Malgré ce qu'on pense, il y a beaucoup d'italiens grands, aux cheveux blonds et aux yeux bleus...
Grace aux normands...
Le commandant était assis au fond de la tente, sur son grand bahut de chene, un bocal de bière dans la main. Ses cheveux blonds et longs étaient couverts de poussières,avec des mèches collées au cou et au visage, encore taché de sang. Ses hommes, assis sur des bancs recouverts de peaux de loups mangeaient de la viande salée en buvant le vin qu'ils avaient volé dans la maison d'un artisan.
Deux jeunes soldats entrèrent dans la tente. Ils trainaient une fille complètement nue, qu'ils tenaient en laisse par une corde attachée à son cou.
Ils s'inclinèrent face à leur commandant, et le plus ancien d'entre eux avança respectueusement.
"C'est F***, la fille du maire, Monseigneur... comme vous aviez ordonné."
Le commandant la regarda. Elle était brune, très pale, le regard fixé sur les yeux bleus et froids du comandant, avec un air qui se forçait d'etre éffronté mais qui ne savait pas cacher la terreur qui s'emparait d'elle, la faisant trembler de tout son corps.
Ses jambes étaient couvertes de bleus, les longues écorchures parcourant son dos et son épaule droite, déja sortie de l'articulation, lui donnait un aspect quelques peu dégoutant, effaçant presque complètement les restes d'une beauté originaire. Quelques filets de sang coulaient de ses lèvres cassées, lui souillant le menton, alors que d'autres sortaient de la peau excoriée du cou.
Il tendit la main au soldat, qui lui donna le bout de la corde qui serrait le cou de la jeune esclave.
"Allez!"
Les deux soldats obéirent, et sortirent de la tente.
Les hommes se turent. Tous les yeux s'adressèrent à la jeune femme qui gisait par terre, les poings attachés derrière le dos.
Le commandant tira violemment la corde, secoussant F*** et la trainant vers le centre de la tente. La corde faillit l'étrangler. Elle commença à toussir et à raler, en crahant du sang vif.
Le comandant se leva, s'pprocha d'elle et lui releva la tete avec le pied.
"Vous commencerez par lui couper les cheveux!"
Un des hommes se leva, détacha son couteau de la ceinture et s'approcha.
Il saisit F*** par les cheveux et commença à les lui couper très courts.
Le commandant s'était rassis, et ragardait le spectacle en machant lentement des morceaux de viandes. Tout le monde riait...
"Tiens.. elle est belle cette putain!"
"Qui aurait dit que la fille du maire serait sans cheveux?"
"Quand on aura fini de s'amuser ensemble, la troupe non plus ne voudra de toi, ma fille!"
Le commandant ne parlait pas, la regardait avec un sourire glacial.
Quand la dernière mèche tomba au sol, le commandant leva la main:
"Allez vous-en. C'est mon tour, le premier."
