mon cheval était le centre d’un bataillon de cavaliers nobles et élégants qui tenaient à l’honneur d’escorter la belle et riche Anglaise, quelques-uns me comparaient à Diane revenant de la chasse, quelques-uns à Vénus, d’autres à Minerve, d’autres à Cléopâtre, etc., que sais-je ! les uns louaient la beauté de mon cheval, d’autres admiraient l’adresse avec laquelle je le dirigeais, les uns me demandaient l’adresse de mon sellier, d’autres désiraient savoir où j’avais eu ma cravache.

Deux millions et demi ! quelle fortune ! Chacun essayait de se faire bien venir par un bon mot, un jeu d’esprit, une flatterie ! Hélas ! l’héritière restait insensible à toutes ces brillantes qualités, leur mérite était trop délicat pour être remarqué et apprécié par moi. Je riais cependant à leurs saillies, souriais à leurs réparties, à leurs compliments.

Chacun se croyait le favori, et l’indifférente Éveline retournait avec délices dans les bras d’un simple valet.

Il y avait environ deux mois que notre liaison durait, et j’étais de plus en plus attachée à William, quand je crus m’apercevoir qu’il avait une autre intrigue. La dernière semaine, il n’était venu me voir que trois fois, et était resté seulement une demi-heure chaque fois.

Je l’observai adroitement, et découvris bientôt une secrète intelligence entre lui et ma femme de chambre. Pour me convaincre et en même temps pour le confondre de sa basse trahison, je me cachai une nuit, dans l’angle du corridor, et je le vis distinctement quitter la chambre de Mary vers les trois heures du matin. Comme il passait devant moi, je lui murmurai :
- C’est bien, je sais ce que je voulais savoir, et je m’enfuis dans ma chambre où je m’enfermai, me jetant sur mon lit dans une crise de désespoir.

Malheureuse Éveline ! Être la maîtresse dédaignée d’un valet de basse extraction, être abandonnée pour ma femme de chambre, te voir le rebut de ton domestique, misérable fille : tu as sacrifié ta vertu à un homme que tu ne connaissais pas ! Hélas, à quoi serviront mes larmes ? changeront-elles ma situation ? cela me rendra-t-il ce que j’ai perdu pour jamais ?

Au contraire, elles peuvent détruire ma beauté et m’empêcher de jouir de ces plaisirs qui sont devenus indispensables à mon existence.

Allons, Éveline, debout, reviens à toi, dédaigne le misérable, laisse-le se repaître des plaisirs vulgaires de sa basse complice ; ton mépris le punira suffisamment, la privation de tes présents lui apprendra à apprécier la femme qu’il a lâchement sacrifiée ; il y a d’autres hommes plus dignes que lui pour prendre sa place. Mais s’il fait connaître nos relations, s’il publie ma faute, si lui et sa complice parlent de ma condescendance ! Ils n’oseront pas, ils seraient punis comme calomniateurs. Je suis trop puissante, trop riche pour craindre la vengeance de quelques domestiques ; je les traiterai comme si rien ne s’était passé, comme des inférieurs, mais je saisirai la première occasion pour me débarrasser d’eux.

Ma résolution prise, je leur parlai le lendemain avec le ton et l’autorité d’une maîtresse, et j’évitai soigneusement de rester seule avec mon séducteur, assistant à tous les amusements offerts par la capitale et fermant ma porte au verrou chaque soir.

Environ quinze jours après, je fis part à ma mère des soupçons que j’avais conçus sur la conduite de William et de Mary, et lui demandai de les renvoyer, sans explication, sous prétexte du scandale qu’ils pourraient causer. Elle y consentit, et ils furent peu de jours après, renvoyés à Londres sous le prétexte de préparer notre maison pour le retour. À leur arrivée, notre homme d’affaires avait ordre de leur payer trois mois de gages et de les renvoyer. Je n’ai jamais plus entendu parler d’eux depuis.

Voir en ligne : Chapitre II : La petite pine dure et raide de mon frère

P.-S.

Texte établi par Nathalie Quirion et EROS-THANATOS d’après le roman érotique anonyme, Éveline. Aventures et Intrigues d’une jeune Miss du grand monde, traduit de l’anglais Evelina, Chez tous les Marchands de Nouveautés, Paris, 1907.



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