Scène de la vie conjugale

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Modérateur: Ingrid

Scène de la vie conjugale

Message par valcour » Mer 13 Juil 2011 17:15

Ce texte fait suite aux "Visites à mes douces amies " et aux " Poèmes à mes douces amies " que vous trouverez sur mon site
http://beltegeux.free.fr

Mes douces amies, sont ces femmes adorables qui m'accueillent une heure dans leurs lits pour 60 ou 80 euros. Mes préférées sont les africaines: elles sont chaleureuses et sensuelles, et la fragrance de leurs peaux m'étourdit.

Tant va la cruche à l’eau, à la fin elle casse, comme dit le proverbe.


Ma femme a fini par découvrir mes visites hebdomadaires à mes douces amies. C’était inévitable, car avec l’habitude que tout se passe bien, je prenais de moins en moins de précautions. Et si chaque visite n’avait qu’une (mal)chance sur 100 d’être découverte, la théorie des probabilités enseigne qu’à la longue, cette malchance devait nécessairement se produire. J’avais tout simplement oublié de vider la corbeille de l’ordinateur familial à partir duquel j’imprime mes poèmes. Voici un extrait de ce que ma femme y a trouvé, signé Alain :



Le fleuve qui se prélasse en méandres voluptueux
Juste avant de s’unir à la mer,
A débuté son cours en cascades impétueuses,
A travers les rochers, au flanc de la montagne.

Mes caresses amoureuses sur ta peau satinée,
Sont comme ce fleuve aux abords de l’océan,
Leur source est ce brûlant désir de toi,
Et elles y puisent toute leur intensité.

Tu t’offres à moi, généreuse,
Comme la mer éternelle,
Mais c’est pour m’envoûter.

Ton parfum m’étourdit,
La chaleur de ton corps uni au mien
Me fait bouillir les sangs, et mon cerveau délire,
En toi je voudrais me noyer.




Il m’était difficile de prétendre l’avoir trouvé sur un site de poésie amateur dont j’aurais oublié l’adresse, et que l’historique d’Internet Explorer aurait, lui aussi, perdu.

- Tu ne m’aimes plus !

- Mais si, ce n’est pas parce que je vais de temps en temps en voir une autre que je ne t’aime plus.

- Elles sont plus belles que moi ? Et plus jeunes ?

- Non, c’est différent. Toutes les femmes sont belles, chacune à sa manière, et toi aussi, je ne fais pas de comparaison.

- Et combien sont-elles, tes putains ?

- Quatre ( in petto : surtout ne pas dire : " 3 ou 4 " ; l’incertitude sur un petit nombre trahirait " 25 ou 30 " correspondant d’ailleurs à la réalité ) depuis 4 ou 5 ans. Ne dis pas "mes putains". C’est du langage de flic et de mauvais roman de gare. Elles n’ont rien de vulgaire, ce sont des femmes intelligentes et courageuses, seules face à une vie difficile, trois d’entre elles sont divorcées, l’autre suit une formation d’aide soignante. Elles n’ont rien à voir avec les malheureuses qui tapinent dans la rue.

- Ah, parce qu’avec toi et tes poèmes, elles sont heureuses !

- …

- Qu’est-ce que tu dirais si je faisais la même chose, je veux dire si j’avais un amant ?

- Rien. Tu es libre.

- Bien sûr, ça te ferait trop plaisir, tu te sentirais justifié de tout.

- Je suis sûr que tu n’auras pas de mal à trouver un amant …

- Et maintenant, la pommade ! Flatter, ça ne coûte pas cher !

- … Tu sais bien que je ne suis ni curieux ni jaloux.

- Le mariage, c’est la fidélité. "Les époux se doivent fidélité".

- "fidélité, secours et assistance ", article 212. Secours et assistance et même "communauté de vie" (article 215), je n’y manque pas. (Ne pas dire : je fais même la vaisselle et les courses. Cela ferait dévier la discussion sur des histoires de chaussettes qui traînent où je perdrais des points. S’en tenir au problème de fond. ) Quant à la fidélité, c’est une histoire de curé. L’essentiel, c’est les 30 ans et plus qu’on a vécus ensembles, 0,001 % d’infidélité, c’est la marge d’erreur.

- Tu te fous de moi. Marge d’erreur ? Mais tes escapades sont préméditées, il n’y a qu’à voir ce que tu leur écris. "Ce brûlant désir de toi". J’enrage. L’Amour, c’est tout ou rien et la Fidélité, c’est 101%, pas 99,99%. C’est 101 % car quand tu regardes une femme avec convoitise, sur Internet ou dans la rue, tu me trompes déjà dans ton cœur.

- Merci pour le sermon ! Je m’en serais bien passé. Toute ma jeunesse a été emmerdée par ce genre de salades. Tout mon Amour est pour toi, et un tout petit peu en plus pour une autre. Tu n’y perds rien. Une femme aime autant ses différents enfants, et ses parents, pas de la même façon. Pourquoi je ne pourrais aimer plusieurs femmes ?

- Ah, il avoue ! Tu les aimes tes putains si intelligentes que tu leur écris des poèmes.

- Je ne les aime pas comme toi. Nous avons 30 ans de vie commune …

- Ces 30 ans, c’est TA vie que tu ne veux pas passer par profits et pertes. Ce n’est pas moi que tu aimes, c’est TA biographie que tu aimes. Et qui ne doit surtout pas comporter de "blanc" ou de ratage.

- Mais non, ces 30 ans sont à nous deux, je n’oublie pas tout ce que nous avons fait et vécu ensemble. Avec ces femmes que je rencontre, ce sont des émotions de jeunesse que je retrouve, des émotions comme avec toi.

- C’est ça, je le savais bien, tu me trouves trop vielle. Ou bien tu veux me larguer dès que tu auras trouvé une belle petite à ton goût, ou bien tu leur racontes des salades pour les attirer, et tu les trompes. Dans les deux cas, t’es un salaud.

- Non, c’est très clair avec elles, je ne leur offre que des moments d’amitié. Elles savent que je ne suis pas "libre". ( Qui a osé parlé de "révolution sexuelle" ? )

- Des moments d’amitié ! C’est surtout notre argent que tu leur donnes à tes conasses ! Et la maison de campagne pour notre retraite, nous ne l’aurons jamais.

- ( Cette maison de campagne pour la retraite sent fort l'exil sur une île déserte : mourir d’ennui avec elle à regarder pousser des tomates bio, à cent kilomètres de mes douces amies ! ) Je ne leur offre pas des diamants, juste 50 euros de temps en temps. Nous l’aurons cette maison. Il suffira de revendre celle-là.

- Et moi qui m’applique à économiser, à n’acheter que des vêtements à La Redoute avec des réductions de 40% ! Pendant ce temps, tu claques notre fric avec des filles.

- Achète les fringues que tu veux.

- Je sais, tu t’en fous. Il n’y a que ton plaisir qui compte. Et les maladies, et le SIDA ?

- Je n’ai jamais rien fait sans capote.

- Ah oui ! Et quand tu leur lèches "les pétales délicats de la fleur secrète" comme tu écris si bien, tu mets une capote ? Et l’herpès génital, et les Chlamydia ? Tu vas me refiler tout ça.

- Je me rince la bouche à l’Hextril.

- Je ne peux plus te regarder sans penser à plein de microbes qui grouillent sur toi. La confiance, quand c’est foutu, c’est foutu.

- Ecoute, les femmes que je vais voir ne sont pas des professionnelles qui tapinent en sous-bois ou dans les parkings, elles sont chez elles, très propres. En 4 ou 5 ans ( oui j’ai bien donné le même chiffre qu’avant, en fait c’est plutôt 10 ans ) je n’ai rien attrapé.



Elle regarde le texte révélateur intitulé "Pour Keyah".

- Elle ressemble à quoi ta Keyah ?

- C’est une africaine, … ( très sensuelle, ses baisers sont délicieux, ses orgasmes volcaniques )

- Bonjour le SIDA.

- Tu as des préjugés racistes ! Elle est très …

- Et puis, je m’en moque. Encore heureux que ça ne soit pas un travelo ! On peut s’attendre à tout de gens comme toi, des cinglés d’Internet qui est un puits sans fond de pornographie et une école de toutes les perversions.

- … ( Justement, les transsexuelles ne me laissent pas indifférent ).

- Tu ne me dis jamais rien. La vie en couple, c’est la transparence, ce n’est pas seulement baiser, bouffer et voyager ensemble.

- Pas d’accord du tout. La transparence totale, c’est la fin de la liberté, c’est la surveillance de tous par tout le monde (et en particulier par les cons, mais elle prendrait ça pour elle ; inutile d’en rajouter). Sans son jardin secret, on étouffe. Moi en tous cas. Je ne vois pas pourquoi je devrais dire tout ce que je pense à tout le monde.

- Tout dire à tout le monde, non, mais à moi, oui. Moi, je te dis tout….

- …(Qu’elle me dise tout ou pas, c’est de toutes façons un peu trop. Je ne demande pas à tout savoir ce qu’elle pense. Le silence a son charme. Le mystère aussi.)

- … si tu ne me dis pas tout, c’est que tu n’as pas confiance.

- Je veux pouvoir réfléchir tranquillement et changer d’idée. Si on dit qu’on pense quelque chose, les gens ne comprennent pas qu’ensuite on puisse changer d’idée. La liberté de pensée, c’est d’abord celle de penser en secret.

- Excellente justification pour aller en cachette te faire sucer par des filles. Tu n’avais qu’à me le dire. J’aurais compris. Les hommes sont tous pareils. Ils ne pensent qu’à leurs queues.

- Justement non, cette discussion en est la preuve. Je n’allais pas te demander une autorisation pour aller voir une autre femme ! Et le secret ajoute au plaisir. J’ai préféré ne rien dire en pensant que tu ne saurais jamais rien. (Faux bien sûr, j’ai considéré que le risque valait d’être couru). La seule chose que je regrette, c’est de te faire souffrir en n’ayant pas été plus prudent. Ces femmes, je leur ai apporté le réconfort de se sentir considérées pour ce qu’elles sont, et pas seulement pour leurs fesses.

- Oh, la belle âme, voyez vous ça, on va te canoniser, Saint Alain Réconforteur Des Vierges Folles. En attendant, pour moi tout s’effondre. C'est comme si toute ma vie n’était qu’un rôle dans une pièce de théâtre.

FIN PROVISOIRE

Postface : Si mes visites aux douces amies et les poèmes que je leur écris sont tout à fait réels, cette "scène de la vie conjugale" est imaginaire. Je l’ai écrite comme une préparation à une possible, peut-être inévitable, scène réelle.

Je remercie les lectrices de se faire les "avocates du Diable", en l’occurrence de ma femme, et de m’indiquer les autres reproches qu’elles pourraient formuler en pareille circonstance. Je remercie les lecteurs de m’indiquer d’autres arguments en défense.

Alain Valcour "Le Cynique"
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