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Rubrique : {Récits érotiques}

Récit érotique

Premiers émois

Ma défloration et autres mignardises (I)

Le lundi 29 juin 2020 par Myriam Brunot

Myriam Brunot, Ma défloration et autres mignardises, I, Récits érotiques, Eros-Thanatos, Paris, Juin 2020.

Premiers émois

À douze ans, j’étais encore pucelle. Je passais des vacances avec ma cousine Rachel. Une grande brune de dix-neuf ans. Ses seins fermes toujours nus, tétons pointés en éclaireurs, sous des tee-shirts légers et les touffes noires sous ses aisselles me fascinaient. J’avais hâte d’être comme elle, regardée dans la rue par tous les hommes, et aussi par les femmes, envieuses et jalouses. Soucieuse de "moralité", sa mère l’empêchait autant qu’elle pouvait de rencontrer des garçons, sans penser que Rachel se plaisait avec des filles.
Rachel s’amusait avec moi comme avec une grande poupée. Elle me caressait pendant nos longues siestes. Elle se branlait sous mes yeux. Elle m’a montré comment je pouvais lui donner du plaisir. Je fouinais à travers les poils noirs de son buisson touffu, émerveillée de découvrir le bout rose de son clitoris et les pétales soyeux de ses nymphes (comme on dit savamment).

Ma chatte était lisse comme un gros abricot bien mûr. Rachel aimait par-dessus tout me pinçoter le clito après m’avoir fait boire de grands bols de thé vert glacé. Elle m’empêchait d’aller pisser. Ses caresses appuyées me faisaient d’abord oublier mon envie, mais je ne pouvais pas me retenir indéfiniment, et ma jouissance s’accompagnait d’un grand jet, clair comme de l’eau pure. Rachel se plaçait de manière à se faire arroser le ventre et les cuisses.

Elle s’amusait aussi à pisser sur moi, sur mes seins qui commençaient tout juste à prendre forme, sur mon ventre, dans mon cou (elle me tenait les poignets fortement serrés) et faisait mine, pour me voir protester, de viser ma bouche, mais je gardais les lèvres bien serrées. Elle me faisait glisser plusieurs doigts dans sa fente gluante, frottait sa chatte à ma cuisse, et ses tétons bandés à ma poitrine d’adolescente.

Nous avons fait la connaissance d’un voisin, Victor, un garçon de mon âge, timide mais qui lorgnait avec envie sans s’en cacher les beaux seins de Rachel. Il s’ennuyait dans le jardin à deux maisons de la nôtre. Rachel l’a invité à goûter. C’était un prétexte pour voir s’il méritait quelque intérêt. Le lendemain il regardait nos jeux (sans pipi). Cette vicieuse l’autorisait à lui caresser les cuisses, mais rien d’autre. Elle me branlait dans mon slip, sans montrer ma chatte à Victor. Il transpirait, ses joues étaient rouges. Rachel : « Regarde comme ça lui plaît à Myriam ! ». La gorge de Victor n’émettait aucun son, ma jouissance n’en était que plus forte. J’étais émue, moi aussi par cette expérience nouvelle, mais je laissais Rachel tout diriger. Par moments, elle lui tâtait le sexe à travers le short : « Il bande bien ce p’tit gars ! »

Le lendemain, Rachel a inventé un autre jeu. Victor et moi, culs nus, les yeux bandés, pouvions nous caresser à volonté. Pour la première fois, j’ai tenu en main une bite raide et tripoté des couilles , petites et sans poils. Rachel : « Mouille ta main de salive pour que ça glisse mieux. » Victor me caressait fébrilement, de façon brouillonne les cuisses et les fesses ; il frottait deux doigts entre mes lèvres visqueuses et m’écrasait le clitoris. Les caresses de Rachel, c’était bien autre chose, mais la situation nouvelle et imprévue était encore plus excitante. Rachel : « N’enfonce pas tes doigts, elle est vierge. » Victor a cherché à pénétrer mon trou arrière, mais je m’y suis opposée. Il m’aurait sali la chatte et ma mère m’avait mise en garde contre les infections urinaires. Il s’est contenté de me pétrir les fesses. Son sperme a giclé brusquement sur ma cuisse et poissé ma main. « Goûte, c’est plein de vitamines ». C’était âcre. J’ai fait la grimace. Rachel a éclaté de rire. « Tu devras t’y faire ! »

Le lendemain, elle a emmené Victor dans sa chambre. Je suis restée seule à me branler tristement. Le soleil était brûlant et le silence terrifiant, comme si la chaleur implacable avait tué toute vie. J’ai pensé un moment à me suicider.

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Rubrique : {Récits érotiques}

Récit érotique

Rue du Chat-qui-Pisse

Les apprenties tapineuses

Le samedi 6 juin 2020 par Myriam Brunot

Myriam Brunot, Rue du Chat-qui-Pisse, Récit érotique, Paris, juin, 2020.

Rue du Chat-qui-Pisse

Aline et Marielle

Aline Legros [1] entre en seconde dans un lycée privé bien fréquenté. C’est l’été indien. Elle met tous les jours un short bleu ciel plutôt court qui montre ses cuisses encore bronzées. Elle rembourre son soutien-gorge avec du coton car elle aime sentir les regards glisser sur elle comme des caresses bienveillantes. Ces regards, elle les sent aussi sur ses fesses qu’elle balance toujours un peu pour les attirer. Ses tennis roses complètent son look de jeune allumeuse.

Son frère aîné Nicolas, surnommé Lulot par ses copains, est en classe terminale dans le même lycée et le « petit » dernier Yann, dit Yannou, est au collège, en troisième. Marielle est en première dans le même lycée qu’Aline et son grand frère.

- Mes frères parlent entre eux d’une certaine rue, près du lycée. Ils chuchotent, à l’écart des parents.
- C’est certainement de la rue des putes.
- C’est où ?
- Tu en as plusieurs. Il y a la rue du Chat-qui-Pisse, que les gens appellent la rue Chaude-pisse. Et à côté, la rue des Bouchers, qui donne sur le Cours Clémenceau.
- Nous pourrions y aller ensemble ?
- Demain, je termine à 16 heures.
- Moi 15h30, j’irai au CDI.

Les façades sont lépreuses dans la rue du Chat-qui-Pisse. Plusieurs fenêtres sont murées pour interdire les squats. Un immeuble dangereux est soutenu par des poutres en bois qui débordent sur la chaussée. Le quartier est promis depuis longtemps à la démolition mais les tapineuses y sont toujours.

Les filles attendent par groupes de deux ou trois. Elles fument et se montrent des vidéos sur leurs téléphones. Elles s’habillent toutes « près du corps » comme disent les vendeuses. Marlène oublie toujours de recoudre deux boutons de son chemisier qui bâille sur ses seins plantureux, entre lesquels se glisse une croix dorée qu’elle suce de manière allusive lorsqu’un homme approche. Les africaines Sibeth et Laetitia sont dotées de larges fesses. On espère à chaque instant voir craquer leurs shorts trop petits, ce serait tout à fait réjouissant. Nicole « fait » cette rue depuis au moins 30 ans. C’est la moins chère. Elle suce et elle baise « sans ». Brigitte, un peu moins fanée fait des frais de coiffure et de maquillage pour faire oublier les « outrages du temps ». Les larges aréoles brunes de Rachida la marocaine sont bien visibles sous une chemise presque transparente qui découvre aussi son nombril percé d’un anneau argenté.

Au fond de couloirs obscurs, Agnès, Anne, Muriel et d’autres restent assises sur les marches en bois des escaliers, usées par les pas des clients et les nettoyages à l’eau de Javel. Certains clients craintifs ou timides préfèrent vidanger leurs génitoires dans la cour, entre les poubelles, plutôt que d’avoir le plaisir de monter l’escalier derrière un beau cul qui tangue [2].

Des hommes de tous âges passent et repassent, comme s’ils avaient du mal à se décider « Chéri, tu montes ? Je serai bien gentille ! » mais très souvent, ils s’en vont après s’être contentés du spectacle gratuit des chairs exposées. D’autres au contraire, inquiets qu’on les repère, vont droit à « leur fille » et tous les deux disparaissent en vitesse dans les hauteurs malodorantes ou dans des pièces au rez-de-chaussée, sans fenêtres.

Aline et Marielle s’engagent dans cette « rue de la joie » [3] en flânant, l’air détaché, contrairement aux clients potentiels qui rasent les murs, les mains dans les poches et leurs bérets, casquettes ou chapeaux enfoncés jusqu’aux yeux. Marlène dévisage les filles.

- Regarde Nicole, deux petites nouvelles ! C’est de la concurrence déloyale !
- Nos mecs préfèrent les gros nichons et les gros culs.
- C’est pas ton cas ! Mais tu travailles bien !
- Surtout des pipes en vitesse !

Elles s’approchent :

- Eh bien les poussinettes, vous cherchez l’aventure ? Ça se vend bien la chair fraîche !

Marisol, une andalouse aux cheveux noirs et aux bijoux voyants :

- Fichez le camp les voyeuses ! Vous faites hésiter nos clients. Ils ont peur d’une embrouille…

Deux hommes plantés au bout de la rue, prêts à battre en retraite si un képi survient, regardent la scène.

Nos deux aventureuses ont remonté la rue. Elles ont aperçu la noire Sibeth se faire lécher les tétons au fond un couloir étroit. Rachida a monté un jeune client qui a tout de suite accepté le prix proposé. Aline et Marielle ont bien ri à la vue d’Agnès, plutôt usée, dont la mini-jupe d’écolière, écossaise et plissée découvre des cuisses maigres. Plus loin, Anne, Muriel et Florence baissent leurs prix pour lutter contre la concurrence étrangère.

- Voilà, t’as vu ! C’est pas mal glauque !
- J’connaissais pas ce quartier. [Sa bouche est sèche].
- On aurait pu rencontrer ton frère !
- Il aurait rien dit aux parents, ni moi. Chaque fois qu’il peut, il me pelote les fesses. Le petit aussi. J’dis rien, ça m’amuse !

Aline est curieuse

Aline est seule dans la maison. Elle regarde l’ordinateur de Nicolas. Le mot de passe est collé sous le clavier : BxSnsBxQ. Facile à mémoriser ! Le dossier de téléchargement comporte des centaines d’images, certaines animées. Pas n’importe quoi ! De belles putains. Des chairs opulentes sanglées dans des lingeries qu’on ne trouverait pas à La Redoute et encore moins à Jours Heureux ! Des femmes qui pissent sur des bancs publics.

Une clef dans la serrure lui fait abandonner son inspection. Elle n’a pas tout vu ! Elle se demande ce qu’il y a d’autre. Et pourquoi tant d’images, qui sont en gros un peu toutes les mêmes.

Le soir, elle médite qu’elle aimerait en savoir plus, qu’elle y retournerait seule. Pas le lendemain, elle sortira trop tard. Le vendredi. Elle mettra un pantalon, pas un short. D’ailleurs ils ont annoncé de la pluie.

C’est vendredi. La pluie fine rend glissants les pavés lisses et bombés de la rue Chaude-pisse. Elle n’incite pas les hommes à flâner. Aline aborde Marlène.

- Vous n’avez pas trouvé une boucle d’oreille ? Je suis passée il y a deux jours, avec une amie, par hasard.
- Par hasard ! [Elle rit] Tout le monde vient ici par hasard ! Nous allons chercher ensemble.

Marlène et Aline regardent le bas des murs.

- Elle est peut-être dans le couloir.

Guère possible, mais Aline est contente de ce début de conversation. Elle ne trouvent évidemment rien.

- Viens dans ma piaule ! C’est au rez-de-chaussée. Nous prendrons un thé.
- Je ne voudrais pas vous déranger.
- Dans cette rue ma poule, on se tutoie.

Contrairement aux façades miteuses, la chambre est propre. Du rose, des fleurs et de grands miroirs. Elle est mal éclairée par un soupirail qui donne sur la cour. Une odeur d’encens étourdit Aline. Elle est intriguée par une armoire rustique en chêne massif.

- C’est pas d’l’Ikea ! Mes robes et mes godasses. Des Louboutins bien sûr ! J’te fais un thé.

Le plafond grince, dans un rythme soutenu.

- C’est Florence ! Une jeune dynamique, elle travaille bien ! Tu l’entends ! L’amour ça réjouit le cœur ! Tu dis rien !
- Je regarde.
- Tu découvres ! Je vais bientôt te chasser, j’ai un habitué. Toujours exact au rendez-vous.

Florence descend pour raccompagner son client !

- Florence, c’est Aline.

- Aline suffoque à cause du violent parfum de Florence qui la bise deux fois sur chaque joue comme le faisait sa tante, de façon plutôt agaçante.

- Aline, tu reviens quand tu veux.

Aline et Marlène

- Comment ça se passe ?
- D’abord le fric ! « Et mon cadeau ? » Ensuite, je leur lave la bite. Il y a toujours de la saleté blanchâtre sur le gland et des odeurs de vieille pisse.
- Et s’ils sont violents ?
- Il y a plusieurs boutons électriques près du lit pour appeler le videur. On se cotisent toutes pour le payer. Si c’est grave, il appelle la police. C’est déjà arrivé.
- Ça se passe bien en général ?
- Oui, j’ai un carnet secret, où je note ce que disent les michetons.
- Les michetons ?
- Mes clients. Regarde !

Aline ouvre un carnet marqué Paroles de michetons.

Emmanuel : Y a pas à dire, t’es de la belle viande !

Philippe-moustache : Quand je fais l’amour à ma femme, je pense à toi. Ça me fait bien bander.

Benjamin : Et ma bite, tu l’aimes ma grosse bite ? [Pas si grosse que ça !]

Olivier : Quand j’te baise, j’pense à ma fille, 16 ans. Elle a d’beaux seins, comme toi.

Petit brun : Chérie, je t’adore.

Jean-Michel : J’vais lécher ton cul. Un cul, ça sent bon l’andouillette.

Le juge : Belle petite saloperie chérie.

Le nègre : Avale ma crème. Ou j’te fous une raclée !

Le fétichiste : Tu garderas ton collier, ta ceinture noire en cuir et tes hauts-talons. Les rouges !

Christophe : J’te veux sans. T’auras 50 euros de plus.

- Pour ne rien perdre il récupère son foutre en léchant ma chatte. Je m’accroupis sur sa figure. Une fois, j’lui ai pissé dans la gueule. Il a tout bu et m’a dit merci !

Aline regarde la suite.

Séropo [au téléphone] : Tu mettras ta mini-jupe d’infirmière [4] ! Et tes bas blancs. Et ton stéthoscope entre tes seins.

Édouard : T’es une chouette putain.

Gérald : T’as d’beaux seins, tu sais !

DKS : J’te rougis les fesses et j’t’encule. 200 de plus.

- Et tu acceptes ?
- Oui, ça vaut la peine ! Demain à 16 heures 30, j’ai Phiphi-moustache. Il est gentil. Tu voudrais pas voir ? Le placard est vide, tu te planqueras en silence.

Aline hésite. Comme toutes les filles, elle est curieuse. Avec Marlène, elle se sent en confiance. Elle avale sa salive.

- Oui.
- Viens à 16 heures 20.

Aline voyeuse

Tout s’est bien passé sous les yeux d’Aline, cachée dans le placard. Elle a dû se retenir d’éternuer. Philippe est parti. Marlène encore toute nue explique.

- Chaque mec a son scénario bien fixé. Avec Phiphi, c’est du classique. Romantique on pourrait dire.

La porte résonne de trois coups secs et rapides suivis d’un autre, plus lourd, que Marlène reconnaît.

- C’est Florence !
- Marlène, je peux utiliser ta douche ? J’ai pas d’eau chaude. Tiens, tu recrutes ? Mais c’est la petite curieuse de l’autre jour ! Montre-nous tes seins poulette !

Aline accepte de les sortir. Au point où elle en est ! Marlène, toujours nue, et Florence éclatent de rire à la vue du rembourrage de coton.

- Il faut les garder libres ! Les p’tits seins pointus qui gigotent sous le tee-shirt, ça fait aussi bander les mecs. Mais nous, on a toutes des gros seins.
- Sauf la vieille Nicole !

Florence et Marlène les soupèsent comme pour évaluer à quel prix les offrir.

- Mignonne, tu pourrais toucher un max.
- J’fais des études, je voudrais…
- Oui, c’est bien, mais ça n’empêche pas, de temps en temps, pour t’acheter des fringues, des godasses et des sacs à main. Les jeunes mecs, y baisent mal et sont toujours fauchés. Les meilleurs michetons, c’est les mariés pas trop vieux. Les vieux bandent mal, ça traîne avec eux…
- J’en ai un qui marche au Viagra. Il assure.
- Attention, il pourrait te claquer dans les bras. Le Viagra, c’est comme une drogue, il leur en faut chaque fois un peu plus. Comme dans un film, j’sais plus son titre [5].
- On m’attend à la maison !

Encore les bises appuyées de Florence ! Marlène est plus discrète et plus chaleureuse.

- Tu reviendras !

Deux frères

Marlène est un peu la concierge de la communauté tapineuse du Chat-qui-pisse.

- La Sibeth, elle est pas bête du tout, et j’fiche une baffe à ceux qui font des jeux de mots sur son nom. Elle reçoit un lycéen. Un grand blond. Elle lui a appris comment il fallait bien se tenir avec les putes. Hier après-midi, il est venu avec son jeune frère. Pour monter à deux ! Sibeth a pas voulu. Trop risqué ! Le grand voulait monter seul et le frère a piqué une crise. « Je l’dirai à Maman ! » Deux filles sont venues lui foutre des gifles et l’ont chassé à coups de pieds aux fesses. Le grand était gêné, il n’a finalement pas voulu monter avec Sibeth. L’autre jour tu voulais savoir comment ça se passe ! Pour une fois qu’on s’amuse ! C’est pas tous les jours, faut bien dire !

Aline se souvient : ses frères se sont engueulés la veille au soir et ils ont même échangé des coups, avant que la mère, alertée par le bruit, n’y mette bon ordre. Elle a l’intention d’enquêter.

Rachida vient préparer du thé à la menthe. Elle reçoit souvent un prêtre, un jeune. Le plus drôle c’est qu’il veut la convertir, après avoir vidé son « Saint-Chrème » [6] dans sa chagatte. Elle est très très gentille, elle lui fait un prix. Ça l’amuserait bien qu’il quitte la religion.

Marlène propose un plan.

- Aline, ça t’intéresserait d’mater un maso. Demain 17 heures. J’en dis pas plus. Ce sera une surprise.

Un maso ? Google lui montre des photos. Des glands percés de gros anneaux argentés, des anus éclatés par des bouteilles de bières. Marlène voudrait lui montrer ça ?

Le lendemain, le maso est à quatre pattes, les fesses offertes. Marlène y plante, assez profond de longues aiguilles, et dans les testicules. Ça saigne. Elle branle sévèrement, elle enserre les malheureuses roubignolles. Il crie, il éjacule sur une photo de femme qu’il a apportée. Marlène le branle à nouveau, plus longtemps. Il éjacule encore quelques gouttes laborieuses. Il reçoit des gifles, se rhabille et s’en va comme soulagé.

- C’est lui qui me l’a demandé !
- Je n’comprends pas.
- Je crois qu’il veut expier une grosse faute… comme disent les curés. Il a peut être violé ou tué la femme dont il apporte la photo. C’est toujours la même. Mais il y a pire !
- Tu m’en montreras ?

Aline se prend au jeu. Elle a horreur de voir souffrir un chien, un chat ou un oiseau, mais un con qui en veut, ça l’amuse. Elle pense à ses frères, qui se branlent sottement devant des photos, alors qu’elle est témoin de tranches de vie bien saignantes.

Marlène et Aline s’embrassent tendrement avant de se quitter.

Du champagne

Rien n’est plus beau que le spectacle de deux filles enlacées, les lèvres jointes et les yeux clos, la cuisse de l’une écrasant le clitoris de l’autre. Marlène agace de ses tétons les seins pointus de sa douce amie et masse avec ses beaux nichons la poitrine adolescente. Les doigts de l’une s’enfoncent entre les lèvres humides de l’autre pour faire jaillir simultanément des gémissements répétés de plaisir.

On frappe.

- C’est lui !
- Qui ça ? [Aline est inquiète].
- Secret défense ! On l’appellera Milord. C’est son anniversaire. Il apporte du champagne.
- Mais…
- Je t’filerai tout l’cadeau. Il est très doux, tu verras.

Marlène toute nue va entrouvrir la porte. Un homme distingué apporte plusieurs bouteilles dans un sac isotherme.

- Nous sommes deux pour toi ! Aline est mon apprentie. Elle est vierge.
- Je veux…
- Promis. Tu nous regarderas.

Marlène le déshabille prestement. Aline regarde la scène, les cuisses ouvertes pour montrer à l’invité le petit buisson châtain dont elle est assez fière.

- Vous vous êtes bien amusées toutes les deux. Marlène est toute baveuse de la chatte !

La première bouteille est bientôt bue. Aline n’a pas l’habitude du champagne. Surtout que Milord l’a renforcé avec de la liqueur de mûre !

- Ma liqueur, elle est bio !

Double sens !

- Marlène, est-ce-que tu n’aurais pas une corde japonaise ? On va l’attacher sur la chaise. Elle ne pourra même pas se tripoter le bouton.

Aline se retrouve liée à une chaise, les bras attachés par derrière, la poitrine traversée en croix de Saint-André par une cordelette en soie rouge. Ses chevilles sont maintenues aux pieds de la chaise, ses cuisses sont écartées pour laisser voir une languette rose qui fend le duvet châtain.

Marlène et Milord vont tour à tour, avant chaque reprise de leurs propres ébats, titiller son bourgeon d’amour tout en lui faisant boire du kir à la mûre. Arrive alors ce qu’il était prévu d’arriver : la chatte excitée a pissé, dru et clair, jusqu’à mouiller le vieux tapis qui en avait vu d’autres.

- On t’avais promis, tu repars vierge !
- Oui…
- Techniquement vierge, mais dessalée !

Le soir, Aline a du mal à expliquer son retard et son élocution pâteuse. Elle raconte qu’une copine l’avait invitée. Un doute plane.

- Tu nous la présenteras cette copine ?
- Oui.

Yann a du mal à s’empêcher de rire, et Nicolas a l’élégance de faire diversion en parlant d’un stage en entreprise prévu pour le mois suivant.

- Ce sera où ton stage ?
- Une fabrique de cierges pour les paroisses du diocèse.

M. Legros, anticlérical depuis l’époque de sa communion solennelle, part sur une longue diatribe à l’ancienne contre les calotins.

Un mot magique

Aline dans la cour du lycée, reconnaît « Milord ». Souriante :

- Bonjour Monsieur !

Monsieur Legrand, dit Milord chez les tapineuses de la rue Chaude-pisse, est nerveux.

- Quel est votre nom ?
- Aline Legros.
- Nous nous sommes déjà rencontrés ?
- Je pense que oui. [Avec un grand sourire charmeur.]
- Nicolas, c’est votre frère ? Je l’ai en maths, en terminale.
- Oui, et vous l’avez eu en première. Il aime bien vos cours. Excusez-moi, la cloche va sonner, et ma prof d’anglais veut me voir avant le cours.

Le soir, Aline dit a son frère, loin des autres :

- Tu sais, pour tes devoirs de maths, j’ai un mot magique.
- … ?
- Tu signeras « Nicolas Legros, dit « ChaPiKiss ».
- Tu te fous de moi ?
- Pas du tout ! Je sais que tu fréquentes la rue du Chat-Qui-Pisse. Ton prof aussi. On va dîner !

Nicolas se dit sa sœur est idiote ou peut-être au contraire super sympa. ChaPiKiss ! ça vaut la peine d’essayer !

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Rubrique : {Confessions érotiques}

Confessions érotiques

Paroles de putes

Tu peux m’embrasser le bout des seins, mais ne me les mords pas !

Le dimanche 10 mai 2020 par Jacques Lucchesi

Jacques Luchesi, « Paroles de putes », Confessions érotiques, Paris, Mai 2020.

Paroles de putes

Dans la mémoire d’un homme, il n’ y a pas que des images mais aussi des sons et des paroles captées çà et là. Des paroles qui lui étaient adressées ou pas mais qui, néanmoins, ont fait traces en lui. L’érotisme qui se lie à certaines d’entre elles les rend encore plus prégnantes. C’est le cas pour ces « paroles de putes », toutes prononcées et réécrites à minima pour tenter d’en restituer l’émotion originelle. À la façon de « fusées » baudelairiennes, elles en disent plus long qu’un traité savant sur les multiples rapports qui peuvent s’établir dans ce champ de la sexualité clandestine.

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« Si tu me donnes un peu plus, je me mets toute nue. »

« Tu presses le gland pour faire sortir le sperme qui reste. Après, il faut pisser, ça chasse les microbes. »

« Tout à l’heure j’ai monté un petit puceau, comme toi. Quand il est parti, il était bien content. »

« Tu peux m’embrasser le bout des seins. Mais ne me les mords pas. »

« C’est de l’argent que je veux, pas des bonbons. Tu peux te les garder, tes bonbons empoisonnés. »

« Qu’est-ce que tu as, chouchou ? Tu es tout pâle. Ton cœur bat vite, je l’entends. Tu n’es pas malade au moins ? »

« Louis le boulanger, il aime bien me prendre comme ça. »

« Je me souviens de toi. Tu as joui quand je t’ai décalotté. »

« Tu voudrais te marier avec moi ? Mais on ne serait pas heureux ensemble. J’aime trop ma liberté. »

« Merde. La capote a glissé. Et moi qui prend pas la pilule. »

« Tu veux retirer ton tricot pour me montrer tes muscles. Mais je m’en fous, moi, de tes muscles. »

« C’est que je vais t’en faire des misères, moi. »

« Vas y mon satyre, baise moi. Je suis ta chienne. Crache moi tout ce que tu as dans tes belles couilles. »

« C’est 100 francs et 150 sans soutien-gorge. »

« Allez, en piste. Et voilà, mortibus. »

« Ce que t’es chiant ! T’es chiant. Tout le monde te le dit. »

« Il ne faut pas venir me voir tous les jours. Je ne veux pas que tu te ruines pour moi. »

« J’y peux rien, moi, si tu n’as rien senti. Regarde. Et ça ? C’est pas ton sperme qui coule de ma chatte ? »

« Tu vas voir. Ce sera encore meilleur qu’hier. »

« Eh bien tu ne viens plus me voir. Tu n’as plus envie de moi ? »

« Dis chéri, tu trouves pas que j’ai grossi ? »

« Moi si tu veux, je te fais mal. »

« ça, je le fais seulement à mon petit ami. »

« Si tu veux faire tout ça, trouve toi une femme. Je suis pas ta petite amie, moi. »

« Ah que c’est bon ! Ah que c’est bon ! »

« Il a une bite énorme, ce docteur. C’est un noir. Quand je le vois, je me dis : ce soir, y a bobo les dégâts »

« Et merci pour m’avoir fait l’amour. »

« De temps en temps, quand un client me plaît, je lui dis : tu vois, avec toi j’ai pris mon petit plaisir. »

« Peine-à-jouir ! »

« Et si ce soir, pour changer, on jouait à la pute et au client ? »

« Et tu payes pour faire l’amour, toi, charmant comme tu es ? »

« Flo, elle est là mais elle est occupée. Va l’attendre dans le couloir. »

« Tu vas me prendre. Maintenant ! Prend moi. Je le veux ! »

« Vas y, bourre avec ta bite, salope ! Crache la purée ! Jouis ! Fais plaisir à ta petite cochonne. »

« Ah non, pas de caresse. C’est plus cher, les belles caresses. »

« Excuse moi mais j’ai mes règles. Je peux pas faire l’amour aujourd’hui. A la place, je te fais une bonne pipe. »

« Non, elle vient pas le week-end. Mais moi je suis là, si tu veux. »

« Je suis la meilleure gagneuse de l’Opéra. »

« Reviens plus tard. Y a les flics qui tournent. »

« Vas voir la tatouée. Elle est bien, elle aussi. »

« 100 francs la pipe, 200 l’amour. »

« Non je te fais pas dans ma voiture. Je veux pas de mec sur le siège où s’assied mon fils. »

« Aujourd’hui t’es le premier. C’est toi qui me dépucèle. »

« Moi, ma bouche elle n’aime que les pines. »

« Bon je mets le collant. Et ensuite on va au théâtre. »

« Regarde où il emmène sa vieille mère faire du tourisme, celui-là. »

« 50 euros, c’est cher ? Mais on est à Paris. Qu’est-ce que c’est, 50 euros ? C’est le prix d’un bon restaurant. »

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NOTES :

[1On ne choisit pas son nom de famille, ni sa famille. Comme nom, il y a pire que « Legros ». Le choix personnel du prénom, même sans changement de sexe, sera bientôt possible, ce qui participera de la destruction de la famille dans l’ordre symbolique.

[2« Le meilleur c’est de monter l’escalier. » (G. Clémenceau).

[3Je vous conseille d’écouter Damia : Rue de la joie, de Marguerite Boulc’h, dite Fréhel (1891-1951).

Dans les bas-quartiers de la ville

Il est une rue sans nom

Toutes les maisons à la file

Ne sont que des cabanons

On y vend d’ l’amour

La nuit et le jour

On console bien des misères

Donnant aux passants

Pour très peu d’argent

Un peu de bonheur éphémère


C’est la rue d’ la Joie

La rue où l’on aime

La rue du plaisir

Malgré sa laideur

On y vient quand même

Pour se divertir

On y vient chercher l’ivresse

L’illusion d’une caresse

C’est la rue d’ la Joie

La rue où l’on aime

La rue du plaisir.

Le texte intégral est ici :
http://www.paroles.cc/chanson, la-rue-de-la-joie, 79924

Chantée par Damia (1889-1978) :
https://www.youtube.com/watch?v=OqBuY4WJI7 g

[4Voyez mon texte « Ce beau métier d’infirmière ».

[5« Jeune et jolie », 2013, de François Ozon qui a déclaré « c’est un fantasme de beaucoup de femmes de se prostituer ».

[6Rachida manifeste ici de surprenantes connaissances de liturgie catholique.


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