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Rubrique : {Récits érotiques}

Récit érotique

La femme interdite

Plus inaccessible qu’une nonne…

Le dimanche 2 avril 2017 par Jacques Lucchesi

Jacques Lucchesi, « La femme interdite », Récit érotique, Paris, avril 2017.

La femme interdite

Ils avaient emménagés au dernier étage d’un immeuble bourgeois, non loin de l’opéra qui les employait tous deux, après avoir convolés en justes noces. Un mariage de raison entre deux artistes vieillissants, où la passion pour la musique était plus forte que celle des corps (même si la tendresse y palliait malgré tout). Là, tout près du ciel, baignés de fraîcheur et de lumière, le monde et ses turpitudes leur apparaissaient lointains et sans danger pour leur bonheur domestique.

Mais ce que le courtier ne leur avait pas dit, lorsqu’ils avaient signé l’acte d’achat, c’est que la nuit modifiait sensiblement l’image de ce quartier. D’autres créatures et leur cortège de clients prenaient possession de la rue, quelques heures après que les commerçants aient fermé boutique et que les juristes aient déserté leurs bureaux. L’une d’elles en particulier, une jolie blonde toujours court vêtue, avait fait du perron de l’immeuble son poste de guet. Et ils étaient nombreux, les hommes qui, chaque nuit, faisaient avec elle le voyage jusqu’à son studio du premier étage.

De tout cela, Paul n’avait cure jusqu’au jour où étant rentré nuitamment d’un concert, il l’avait découverte en pleine expectative, nonchalante et impatiente à la fois. Elle le prit tout d’abord pour un promeneur en goguette et lui fit aussitôt son numéro de charme, voix suave, clin d’œil et sourire complice. Jusqu’à ce qu’il lui apprenne qu’il habitait ici, tout près des toits, avec sa femme. Elle rît de sa méprise et s’excusa avant de se rattraper, en bonne professionnelle, lui laissant entendre que, si un soir il s’ennuyait, sa porte lui était ouverte.

La troublante proposition ne fut pas suivie d’effet : car Paul savait trop ce qu’il avait à perdre. Mais elle chemina insidieusement dans son esprit jusqu’à le perturber dans ses tâches journalières. De jour comme de nuit, ses rêveries le ramenaient toujours vers elle. Il pensait maintenant à ses jambes légères, sa poitrine ronde, les fossettes de ses joues, son regard de miel et les mèches blondes qui semblaient couler sur ses tempes et son front. Et il imaginait combien ce serait bon de les effleurer du bout des doigts, d’humer son parfum à pleine narine, de frotter son corps contre le sien.

Mais il se rappelait alors qu’il ne pouvait pas l’approcher, avec son statut d’homme marié et sa femme si près du lieu possible de leurs ébats. Fille publique et disponible à tous les désirs des autres hommes, elle lui était devenue la femme interdite par excellence, plus inaccessible qu’une nonne. Et son attirance, maintenant obsessionnelle, se renforçait dans l’écart infernal de ce paradoxe. Parfois, il s’accoudait à la fenêtre pour l’observer à son insu, curieux de ce manège sexuel dont il était exclu.

Un soir, comme il venait de descendre la poubelle un peu avant que l’objet de sa tentation arrive, Paul remarqua sur le trottoir d’en face une silhouette familière. C’était celle, large et massive, de son ami André, un contrebassiste ancien champion de rugby. Lui aussi connaissait donc et attendait sa belle de nuit ! En se rapprochant de lui, il remarqua avec étonnement que son ami portait un masque de cochon. André lui avoua que c’était d’abord pour ne pas être reconnu ; qu’en même temps, il voulait signifier à tous son indignité, dévoré qu’il était par la culpabilité :

« Même ainsi déguisé, tu es plus heureux que moi. Lâcha Paul avant de rentrer. »

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Rubrique : {Récits érotiques}

Récit érotique

Une star ou bien…

La fille aux yeux d’or

Le mardi 7 février 2017 par Jacques Lucchesi

Jacques Lucchesi, « Une star ou bien… », Récit érotique, Paris, février 2017.

Une star ou bien…

 
Les stars me fascinent, je peux bien l’avouer aujourd’hui. Elles m’attirent aussi, du moins certaines stars féminines. Adolescent, je collectionnais les photos de celles qui étaient alors le plus en vogue : Marilyn Monroe, Brigitte Bardot, Ursula Andress, Romy Schneider… De très belles femmes qui ont eu toutes beaucoup d’amants et pas seulement des acteurs connus. Adulte, j’ai continué à m’intéresser à elles, me documentant sur leurs vies, leurs carrières, leurs amours, les lieux où elles avaient leurs habitudes. Et souvent, alors que j’étais encore fringant, je me suis dit : pourquoi pas moi ? Pourquoi n’aurais-je pas, moi aussi, la chance de croiser le chemin d’une de ces troublantes créatures, me faire remarquer d’elle, engager la conversation, l’amener à passer une soirée, voire une nuit, avec moi. Car ces femmes adorables ne vivent pas que dans un monde idéal à deux dimensions ; elles habitent aussi sur terre, sont comme nous soumises aux mêmes lois naturelles ; elles aussi sont faites de chair et de sang, de désirs et de pulsions. Dans ces conditions, espérer en rencontrer une ne relève pas que du pur fantasme. Certes, en général, elles n’évoluent pas dans les mêmes sphères sociales que l’individu lambda. Mais il suffit de trouver un stratagème pour y entrer et pouvoir les approcher. Pénétrer d’abord dans leur monde pour pénétrer ensuite en elles. Ou le contraire… Parce que faire l’amour avec une star, c’est plus que faire l’amour avec une femme ordinaire. C’est s’approprier un peu de sa lumière et de sa célébrité, c’est une opération magique. Chance ou destin, sa beauté l’a, un jour, propulsée au rang de déesse moderne pour des millions d’anonymes. Mais c’est sa célébrité qui, depuis, la renforce, continue à la rendre désirable malgré le temps qui passe pour elle aussi. Moi, je me satisferai bien d’une star sur le retour d’âge et même franchement vieille. Qu’importe son âge si je l’ai vraiment désirée ! Je pourrai toujours penser, en lui faisant l’amour, à celle qu’elle était trente ou quarante ans plus tôt. Sur ce point je n’ai aucune inquiétude.

J’en étais à ce stade de mes cogitations quand je poussais la porte du grand café où j’avais rendez-vous avec Michel G. De cinq ans mon aîné Michel a toujours fait mon admiration à partir du jour où nous avons sympathisés. Plus grand, plus beau, plus fortuné que moi, il possède un magnétisme qui ne laisse personne insensible. Aujourd’hui encore, il reste l’homme que j’aurais voulu être. Naturellement, il a connu beaucoup plus de femmes que moi. Un véritable Don Juan ! Combien a-t’il eu de conquêtes ? Lui-même ne le sait pas. Plus de mille, certainement. Mais a-t-il épinglé une star à son enviable tableau de chasse ? Je ne pouvais manquer de lui poser la question. À ces mots, ses yeux bleu-gris se figèrent pour suivre, semblait-il, la fumée qui se dégageait de sa tasse de chocolat. Il se gratta le bout du nez, étira légèrement son menton volontaire :

« C’est difficile à dire, mais je crois bien que oui. Comment l’avais-je rencontrée exactement ? C’était un été… C’est ça, à Genève, il y a une bonne quinzaine d’années. J’occupais alors un poste de directeur commercial dans une entreprise de technologie horlogère. Du haut de gamme. On faisait de très bons chiffres à l’international. Le soir, j’allais souvent dans des boites échangistes ou prendre un verre dans un club comme le Baroque. Là, il y avait toujours des nanas qui cherchaient un peu de réconfort. Mais ce soir-là, j’avais envie d’autre chose. Quoi ? Je ne le savais pas très bien. Aussi, j’avais laissé mes pas me porter où ils voulaient. Je m’étais retrouvé sur les quais du lac Léman, à m’émerveiller comme un enfant devant les voiliers et les feux des restaurants lacustres ; à méditer aussi sur l’immense geyser qui s’élance sans cesse vers le ciel en cette saison. C’est ainsi que je m’étais retrouvé à l’orée de ce jardin — j’ai oublié depuis son nom – orné par une sculpture florale en forme de montre. Derrière, ce ne sont que saules et massifs d’arbustes propices, je le savais bien, à cacher des ébats nocturnes. Naturellement, il y avait pas mal de gays mais aussi, disait-on, quelques femmes en recherche d’une baise rapide. Je m’engageais dans ce bosquet, observant çà et là le sempiternel manège de la drague, repoussant sans ménagement quelques propositions d’homosexuels à l’affut, cherchant du regard une promeneuse en goguette. C’est alors que je LA vis. Il n’était pas loin de minuit et j’étais sensible à sa façon élégante de marcher tout en fumant avec nonchalance. Elle portait une longue veste claire et des chaussures à semelle compensée qui allongeaient un peu plus ses jambes fines. Ses cheveux, tirés en arrière, se terminaient pas une épaisse queue de cheval. Solitaire, mystérieuse, terriblement attirante. Et pourtant, aucun homme n’osait s’approcher d’elle. C’est à croire qu’il n’y avait que des pédales, ce soir-là, dans ce jardin.

Aussitôt j’entrepris de me rapprocher d’elle, sans précipitation ni brusquerie : ça pour rien au monde je n’aurais voulu l’effrayer. Durant quelques secondes, je marchais à ses côtés, attendant qu’elle tourne la tête vers moi. Et quand nos regards se croisèrent enfin, quand je découvris son visage dans le faible halo d’un réverbère, je sus que c’était elle, l‘actrice de La fille aux yeux d’or, la chanteuse à succès des années 70 dont je fredonnais les refrains doux-amers sans même y penser. Certes, elle avait vieilli, ses traits étaient moins déliés. Elle devait avoir une soixantaine d’années. Mais ses yeux n’avaient rien perdu de leur beauté légendaire et ses lèvres, légèrement botoxées, étaient une invitation aux baisers. Pour l’instant, il me fallait contenir mon envie. Et faire celui qui ne la connaissait pas. J’entamais la conversation avec des banalités : la douceur des nuits genevoises, la France, l’exil, la liberté. Mais elle était réceptive, tour à tour grave et ironique. Elle disait se sentir bien ici. Car au moins on ne la jugeait pas. Puis, peu à peu, je lui fis comprendre que, contrairement à la plupart des autres promeneurs, j’étais un homme qui aimait beaucoup les femmes. « Et je vous plais ? » me dit-elle avec ce mélange d’impudeur et de retenue qui la caractérise. Si elle me plaisait : la belle affaire ! C’est alors qu’elle entrouvrit son trench-coat pour préciser ses intentions. Dessous, elle ne portait qu’un soutien-gorge et un slip noirs. Comme ça elle était hyper-bandante. Une ligne de jeune femme ! Je passais mon bras autour de sa taille et commençais à l’embrasser dans le cou avant de plonger ma langue dans sa bouche implorante. Elle m’entraina dans un recoin qu’elle semblait bien connaitre. Si mes mains étaient avides de ses seins et de son ventre, les siennes n’étaient moins prestes à soupeser ma virilité et à l’extirper de mon pantalon. A genoux sur le gazon, elle prit mon membre dans sa bouche avec un art consommé de la pipe, l’avalant et le léchant tour à tour depuis le gland jusqu’à la lisière des couilles. Rarement j’ai été aussi bien sucé et je dois dire que si j’avais été un débutant, j’aurais joui dans sa bouche en moins d’une minute. Au lieu de ça je me retins et me retirais pour mieux m’occuper de sa fente et de son clito. Jusqu’au moment où, n’en pouvant plus, elle me demanda d’enfiler un préservatif et de la prendre à la hussarde, adossée contre un arbre, légèrement soulevée, ses jambes enlaçant mes hanches. Notre plaisir fut rapide, sauvage et partagé. Je buvais son souffle et j’avais du mal à me retirer d’elle, tellement je bandais. Puis, progressivement, chacun retourna à lui-même. J’avais envie de la revoir et de mieux la connaître. Elle me disait que j’étais « un sacré coup » et n’y semblait pas hostile. Jusqu’à ce que, par une sorte de lapsus, je l’appelle « Marie ». La prononciation de ces deux syllabes la surprit et lui déplût manifestement. Elle me rétorqua que je faisais erreur, qu’elle ne se prénommait pas Marie mais Maïténa, que je devais la confonde avec une autre femme. S’il y a des mots qui ouvrent les êtres, il y en d’autres qui les ferment, je venais de m’en rendre compte. Aussi je fis profil bas et je m’abstins de lui proposer un nouveau rendez-vous qu’elle aurait, je m’en doutais bien, refusé. Nous nous séparâmes assez froidement, sans la moindre marque de tendresse, sinon un « « tchao » qu’elle me lança en s’éloignant de ce pas léger et indolent qui m’avait troublé moins d’une heure avant. Depuis j’ai eu bien d’autres femmes, mais je pense encore à elle. J’écoute encore ses chansons, surtout celle où elle parle des quatre saisons à Genève. »

- À t’entendre on croirait que tu es un peu amoureux d’elle.
- Pas du tout, mon petit. Il y a longtemps que je ne fais plus grand cas de ces choses-là. Je me dis simplement que c’était une vieille libertine qui cherchait une bonne bite, ce soir-là. Et qui l’a trouvée avec moi.
- Il est vrai qu’avec son nom d’artiste, tu ne pouvais que la rencontrer dans un bosquet.

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Récit érotique

L’aide-ménagère

Une experte en branlette

Le samedi 3 septembre 2016 par Jacques Lucchesi

Jacques Lucchesi, « L’aide-ménagère », Récit érotique, Paris, septembre 2016.

L’aide-ménagère

Quelques années de trottoir, durant sa jeunesse, n’avaient pas entamé sa bonne humeur et sa gentillesse. Vers trente ans, elle avait fait un mariage d’amour — un jeune peintre-dessinateur rencontré lors d’une passe — et avait depuis tiré un trait sur son passé interlope. Des tenues suggestives qu’elle portait en ce temps-là pour aguicher les passants, elle n’avait gardé qu’une mini-jupe blanche — dans laquelle elle entrait d’ailleurs de plus en plus difficilement. Ses goûts désormais allaient à des Jean’s démarqués, des blousons unisexe et des baskets d’adolescente. Un vrai virage à 180 degrés ! Rien qui puisse rappeler, aux hommes qu’elle croisait tout au long de la journée, l’activité nocturne qu’elle avait exercée.

Ceci dit, c’étaient toujours les mêmes mèches blondes, les mêmes yeux malicieux et le même petit sourire à fossettes qu’elle offrait à ses nouveaux clients. Car il lui fallait travailler et participer à l’équilibre budgétaire — souvent incertain — de son ménage.

C’est ainsi qu’elle avait pris un emploi à mi-temps dans une association d’aide aux personnes âgées. Les vieux, elle les aimait bien déjà quand elle tapinait. C’est gentil, un pépé, ça n’a pas de grosses exigences même si c’est long à bander. Elle se souvenait, non sans émotion, de quelques grands-pères qui la payaient pour seulement la voir nue ; pour voir son corps de jeune fille, presqu’androgyne, qu’elle monnayait parfois très cher à des notables fortunés.

À présent, c’était elle qui montait chez les vieux et ils continuaient à l’adorer. L’un d’eux, en particulier, ne jurait que par elle. Il refusait toutes les autres aide-ménagères que l’association lui proposait. C’était un homme qui avait dépassé les quatre-vingt ans, quoiqu’il portait encore beau. Un homme qui avait dû être très séduisant en sa jeunesse. Un homme qu’elle aurait « monté » volontiers lorsqu’elle était une « chandelle » :

- Ah, ma petite ! Je vous attendais…

Les visites chez lui commençaient toujours par une discussion prolongée autour d’un café. Elle savait écouter et il avait besoin de s’épancher sur sa vie de représentant de commerce, son épouse chérie mais décédée, cette solitude qui l’angoissait certains soirs. Au bout d’une demi-heure de conversation, elle lui demandait poliment si elle pouvait passer à des activités plus matérielles : car deux heures, c’est bien peu lorsqu’il y a tant de choses à faire. Il acquiesçait dans un grand geste de la main et, bien calé dans son fauteuil, il se plongeait dans la lecture de son journal, non sans observer en catimini ses déplacements dans l’appartement, d’une pièce à l’autre. Une vraie abeille laborieuse, diligente, consciencieuse, qui maniait aussi bien le balai-brosse que la poêle-sauteuse, passant du ménage à la préparation du déjeuner, toujours léger mais savoureux :

- Sait-il, votre mari, quelle femme en or il a ? Est-ce qu’il vous apprécie à votre juste valeur ? Vous avez des mains si fines, si habiles.

À ces mots, ses grands yeux couleur miel plissaient de joie. Quand elle se penchait sur la cuisinière ou sur les bibelots de la cheminée, elle devinait ce regard masculin qui détaillait ses formes encore minces et fermes sous sa blouse. Ce qu’il faisait ensuite, lorsqu’elle s’en allait, elle le supposait sans peine ; mais elle aurait été la dernière à l’en blâmer. Au contraire, elle éprouvait même un plaisir secret à sentir le désir qu’elle lui inspirait.

Ce matin-là, pour la laisser frotter tout à son aise le parquet du salon, il s’était retiré dans sa chambre. Que pouvait-il bien faire, seul dans la pénombre ? Subrepticement, elle s’approcha de la porte mal fermée et l’aperçut, couché en travers du lit. Ce qu’elle avait imaginé était donc vrai : il se touchait, recherchant des sensations qu’il n’allait plus sans doute demander à d’autres femmes. Il bandait encore bien et la vision de ce vit tendu que l’homme faisait aller et venir entre ses doigts lui provoqua une poussée de désir qui la surprit, elle qui pensait pourtant tout connaître des choses du sexe. Ce n’est pas qu’elle désirait physiquement l’octogénaire, mais elle voulait aujourd’hui lui apporter un peu plus de bonheur que d’habitude. Doucement, elle se glissa par l’embrasure de la porte. En la voyant, il rabattît aussitôt sa chemise sur son bas-ventre. Elle sourît avec bienveillance :

- Ne soyez surtout pas gêné. Lui dit-elle. Ces choses-là, c’est naturel à tout âge. Si vous voulez, je peux vous « finir » à la main. Mon mari dit que je suis une experte en branlette.

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