L'amour à l'apéro (entre amis, c'est plus sympa)

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Modérateur: Ingrid

L'amour à l'apéro (entre amis, c'est plus sympa)

Message par F-G » Mer 22 Oct 2008 16:24

L’amour à l’apéro.

- Chérie, je t’aime énormément, mais tu n’es plus en mesure d’assouvir tous mes besoins sexuels. Je ne veux pas te tromper. Sois tu es d’accord pour qu’on trouve une solution ensemble, sois je serais obligé d’aller voir ailleurs.

Que peut-on faire quand l’homme qu’on aime, celui avec lequel on est marié depuis six ans, nous dit un truc pareil ? Il avait raison. Je n’étais plus en mesure d’assouvir ses besoins sexuels, et j’ai éclaté en sanglots.

Avec le recul je me dis qu’effectivement le soir, quand je suis rentrée vannée du travail, que j’ai fait la bouffe, le ménage, les comptes, que j’ai préparé ses habits et repassé son pantalon pour le lendemain, il n’était pas si illogique de préférer manger une bonne crème au chocolat devant la télé de lui faire une fellation.
Avec le recul, je repense à ce jour, au début de notre union, où je l’avais questionné sur ses désirs alors qu’il se plaignait déjà du peu d’imagination de nos ébats.
Rêvait-il, comme moi, de longs préliminaires ? D’un repas, nus, à la lueur des chandelles ? De flirts coquins et de regards embrasés ? D’un strip-tease langoureux pendant lequel je ferai couler la cire chaude sur son torse ? Souhait-il un massage érotiques aux huiles fines et parfumées ? Des caresses de soie et de plumes ? Ou des déguisements ? Me voulait-il en soubrette soumise ? En Ève tentatrice avec menottes en fourrure violette et boas assorti ?
Non. Il voulait une pipe. Éventuellement une cravate de notaire avec des gros seins mais bon, « c’est pas ta faute mon cœur si tu es désespérément plate. »

Mais le jour où il m’a dit ça, je me suis juste mise à pleurer et à lui demander pardon. J’étais prête à accepter toute proposition. Je me réjouissais d’avoir un époux si honnête et si attentif à notre bien être commun. Je serais épargnée, je ne souffrirais pas, comme tant de mes amies, à devoir fermer les yeux sur un adultère évident, à attendre le soir, sagement, que mon mari rentre de son « cinq à sept. »

J’aurais du me douter, connaissant Pierre, que « trouver une solution ensemble » ça ne voulait pas dire aller consulter un conseiller conjugal ou un sexologue. Mais je n’avais pas pensé à ça. En fait, je ne pensais à rien. Juste que j’étais nulle, que je l’avais déçu, qu’il fallait que je me rattrape, que je mérite son amour.

- J’ai un collègue de travail, Serge, qui est marié à une femme très chouette et très compréhensive. Pour pimenter leur vie sexuelle et maintenir la stabilité de leur couple, elle a eu l’intelligence de comprendre qu’il n’est pas dans la nature de l’homme d’avoir un seul partenaire. Ils organisent régulièrement des apéritifs avec des couples en lesquels ils ont confiance, et en sont ravis tous deux.

Je n’étais pas sûre d’avoir bien compris, je me sentais bête. Dans le doute, j’ai répondu que moi j’étais très bien avec lui et qu’il me suffisait.

- Tu dis ça parce que tu n’as connu que moi. C’est justement à toi que je pense en priorité ma puce. Moi, j’ai vécu avant de te rencontrer, mais toi, ne vois-tu pas que ça pourrait te faire le plus grand bien de rencontrer d’autres hommes ? Tu pourrais travailler sur ta frigidité, peut-être sauraient-ils mieux que moi te conseiller ? Voilà ce qu’on va faire : j’invite Serge et Natacha, un soir, pour l’apéro. Si tu te le sens, tu te joins à nous, sinon, tu regardes.
- D’accord…
- Je savais bien que tu accepterais. Tu m’apportes un Whisky ? Regarde dans ma sacoche au passage, je suis passé devant un bijoutier et je t’ai ramené une petite babiole.

Ce d’accord, je l’avais à peine murmuré du bout des lèvres. Je me sentais désespérée. La date a été fixée pour la semaine suivante. Pierre était d’excellente humeur, il chantonnait, sifflotait à tout bout de champs. Nous avons même fait l’amour deux jours de suite et un soir il a débarrassé la table.
Je m’en voulais de me sentir si mal alors qu’il allait si bien. Je me sermonnais : « Qu’est-ce qui te dérange là dedans ? Tu es trop prude. C’est bien d’être une femme libérée, qui vit sa sexualité sans tabous. Tu devrais remercier Pierre de te permettre ça. Fais un effort, ne le déçois pas, ne lui montre pas à quel point ça te rebute. » Alors je faisais semblant, je prenais une mine enjouée, j’ai même osé un « Vivement Samedi » avec un petit regard langoureux, mais ça l’a laissé froid, il était en train de regarder la Formule 1.

Ce fameux soir me posait bien des questions pratiques. Que devais-je servir à manger ? Peut-être fallait-il éviter les feuilletés qui font des miettes, ça peut être désagréable. Les cacahuettes, qui laissent sur les mains du gras et du sel.
Devais-je changer les draps et faire le lit dans la chambre ou tout allait-il se passer dans le salon ? La housse du canapé revenait juste du pressing, je décidais de le recouvrir d’une tenture, pour ne pas salir. Comment cela allait-il se dérouler ? Quand allions nous nous déshabiller ? Je disposais des dessertes pour ne pas avoir à chercher où poser les vêtements. J’avais aussi acheté des préservatifs. Devais-je les garder dans un tiroir ou les disposer harmonieusement dans des coupelles ?
Ce qui me posait un grave problème, c’était la salle de bain. Peut-être souhaiterions nous nous laver, mais la douche sentait mauvais. Ça faisait un mois qu’il y avait ces odeurs de remontée d’égout et malgré mes insistances, Pierre n’avait toujours rien fait.

Me concentrer sur la préparation concrète me permettait d’évacuer mes angoisses et l’appréhension qui montait en moi. Je me surpris donc à prendre plaisir à ces préparatifs. J’avais acheté un variateur pour avoir une lumière tamisée, des essences de cannelle s’échappaient d’un délicat brûle parfum et, sous une impulsion, j’avais accroché au mur l’affiche de l’exposition « L’érotisme des Gaules », que nous avions vue au musée d’histoire et d’archéologie lors d’un week-end aux Baux de Provence. C’était accueillant, j’étais plutôt fière de moi. Natacha devait passer récupérer Pierre et Serge à la sortie du travail et ils devaient tous arriver vers 19H30. Il n’était que 18H30, tout était prêt, et je tournais en rond.

Pour passer le temps et me détendre, j’ai ouvert une bonne bouteille de vin. Dans ma tête, je pensais au sexe. A cette première fois avec Pierre, si douloureuse. Puis à l’habitude, la mécanique. A ce pressentiment qu’il devait bien y avoir autre chose, que certaine femme semblaient aimer ça pour de vrai. A cet émoi qui me prenait parfois, lorsque certains hommes me regardaient. Ce début de quelque chose qui montait parfois en moi, lorsque ça n’était pas si rapide. Le vin aidant, la langueur se mit à me gagner. J’avais envie de me toucher, j’étais assez désinhibée pour le faire. Je me mis à croupi, au dessus de ce petit miroir bleu pour le maquillage que Pierre m’a rapporté de Tunisie. Je regardais ma bouche du bas, ces lèvres sombres, presque noires, et mon doigt parfaitement manucuré, l’ongle vernis de rose pâle, qui commençait à s’y aventurer. Ce n’était pas suffisant, le désir était trop fort pour ressentir la moindre honte, je me branlai avec le manche de ma brosse à cheveux. J’étais parfaitement détendue lorsqu’ils ont sonné à la porte.

Natacha était magnifique, ses origines de l’Est lui donnaient un air noble. Elle portait une tunique légère sous laquelle ses seins flottaient librement, offerts, heureux. J’avais déjà envie de la caresser. Je me mis à bégayer, honteuse de ces pensées, et tendant la main vers sa veste :
- Je vous déshabille ?
- Pas tout de suite. Répondit-elle en riant, l’air coquin.
Je rougis violemment. Pierre était derrière elle. Il avait encore mis cette cravate ridicule avec le loup de Tex Avery qui a les yeux qui sortent de la tête et la langue qui traîne par terre. Je le trouvais laid. C’était la première fois que je regardais mon mari comme ça, sans complaisance, son embonpoint, ses manières primitives, ses goûts vestimentaires déplorables. Le contraste avec Serge n’en fut que plus grand.

Dès que je le vis, je me consumai. Je dus me tenir au mur pour ne pas défaillir. Il émanait de lui un charme et une virilité exacerbés, il avait l’assurance que confère une réelle beauté assumée. J’ai toujours pensé que la beauté était quelque chose de très relatif, une question de préférence. Mais il y a sur cette terre quelques êtres d’exception qui font l’unanimité. Bien sûr, il en faisait partie.
Tremblante, je lui tendis la main et les conduisis au salon. Il approuva d’un hochement de tête discret puis me regarda droit dans les yeux :
- En écoutant Pierre, je n’avais pas compris que vous étiez à ce point magnifique.
- Merci. Voulez-vous un verre de vin ?
C’est dans cette ambiance douce que mon tendre époux cru bon d’ajouter :
- Allez, à poil la compagnie. Je sais pas vous, mais moi j’aimerais bien une petite pipe !

J’eus honte. Comment pouvait-il se comporter de façon si vulgaire alors que nous recevions un couple tellement élégant et raffiné ?
Mais ça ne semblait pas déranger Natacha qui se mit à genoux devant lui et commença l’affaire. Ce spectacle ne m’excitait en rien. Je le trouvais affligeant.
- Ne regardez pas si ça ne vous plait pas.

Il était derrière moi. Son souffle rauque dans ma nuque, sa voix grave dans mon oreille. Il posa sa large main sur mon ventre qui se noua aussitôt. Il se serra contre moi, dans la raie de mes fesses, je sentais son érection dure qui tendait son jeans et les quatre boutons de sa braguette.
Il se déshabilla en quelques gestes simples et précis, puis me dévêtit avec une douceur inouïe, son regard brillant ne me quittait pas. Je me sentais belle. Il s’est assis sur une chaise, le dos droit, a léché sa main avant d’introduire deux doigts dans mon intimité. Il les bougeait lentement, savamment, titillant du pouce mon petit bouton. Lorsque j’ai été assez humide, il m’a attrapée par les hanches et m’a assise sur lui, face à lui, à califourchon. Nos regards ne se sont pas quittés lorsqu’il s’est enfoncé en moi. Puis il a blotti se tête entre mes seins.

Natacha a laissé Pierre avec son érection démentielle et est venue se mettre à quatre pattes derrière moi. Il y avait quelque chose d’étrange et d’excitant à voir une aussi belle femme dans cette position humiliante. Tendant la nuque, elle léchait la verge de Serge qui continuait ses va et viens dans mon corps. A d’autres moments, elle dardait la langue et l’introduisait dans mon petit trou. C’était divin, je touchais les portes du Paradis.

- Putain chérie quel cul ! J’ai envie de te la mettre profonde !
Serge a répondu à ma question muette :
- C’est vous qui décidez… Mais je pense que ça pourrait vous plaire…

Je lui ai fait confiance. Natacha s’est assise sur un fauteuil et a fini le vin en nous regardant. Je me suis penchée en avant, la tête dans le cou de Serge, m’enivrant de son odeur virile, alors que Pierre introduisait son sexe énorme dans mon anus dilaté et luisant de salive.
Cette position ne permettait pas des mouvements amples. Pierre donnait des petits coups violents. Je me sentais comblée, totalement prise. En moi, séparés par une simple paroi de peau, les deux bâtons de chair s’entrechoquaient. Je me laissais aller, poussant des petits « ha », des petits « hein », des « oh mon Dieu ! ». Le mouvement s’est accéléré, nous étions sur une autre planète. Nous avons joui tous les trois en même temps.

Je me suis effondrée, en sanglots, contre la poitrine de Serge. Il me serrait contre lui, buvait mes larmes sur mes joues, m’embrassait les tempes, caressait ma nuque. De sa voix qui me faisait trembler, il murmurait que j’étais superbe pendant l’amour.

Après leur départ, Pierre a sortie deux bières du frigo et m’en a tendu une. Il avait l’air satisfait.
- Et bien pupuce, tu m’avais caché que t’étais si chaude. T’inquiètes pas, on recommencera pas, je crois qu’on va pouvoir bien se marrer juste tous les deux.
Pour la première fois depuis que nous étions mariés, j’ai osé lui tenir tête. Je l’ai fixé droit dans les yeux.
- Bien sûr que si on recommencera. Si tu les réinvites pas, je te quitte.
F-G
 
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Inscription : Mer 22 Oct 2008 16:20

Re: L'amour à l'apéro (entre amis, c'est plus sympa)

Message par chuma » Mer 29 Avr 2009 18:41

Une fin gradiose ! Et toc !!!
aphrodisiart.over-blog.com
chuma
 
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Inscription : Mar 31 Mars 2009 11:34
Localisation : au milieu du centre


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