Pour l'anniversaire de Frida qui aime tant l'escrime, les crimes de la chaire
J'ai la langue longue, large et souple du serpent
Lente, loquace et affutée comme un fleuret
Une duelliste déployant ses bottes entre les dents
Elle claque au palais, goûte ses victimes au chevet
La ferrailleuse croise les armes avec la vôtre
Endurante en bouche rose des heures durant
La chevalière fouille vos mystérieux antres
Avec l'avidité rebelle d'un redoutable combattant
Ensemble nous cueillons la rosée de tes pleurs
Sur les pétales en amandes de tes paupières
Je bois les ruisseaux de tes délicieuses sueurs
Dans le calice duveteux du nombril de tes terres
Puis se faufilant doucement dans les bas fonds
La pointe du mollusque vient taquiner le bouton
Goûter les saveurs particulières de l'excellent con
Fouiller les mystères suprêmes du troufignon
O ma douce amie, en fourreau entre les amygdales
Suspendue au baudrier fleuris de mes paroles
Vous apportez aux lunes de mes joues rondes
Mille liqueurs qui grisent mon âme bien féconde
